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Dernières photos à Sydney : adieu Terre Australe !

Une fois les valises bouclées, nous nous dirigeons vers Manley afin de prendre le ferry qui nous permettra de visiter la baie de Sydney. Comme pour le jeune Némo (personnage principal du film Disney), les alentours ne sont pas sûrs pour le petit Ludo. De gros “poissons” veulent prendre des photos sans bouger de leurs sièges et tout le monde le sait, même les fesses de Ludo qui se font violemment rappeler à l’ordre par une grosse paluche virile. Notre photographe préféré, pourtant relativement discret, se rassoit penaud, après avoir mis un certain temps à comprendre ce qui lui arrivait, en fixant le molosse rageusement.

Comme si les Australiens avaient décidé de ne pas nous faire regretter de partir, les reproches continuent envers Ludo qui n’ose pourtant plus décoller les fesses de son siège, par peur d’un nouveau douloureux contact. Heureusement, la vue vaut le coup d’oeil, le rassemblement de voiliers dans la baie de Sydney, donne à notre photographe vendéen la nostalgie du départ du Vendée Globe, auquel il ne pourra assister cette année. Nous débarquons charmés par l’opéra de Sydney qui nous accueille en déployant ses multiples évents.

Nous prenons ensuite la direction de l’aéroport où nous sommes très éparpillés. Nous écrivons quelques cartes postales précipitamment, et le résultat n’est pas génial. Certains auront un bafouillage mal écrit, d’autres un télégramme, et le meilleur pour la fin, une enveloppe sans timbre contenant deux cartes pour les enfants et le ticket de caisse des cartes en guise de papier à lettres pour la maman (pour la petite histoire, ce courrier est arrivé sans encombre à Paris dans la semaine qui a suivi, sans timbre et sans être oblitéré bien sûr. La poste fait parfois des miracles !). Conclusion générale : c’est l’intention qui compte !

Nous arrivons les derniers à l’embarquement, mais une fois dans l’avion nous respirons enfin. L’ambiance y est très chaleureuse et détendue, et nous réalisons que nous nous dirigeons vers une escale, oh combien plus longue, la Nouvelle Zélande, notre pays d’adoption pour les dix prochains mois. L’enjeu est totalement différent de ces premières semaines de visites non stop. Au pays du long nuage blanc, c’est un mode de vie qu’il va falloir adopter. Va-t-on s’y plaire, va-t-on atteindre les objectifs que l’on s’est fixés? Va-t-on réussir à parler correctement anglais, trouver du travail, avoir le temps de voyager dans tout le pays à la chasse aux images?

Face à toutes ces questions, nous avons un embryon de réponse pour l’une d’entre elles au moins : nous n’avons jamais eu une telle ambiance dans un avion, le personnel et les passagers discutent ensemble, les sourires sont sur toutes les lèvres et les rires fusent, les hôtesses acceptent l’aide d’un enfant pour distribuer les friandises,… serait-ce ça l’esprit Kiwi ?

A l’arrivée, même constat dans l’aéroport : les douaniers sont souriants, et s’intéressent à notre projet de voyage. Ils s’amusent beaucoup en découvrant que le working and holidays visa de Ludo ne mentionne pas la durée accordée par l’ambassade, mais le rassurent très vite. En cinq minutes, le problème est résolu et nous trouvons rapidement une navette qui nous mène à l’auberge que nous avons réservée. Là encore, le conducteur est charmant, il nous aide à porter nos sacs avec le sourire et s’assure que nous ne trouvions pas porte close au vue de l’heure tardive.
Nous sommes bel et bien attendus à la “jailhouse” (encore une ancienne prison). Un petit mot et notre clé de chambre nous attendent sur le comptoir.

Nous ne tardons pas à trouver le sommeil sous les cieux néo-zélandais.

Sydney by night

Aujourd’hui, la force n’est pas avec nous et, de surcroît, il pleut. Nous en profitons pour faire quelques courses, puis partons en bus pour Sydney, sous le soleil qui revient.

Mais, coup de folie urbain, irresponsable, immoral, irrépressible et totalement infondé; nous prenons un hamburger pour notre pause café.

Une fois rassasiés, nous profitons de la douceur de la soirée pour faire une petite balade dans les rues de Sydney by night. Ludo capte les lumières et les couleurs nocturnes du bout de son objectif.

Nous rentrons ensuite à l’auberge pour refaire une dernière fois les bagages avant d’atteindre notre terre d’accueil pour 10 mois : la Nouvelle-Zélande.

Catapultés à Sydney

Après une nuit difficile dans le bus, à peine réveillés, nous sommes catapultés en plein cœur de Sydney. Nous passons quelques heures cauchemardesques à essayer de trouver notre chemin dans la fourmilière d’un lundi matin très urbain. Le prix des transports en commun y est exorbitant.  Nous apprécions notre après-midi rangement / mise au point / récupération à l’auberge de jeunesse que nous avons enfin trouvée. Elle se situe à l’extérieur de la ville en bord de plage dans un quartier résidentiel de la banlieue de Sydney : Collaroy. Nous profitons de la quiétude des lieux et passons un agréable moment.

Duo hors service, Sydney?

Flâneries à Melbourne

En ce début de journée à Melbourne, Ludo fait des photos interdites dans le métro. Nous nous promenons ensuite avec plaisir dans le quartier du Parlement et profitons des parcs ensoleillés. Un petit pique-nique dans l’un d’eux, après quoi nous nous rendons sur les quais. Puis, nous flânons dans le marché artisanal du quartier des arts, avant de rentrer à l’auberge pour nous préparer à prendre le bus de nuit vers Sydney.

Anniversaire à Melbourne !

Ce matin, nous quittons, à regret, notre Mitsubishi 380 qui fut un peu notre maison pendant quelques jours. Après avoir erré dans la ville, qui nous paraît immense sans véhicule, nous allons dévorer des hamburgers dans le centre. Ludo est très fier d’avoir testé le Triple Cheese burger. Puis, nous découvrons le Chinatown de Melbourne, et entrons dans un centre commercial qui nous rappelle beaucoup Hong Kong… hormis qu’il y fait très froid. Sur le chemin du retour à l’auberge, nous passons à proximité d’une place très animée. C’est la place des festivités, où est organisé ce soir par une communauté vietnamienne, un show à la frontière entre la fête au village et le radio crochet à l’américaine.

Nous finissons la soirée dans un restaurant italien pour fêter l’anniversaire de Ludo. Pas de typhon cette fois, mais une serveuse qui nous récite avec passion les plats du jour. Nous sommes malheureusement au regret de vous dire qu’on n’a pas tout compris, mais qu’importe nous avions déjà choisi. Nous apprécions divinement le pain croustillant, perdu de vue depuis le 18 Août dernier.

Sur la route de Melbourne

Ocean Road nous offre une vue plongeante sur la côte… Difficile d’être très concentrés sur la route. Nous nous arrêtons pour photographier quelques koalas, fort nombreux comme en atteste l’état des eucalyptus qui bordent la route.

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On the Great Ocean Road again

Après un réveil frigorifique, nous ne résistons pas à retourner sur nos pas et prendre le temps nécessaire pour admirer les jolis points de vue qu’offre le début de la Great Ocean Road.

Nous commençons avec bonheur par « the grotto », formidable hublot creusé dans la roche, comme une fenêtre ouverte sur l’océan en arrière-plan. On ne peut imaginer le nombre d’années qui se cachent derrière cette sculpture. Nous sommes ensuite très amusés par l’histoire du London Bridge, nommé ainsi en raison de sa ressemblance, dans son état d’origine, avec le célèbre pont british. Dans la soirée du 15 Janvier 1990, l’arche principale reliant le pont au continent s’est fissurée et est tombée dans l’océan. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer, … juste deux personnes qui ont dû avoir une grosse frayeur. En effet, elles furent bloquées sur l’île fraîchement formée, et furent secourues par hélicoptère quelques heures après. Aujourd’hui, on ne peut qu’imaginer ce qu’a pu être le pont. Seule reste une arche, nouvelle île au milieu de l’océan, d’où sa nouvelle appellation « London Arch ».

Nous pouvons également admirer « The arch » avant d’arriver à nouveau sur Port Campbell, par les hauteurs, qui offrent une vue imprenable sur la jetée de cette ville de surfeurs.

« Lorch ard George » est un point de départ de plusieurs petits sentiers de randonnées, qui doivent « valoir le coup » quand la météo est clémente. Nous n’irons que jusqu’à « The Blowhole », fascinant tunnel de cent mètres de long, creusé au cœur de la falaise par les flots.

Ludo s’offre ensuite une deuxième visite des douze apôtres pendant que Marie ronfle dans la voiture. Il lui explique à son retour la formation de ce type de structure rocheuse. Ici, la falaise s’érode d’environ deux centimètres par an. Les vagues « grignotent » la face de la falaise. Une mini péninsule se forme alors. Puis les flots creusent la roche sur les deux flancs de la péninsule jusqu’à former des cavités qui peuvent se rencontrer pour former une arche. Des années plus tard, celle-ci s’effondre, offrant une colonne de roches, nouvelle île, à l’océan. Des fissures ou failles verticales dans la roche laissent alors l’eau de mer et de pluie s’infiltrer, réduisant progressivement la colonne en récifs.

Après ce petit cours de géologie, nous prenons la route de Lavers Hill, pour quitter momentanément en ce point la great ocean road, et suivons la direction de Beech forest. C’est grandiose, la végétation est luxuriante, nous nous laissons tenter à emprunter quelques petites routes au milieu des fougères, pour profiter de cette jolie forêt. Une très belle cascade récompense ensuite nos efforts (modérés) de randonneurs.

Après cet aparté en forêt, nous rejoignons la Great Ocean Road qui nous mène jusqu’à Appolo Bay. Nous devons alors nous faire une raison : si nous voulons profiter au mieux de la dernière partie de cette jolie route qui conduit à Melbourne, il vaut mieux dormir ici et reporter au lendemain soir notre arrivée en ville. Après le coucher du soleil, cérémonial devenu quotidien, nous trouvons assez rapidement de quoi nous loger pour la nuit.

 

De port en port jusqu’aux 12 apôtres (Ocean Road)

C’est toujours une surprise de se réveiller dans un lieu inconnu. Nous découvrons la campagne environnante sous les rayons de soleil matinaux et faisons la connaissance de deux agneaux peu farouches.
Nous partons ensuite à la découverte de Portland, son port industriel, son port de plaisance, sa ville, ses résidences en bord de plage. Nous apprécions particulièrement le Cap Nelson et observons avec intérêt une technique de pêche que nous ne connaissions pas : les Australiens calent leurs cannes à pêche sur un muret et les lignes de l’autre côté de celui-ci, attendent le poisson, pendant qu’eux, patientent en voiture.
Puis, nous nous dirigeons vers Port Fairy. En chemin, nous croisons un dromadaire qui tient compagnie à un cheval, dans un pré bordant la route. Port Fairy est une petite ville agréable, notamment son joli port de pêche.
Nous nous arrêtons ensuite à Warrnambool : son interminable digue protège le port des vagues. Nous avons cherché les baleines qu’on nous avait annoncées, mais nous n’avons croisé qu’un pauvre petit lion de mer pas très en forme, caché sous les pilotis d’une jetée en bois.
Après ces arrêts successifs, nous nous perdons dans des petits chemins poussiéreux, avant de rejoindre la Great Ocean Road.
La Great Ocean Road, qui s’étend sur la côte sud-est de l’état du Victoria, surplombe l’océan truffé de rochers façonnés et séparés du continent par l’érosion. Ce sont autant de sculptures majestueuses et parfois surprenantes. En cette fin de journée, nous découvrons donc : la « Bay of Island », un peu avant Peterborough, puis la « Baie des Martyrs ». A chaque point de vue, les panoramas sont magnifiques, cela se passe de commentaires. Mais nous sommes un peu frustrés de ne pouvoir y passer plus de temps et nous promettons de faire un petit retour arrière le lendemain matin.
La priorité du moment est d’arriver pour le coucher de soleil, sur le célèbre site des douze Apôtres. C’est un ensemble d’aiguilles calcaires se dressant près du rivage, dans le parc national de Port Campbell. Ce site s’appelait auparavant « Sow and Piglets » (truie et porcelets), mais ce nom fut changé dans les années 50 pour les plus majestueux « Twelve Apostles », afin d’attirer plus de visiteurs, et cela malgré qu’il n’y ait que neuf aiguilles. Le trois juillet 2005, le pilier le plus à gauche s’effondre, portant à huit les « apôtres ».
Nous ne sommes pas déçus, la journée se termine en apothéose. La brume monte doucement et les nuages créent un ciel dément au-dessus des douze apôtres. Tous ces éléments font de ce coucher de soleil, un moment unique.

Free safari

Le froid a engourdi nos sens, et nous avons du mal à nous mettre en mouvement ce matin. Au petit-déjeuner, nous faisons la rencontre du chien de la geôle. Les visites du matin s’orientent vers les lacs de Mount Gambier.

Le Blue Lake d’abord, fascinant par sa couleur d’un bleu intense, s’est formé dans un ancien cratère lors d’ une éruption il y a 4800 ans, c’est-à-dire, très récemment en terme géologique. Il a longtemps émerveillé les scientifiques : de par sa profondeur (d’une moyenne de 80 mètres, mais l’endroit le plus profond descend à 204 mètres), de par sa source et par-dessus tout, de par sa couleur. C’est une excellente source d’eau potable en raison de sa qualité et de sa clarté.

Le Brown Lake et le Leg mutton Lake ne sont plus que des pelouses fraîchement tondues en raison de la sécheresse qui sévit depuis trois ans dans cette région.

Le Valley Lake nous permet de découvrir d’étranges oiseaux sur son rivage, et nous passons un agréable moment en leur compagnie.

Nous rejoignons ensuite la route côtière. Nous y découvrons les Carpenters Rocks qui nous offrent un superbe panorama pour la pause déjeuner. Nous passons ensuite par Nene pour rejoindre Port Mac Donell dont la longue jetée protège le rivage des ardeurs de l’océan.

Notre coup de cœur de l’après-midi est pour Nelson, et son joli port de plaisance à l’abri du vent et de la houle. Quelques pélicans se prélassent dans les eaux paisibles, tout est quiétude en cette fin de journée. Nous regrettons de ne pouvoir nous attarder plus longtemps. Ce petit coin de paradis le mériterait.

Nous voudrions arriver au Cape Nelson (Portland) pour le coucher du soleil, mais pris par le temps, nous obliquons dès que l’heure fatidique approche, pour rejoindre une plage. Nous voilà sur un chemin forestier, de terre battue, au milieu des buissons. En contrebas, l’océan. Partout des kangourous, mais aussi un échidné et des lapins. Un safari nocturne commence. Nous bravons les côtes, les flaques, les trous, les pentes vertigineuses et en oublions presque le coucher du soleil. Sur cette route vallonnée, le volant dans une main, la caméra dans l’autre, Marie pense un instant à sa promesse lors de la remise des clés de cette chère Mitsubishi 380… «  No dirty roads !! »………… Nous nous éclatons vraiment et en prenons plein les yeux. C’est un moment inoubliable à jamais gravé dans nos cœurs qui s’emballent à chaque apparition animale.

Etonnamment, nous trouvons assez rapidement le lieu où nous dormirons ce soir, pourtant très excentré de la ville de Portland. Nous pénétrons doucement dans la propriété et devinons une tôle de caravane dissimulée derrière les arbustes. Nous continuons en espérant que ce que nous allons découvrir sera tout autre. Malheureusement, nous avions vu juste, seul réconfort : un mobil home à la place d’une caravane. Nous aurions espéré mieux après la nuit en prison, mais nous nous réchauffons quand même plus rapidement ici. Le bon petit plat du soir est important pour notre morale de ces deux derniers jours. Le sommeil ne tarde pas à nous emporter…

Une nuit en prison

Après un orage matinal, nous osons pointer le nez dehors pour aller voir de plus près les lacs salés de Meningie. Les conditions climatiques ne sont pas au rendez-vous pour apprécier les lieux. Nous apercevons néanmoins beaucoup de pélicans. Nous longeons ensuite les lacs vers le Sud-est, direction Kingston, la capitale du Lobster (langouste). Nous nous arrêtons pour y manger, mais, oh déception, ce n’est pas la saison des langoustes et nous nous retrouvons avec un fish and chips. Il faut avouer que c’est délicieux quand même. Dehors, la tempête fait rage ; nous nous réchauffons avec un bon café et une énorme part de gâteau au chocolat.

Une fois le vent un peu moins virulent, nous reprenons la voiture pour Cape Jaffa. Le temps change très vite ici, et nous arrivons sous une pluie battante. Les vagues sont déchaînées, les mouettes surfent sur les courants d’air mais ont  bien du mal à maîtriser leur trajectoire. Le paysage a un petit goût d’Apocalypse très beau.

Notre prochaine destination est la ville de Robe, qui nous accueille avec le soleil ce qui révèle le charme du petit port de plaisance. Nous décidons, pour la suite de notre parcours, de longer la côte entre lac et mer. Nous nous perdons alors, avec bonheur, dans de petits chemins qui nous conduisent, par chance, vers un Cap magnifiquement malmené par la fureur océane (Nous pensons que c’est le Cap Lannes). Tout d’abord, nous n’osons pas nous aventurer jusqu’au bout. En effet, la route est comme coupée en deux, par des vagues qui saupoudrent l’asphalte régulièrement. Il est impossible de filmer par ce vent, et Ludo a bien du mal à tenir son appareil photo. Bourrasques de vent, nuages d’écume, pluie d’embruns : Ludo veut saisir ces images, mais la vague le saisira à son tour ! Trempé, il se change à l’arrière de la voiture et repart à l’assaut ! Nous osons enfin avancer en voiture jusqu’au bout du cap et le spectacle nous envoûte. Au milieu de l’océan déchaîné, se dresse fièrement un rocher creusé en son sein par la houle qui le harcèle.

Beachport sera notre dernière étape avant la nuit. La Browman Scenic Road doit être très jolie avant le coucher de soleil. Malheureusement, nous arrivons trop tard.

Nous nous dirigeons enfin vers notre logement de Mount Gambier : The Jail !

C’est une ancienne prison aménagée en auberge. Le fait d’arriver de nuit majore l’ambiance glauque inhérente au lieu. De prime abord, les pierres de taille de l’entrée sont plutôt accueillantes, mais une fois à l’intérieur, le froid tombe comme une chape. Dans la cellule chambre, c’est le même froid, dans un minimum vital très relatif. Les douches communes, on n’ose pas essayer de s’y dévêtir le moins du monde. Nous apprécions d’avoir acheter des lingettes plus tôt dans la soirée. Nous nous réfugions au chaud dans les pièces communes et nous préparons un bon petit repas réconfortant. Les chambres sont donc des cellules. Les portes en métal blindé ont gardé leur œilleton et la lumière s’y éteint depuis l’extérieur. Nous n’avons pas vu de veilleur, mais son chien est venu finir nos déchets. Nous avons entendu une clochette se déplacer dans la nuit suivie d’un bruit d’os rongé. Concernant le veilleur, nous l’avions rencontré plus tôt dans la soirée pour payer notre dû, et visiblement, il aime le glauque et l’effroi. Il a tenté d’impressionner Ludo : «  Si tu ne plies pas correctement tes draps, tu restes enfermé ici » Attention Ludo ! Réussiras-tu à dormir après ces menaces …. ?