Archives de janvier 2009

La Photo du jour : Songes

// 31 janvier 2009 // 0 Commentaire » // La Photo du jour

Songes, Banks Peninsula

Songes, Banks Peninsula

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L’ A&P show d’Amberley

// 30 janvier 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Qu’est ce que l’A&P show ?

L’ A&P show est un regroupement agricole annuel tel notre salon de l’agriculture parisien. A quelque différence près tout de même : les expositions, démonstrations et concours se passent en extérieur, le plus souvent dans un grand parc, un champ ou un stade. Chaque canton a son A&P Show et regroupe un nombre impressionnant de participants et de visiteurs. L’ambiance y est très détendue et conviviale.

Les producteurs locaux à l’A&P show :

Ce qui nous y amène à l’A&P, c’est le farmers Market dans lequel sont impliqués Nick et Angela de la Food farm. Vin, pain, graines, bière, produits à base de lavande, truffes,… les gourmandises abondent.

Nous assistons aussi à une démonstration de cuisine. La cuisinière gère 4 casseroles et autres poêles. Elle nous explique en même temps ce qu’elle fait à l’aide d’un micro accroché autour du cou. En moins de 10 min, nous avons devant les yeux un pancake à la sauce crémeuse aux noisettes grillées caramélisées et concassées, orné d’une arche au caramel croquante. Epoustouflant !

De voir ces gens s’impliquer autant et avec le sourire dans ce marché local nous donne envie d’acheter ces bons produits sans passer par la case supermarché. Même si nous n’avions pas besoin de grand chose, on s’est fait plaisir avec un bon pain au romarin et avons eu le droit à quelques échantillons gratuits d’une bonne huile d’olive. On a également goûté à tous les stands… faut bien se cultiver !

Ludo fait le tour du marché pour prendre quelques photos sur demande d’Angela. Tous sont ravis de poser et ont un mot à dire sur la France. Beaucoup parlent en connaissance de cause : nous sommes étonnés du nombre de gens que nous rencontrons ayant déjà visité notre pays. Très souvent ce sont les régions viticoles et la gastronomie qu’ils connaissent le mieux. Il faut bien le dire, les Néo-Zélandais sont passionnés par la cuisine et les vins. Ils en font d’ailleurs de très bons. Nous achetons également un billet de tombola créé à la Food farm la semaine précédente.

Les moutons de l’A&P show :

Nous faisons ensuite le tour du reste du show. Ludo est ravi de voir autant de moutons de races différentes. Nous reviendrons sur cette passion des ovidés chez notre photographe à l’occasion d’une galerie photo bien fournie. Nous avons cru reconnaître Shrek, le mouton le plus laineux du monde, dont on a lu l’histoire avec les enfants de la Food farm. Cliquez ici pour lire son histoire. Elle est adaptée en un album pour enfants en Nouvelle-Zélande, mais nous n’avons pas trouvé de traduction en Français.

On découvre aussi avec amusement la présence d’une catégorie « pet lamb » (moutons de compagnie) qui doivent se distinguer en dressage avec leur maître. Nous ferons même la connaissance d’un agneau Père Noël… si, si c’est vrai, mais devant l’émotion, Ludo en a oublié l’existence de son appareil photo ! Il ne vous reste donc plus qu’à imaginer…

Le clou du spectacle :

Avec différentes épreuves, à la hache, à la scie, avec une buche verticale ou horizontale, le concours de bûcherons est très complet. Nous nous amusons beaucoup à observer leur cérémonial avant le top départ. Tout ceci est pris très au sérieux, autant par les spectateurs que par les acteurs. Tout y est : l’échauffement, les encouragements des proches, les dernières consignes, la concentration, le traçage des marques sur la bûche,…

Nous pouvons observer plusieurs catégories de participants : les « bourrins » plutôt bien en chair, les techniciens en pleine concentration, et les sportifs tout en souplesse. Ludo tremble un peu : certains paraissent au bord de la crise cardiaque, mais ouf, ils nous offrent juste un beau spectacle.

Waikuku Beach

// 29 janvier 2009 // 5 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Waikuku beach, Waipara Valley, 28 oct 08

Nous découvrons cette plage à l’occasion de notre passage éclair à Amberley pour quelques jours de wwoofing dans un nouveau lieu. Il n’y a aucun intérêt à y consacrer un article à part entière. En effet, ces quelques jours n’ont pas été très constructifs et nous n’avons pas cherché à persévérer en raison d’incompatibilités de caractères manifestes. De plus, peut-être idéalisons-nous un peu trop le wwoofing depuis notre passage à la Food farm, mais nous sommes très déçus du rôle qu’on nous donne ici. Nous avons eu l’impression d’entretenir leur propriété qui est aussi peut écologique que leur alimentation n’est biologique… voire mangeable sans risque d’intoxication !  Nous n’y avons rien appris et la communication s’est le plus souvent limité à la transmission d’ordres concernant les travaux à effectuer. Bref, nous ne sommes restés que quelques jours avant de retourner vers la Banks Peninsula.

Parlons plutôt de la plage de Waikuku beach : La plage est bordée de pins et de dunes, presque comme en Vendée ;) Mais le sable y est plus fin et les coquillages plus gros, on peut même dire énormes !  La plage se situe à l’embouchure d’un fleuve. Le vent et les remous ont un effet envoûtant. Ludo y a passé un très bon moment photographique et Marie n’a pu s’empêcher de collecter quelques coquillages… histoire de rajouter quelques petites choses à ranger dans notre IMMENSE van….

Ce petit come back à Amberley fut également pour nous l’occasion d’assister à l’A&P show d’Amberley.

Banks Peninsula 1/3

// 26 janvier 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Présentation :

Cette péninsule située au sud-est de Christchurch, est la conséquence de l’éruption de deux volcans, éteints depuis un peu moins de 8 millions d’années : le Lyttelton et l’Akaroa. Il y a 11 millions d’années, l’Akaroa crée par son activité, une île volcanique. 3 millions d’années plus tard, le deuxième, le Lyttelton apparaît et au fil des éruptions entraîne l’extension de l’île volcanique. Celle-ci se rattachera ensuite au continent il y a environ 25000 ans lorsque les plaines du Canterbury se forment par dépôt du matériel de l’érosion des Alpes du Sud.

Les sommets qui contrastent avec les plaines du Canterbury, témoignent encore aujourd’hui de ce passé volcanique, tout comme les affleurements rocheux, falaises, plissements, qui font la beauté de cette péninsule atypique. Les actuelles baies d’Akaroa et de Lyttelton sont, en fait, les cratères des deux anciens volcans, maintenant érodés, dans lesquels la mer a fait son nid. L’ensemble de la péninsule forme une sorte d’ovale au relief très découpé. Le point culminant est le Mount Herbert qui s’élève à une altitude de 919 mètres.

Governors Bay :

Le lundi 27 Octobre 08 en fin de journée, nous arrivons à Governors Bay. Nous nous trouvons alors au pied d’un immense vallon dont les pieds trempent dans la baie. Nous en apercevons au loin l’ouverture sur la mer. C’est décidé, c’est ici que nous dormirons cette nuit. Nous nous installons au bout d’une impasse qui débouche ensuite sur un chemin de marche le long de l’eau. Nous n’y croiserons que quelques pêcheurs qui n’ont vraiment rien à gagner à être bruyants, la nuit s’annonce donc plus paisible que la précédente. Nous nous endormons après avoir assisté à un joli coucher de soleil.

Le lendemain matin, Ludo ouvre un œil, réveillé par les premières lueurs. Il enfile prestement un pull, saute sur son appareil photo et part saisir l’instant magique. (cliquez pour voir).

Marie profite du spectacle depuis son lit. Nous sommes tous les deux émerveillés. Le paysage déjà magnifique de jour, est soudain animé d’une lumière comme on en voit rarement. Un sublime dégradé de couleurs s’étale jusqu’à l’horizon sur le reflet de l’eau stagnante. La ligne séparant ciel et mer s’estompe dans la brume matinale qui prolonge le dégradé jusqu’au ciel. Les collines s’embrasent ! (cliquez pour voir)

Plus tard dans la journée, après avoir fait une halte dans un minuscule village appelé « Duvauchelle » (on dirait que les Français ne sont pas passés qu’à Akaroa), nous visitons la « Barry’s bay cheese factory ». C’est la plus historique des fromageries puisque les colons l’ont créée en 1844. Ils utilisaient des moules et des presses ramenés d’Angleterre et d’Ecosse. La richesse des pâturages de la Banks Peninsula, donc du bon lait de ses vaches, contribua à la renommée de ce fromage qui fut le premier à être exporté vers l’Angleterre.

Après une journée bien chargée, nous nous sommes retrouvés à Akaroa, et avions grand besoin d’une douche. Seulement ,rien en vue. A moins que… Nous finissons par barboter sous le robinet d’eau froide à proximité des toilettes publiques du front de mer. Autant dire que nous nous retrouvons à faire encore une fois les bidochons avec notre douche improvisée, en maillot de bain, serrant les dents pour ne pas exprimer clairement nos sensations face à la température de l’eau et celle du vent. Mais tout est fait pour nous détendre, les gens s’amusent et nous disent que c’est une bonne idée cette «  cheap shower » (douche économique)… et nous oublions presque que nous avons froid.

A la recherche DU POINT DE VUE d’où l’on peut voir la baie d’Akaroa s’ouvrir sur la mer : Ludo, emballé par ses réveils aux aurores des jours précédents, aimerait beaucoup ouvrir les yeux devant ce panorama. Mais de nuit, difficile d’imaginer ce qu’on pourrait voir en contrebas le lendemain. Nous partons malgré tout dans les hauteurs où 10 lièvres et autant d’opossums nous souhaitent la bienvenue. Nous nous installons pour dormir en espérant très fort avoir choisi le bon point de vue. Le lendemain, miracle, nous avons la preuve irréfutable devant nos yeux : ce n’est pas un lac, la baie d’Akaroa s’ouvre bel et bien sur la mer !


La Photo du jour : Plénitude

// 24 janvier 2009 // 1 Commentaire » // La Photo du jour

Plénitude, Banks Peninsula

Plénitude, Banks Peninsula

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Après ces bons moments passés à la Food farm, nous quittons les lieux le 26 Octobre 08 et décidons de retourner vers la Banks Peninsula. Ce que nous avions pu en voir lors du French Feist d’Akaroa nous donne très envie d’en découvrir davantage. Nous passons chez nos premiers hôtes Karin et Rients, en réponse à leur invitation. Ils fêtent les 25 ans de leur arrivée en Nouvelle-Zélande. Après cette petite fête dominicale, nous continuons notre chemin vers le Sud. Il est déjà tard et nous décidons de faire une halte avant d’entrer dans la Banks Peninsula. C’est donc à Taylor’s mistake que nous passerons notre première nuit dans la Wakamobile...

Au sud de Christchurch, de l’autre côté de la falaise, une côte abrupte mène à une plage appelée Taylor’s mistake (l’erreur de Taylor). Elle tient son nom du marin qui échoua son navire ici même, ayant confondu la baie avec l’entrée du port de Lyttelton non loin de là. Nous y arrivons de nuit, c’est là notre erreur ! Si cette plage est magnifique de jour au milieu des collines qui la façonnent, le soir c’est aussi le rendez-vous des jeunes cherchant les sensations fortes dans l’alcool et les voitures…. Nous sommes réveillés en pleine nuit, croyant à une attaque. Leur voiture accélère, se rapproche, s’éloigne, se rapproche, nous avons l’impression qu’ils jouent avec nos nerfs, et nous nous sentons un peu comme des petits insectes au milieu d’une toile d’araignée. Après plusieurs passages de plus en plus rapprochés, accompagnés de rires et de cris, ils s’éloignent définitivement. Avec le recul, nous pensons qu’ils étaient trop alcoolisés pour nous avoir seulement remarqués.

Le lendemain matin, nous nous réveillons sous un soleil éclatant. Les événements de la nuit nous paraissent bien loin. Après un petit-déjeuner en extérieur, nous découvrons les joies du camping sauvage : après avoir enfilé un maillot de bain, nous voilà à faire la vaisselle et nos toilettes matinales sous les douches extérieures, froides bien sûr. Marie passe sous l’eau glacée en premier et échappe ainsi au défilé de touristes qui arrivent à la plage. Ludo moins chanceux doit assumer son côté robinson bidochon. Mais il se trouve un compagnon d’infortune, âgé d’environ 3 ou 4 ans, noir de sable, qui se retrouve contre son gré sous le jet froid, par autorité parental. Pas ravi le garçon…

Un petit tour à la plage : Taylor’s Mistake est une jolie plage de sable noir, bordée de falaises fleuries. Beaucoup de monde profite du beau temps en ce lundi midi, les pique- nique et barbecues s’organisent. Nous comprenons ensuite pourquoi la plage est si fréquentée en ce début de semaine : Aujourd’hui c’est labour day (fête du travail).

Nous reprenons la route vers Banks Peninsula en fin d’après-midi. La photo d’aujourd’hui donne un bel aperçu de ce que vous pouvez admirer en descendant vers la Peninsule. Ludo a su saisir par ce joli cliché, ce qui caractérise le mieux la Banks Peninsula : grandeur et sérénité.

Permaculture et manger local : les nouveaux modes de vies éco-citoyens.

// 22 janvier 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

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Nick et Angela ont construit leur jardin en s’inspirant du principe de la Permaculture que nous allons tenter de vous présenter. Angela est également très impliquée dans le « Farmers Market » de sa ville où elle tente de promouvoir les producteurs locaux. Nous allons donc essayer de vous expliquer ce que « manger local » implique et quels en sont les objectifs et bénéfices.


Qu’est ce que la Permaculture ?


Naissance du concept de Permaculture :

Le terme permaculture fut inventé en 1978 par deux australiens Bill Mollison et David Holmgren dans leur livre « Permaculture One : Une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles ». Permaculture vient de la contraction de Permanent Agriculture.

Leur définition est la suivante : « La permaculture  est l’agencement et la maintenance de manière consciente d’écosystèmes productifs d’un point de vue agricole, et ayant l’endurance, la diversité et la stabilité des écosystèmes naturels. » Dans ce livre, ils tentent de proposer un ensemble de démarches favorisant la survie de l’ensemble de la planète et de ses habitants.

Cependant, s’ils ont inventé le terme de permaculture, de tous temps, nombre de civilisations l’ont utilisé ou s’en sont approché. C’est le cas au Sri Lanka, où des jardins ont été créés sur le modèle de la végétation forestière naturelle, ou encore au Japon, où un certain Fukuoka pratiqua dès 1940 ce qu’il appelait alors, l’agriculture naturelle.

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Objectifs de la Permaculture :

La permaculture vise à créer un écosystème productif en ressources (nourriture, énergie,…) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Cet écosystème devant être le plus économe possible en énergie et produisant le moins de déchets possible. Le but est d’établir l’harmonie entre le paysage, l’homme, son abri, ses productions,… en laissant à la « nature sauvage » le plus de place possible. L’utilisation de ressources naturellement présentes sur la propriété, de variétés natives ou dont les conditions de vie correspondent au milieu, s’avère souvent les premières solutions à envisager.

La Permaculture se base sur trois principes éthiques :

-          Prendre soin de la terre

-          Prendre soin des humains

-          Limiter la consommation et redistribuer les surplus

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Mise en oeuvre :

Les associations de permaculture ont pour vocation de fournir aux gens qui le souhaitent les informations et les compétences dont ils ont besoin pour agencer leurs terres, maison, et système social. Le but étant de les aider à trouver la manière la plus écologique d’utiliser les ressources naturelles existantes, sans produire de déchets. Le but est de les aider à travailler avec la nature,  en tenant compte de ses spécificités mises en relief grâce à l’observation et l’analyse.

Aujourd’hui, le terme permaculture désigne un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole durable et respectueusement de la nature. En voici quelques exemples :

- L’utilisation de coupe vent ou de retenue d’eau permettent, outre leur fonction première, de créer des zones, où chaque culture pourra y trouver sa place en fonction de ses besoins.

- La permaculture propose un découpage en zones dont la maison serait la zone 1, habitée par l’humain, et définit d’autres zones de plus en plus éloignées de l’habitation. Ainsi, devront être distribuées les cultures en fonction du degré d’attention qu’elles requièrent à l’agriculteur.  Par exemple : les jeunes plants nécessitant une attention quotidienne en zone 2, la mare nécessitant une attention mensuelle en zone 4. Il est également judicieux de créer des liens étroits entre les différentes zones qui communiquent entre elles. Par exemple, placer les blés à proximité du poulailler, les robinets contrôlant le système d’irrigation sur un lieu de passage quotidien,… Ceci économise de l’énergie polluante, mais aussi celle du fermier.

- L’utilisation de couches est également un élément important de la permaculture. De la cime jusqu’aux racines, chaque couche peut produire en alimentation et entretient également des liens avec les autres couches. Cette polyculture offrirait alors au fil des saisons, une meilleure résistance contre les maladies, et une productivité nettement supérieure à la monoculture. Ceci nécessite de connaître les groupes de plants qui s’entraident. D’une manière générale : les fleurs attirent les insectes pollinisateurs, les racines vont chercher les nutriments en profondeur et aident ainsi les rampants, tandis que les arbres apportent ombre et humidité.

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Pour en savoir plus sur la Permaculture :

En français :

sur internet : http://www.permaculturefrance.com/

sur papier :

La révolution dun seul brin de paille : Une introduction à l'agriculture sauvage

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sur papier :

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Quelques références sur la Permaculture issus de la bibliothèque de la Food farm  :

.. :The permaculture home garden

.Un roman : From here, you cant see Paris

.La bible d’Angela : Animal,Vegetable,Miracle: A Year of Food Life

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Manger local, ça vous dit ?


Angela est une fervente défenseuse de « manger local », c’est pourquoi elle tente de promouvoir les producteurs locaux au « farmers market » dans sa ville. Pour inviter les consommateurs à manger local, elle a notamment mis en place une tombola, dont le lot principal sera un panier garni exclusivement de produits locaux. Ludo est heureux d’avoir mis ses talents de graphic designer à contribution du marché en créant son affiche et les billets de loterie.


Manger local, c’est quoi ?

Manger local, c’est manger autant que possible des produits frais de saison, produits à moins de 160 kms de votre lieu d’habitation. Autant que possible en effet, car, comme le souligne Angela, le café et le chocolat, sont deux exemples d’aliments dont elle ne pourrait se passer(et nous non plus…). Et pourtant, cela pousse rarement près de chez vous.

Manger local, c’est d’abord s’intéresser à la provenance des aliments que vous achetez. Il s’agit tout autant de changer ses habitudes alimentaires que de faire ses courses autrement. En effet, si vous voulez manger des tomates ou des fraises en hiver, il y a peu de chance que vous tombiez sur des productions locales. Si vous voulez manger local, il vous faudra (ré)apprendre à vivre avec les saisons, et ce n’est pas forcément une perte en diversités.

Recette de saison : Jamie Oliver le chef cuisinier préféré d’Angela, traduit en Français s’il vous plaît!

100 recettes de saison de mon jardin

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Un autre moyen consiste à préserver les aliments que vous avez cultivés ou achetés en gros à la bonne saison. Vous pouvez par exemple stériliser les citrons, les haricots verts, les poires, les mirabelles, faire sécher les herbes et certains fruits, et bien sûr congeler…

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Avantages concrets du « manger local » :

-          En diminuant les distances d’importation, vous diminuez en principe la quantité de conservateur, la durée du séjour en chambre froide, et ainsi majorez les saveurs et la teneur en vitamines.

-          Les études montrent qu’un repas à base de produits locaux représente jusqu’à 4 fois moins d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre qu’un repas à base d’aliments importés.

-          Manger local permet le maintient des petites entreprises agricoles et encourage les fermiers locaux à proposer des prix compétitifs. Au niveau social, vous participez à la sauvegarde d’emplois non-délocalisables.

-          Cela favorise aussi la réduction des risques liés à l’alimentation. En effet, lorsque les produits alimentaires voyagent sur de longues distances et dans de nombreux pays, le risque de transmission de maladies infectieuses et d’épidémies est majoré. Ce fut le cas avec la dernière épidémie de fièvre aphteuse, qui s’est diffusée plus rapidement et plus loin que toutes les précédentes en raison de l’augmentation des distances d’importation.

-          Les pays ayant des normes différentes au sujet de l’utilisation de pesticides, vous ne savez jamais ce que vous avez réellement dans votre assiette.

-          L’exportation massive dont fait l’objet les productions maraîchères de certains pays en voie de développement, contribue à épuiser leurs ressources en eau.

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Pour en savoir plus sur le « manger local » :

Site internet : Comment manger local cette année

Comment tansformer les produits locaux en de bon petits plats ?


.Que ce soit pour la permaculture ou le « manger local », nos hôtes ne sont pas totalitaires. Ce sont  davantage des pistes de travail et un idéal de vie qu’ils ont partagés avec nous, que des contraintes liées au respect de toutes les règles qui régissent ces concepts. Nous ne sommes pas morts de faim, bien au contraire, et avons découvert de nouvelles saveurs à partager. Nous avons aussi eu le droit à du bon café, et beaucoup de chocolat… comme en témoignent certaines photos de l’article précédent…

Il est très agréable de voir ces gens heureux et mobilisés pour de justes causes. Nous sommes ravis qu’ils nous aient offert l’opportunité de prendre pleinement conscience des problèmes liés à la société de consommation. Ce message n’a pas été transmis par la menace ou la peur des effets néfastes. Juste en partageant leur mode de vie, ils nous ont fait réaliser qu’il était possible de vivre autrement, et que c’est ainsi que nous faisions il n’y a pas encore si longtemps.

Certes il ne faut pas se leurrer, ils sont eux aussi confrontés à de nombreuses difficultés pour réaliser leur projet de vie, mais nous admirons leur prise de conscience et les moyens qu’ils mettent en œuvre pour poursuivre leurs rêves.