Archives de mars 2009

Grandiose : la route de Milford Sound

// 21 mars 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

La route vers Milford Sound n’est pas juste un trajet, c’est une destination en elle-même. 119 kms de bitume sur la nationale 94 jusqu’au majestueux fjord. Sans s’arrêter il faut compter 2h30, mais de nombreuses petites marches et points de vue sont à explorer. Nous avons l’impression d’entrer dans un autre monde,  regorgeant de surprises.

 

Le sommet se dévoile, sur la route de Milford Sound


Mirror Lake

 

Mirror Lake est un endroit magique sur la route de Milford Sound, dégageant une atmosphère très particulière et apaisante. La surface de ce petit lac reflète le ciel au point de ne plus voir ce qui se passe sous une eau pourtant transparente. Ce phénomène est d’autant plus impressionnant lorsqu’il n’y a pas de vent.

Nous réalisons à quel point l’eau est limpide lorsque les petits canards noirs (les new-zealand scaups) plongent pour se nourrir ; nous passons un petit moment à les regarder évoluer sous l’eau, comme si on y était.

 

Spectacle sur bitume vers Milford Sound

Puis, la route continue au pied des montagnes escarpées. Leurs cimes, frôlées par les nuages, sont habillées de glaciers dont s’échappent des torrents d’eau, jaillissant en nombreuses cascades sur les reliefs abrupts en contrebas. Les paysages sont impressionnants et la lumière si pure donne à l’ensemble des scènes difficiles à oublier.


En arrivant dans la région de Te Anau, puis sur la route des fjords, ce sont de nouveaux joyaux de la Nouvelle-Zélande que l’on découvre avec nos compagnons de bord. Mais nous ne sommes encore qu’au début de notre découverte : bientôt vont s’ouvrir devant nos yeux ébahis les portes d’un monde onirique : Milford Sound.


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La Photo du jour : Pierres de passages

// 20 mars 2009 // 2 Commentaires » // La Photo du jour

Pierres de passages, Lac Te Anau

Pierres de passages, Lac Te Anau, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

 

 

Selon la légende maorie, le lac Te Anau fut créé suite à la désobéissance d’une femme infidèle.

Te horo, un chef maori, découvrit une source sacrée dans les environs. Il confia à sa femme la signification de cette source ainsi que sa localisation, mais lui demanda de la garder secrète. Cependant, lorsque Te Horo partit en voyage, sa femme conduit son amant à la source. Lorsque le visage de la femme se fut réfléchie dans ses eaux, un torrent déchaîné jaillit brutalement, inondant le village et formant le lac Te Anau.

Aujourd’hui, les visiteurs déposent une pierre pour y marquer leur passage.


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Te Anau

// 19 mars 2009 // 4 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Nous arrivons à Te Anau le samedi 28 février dans la soirée. Nous espérons beaucoup de la météo des prochains jours. En effet, nous comptons les passer dans la région de Fiordland, qui n’est pas la plus propice au soleil radieux. Si on en croit les touristes passés ici avant nous : il y pleuvrait deux jours sur trois.

Te Anau, située aux portes de fjords, est le point de départ de nombreuses randonnées. Mais ce qui nous y amène ce jour-là, c’est la visite d’une grotte éclairée par des vers luisants : Glowworm caves.


 

Les berges envoûtantes de Te Anau


La ville de Te Anau

 

Te Anau donne un peu l’impression d’une ville fantôme, existant uniquement comme point de départ et d’hébergement pour les touristes en partance et en provenance des fjords. Cependant, le lac offre un cachet indéniable, une présence. Une sensation d’immensité et une acoustique particulière le rend toujours présent à notre esprit.

 

 


Le lac de Te Anau

Le lac Te Anau est le plus grand de l’île du Sud. Il se trouve aux pieds du Mount Luxmore et de Murchison Mountains.

Les quatre branches du lac s’étendent sur de nombreux kilomètres, vers l’ouest en direction des fjords.

La formation du lac est d’origine glaciaire. Ses branches étaient alors habitées par des névés s’écoulant toutes vers un même lieu : l’actuel lac Te Anau.

Ce lac, nous en avons traversé une petite partie en bateau lors de notre sortie vers la grotte aux vers luisants. Le ciel menaçant lui donnait une dimension réellement mystique.


La grotte de Te Anau

 

Jusque récemment, la grotte aux vers luisants de Te Anau, n’était que légende. Sa présence juste supposée par l’ancien nom maori de la région : Te Ana-au (grotte aux courants tourbillonnants) intrigua l’explorateur Lawson Burrows.

Il organisa alors des recherches dans le but de trouver ces grottes et courants souterrains perdus. Pendant trois ans, il sonda trois cents miles de berges sans succès. Puis, en 1948, il découvrit une source émergeant de dessous un contrefort rocheux.

Une fois sous l’eau, il s’engagea dans l’entrée et fit surface dans une caverne de vers luisants. Ce fut pour lui la découverte d’un lieu fantastique. Il décrivit sa vision comme tout droit sortie d’un livre de science-fiction. Un endroit dément mais pas du tout effrayant.

On peut dire que la grotte est très récente, d’un point de vue géologique, puisqu’elle est datée de 12 000 ans. Actuellement, elle est toujours modelée par les forces de la rivière qui s’écoule à travers elle. En résulte un réseau croisé de passages creusés dans le calcaire par les tourbillons et les cascades souterraines.

Les vers luisants se comptent, quant à eux, par milliers. La lumière scintillante qui émane d’eux attire les insectes volants qui sont piégés dans une sorte de rideau de filaments collants dont ils ne peuvent plus s’échapper. Plus le ver à faim, plus lumineux il est…

Lors de cette visite, nous avons tout autant apprécié l’impressionnante puissance de l’eau que la voûte aux vers luisants où nous accédons en barque. Cette partie de la visite ne dure en fait que très peu de temps, temps que nous avons passé à nous tordre le cou, les yeux écarquillés devant ces milliers de petits lumignons. Nous n’avons pas de photos de cette grotte et pour cause : les flashs tout comme le moindre bruit, dérangent les vers luisants qui cessent alors de scintiller. Nous vous laissons imaginer : l’impression d’être sous un ciel aux milliers d’étoiles. La ressemblance est troublante.


Après ce dimanche étoilé, nous nous préparons au départ pour Milford Sound le lendemain matin, puisqu’une sortie en bateau nous y attend.


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La Photo du jour : L’oiseau à crête

// 18 mars 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

L'oiseau à crête des eaux de WakaTipu, Australasian crested grebe

L’oiseau à crête des eaux de Wakatipu, Grèbe huppé.

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Le Grèbe huppé vit dans les lacs de montagnes. Nous l’avons ici photographié à Queenstown, sur le Lac Wakatipu.

Ces oiseaux ont besoin d’un environnement riche en plantes afin de construire leurs nids et aussi de se protéger des intempéries. Leurs pattes sont très en arrière ce qui en fait de très bons nageurs et plongeurs. En revanche, leurs déplacements au sol sont beaucoup moins aisés, c’est pour cette raison qu’on les aperçoit rarement sur la terre ferme.

Le Grèbe huppé se nourrit essentiellement de petits poissons, d’insectes et de plantes aquatiques.

Les couples construisent leur nid en flottaison, à l’écart de la terre et des prédateurs. Ils ancrent le nid sous l’eau grâce aux plantes aquatiques.

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La Photo du jour : La clef des fjords

// 17 mars 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

La clef des fjords, Fiordland, Nouvelle-Zélande

La clef des fjords, Fiordland, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Ce panorama a été pris lors d’une excursion en bateau sur le lac Te Anau. L’entrée des fjords nous laisse augurer des paysages grandioses qu’ils renferment (région du Fiordland, sud-ouest de la Nouvelle-Zélande).

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La Photo du jour : Te Anau la mystique

// 16 mars 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

Te Anau la mystique, Fiordland, Nouvelle-Zélande

Te Anau la mystique, Fiordland, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Cette photographie a été prise dans la région du Fiorland de l’île du Sud, lors d’une soirée assez couverte. Te Anau se trouve au Sud-Ouest de la Nouvelle-Zélande. Cette ville habite les berges du lac du même nom.

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De Haast à Te Anau

// 15 mars 2009 // 13 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Le Vendredi 27 Février, nous nous réveillons à Haast sous un sympathique lever de soleil. Nous empruntons ensuite un petit chemin pour tenter de rejoindre la mer mais, en vain : une lagune nous en empêche. En contrepartie, nous aurons, pour le petit-déjeuner, une belle vue sur un mur de paniers à crabes et un élevage de cerfs. Nous reprenons ensuite la route. Notre objectif est d’atteindre Te Anau, et la région du Fiordland, mais compte tenu du nombre de kilomètres, le trajet se fera en deux jours.


 

Nuage rôde , Haast, West Coast


Entre Haast et Wanaka

 

Le trajet que nous empruntons s’éloigne momentanément de la côte ouest. En effet, depuis Haast, il faut faire un grand détour pour rejoindre Te Anau et la région des fjords. La route qui mène à Wanaka suit deux vallées glacières dont nous apprécions les paysages. Cours d’eau, cascades, gorges, nuages qui s’étendent nonchalants le long des monts,…nous invitent à faire des pauses.

Le temps est de nouveau au beau fixe mais les températures ont du mal à grimper.

 

Le lac de Wanaka

Nous atteignons les rives du lac Wanaka pour le repas du midi. Malheureusement, il se pourrait bien que cela soit aussi l’heure du déjeuner pour les sandfly… Ces sales petites bêtes qui s’attaquent au moindre bout de peau découvert nous forcent au retranchement dans le camping-car, malgré un soleil radieux et une eau turquoise qui appelle à la baignade.

Long de 35 kms, et profond de 311 m, la constitution du lac Wanaka ne laisse aucun doute sur ses origines glacières. Le site doit son nom à Oanaka, chef Maori, qui vient souvent pêcher au bord du lac. Ses rives sont aussi très convoitées des touristes néo-zélandais qui se plaisent à y passer leurs vacances d’été, sous le signe de la détente, des activités nautiques, de la pêche et … des barbecues bien sûr !


La ville de Wanaka

 

Cette petite ville ancrée sur la rive sud du lac du même nom (exempte de sandfly à cet endroit) se situe également aux portes du Mount Aspiring National Park et de quelques stations de ski. Cela en fait une destination touristique très développée.

Nous n’avions pas pu apprécier cet endroit à sa juste valeur la semaine dernière. La pluie, le froid et le vent y sévissaient alors. Mais sous le soleil, cette ville ne dégage plus du tout la même atmosphère. Nous flânons un petit moment au bord du lac, observant les courageux baigneurs s’élancer du ponton dans une eau restant fraîche malgré le grand soleil. Nous devons ensuite reprendre la route, pour les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent de Queenstown où nous dormirons cette nuit.

 

 

 

Soirée à Queenstown

Une fois installés au camping, un « affrontement » vendéen-picard se déclare autour de la préparation des crêpes. Les provocations vont bon train en cuisine tandis que deux individus tirent leur épingle du jeu, appréciant le plat quelle que soit son origine ! Après quoi,  une bonne nuit s’impose avant d’attaquer la dernière portion de route qui nous sépare des Fiords.

 

Flâneries matinales à Queenstown

Le lendemain matin, une belle brume blanche s’étend sur le lac Wakatipu. Nous sentons que le soleil veut percer ce manteau immaculé résistant et l’atmosphère est agréable. Nous flânons dans les rues commerçantes de Queenstown, passons chez le vendeur photo qui annonce à Ludo que le 5D Mark II qu’il a commandé n’est pas arrivé… Déception !

Puis un concours de ricochets s’organise sur le rivage, interrompu de temps à autre par l’observation de la faune volatile qui peuple le lac, par un œil de chasseur attentif…

Nous voulons ensuite faire découvrir à nos touristes les meilleurs hamburgers du pays, que nous avions déjà testés pour eux…mais le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances… Cela ne sera manifestement pas le meilleur souvenir culinaire de leur épopée en Nouvelle-Zélande.


Nous attaquons ensuite la dernière partie du trajet nous menant à Te Anau. L’arrivée au village marque un tournant dans notre voyage à quatre voix. Découvertes collégiales de paysages à couper le souffle et rencontres nombreuses avec la faune si riche de Nouvelle-Zélande vont s’enchaîner. Manchots, dauphins, baleines, albatros… On peut dire que la chance nous a rejoints sur la route de Te Anau. Nos deux compagnons de bord vont avoir la chance de côtoyer un nombre impressionnant d’animaux en très peu de temps, et nous sommes ravis de participer à ces rencontres !!!

A très vite pour vivre ensemble la suite de ces quelques jours fantastiques.


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Franz Josef Glacier

// 13 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

A Franz Josef, nous sommes à nouveau congelés et le ciel est menaçant. Pas étonnant lorsqu’on sait que le village de Franz Josef connaît une pluviométrie de 5000 millimètres par an, étalée sur 178 jours… Par comparaison, cela correspond à plus de 8 fois la pluviométrie de Paris. Quant à celle des Alpes françaises, elle se situe entre 800 et 1800mm par an. Qu’à cela ne tienne, polaires sur le dos et k-ways dans le sac, nous partons pour le glacier Franz Josef.


Sub-zéro, Glacier Franz Josef

Présentation des glaciers Franz Josef et Fox

La chaîne montagneuse sur laquelle se sont formés Fox Glacier et Franz Josef Glacier est haute de plus de 3000m. Elle arrête ainsi les nuages chargés d’eau arrivant de la mer Tasman. Les fortes précipitations qui en résultent (environ 30 m de neige par an) alimentent en continu les neiges au sommet des glaciers descendant de 1 à 5 mètres par jour, entraînés par leur propre poids. C’est ainsi un équilibre fragile qui s’opère entre précipitations et fonte des glaces. C’est pourquoi l’on observe des périodes de recul et d’avancée du glacier.

Après une longue période de recul, Franz Josef avance de nouveau depuis 1983. Long de 13 kms, il est tout à fait remarquable puisqu’il prend naissance dans une zone de neige éternelle pour terminer sa course dans une zone tempérée en bord de mer, habitée par une forêt pluviale.

A part en Argentine, Franz Josef Glacier et Fox Glacier sont les seuls glaciers au monde à descendre si bas, à 250 m d’altitude.


Petite balade à la rencontre de Franz Josef Glacier

Depuis le parking de Franz Josef, une courte marche boisée nous amène à un point de vue sur l’ensemble de la vallée glacière. Le site s’offre à nos yeux comme un immense cours d’eau figée, laissant s’échapper un fin torrent s’écoulant vers la vallée.

Nous approchons du lit de ce cours d’eau. Pour cela, nous marchons au milieu des pierres qui s’amoncellent dans une grande cuvette, encadrée de hautes murailles rocheuses, d’où jaillissent des cascades. Un chemin de pierres permet de franchir le torrent sans se mouiller les pieds et d’atteindre ainsi un point de vue plus proche du glacier. Le ballet des hélicoptères touristiques est incessant au-dessus de celui-ci. Nous y apercevons aussi des cordées.

La grandeur du glacier et sa couleur bleutée le rendent majestueux. Les pierres qui en terrassent le front valent aussi le détour. Striées, modelées, colorées, de l’avis de Ludo, chacune d’elles semblent avoir sa petite histoire.

Au-delà du point de vue où nous nous trouvons, un panneau nous informe que franchir cette barrière pour continuer plus en avant est à nos risques et périls, en raison de chutes de pierres et des brusques changements pouvant intervenir dans le trajet du cours d’eau. Mais la fièvre photographique s’empare de l’équipée. Nous continuons notre périple jusqu’à ce que la rivière glacière rejoigne une haute paroi rocheuse, stoppant là notre avancée. S’ensuit une longue séance photos… Nos touristes comprennent enfin ce que veut dire « visiter » avec un appareil photo sur pattes ! Nous espérons juste très fort qu’un morceau du glacier ne va pas décider de se décrocher dans la demi-heure, créant une vague qui pourrait bien nous frigorifier encore plus !

Nous retournons ensuite en zone « sécurisée » et regagnons le camping-car pour le repas du midi… qui s’éternise ! Personne n’émet réellement l’envie de bouger rapidement et affronter de nouveau le froid et la pluie qui commence à tomber…

Pluie, pluie, pluie à Franz Josef et Fox

Nous nous déplaçons malgré tout vers le deuxième glacier : Fox Glacier, plein d’espoir ou presque… La pluie s’intensifie. Nous nous résignons à continuer vers le Sud, sous une pluie battante.

Nous tenterons une  fois encore de mettre le nez dehors en début de soirée. Nous arpentons une plage déserte à la recherche de faune pour montrer à nos touristes que la Nouvelle-Zélande ne se limite pas à la pluie…. Nada ! Pas âme qui vive. Nous finirons notre course sur le parking de l’office de tourisme d’Haast, devant un panneau « no camping ». Nous dirons que c’est à cause de nos 2 Frenchies à bord qui ne comprennent pas bien l’anglais.