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Festival Permaculture

// 29 août 2009 // 0 Commentaire » // Articles

Festival de Permaculture : les  photos

En 2009, nous avons participé au premier festival de permaculture francophone. Ce fut l’occasion de boucler la boucle avec cette étape symbolique en France. L’évènement nous a permis de retrouver ce que nous avions découvert à l’autre bout du monde : la permaculture. Ludo a profité du festival pour présenter une exposition photo :  un projet qui lui tient à coeur intitulé « Sur ma planète ». Nous vous laissons découvrir le festival de permaculture en images…

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Les eaux turquoise du lac Tekapo

// 5 mai 2009 // 4 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande


Dans la soirée du 23 Mars, nous arrivons au bord du Lac Tekapo. Les derniers jours ont été bien chargés et nous nous couchons tôt afin d’être en pleine forme le lendemain pour apprécier le magnifique bleu turquoise de ce lac.

Intensément bleu : Tekapo

Lake Tekapo

Au croisement de la rivière et du lac du même nom se dresse Lake Tekapo, la ville. Elle offre une vue époustouflante sur les eaux turquoise et sur un arrière-plan digne du film de Peter Jackson où montagnes et collines s’enchevêtrent. C’est ainsi qu’elle connaît un essor touristique très prononcé ces dernières années en tirant profit de sa situation idyllique : beauté du lac et lieu de passage des navettes en direction de Queenstown et le Mont Cook.

Bleu intense

La tonalité bleue turquoise étincelante du lac Tékapo est une caractéristique qu’il partage avec les autres lacs et plans d’eau de la région.

C’est le frottement de pierres entre-elles sur la partie inférieure des glaciers se déplaçant vers les vallées, qui est à l’origine de la formation de fines particules  dont l’ensemble est appelé « rock flour »(farine de roche). Elles sont ainsi introduites dans la glace puis dans l’eau lors de la fonte en direction des lacs de la région.

Ce sédiment profère à l’eau cet aspect laiteux qui réfracte les rayons lumineux et donne cette couleur brillante.

Après une bonne nuit de sommeil, il nous tarde de profiter du soleil éclatant pour admirer le bleu magique du lac Tekapo. La météo accueillante invite le photographe à flâner sur les berges. Peut-être est-ce l’émotion, mais il en perd une pièce importante de son trépied. Malgré un long moment passé à inspecter les broussailles, en vain, nous rebroussons chemin.

Après quoi nous prenons la route vers un lieu bien connu, qu’il nous tarde de retrouver : Akaroa.


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Le lac Pukaki porte aux nues la beauté du Mont Cook

// 2 mai 2009 // 5 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

L'infini d'un reflet , Lac Pukaki

Nous ne résistons pas à l’envie de partager quelques photographies supplémentaires de ce magnifique coucher de soleil sur le lac Pukaki.

La couleur, d’un bleu turquoise, est due à la présence de nombreuses particules en suspension (poussières de roches réfléchies par le soleil) dans l’eau, qui provient directement des glaciers.

Un crépuscule féérique sur un panorama majestueux. Quel meilleur « au revoir » cette région du Mont Cook National Park pouvait-elle nous offrir ?

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Le Mont Cook National Park

// 20 avril 2009 // 7 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

Le lundi 23 Mars en milieu d’après-midi,  nous arrivons à Mont Cook village. Après la visite de l’office de tourisme remarquable et quelques pas dans la station, plutôt huppée, nous nous décidons pour une petite randonnée au pied du Tasman glacier.

La vallée du Mont Cook

Présentation du Mont Cook National Park

Créé en 1953, il doit son nom au Mont Cook, point culminant de la Nouvelle-Zélande et même d’Australasie. Les Alpes néo-zélandaises émergent des eaux, il y a environ 100 millions d’années, par la rencontre de la plaque tectonique australienne avec celle du pacifique sud. Les poussées entraînent la croissance de la chaîne montagneuse et, l’érosion des nombreux glaciers façonnent les flancs abrupts et les vallées profondes que l’on connaît aujourd’hui.

Le parc national du Mont Cook (707 km² au total) qui comprend plus de 70 000 hectares de haute montagne héberge d’ailleurs le plus long glacier du pays : Tasman glacier, long de 29kms et large d’1,6km. Il est l’un des 72 recensés actuellement dans le parc dont 40% de la surface totale est ainsi recouverte de glace.

Du haut de ses 3764 m d’altitude, le Mont Cook fait partie des 27 sommets de Nouvelle-Zélande dépassant les 3000 m d’altitude, dont pas moins d’une vingtaine se situent dans ce parc national du même nom.

Première approche, à la recherche des Blue lakes

Cette petite balade de pierre en pierre nous déçoit un peu. Nous ne sommes pas vraiment émerveillés par les paysages mais passons, en revanche, un agréable moment dans les lieux presque déserts. Presque en effet, puisque la faune est bien présente. Un petit oiseau se prend de passion pour nous et cherche l’objectif de Ludo. Il nous suit ainsi pendant un long moment, se posant sur les branches et les pierres avoisinantes. Lorsque nous nous asseyons, il nous provoque puis se lasse et disparaît dans les buissons. Mais dès que nous reprenons le chemin, le voilà qui nous suit à nouveau.

Nous faisons également une rencontre qui aurait de quoi faire pâlir certains chasseurs : un gros lièvre bien peu farouche. Mais nous avons vérifié, il n’était pas empaillé…

La nuit tombe déjà, et nous rebroussons chemin. Pour le lendemain, est prévue une rando à la rencontre du Mont Cook ou Aoraki (perceur de nuages) baptisé ainsi par la tribu Ngai tahu, pour laquelle le mont Aoraki est sacré.

Une nuit qui s’annonce étoilée

Nous nous serions bien arrêtés pour dormir à Mont Cook village, dans l’hôtel le plus célèbre de Nouvelle-Zélande par sa vue imprenable sur le Mont Cook : l’Hermitage, mais le camping de Glentanner est davantage dans notre budget. Nous rebroussons donc chemin jusqu’à ce parc, point de départ des avions et hélicoptères touristiques qui survolent quotidiennement le Mont Cook.

C’est sans regret qui nous investissons les lieux, puisque loin de toute pollution de lumière artificielle, c’est ici une occasion en or pour notre photographe, de tester les capacités de son appareil… en photographiant les étoiles, pléthore en ce lieu. Ludo passe donc une soirée frigorifique à gérer les pauses longues qui donneront des clichés assez impressionnants. Vous aurez bientôt l’occasion de le constater par vous-mêmes.


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Retour sur l’asphalte : de Queenstown au Mont Cook

// 15 avril 2009 // 6 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

Le trajet nous menant au Mont Cook est l’occasion de nous arrêter à Cromwell : région très réputée pour ses vergers et ses vignes comme en témoignent les photos proposées dans la galerie.

Simple et apaisant, Benmore Lake, Otago

Nous passons également un agréable moment sur les berges du Dunstan Lake qui offrent une quiétude difficilement égalable. Nous entendons au loin le chant des canards qui s’ébattent dans les marécages tenant compagnie à quelques barques de pêcheurs.

Le ciel bleu se reflète sur l’étendue d’eau paisible et miroitante.

Nous traversons également la région d’Omarama, plutôt déserte et loin des rassemblements touristiques. Nous y passons là encore quelques moments paisibles au bord d’un autre lac : Benmore Lake

Mais le clou du spectacle restera néanmoins les cimes environnantes rougeoyant avec le déclin du soleil.

Notre périple vers le Mont Cook sera également l’occasion de nous arrêter afin de visiter un des barrages hydrauliques, nombreux dans la région. Ses eaux à l’aspect bleuté laiteux regorgent de saumons. Cet aspect presque chimique de l’eau donne néanmoins un très beau rendu au cliché du petit canard noir de Nouvelle-Zélande : Le New-Zealand Scaup.

Nous nous engageons ensuite dans la région du Mont Cook et rien que d’y penser, nous avons des étoiles plein les yeux… Le temps est beau et chaud, le ciel plutôt dégagé. Ce sont les conditions idéales pour aller à la rencontre de ce mont mythique, que beaucoup de visiteurs ont  la déception de ne l’apercevoir qu’au milieu d’une épaisse purée de pois.

Les quelques dizaines de kilomètres que nous devons parcourir entre Twizel et Mont Cook village ne dévoilent qu’une partie infime de la beauté de cette star au sommet enneigé : Le mont Cook.


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Un Canon EOS 5D Mark II pour la suite

// 11 avril 2009 // 10 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

Nous nous étions lancés le pari, il y a déjà longtemps, d’échanger les rôles le temps d’un article. L’acquisition du Canon 5D Mark II est l’occasion rêvée. Je vous laisse avec Ludo qui saura mieux que quiconque vous parler de son nouvel appareil photo.

Marie

 

Toc, toc, toc ! Voilà la belle sonnerie de notre réveil de ce matin. Un gentil monsieur, sûrement employé par la commune, nous réveille en frappant sur la carrosserie du Van. On fait mine de dormir profondément, mais Mister Parking ne s’y trompe pas et insiste. Réveil en fanfare donc, expulsés du lit ! Notre cadeau de bienvenue en cette jolie journée : un prospectus avec un énorme logo « STOP ! ». Queenstown est une ville sans « overnight parking », dormir sur les parkings y est illégal… Et le prospectus indique évidement l’emplacement de chaque camping alentour.

Un jour il sera mien ! Oh oui… un jour, il sera mien !

Photo shop : on se dirige vers la boutique photo de Queenstown qui m’avait promis l’objet de mes convoitises, il y a maintenant un mois… Ça faisait très longtemps que j’attendais sa sortie, puis l’opportunité de l’acheter. En effet, je ne doute pas que c’était dû  à son succès mais le Canon 5D Mark II était en rupture de stock.

En Europe et, ici aussi en Nouvelle-Zélande,  avec une trentaine d’appareils sur la liste d’attente de la boutique de Christchurch (vous comprendrez pourquoi je n’ai pas approfondi ma démarche auprès d’eux). Et les choses n’allaient pas en s’arrangeant car aux dires du vendeur de Queenstown, le container Canon approvisionnant la Nouvelle-Zélande aurait été annulé sans que personne ne sache pourquoi. Tout ceci expliquerait le délai de livraison. Croira qui voudra, c’est toujours difficile de voir clair dans le jeu d’un vendeur, même si celui-ci a l’air de bonne foi…

Le grand jour est venu !

Nous y voilà, le vendeur me fait un grand sourire et me confirme l’arrivée de mon nouveau boîtier Canon. Ça pour une nouvelle !

C’est comme si c’était le coup de foudre ! Je le revois encore, s’immiscer timidement à l’extérieur de son emballage. Ah,  ce sacré 5D Mark II. Je vais enfin pouvoir le prendre et l’emmener avec moi cette fois-ci. Je dis adieu à Ken, le vendeur qui semblait bien envieux de mon nouveau compagnon de photo. Me voilà avec un nouveau bijou photographique entre les mains, prêt à affronter toutes les conditions pour illustrer notre WakaTrip adoré.

Pourquoi?

Je répète ce qu’on m’a parfois dit après m’avoir demandé quel appareil photo j’utilisais : « ce n’est pas l’appareil qui fait les photos : c’est le photographe ». C’est très important de ne pas se dire qu’un meilleur appareil photo va vous faire capturer de meilleurs clichés. C’est un leurre. Seulement voilà, que ce soit mal ou bien, pour traiter avec l’édition, c’est toujours plus positif de dire « je photographie avec un 5D Mark II » que de grincer des dents en disant « je photographie avec un 20D ». Vous l’aurez compris, le marketing n’y est pas pour rien et, bien entendu, je m’étais beaucoup attaché à mon 20D (on en a fait de la route ensemble. Un petit mot pour mon 20D : tu sais tu ne seras jamais has been dans mon cœur). Maintenant, que la page est tournée, j’espère garder mon 5D II le plus longtemps possible. Plein de belles photographies nous attendent, j’en suis sûr.

Quoi de mieux avec le Canon 5D MarkII ?

Tout ! J’ai envie de répondre : tout est en plus. C’est un autre univers, je le pense. Dans le rendu mais surtout dans la prise en main. Avec un viseur extrêmement lumineux et large ainsi qu’un écran qui assure un confort honorable lors de son utilisation, le Canon 5D mark II a tout pour séduire.

En ce qui concerne la dimension des images, protégez-vous les yeux ! 21 Megapixels : voilà ce qu’offre le capteur de mon nouveau partenaire de choc. Ses fichiers bruts de 32 méga-octets par image ont anéanti l’espace libre de mon disque-dur dès la première semaine d’utilisation. Autant vous dire que les DVD ont brûlé ces derniers temps. Bien entendu, une telle dimension assure un rendu optimal pour des tirages grands formats A2 ou plus grand encore. Il est donc parfait pour mes projets d’exposition lors de notre retour en France.

Conclusion

Lorsque je repense au nombre de photographies que j’ai pu prendre avec mon ancien appareil. Je me dis que je l’ai, maintes fois, rentabilisé. Et  bien, le mieux que je puisse espérer est d’en faire autant avec mon nouveau 5D Mark II. En ce qui vous concerne, si la différence ne vous saute pas aux yeux car la taille des images de WakaTrip est un échantillon. Multipliez la taille de la photo que vous voyez à l’écran par 7 et vous obtiendrez celle du fichier originale. L’appareil étant plus apte à prendre des photographies dans des conditions difficiles (basse lumière) attendez-vous à voir plus de photographies de ce style (ciels étoilés, fin de journée…) dans les prochains épisodes. Comptez sur moi pour vous montrer ce que donne mon nouveau compagnon.

Ludovic

Ludo va devoir prendre du temps pour s’adapter à son nouveau bijou, il en profite aussi pour m’initier à son art. En effet, par voie de conséquence, j’ai récupéré l’ancien model, son fidèle 20D, grâce auquel j’ai pu saisir quelques moments de complicité naissante entre notre photographe et son 5D tout neuf. Je tiens à les partager sans prétention aucune avec vous dans la galerie ci-dessous.

Marie

 

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Terres isolées : Glenorchy

// 6 avril 2009 // 7 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

 

 

Après le départ de nos deux Frenchies, nous accusons un peu le coup. Même sans décalage horaire, la fatigue accumulée au cours de ces 12 jours et 2700 kilomètres mémorables, nous font lever un peu le pied. Nous restons donc quelques jours à Christchurch, et en profitons pour traiter les photos et rédiger les articles relatant ce périple à quatre.


Au grand air, Glenorchy

Repos-boulot

 

Nous restons ainsi quelques jours enfermés, comme deux petites fourmis, derrière nos pc. Lorsque nous mettons le nez dehors, nous réalisons que l’automne pointe le bout du sien. Puis, de quoi donner le sourire à Ludo, nous recevons un mail : le 5D Mark II (nouvel appareil photo commandé un mois plus tôt) est enfin arrivéà Queenstown ! Nous décidons d’en profiter pour faire une deuxième tentative d’approche de Glenorchy, en espérant une météo clémente. Nous partons ainsi à la découverte de la région de Tekapo et du Mont Cook.


La quête du Graal

 

Le Mardi 17 Mars, nous prenons donc la Wakamobile, en direction du sud, afin de récupérer l’engin photographique. Sur la route, nous assistons à un joli coucher de soleil sur les reliefs montagneux : on distingue bien le Mont Cook se dressant fièrement au loin, seul pic enneigé à cette époque de l’année.

Un peu plus tard dans la soirée, on ne peut s’empêcher une pause de quelques minutes, afin d’admirer les myriades d’étoiles qui scintillent dans les cieux (ici, aucune pollution lumineuse !). Ludo se promet alors une soirée frigorifique dès qu’il aura son 5D en main, afin de vous faire partager cette féerie.

Nous arrivons à Queenstown dans la nuit, et nous nous installons pour dormir au bord du lac. Ludo rêve déjà de son beau bijou et prie pour l’avoir entre les mains le plus tôt possible le lendemain… Je laisserai le soin au photographe de vous conter cette journée décisive dans le prochain article.

 

Départ pour Glenorchy

Mercredi 18 Mars en fin de journée, le Canon EOS 5D Mark II « en poche », nous prenons la direction de Glenorchy, et nous installons dans l’unique camping, loin de toute télécommunication. Le lendemain, nous avons prévu une « tournée » spéciale Seigneur des anneaux. En effet, de nombreuses scènes ont été tournées dans la région.

 

Sur les traces de Peter Jackson

Le soleil nous a rejoints et c’est l’occasion pour Ludo de baptiser le 5D.

Nous prenons d’abord la route de « Paradise », et traversons de nombreux cours d’eau, de plus en plus gros, offrant l’accès à une succession de paysages grandioses. Une rivière plus impressionnante encore stoppera là notre aventure en Wakamobile. Nous décidons de pique-niquer avant de faire demi-tour. Très vite, nous comprenons que le repas se fera à l’intérieur… nous cherchions de quel paradis il s’agissait, nous avons trouvé, c’est celui des sandflies. En 10 secondes de temps, alors qu’on ouvrait les portières pour attraper la glacière… une nuée de ces furies piqueuses s’installent à table avec nous… Le repas est sportif !

Nous rebroussons ensuite chemin puis bifurquons en direction de Routeburn, qui se termine en un sentier menant à une cascade. Là encore les paysages sont très représentatifs de l’ambiance « Seigneur des anneaux » et mis en valeur par la fin de journée.

Nous aurions pu nous attarder plus longtemps dans cette région qui regorge de randonnées, mais nous préférons consacrer plus de temps au Mont Cook, notre prochain objectif.

 

 

 

Nous reprenons donc la route vers le nord. Après un rapide passage à Cromwell pour dormir, nous établissons notre nouveau QG Wakatrip au camping d’Omarama. A vrai dire, peu de choses s’y passent hormis le défilé des bateaux et des canards sur le lac voisin. Mais comme souvent, la palme revient aux dernières lueurs du jour, mettant en valeur un paysage aux cimes rougeoyantes. Les journées ensoleillées s’enchaînent à des nuits glaciales aux milliers d’étoiles. Ce sont des conditions idéales pour notre prochaine étape : la région du Mount Cook…

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Au pays des manchots et des dauphins : Curio bay

// 28 mars 2009 // 7 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

 

Quelques centaines de kilomètres, une quinzaine de lièvres et d’opossums plus loin, nous arrivons de nuit sur le parking de Curio bay. Pour un bon emplacement de camping sauvage, toujours se garer à proximité d’un panneau «  no overnight camping » c’est un gage de qualité… Nous nous endormons avec, déjà, en tête, ce que nous espérons voir le lendemain : manchots, dauphins,…


Départ de pêche aux aurores, Curio bay

 

 

Wake-up

Quelques heures plus tard, le réveil sonne. Nos deux compagnons de route sont sur le pied de guerre en moins de temps qu’il nous en faut pour ouvrir un œil. Sous les premières lueurs du matin, nous les rejoignons très vite, réalisant soudain que nous ne leur avons pas précisé qu’ils pourraient rencontrer des lions de mer sur le chemin obscur de Curio bay.

 


Un spectacle grandiose

 

La quiétude et l’air frais du petit matin, le rougeoiement des premiers rayons sur les rochers et les vagues qui s’y écrasent font de cette sortie aux aurores, un moment de grâce à l’état pur. Lorsque l’on ajoute au décor les petits manchots antipodes qui descendent tranquillement pour se mettre à l’eau, leurs chants, leurs déplacements : tout est réuni pour un réveil exceptionnel où la fatigue est très vite oubliée. Le simple fait d’évoquer ce mardi matin unique nous replonge dans une ambiance feutrée et paradisiaque.

Une fois le dernier manchot disparu dans les flots, nous regagnons le camping-car pour rejoindre Porpoise bay de l’autre coté de la falaise.

 

Deuxième instant « magique » pour Ludo

Un second plaisir photographique est offert à Ludo grâce à quelques moutons se baladant librement sur la falaise sous les rayons matinaux. Nous avons, quant à nous, bien peur qu’il ne les effraie et en fasse sauter un de la falaise (et par conséquence, tous les autres derrière lui). Mais notre photographe a un contact fusionnel avec ces bestioles… Nous aurons l’occasion de reparler de cette passion des ovins chez lui dans un article spécial !

 

Peu farouche

Une autre surprise nous attend sur le parking face à Porpoise bay où nous avons élu domicile pour le petit-déjeuner. Les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des dauphins d’Hector, nous n’avons pas vu s’approcher un lion de mer très sociable… La bête est tranquillement installée sur le gazon, juste à côté du camping-car, pour une petite bronzette sous le soleil de ce milieu de matinée.

Quelques minutes plus tard, notre photographe pique doucement du nez… Les deux Dubois, fous de l’eau de mer, ne pensent, quant à eux, qu’à une chose : « On plonge ou on ne plonge pas ? Elle est froide, tu crois ? »


Nager avec les dauphins

 

Une promenade sur la plage (attirail de plongée en main.. juste au cas où…) achèvera de nous décider. En effet, dès nos premiers pas sur le sable, un petit groupe de dauphins s’approchent de la rive. C’est le moment ou jamais ! Oubliées la fatigue et la fraîcheur du matin : perception de la combinaison et nous nous jetons à l’eau !

Mais là, l’histoire se complique un peu. Pourtant habitués aux lacs d’altitude avec un simple maillot de bain, il faut bien avouer que l’eau, ici, est juste glaciale. Nous nous rappelons soudain que nous sommes proches du point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande et que seules quelques petites îles nous séparent des courants froids qui viennent de l’Antarctique.

Nous avançons comme nous pouvons, entre les rochers, dans l’eau froide. Les dauphins approchent toujours plus.  Nous luttons mais sommes incapables de mettre la tête sous l’eau pour les observer. En revanche, ils viennent nous saluer et s’aventurent même jusqu’à passer entre nous.

Nous sommes très impressionnés de voir leurs évents s’ouvrir juste à coté de nous dans un petit bruit sec lorsqu’ils prennent leur respiration et surtout d’entendre résonner sous l’eau les sons qu’ils émettent. Sans être fascinés initialement par ces bestioles, il faut bien dire que leur présence toute proche est assez impressionnante. Ils dégagent quelque chose d’unique et d’attirant, comme s’ils modifiaient, par leur présence, toute l’atmosphère nous entourant.

C’est aussi très étonnant de voir qu’ils s’approchent aussi près des côtes, là même où nous n’avions de l’eau que jusqu’à mi-buste.

Le temps que l’on réussisse à mettre la tête sous l’eau sans hurler… , ils se sont déjà malheureusement éloignés. Nous essayons de jouer de la palme vers une autre zone espérant qu’ils reviennent, mais sans succès. Cette expérience fascinante nous laisse un petit goût de pas assez, et nous espérons bien avoir l’opportunité de la retenter…

En revanche, deux lions de mer ont bien failli nous rejoindre. Se chamaillant à coup de dents au bord de l’eau, ils se rapprochaient de plus en plus des premières vagues. L’occasion pour papa Dubois de se moquer de sa fille, pas très rassurée à l’idée de se retrouver dans la mêlée. Nos pieds congelés sont ensuite ravis de fouler le sable tiède.

 

Voilà pourquoi vous n’aurez aucune photo de notre rencontre avec les dauphins

Lorsque Marie rejoint le camping-car afin de se changer, elle réveille à la force des couleurs fluo de sa combinaison, un Ludo perturbé :

« Ah, ça y’est ? vous allez plonger ?!

Tu sais quoi, j’ai rêvé d’un Yéti… un vrai ! Il n’avait qu’un seul œil, énorme, au milieu de la tête. J’étais si proche de lui que je me voyais dans son œil ! Je sais enfin à quoi ressemble le vrai Yéti !!! …..Mais t’es trempée …???»

……..

« Quoi ? Vous avez vu des dauphins sans moi ?!, pourquoi tu ne m’as pas appelé !!!! » …Tout ça avant de retourner à son Yéti… Serait-ce l’animal qui manque à sa collection photographique ?

Nous laissons les psys interpréter l’univers perturbé de l’artiste…   (lol)

Quelques photos de cette aventure marine avec les dauphins ont quand même été prises à la volée avec un appareil jetable étanche. Peut-être pourrons-nous les partager avec vous si elles sont réussies, tout comme les films qu’il nous tarde de mettre en ligne. Nous vous communiquerons les liens en temps. (à savoir, lorsque nous aurons une connexion internet digne de son nom…ou une connexion tout court d’ailleurs)*

 

 

Pour contiuer ces rencontres animales en série, nous prenons la direction de Kaikoura. Une longue route nous attend. Après une petite pause aux Moeraki boulders, nous profitons de passer à proximité d’Oamaru à la tombée de la nuit pour présenter à nos touristes à bord les manchots pygmées. Puis, nous continuons notre remontée vers Kaikoura, que nous atteignons le lendemain matin après une courte nuit à Waikuku beach. Une rencontre avec les baleines est prévue pour l’après-midi…

 



* Pour la petite histoire, notre clé internet 3G a disparu de la circulation, ce qui risque de perturber les publications de ces prochaines semaines sur WakaTrip. Nous nous en excusons par avance, et faisons au mieux pour garder le rythme. Pour être informés des prochaines parutions : inscrivez-vous à la Newsletter.

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Croisière sur le fjord, Milford Sound

// 27 mars 2009 // 11 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande


Lundi 2 Mars, après avoir sillonné une jolie route et fait quelques arrêts, nous empruntons le « Homer tunnel ». A la sortie de ses 1200m, la « Cleddau Valley » s’offre à nos yeux formant une voie naturelle vers Milford Sound. Nous ne sommes plus très loin de notre but : la croisière dans le fjord de Milford Sound.

Stirling Falls, (En maori : Wai Maanu qui signifie baleine reposant sur la mer), Milford Sound. Cette cascade porte le nom du Capitaine Stirling qui explora le fjord à bord du navire Clio. Elle s'élève à 155 mètres de haut.

Milford Sound

Milford Sound est, de loin, le plus célèbre des fjords de la région. Il est également le seul accessible par la route. Même si ce bras de mer long de 16kms est connu sous le nom de Milford Sound, il s’agit en fait d’un fjord. C’est une vallée typiquement étroite, façonnée par la glace et aux pentes abruptes, dans laquelle la mer s’est installée après le recul d’un glacier.

Par opposition, un sound désigne une vallée fluviale (et non glaciaire), elle aussi, inondée par la mer dans un second temps. C’est le cas des Marlborough Sounds.


Arrivée à Milford Sound

Lorsque nous nous retrouvons face aux falaises à pic qui plongent dans la profondeur de l’eau émeraude, nous savons que nous sommes arrivés à destination. Le Mitre Peak s’impose comme la massive sentinelle de forme pyramidale qui domine la baie de Milford Sound du haut de ses 1692m.

Croisière à bord du Frienship

Nous embarquons ensuite afin de débuter notre promenade en bateau dans le fjord. Et dès les premiers mètres, nous sommes dans un autre monde. Certes, il ne fait pas très chaud et le vent est vif, mais le soleil brille, et nous sommes sur le pont, prêts à en prendre plein les yeux. Nous avons l’impression d’être tout petits au milieu de ce fjord en apparence inaccessible. Les hautes pentes abruptes couvertes de forêt primaire participent à ce sentiment, et rendent la croisière grandiose.


Le Friendship passe si proche des cascades qu’elles en arrosent ses pontons et  légèrement aussi leurs occupants… C’est notamment le cas de Stirling Falls, haute de 155m. Les Bowlen Falls, quant à elles, jaillissent d’une vallée glaciaire en s’offrant une chute de 160m.

Nous guettons également les flots dans l’espoir d’apercevoir les dauphins, souvent présents dans le fjord, en vain. Nous voudrions bien apercevoir aussi le manchot du fiordland… là encore… rien. Mais, pour le plus grand plaisir des nos deux Frenchies à bord, nous faisons la rencontre d’un petit groupe d’otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande, qui se dorent la pilule sur des grandes roches plates à l’abri du vent. Les deux plus jeunes se donnent même en spectacle en chahutant et donnant de la voix devant les visiteurs amusés.

Lors de notre retour vers la terre ferme, nous nous mettons quelques minutes à l’abri dans la cabine, devant un petit thé, et découvrons dans la brochure du bateau, une anecdote intéressante. Lorsque les eaux sont calmes et le vent faible, la rencontre de l’eau de mer qui s’introduit dans les fjords et de l’eau douce provenant des fréquentes précipitations et des cascades entraîne l’apparition d’un phénomène étrange. Une couche d’eau douce de la couleur du thé se forme en surface…

Un phénomène étrange

La couche d’eau douce de 3 à 4 m qui se maintient en surface du fjord témoigne de l’importance des précipitations dans la région.
En raison de leur densité inférieure, les eaux provenant des montagnes environnantes ne se mélangent qu’en partie à l’eau salée. Au cours de son long voyage à travers une végétation luxuriante, l’eau douce se teinte au contact des tanins et d’autres matières organiques.

Les tanins sont des substances que l’on trouve dans presque tous les végétaux. Ils sont aussi présents dans les bois des tonneaux (surtout ceux en chêne) et participent ainsi à la coloration des cidres, pommeaux, calvados,…). Le tanin était aussi utilisé au Moyen-Age pour la préparation du cuir afin de le rendre imputrescibles. On l’extrayait d’écorces de chênes que l’on broyait dans des moulins.

Ceci nous donne une idée de la couleur que peut avoir cette couche supérieure d’eau douce sur le fjord.

Mais cette couche d’eau à faible salinité n’est pas simplement une curiosité par sa couleur. Elle offre une opacité étonnante sur 2 ou 3 mètres de profondeur et agit comme un filtre. La pénétration de la lumière est beaucoup moins importante dans les fjords qu’en milieu purement marin. (10m dans les fjords équivalent environ à 70 mètres en mer). La vie marine des fjords s’est donc adaptée à cette opacité, en gagnant notamment des profondeurs moins importantes.

Ainsi, une grande diversité marine peut être observée sur les 40 premiers mètres de profondeur faisant le régal des plongeurs. C’est le cas de l’étonnant corail noir, qui se développe normalement à 80 mètres de profondeur. il est visible dans les fjords à 10 mètres seulement.

Après cette après-midi au pays des merveilles, nous décidons, sur un coup de tête motivé par l’envie d’une rencontre avec une faune marine toujours plus riche (manchots antipodes et dauphins d’Hector), de faire un « petit » détour vers Curio bay et Porpoise bay, avant de gagner Kaikoura, pour la dernière partie de notre voyage à quatre voix.


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Un phénomène géologique : la création des fjords du Southland

// 25 mars 2009 // 10 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande


En jetant un oeil sur la carte de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, vous serez sans aucun doute comme nous l’avons été, intrigués par une grande étendue de vert entrecoupée de bleu. Le relief découpé du Fiordland National Park  est plutôt hors du commun. Il est, avec 1,2 millions d’hectares le plus vaste parc national de Nouvelle-Zélande. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, cette région  est notamment connue pour ses fjords et renommée pour ses nombreuses randonnées. Milford track, Kepler track, Dusky track et tant d’autres ; c’est au total 500 kms de sentiers tracés à travers la réserve naturelle et 60 refuges qui font de ce parc national une destination rêvée pour les randonneurs.


Au pied des fjords, Fiordland

Des paysages hors du commun

Une épaisse forêt pluviale tempérée couvre les pentes abruptes dominant les 14 fjords et 5 grands lacs d’origine glaciaire du Fiordland. Côtes déchiquetées, falaises, cascades, fjords, lacs : ces paysages escarpés ont été modelés par les glaciations successives. Ces lieux reculés et protégés sont habités d’une faune et d’une flore exceptionnelles.

Les animaux marins prospèrent sur ces côtes où l’on peut notamment rencontrer le grand dauphin et le très rare manchot du Fiordland (ou Gorfou huppé)

La forêt pluviale recouvre les deux tiers de la région. C’est une forêt vierge tropicale (rain forest) tempérée et fraîche, dense comme une jungle. L’espèce végétale qui prédomine est le hêtre argenté de Nouvelle-Zélande, mais elle est aussi habitée de vignes vierges, de lianes, de plantes grimpantes et de fougères qui s’enchevêtrent. Cette végétation dense, offre un abri sûr au très rare Takahe, une espèce menacée que l’on croyait disparue, avant que ne soit découvert leurs derniers représentants dans cette région (aujourd’hui une  centaine d’individus).


Climat

L’eau est l’un des principaux éléments responsables de la beauté de la région. Les fjords offrent le meilleur d’eux-même juste après une bonne pluie, lorsque la « rain forest » a bien été arrosée.

S’il est plutôt décevant d’arriver dans cette région sous la pluie, on lui doit néanmoins la beauté de ces paysages. Sans elle, pas de forêt pluviale.

Le Fiordland passe sans transition de la mer aux hauts pics montagneux, prenant au piège tous les nuages qui les survolent. C’est pourquoi il peut pleuvoir uniquement dans cette région alors que le soleil brille partout ailleurs en Nouvelle-Zélande.  N’ayons pas peur de dire que le Fiordland est l’un des endroits les plus pluvieux du monde. A titre d’exemple, Milford Sound, où nous nous sommes rendus, reçoit environ  6 mètres de pluie par an.

Lors de notre passage dans le Fiordland, nous pouvons nous estimer chanceux car nous n’avons pas essuyé une seule goutte de pluie pendant les visites. Le crachin était de mise en tout début et fin de journée, mais le soleil nous a fait l’agréable surprise de nous accompagner sur le chemin de Milford Sound.


La formation des fjords

La région du Fiordland, unique en son genre, est le résultat de l’énorme pouvoir naturel de l’eau. En des temps anciens, les glaciers sculptèrent ces reliefs particuliers : les fjords. Ils creusèrent la face de cette région, puis suite à un réchauffement climatique inondèrent les vallées, formant ainsi les lacs qu’on lui connait aujourd’hui. Les sommets des monts escarpés peuvent atteindre 2750m et certaines falaises s’élèvent à 1200 m.


Chronologie

Il y a plus de 10 millions d’années, le soulèvement de la région provoque des plissements formant alors des reliefs séparés par des vallées en V.

Il y a 2 millions d’années, une nouvelle ère glaciaire commence. La neige s’amoncelle alors autour de la région du Fiordland et se transforme en glace. C’est ainsi qu’apparaissent des glaciers qui se frayent un passage vers la mer. Ils connaissent de nombreuses avancées et reculs au rythme des caprices climatiques. A chaque avancée, il sculpte un peu plus profondément les vallées, taillant les sommets et les crêtes en pointes et les vallées en U.


Il y a entre 20 000 et 12 000 ans un réchauffement climatique opère, provoquant une reculée flagrante des glaciers, laissant alors apparaitre des vallées d’altitude.


Il y a environ 6 000 ans, à la fin de la dernière ère glacière, le niveau de la mer atteint son niveau actuel. L’eau salée envahie alors les vallées, créant des voies d’eau entre les reliefs : les fjords, appelés ici par erreur : « sounds ».

Des « sounds » qui n’en sont pas…

Le terme sound désigne un bras de mer formé par submersion d’une vallée fluviale. Mais pour contredire cette définition, les sounds du Fiordland (dont fait parti Milford Sound) sont en fait des fjords formés par plissement de l’écorce terrestre, ensuite approfondis et élargis par les glaciers et enfin envahis par la mer.

L’explication de cette contradiction remonte au XVIIIeme siècle lorsque les explorateurs débarquèrent dans la région. Ils pensent alors découvrir d’anciennes vallées fluviales submergées par l’océan, formant ainsi des bras de mer impressionnants, s’insinuant dans les terres. Ce phénomène a un nom en anglais : « Sound ».

Ils baptisent ainsi Milford Sound et les autres fjords sur cette certitude.

Plus tard, est constaté qu’il s’agit en fait de fjords. C’est pourquoi la région est rebaptisée Fiordland, afin de rétablir, en quelques sortes, la vérité géologique.

Curieux de voir ça de nos propres yeux, le prochain article traitera de Milford Sound.


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