Archives de août 2008

Journée virtuelle

// 31 août 2008 // 3 Commentaires » // Articles, Bali

Temps de pluie  Wifi

Aujourd’hui, il pleut sur Ubud, ce qui n’arrange pas l’humidité ambiante de la chambre . Nous nous décidons donc de prendre d’assaut un resto-wifi pour rattraper le retard du blog. Nous y passerons finalement plus de six heures en raison de la connexion, on ne peut plus lente.
Bilan : 5 nouveaux articles publiés.

Merci à nos sponsors locaux pour leur soutien :
- Le Dragonfly wifi restaurant pour nous avoir nourris toute la journée. ( www.dragonflyubud.com )
- Edith Piaf qui nous a accompagnés fidèlement au risque de se répéter..
- Les intermèdes musicaux des enfants du quartier au Gamélan
- Les chatons du resto pour leur soutien moral

En rentrant à Sania’s house, nous décidons fermement de quitter ce lieu dès le lendemain matin, mais malgré cela, la nuit est difficile…

Kuningan Day à Ubud

// 30 août 2008 // 5 Commentaires » // Articles, Bali

Après avoir dit au revoir à nos sympathiques hôtes de Keke Homestay à Sanur, nous prenons la direction d’Ubud. Nous avions bien remarqué que la maîtresse de maison avait sorti ses plus beaux habits et Monsieur, mis son Sarong, mais nous réalisons vraiment en roulant, que c’est un jour spécial sur l’île.  Le taxi n’est pas très motivé ce matin, et nous voyons au bord des routes une foule de gens, tous habillés en très beaux costumes traditionnels, juchés sur leurs motos. Madame est derrière, en Amazone, se tenant à peine. Ils se dirigent vers on ne sait quel lieu, pour des cérémonies. Nous apprenons de notre chauffeur que c’est Kuningan.
A l’arrivée à Ubud, nous pouvons dire que nous galérons vraiment. Notre taxi, vraiment, vraiment pas motivé nous laisse dans la ville, sans vouloir nous conduire jusqu’à l’adresse demandée. Nous traînons alors nos maisons à dos, et à roulettes, dans les rues en pente d’Ubud. Nous faisons du porte à porte pour trouver une auberge à proximité. Sans rentrer dans les détails, nous finissons au Sania’s House, par dépit, et nous nous rendons vite compte que ce n’est pas du quatre étoiles… On n’en demandait pas tant mais là…
Nous nous promenons ensuite dans les rues animées d’Ubud. Les enfants ont sorti le gamélan, et le Dragon. Après avoir joué face à leur devanture, ils sollicitent les commerçants pour obtenir une obole . Le soir tombe vite et nous passons une première nuit à Ubud … humide.

Les musiques de gamelan :
Étymologie : gamel = manipuler, frapper (évocation de la frappe des percussions)
Le gamélan est un ensemble permanent et unique d’instruments à percussions en matériaux durs (métal, bronze, bambou), frappés avec un outil (maillet, mailloche, baguettes). Il y a beaucoup de gongs. Chaque commune a son propre Gamélan, construit avec les moyens du bord. Il est de différentes compositions et de différentes qualités. Le forgeron fait tous les gongs d’un même gamelan pour l’harmonie des sons. Il n’y a pas de notions de grave/aigu mais d’est en ouest. Le plus grand et le plus ancien appelé « La lune de Pejeng » se trouve à Bali.
Le gamélan nécessite la coordination entre trente musiciens, parfois plus. Ceci est à rapprocher avec leur idéal social : le consensus (tout le monde est d’accord au même moment sur le même sujet). L’éthique communautaire est volontairement conservée. Il en va de même pour leurs tâches quotidiennes et pour les travaux de riziculture. Bali a horreur du culte de l’individu, elle a une valeur culturelle d’humilité (culture collective). L’instrument c’est l’orchestre lui-même, les différentes percussions étant non autonomes. C’est un instrument collectif, chaque partie est insignifiante seule. C’est un instrument communautaire. Il y a un réel mariage entre les musiciens et le gamélan.
Les balinais se servent du Gamélan à l’occasion de rites ou de fêtes. (Bali : 210 jours fériés /365 jours) On ne peut pas savoir quand commence et finit cette musique car elle fonctionne par cycle. L’aspect cyclique est à rapprocher avec la religion hindoue (réincarnation), cela représente l’image du monde immuable que peuvent avoir les Indonésiens. Il n’y a jamais de faille rythmique pendant les processions. La densité musicale est liée à l’horreur du vide des Balinais. Il n’y a pas de but créatif. C’est un rituel archaïque non considéré comme une pratique artistique.
Le gamélan est vivant, on doit l’honorer et lui faire des offrandes.
Il existe aussi un Gamélan vocal basé sur les onomatopées : le Cak : c’est une forme vocale populaire à la polyrythmie complexe.
Le Gamélan est le résultat d’une transmission orale traditionnelle. C’est un savoir commun, il n’y a pas de relation maître/élève.

La presqu’île de Bukit

// 29 août 2008 // 1 Commentaire » // Articles, Bali

Aujourd’hui, nous décidons de découvrir la presqu’île de Bukit, au Sud de Bali. Pour cela, pas le choix, nous devons prendre un chauffeur à la journée. Après maintes négociations (on commence à le savoir), nous voilà en chemin vers notre premier objectif de la journée : Jimbaran. Notre gentil chauffeur nous dépose dans la cour d’un restaurant en bord de plage, nous expliquant d’un air suppliant qu’il a besoin qu’on mange ici, sinon il doit se garer ailleurs. (Pour préciser les choses, il est  11h du matin et le gentil monsieur nous avait dit une demi-heure plus tôt que son prix pour la journée comprenait les parkings…)

On finit par accepter, à contre cœur, de manger là (en temps voulu), pour interrompre une discussion interminable. Il s’avère que notre cher chauffeur portait le t-shirt à l’effigie du resto…on s’en rendra compte peu après.

Une petite balade sur la superbe plage de Jimbaran pour se mettre en appétit, et la chaleur aidant, nous sommes bien contents de regagner le resto qui nous offre un cocktail de bienvenue… En voyant l’addition quelques dizaines de minutes après, on comprend pourquoi l’accueil fut chaleureux !

On trouve consolation auprès des pêcheurs au bout de la plage. Leurs jeunes garçons viennent à nous pour observer Ludo en train de prendre des photos, et pour discuter. Petits et grands cherchent à échanger avec nous. Ils sont très accueillants et demandent à être photographiés. Un pêcheur essaiera d’acheter les chaussures de Marie… «  How much your shoes ? I like it ! It’s good shoes !  I buy your shoes o-kay ? » Devant la tête mi-surprise, mi-inquiète de celle-ci,  il prétendra ensuite qu’il plaisantait… 

Nous prenons ensuite la direction de Balangan Beach. Après quelques kilomètres d’une route un peu… accidentée, nous arrivons sur l’un des plus beaux spots de surf de l’île. La plage est magnifique, une lagune aux couleurs turquoises en avant-plan, de superbes rouleaux en arrière-plan, le tout encadré par des falaises de chaque côté. Sous un soleil de plomb, nous admirons les surfeurs évoluer sur des vagues parfaites, ça semble facile comme ça… Respect ! Une atmosphère très hawaïenne se dégage de ce lieu. Les surfeurs s’éclatent sur les vagues et leurs amies les filment ou font trempette dans la lagune.

Enfin, direction Uluwatu et son temple réputé pour ses singes pickpockets. La réputation fut confirmée devant nos yeux, lorsqu’une dame se fit dérober puis détruire sa paire de lunettes de vue. Ouf, les attaches de sac congélation sur toutes nos fermetures de sac à dos, ça ne dissuade pas que nous de les ouvrir !

Le coucher de soleil et la vue depuis les falaises d’où se dresse le temple sont magnifiques.

Nous assistons ensuite à un spectacle de danse, danse du feu et chant balinais. «  Kecak and Fire Dance » La mise en scène est sympathique et la performance vocale des hommes assez impressionnante ! Cela consiste en l’addition de vocalises différentes pour chaque homme, et qui, à elles toutes, forment une mélodie ou une litanie. Quant aux danseuses, elles sont d’une grâce inouïe.              

 

Quelques explications sur le spectacle :

                Kecak ( Ketchak): la danse des singes

Elle est initialement incorporée à la danse du SangHyang (Généralement exécutée par des fillettes en transe. En cet état de semi-conscience, elles servaient d’intermédiaire entre les Hommes et les ancêtres d’une part et entre les Hommes et les Dieux d’autre part. En effet, elles pouvaient en saisir et transmettre les souhaits.)

Récemment, une histoire tirée de l’épopée du Ramayanan, fut ajoutée à la danse du Ketchak originale. Rama, l’héritier légitime du trône d’Ayodya est exilé de la cour de son père, Darasata. Il quitte le palais de son père, vers la forêt, en compagnie de son épouse, Sita, et de son frère, Laksamana. Après maintes aventures, il poursuit un cerf aux cornes d’or. Pendant ce temps, Sita, laissée seule et sans protection, est enlevée par Rawana, roi des démons.

Rama, avec l’aide de l’armée des singes, sous le commandement de Hanuman, attaque Rawana, et la bataille se termine par la victoire de Rama.

Le spectacle prend fin sur la scène de bataille entre l’armée des singes et celle des Rakshasas (démons), suppôts de Rawana, qui est vaincu.

 

Bali : ses plages, ses marchandages et son magnifique coucher de soleil

// 28 août 2008 // 4 Commentaires » // Articles, Bali

Oh, le sympathique petit déjeuner en terrasse !
Ensuite promenade dans Sanur où nous avons élu domicile pour trois jours. La plage est jolie, il fait très chaud mais la baignade n’est pas vraiment possible. En effet, à marée basse il n’y a pas d’eau avant le récif corallien près duquel œuvrent les pêcheurs. Et à marée haute, il n’y a guère plus de 50 cm d’eau pour barboter au milieu des algues. Pas de chaussures adaptées, pas de masque, ni tuba, donc, pas de baignade. Dommage ! Il devait y avoir de jolis poissons à photographier.
Nous découvrons les joies du marchandage, nous sommes sans cesse interpellés, partout et pour tout. Il est impossible d’approcher un magasin sans être happés par les vendeurs. Nous observons aussi les masseuses, qui œuvrent avec nonchalance, sur la plage bordée d’hôtels haut de gamme.
L’après-midi, premier vrai marchandage pour aller sur « la côte d’Azur » de l’île. Jolie balade, les pieds dans l’eau depuis Kuta en passant par Legian, pour aller cueillir le coucher le soleil qui se reflète sur la plage de Seminyak, à marée basse. Les touristes et les locaux partagent ces derniers instants de soleil avant l’arrivée des moustiques pour marcher, pêcher, se baigner ou se rassembler, bien que venant de tous horizons, le temps d’une partie de foot improvisée. L’ambiance y est très agréable. Nous nous en souviendrons longtemps. Ces trois villes sont le fleuron de l’industrie touristique de l’île.

Au retour, nous découvrons la circulation balinaise à Denpasar, et après maintes négociations pour ne pas qu’il nous « plante » en ville, le taxi nous dépose à l’auberge. Lorsque nous ressortons pour manger le soir, notre balade dans les rues de Sanur nous permet d’apprendre par cœur la mélodie des chauffeurs de taxi : « Yes taxi ? To-morrow may be ? Transport yes please ?! »

Passage dans l’hémisphère Sud

// 27 août 2008 // 4 Commentaires » // Articles, Bali, Singapour

Ce matin, départ pour Bali, avec Singapour Airlines cette fois. Ouf, au début « nous serrons les fesses » à chaque perturbation mais les mauvais souvenirs de Cathay pacific s’estompent rapidement au profit de la superbe vue sur l’archipel indonésien et les matelas de gros nuages blancs que l’on peut apercevoir depuis l’avion. Ludo reste quand même très concentré sur autre chose que ce qui se passe sous ses pieds et Marie en profite pour lui piquer son appareil photo.

L’arrivée sur Bali est magique. Les îles défilent sous nos yeux avant d’atterrir à Denpasar. Là, ça se complique : queue interminable pour passer à la douane, avis de recherche sur les murs de l’aéroport, poste de détention bien indiqué près des douanes, et menace de peine de mort affichée sur les murs en cas de détention de drogue. Nous pensons intensément à nos bagages qui ont dix fois le temps de recevoir de quoi nous envoyer au frais,  pendant que nous attendons impatiemment notre tour pour présenter nos passeports!

Une fois, les bagages retrouvés sans encombre, de « sympathiques porteurs » en uniforme viennent nous demander si ce sont nos bagages… et, sans attendre la réponse, les emmènent… Nous les suivons au pas de course,  passons la douane ( la deuxième) jusqu’à un guichet de change où ils nous proposent de nous arrêter… (non) … après quoi… ils nous en demandent de l’argent ( pour avoir porter nos bagages contre notre gré sur quatre malheureux mètres… ( re NON !) De toute façon, nous n’en avions pas (c’est presque vrai) !

Une fois à l’extérieur, tout s’accélère, un tas de paparazzi nous accueillent… euuh ah Non !

Je recommence : Un tas de gens attendent avec des pancartes un tas d’autres gens. Le tout dans un brouhaha épouvantable. Il faut jouer des coudes pour sortir, et une fois, passés cette barrière humaine, ce sont des centaines de taxis qui nous harcèlent pour nous faire payer des prix exorbitants pour l’île.

Nous finissons par trouver un distributeur, puis un taxi, pour un prix pas assez négocié au goût de Ludo. Perso, je n’en peux plus, je ne veux qu’une chose, poser mes sacs et m’asseoir. Pour le prix, il avait raison, mais promis, question marchandage je me rattraperai !

Arrivée à Keke Homestay : c’est un petit losmen assez sympa, au calme, avec un joli jardin.

Nous ressortons vers 22H pour grignoter, c’est désert, je crois qu’il va falloir casser le rythme pris depuis Hong Kong. Les gens ici ne vivent pas la nuit, et ils ont raison, preuve en est : les piqûres de moustiques qui vont s’ensuivre.

Where is the panda?

// 26 août 2008 // 1 Commentaire » // Articles, Singapour

Nous commençons cette journée par la visite du Zoo. Nous y découvrons quelques bestioles incongrues, et quelques-unes pas très heureuses. Nous retiendrons une belle complicité entre un soigneur et son otarie, mais … pas de Panda ! ( Ludo is Sad)

Nous regagnons ensuite le centre de Singapour pour une balade le long de la rivière bordée de restos.

A Boat Quay, nous sommes harcelés par les restaurateurs qui ont tous la carte la moins chère, bien sûr !

A Clark Quay, nous nous croyons chez Mickey ou Polly Pocket mais version Gargantua. Les centres commerciaux sont des villes, les avenues des autoroutes, le tout en rose rouge et lumières.

Le contraste est détonnant avec Hong Kong. On a troqué la simplicité, l’authenticité, une ville condensée,  grouillante de vie et chaleureuse contre un Singapour démesuré, aseptisé, sur la retenue et cherchant le profit.

Première visite à Singapour

// 25 août 2008 // 0 Commentaire » // Articles, Singapour

Ce matin petit déjeuner un peu dur à digérer. « Mamie, c’est promis, plus jamais je ne dirai que ton beurre est mou… »

Nous nous punissons dans la chambre pour avancer le blog.

Puis, nous sortons visiter la ville. Tout est récent, aseptisé. Il n’y a que des grands boulevards, très larges, des tours immenses mais espacées, et des étendues de verdure (pelouses, palmiers,…) Il faut passer beaucoup de temps en transport en commun pour se rendre d’un point à un autre, car la ville est très étalée. Cela contraste beaucoup avec Hong Kong où tout est condensé.

Les gens sont moins chaleureux, plus dans la retenue. Nous sentons une certaine répression et une main mise de l’Etat sur la population. Les drapeaux du pays flottent à toutes les fenêtres, et aucun autre que celui-là n’est hissé devant les bâtiments officiels.

Nous cherchons avec étonnement le peu de passages piétons, sans lesquels l’amende est très sévère si l’on traverse intempestivement. On dirait bien que c’est le même business que les radars de Sarko en France…

En contrepartie, il y a aussi plus de trafic qu’à Hong Kong. Cigarettes vendues à la sauvette par exemple.

Visiblement, plus les interdits sont lourds et, plus la résistance s’installe.

C’est une ville à touristes qui profite de son aéroport international pour en faire un business et qui est beaucoup dans le paraître. Nos visites s’en ressentent. Nous nous laissons aller à ce jeu de paraître et visitons les zoo et autres endroits grouillants de touristes de tout poil.

Le Night Safari de ce soir nous aura permis de voir un spectacle sympa de cracheurs de feu, hormis quoi, les spectacles et visites avec les animaux se rapprochent beaucoup du show à l’américaine sans nous émerveiller tellement. Quand on gratte la surface, les dessous n’ont rien d’authentique.

Nous retournons ensuite à l’auberge où, pour nous aussi, la résistance s’organise contre la propriétaire qui veut nous faire payer presque jusqu’à l’air qu’on respire.

« Only cash ! »

Changement de décor

// 24 août 2008 // 0 Commentaire » // Articles

Un peu plus tard dans la nuit (blanche), on se bat avec nos sacs en attendant le taxi qui nous conduira à l’aéroport. Le chauffeur  nous appelle à 4h45 pour nous donner rendez-vous, Ludo n’arrive pas à comprendre ce qu’il lui dit. Je « souffle » Mac Donald’s, Ludo fait non de la tête persuadé qu’il n’a pas entendu ça. Nous descendons. Plus tard, dans la voiture, Le chauffeur nous parle de la France et demande si l’on ne connaît vraiment pas les « baôtono » là bas… S’ensuit une longue discussion :

- « Non, c’est quoi ?

- C’est pour manger

- Ah, il doit parler de baguettes. Si, nous connaissons mais nous ne savions pas que vous appeliez ça comme ça ! »

HUM… En fait notre chauffeur de taxi nous parlait depuis le début de Mac do : « Môc donow », il était étonné que Ludo n’ait pas compris le lieu de rendez-vous proposé. Comme quoi, l’interprétation intempestive peut avoir du bon !

En arrivant à l’aéroport, on apprend que l’avion pour Singapour est reporté de 10h suite aux retards liés au typhon. Après moult péripéties, on décolle finalement à 9h, non pas avec Singapour Airlines comme prévu, mais avec Cathay Pacific. Fatigue plus perturbations, les petits cœurs ont du mal à suivre. Pas très rassurant tous ces bruits que fait l’avion… Encore une fois merci Nuri ! J

Arrivée à Changi, l’aéroport international de Singapour, vers 12h, sous la pluie !

Sieste de rigueur après la nuit blanche et toutes ces péripéties. Puis, nous mettons le nez dehors pour aller manger. Nous nous sentons plus observés qu’à Hong Kong. C’est plus ordonné : il y a moins d’animations dans les rues. Même si les gens sortent tard, nous sentons que la population est un peu sous la répression, la méfiance, et en même temps on constate plus de trafic (cigarettes notamment par des vendeurs à la sauvette). Les drapeaux de Singapour flottent à toutes les fenêtres des immeubles et devant le city hall, les porte-drapeaux n’ont qu’un modèle unique à proposer au vent chaud chargé d’humidité.

Un dernier jour à Hong Kong.

// 23 août 2008 // 1 Commentaire » // Articles, Hong Kong

Le signal 9 est passé, subsistent quelques bourrasques qui justifient à peine le signal 3. Nous sortons enfin de notre chambre pour nous promener dans le quartier et constater les dégâts (enseignes brisées, échafaudages qui ont disparu, sûrement démontés en catastrophe, …)

Nous décidons ensuite d’aller sur l’île principale pour acheter un nouvel objectif photo pour Ludo.

Mais avant tout, nous devons réserver un taxi pour aller à l’aéroport. Quelle histoire ! Après s’être fait raccrocher au nez plusieurs fois, nous finissons par aller à la réception de l’auberge de jeunesse pour leur demander de parler à nos interlocuteurs, qui ne comprennent pas anglais. Chacun à l’accueil y va alors de son conseil pour trouver un taxi, chacun appelle l’ami ou l’ami de l’ami. Bref : nous nous retrouvons avec deux taxis réservés et un troisième qui a bien failli se déplacer pour rien.  Il faut donc annuler une réservation… Résultat, il est 16h quand nous quittons enfin le quartier.

En chemin, nous découvrons un marché typique dans un dédale de ruelles en pente (Central). Les odeurs sont fortes et la chaleur étouffante. On y trouve de tout : fruits, légumes, orchidées, mais aussi viandes qui pendent un peu partout, poissons fraîchement coupés en deux dont les organes bougent encore, et même des crapauds en cage ! Nous croisons des chats et  un chien, qui attendent sûrement les restes en somnolant à l’ombre des étals.

Pour fêter l’achat de l’objectif après de difficiles négociations, nous choisissons un fast -food chinois, aux desserts quelque peu… d’une autre galaxie ?!

Ensuite, retour sur Kowloon, afin de profiter une dernière fois de l’animation de Mog kok. Ludo derrière l’objectif, Marie au son, nous essayons de capturer un peu de cette ambiance si chaleureuse, d’autant plus que nous sommes samedi soir.

Un typhon en cadeau d’anniversaire

// 22 août 2008 // 5 Commentaires » // Articles, Hong Kong

Le signal 8 est de vigueur ce matin, cela signifie qu’un typhon approche les côtes de Hong-Kong. La veille, il était à 260 Kms et tout le monde disait qu’il n’y avait aucun risque qu’il ne se rapproche. Apparemment, il a eu envie de venir souhaiter mon anniversaire puisqu’il est maintenant à 120 Kms et s’approche à une vitesse de 14km / heure. (Ce qui veut dire aussi qu’on est bloqués pour un moment !)

Ludo part en mission de reconnaissance avant que Nuri, notre cher Typhon, ne nous bloque définitivement à l’intérieur.

Personne dans les rues, heure matinale ou alerte ? Il revient en tout cas avec le petit déjeuner, c’est toujours ça de gagner !

On suit les infos à la télé, le signal 9 est déclenché à 14h. Cinq ans que cela n’avait pas eu lieu ! Nuri ne devrait plus tarder à montrer le fond de son œil, il passera à Hong -Kong, cela ne fait plus aucun doute !

On entend quelques bruits d’objets qui tombent, du verre qui se brise, toujours ponctué par les flash infos à la télé. Puis la tempête se calme, Nuri s’éloigne… A 21h, on tente timidement de mettre le nez dehors, pour s’engouffrer dans le premier resto chinois du coin, à nos risques et périls… (Culinairement parlant j’entends !)