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Kuningan Day à Ubud

// 30 août 2008 // 5 Commentaires » // Bali

Après avoir dit au revoir à nos sympathiques hôtes de Keke Homestay à Sanur, nous prenons la direction d’Ubud. Nous avions bien remarqué que la maîtresse de maison avait sorti ses plus beaux habits et Monsieur, mis son Sarong, mais nous réalisons vraiment en roulant, que c’est un jour spécial sur l’île.  Le taxi n’est pas très motivé ce matin, et nous voyons au bord des routes une foule de gens, tous habillés en très beaux costumes traditionnels, juchés sur leurs motos. Madame est derrière, en Amazone, se tenant à peine. Ils se dirigent vers on ne sait quel lieu, pour des cérémonies. Nous apprenons de notre chauffeur que c’est Kuningan.
A l’arrivée à Ubud, nous pouvons dire que nous galérons vraiment. Notre taxi, vraiment, vraiment pas motivé nous laisse dans la ville, sans vouloir nous conduire jusqu’à l’adresse demandée. Nous traînons alors nos maisons à dos, et à roulettes, dans les rues en pente d’Ubud. Nous faisons du porte à porte pour trouver une auberge à proximité. Sans rentrer dans les détails, nous finissons au Sania’s House, par dépit, et nous nous rendons vite compte que ce n’est pas du quatre étoiles… On n’en demandait pas tant mais là…
Nous nous promenons ensuite dans les rues animées d’Ubud. Les enfants ont sorti le gamélan, et le Dragon. Après avoir joué face à leur devanture, ils sollicitent les commerçants pour obtenir une obole . Le soir tombe vite et nous passons une première nuit à Ubud … humide.

Les musiques de gamelan :
Étymologie : gamel = manipuler, frapper (évocation de la frappe des percussions)
Le gamélan est un ensemble permanent et unique d’instruments à percussions en matériaux durs (métal, bronze, bambou), frappés avec un outil (maillet, mailloche, baguettes). Il y a beaucoup de gongs. Chaque commune a son propre Gamélan, construit avec les moyens du bord. Il est de différentes compositions et de différentes qualités. Le forgeron fait tous les gongs d’un même gamelan pour l’harmonie des sons. Il n’y a pas de notions de grave/aigu mais d’est en ouest. Le plus grand et le plus ancien appelé « La lune de Pejeng » se trouve à Bali.
Le gamélan nécessite la coordination entre trente musiciens, parfois plus. Ceci est à rapprocher avec leur idéal social : le consensus (tout le monde est d’accord au même moment sur le même sujet). L’éthique communautaire est volontairement conservée. Il en va de même pour leurs tâches quotidiennes et pour les travaux de riziculture. Bali a horreur du culte de l’individu, elle a une valeur culturelle d’humilité (culture collective). L’instrument c’est l’orchestre lui-même, les différentes percussions étant non autonomes. C’est un instrument collectif, chaque partie est insignifiante seule. C’est un instrument communautaire. Il y a un réel mariage entre les musiciens et le gamélan.
Les balinais se servent du Gamélan à l’occasion de rites ou de fêtes. (Bali : 210 jours fériés /365 jours) On ne peut pas savoir quand commence et finit cette musique car elle fonctionne par cycle. L’aspect cyclique est à rapprocher avec la religion hindoue (réincarnation), cela représente l’image du monde immuable que peuvent avoir les Indonésiens. Il n’y a jamais de faille rythmique pendant les processions. La densité musicale est liée à l’horreur du vide des Balinais. Il n’y a pas de but créatif. C’est un rituel archaïque non considéré comme une pratique artistique.
Le gamélan est vivant, on doit l’honorer et lui faire des offrandes.
Il existe aussi un Gamélan vocal basé sur les onomatopées : le Cak : c’est une forme vocale populaire à la polyrythmie complexe.
Le Gamélan est le résultat d’une transmission orale traditionnelle. C’est un savoir commun, il n’y a pas de relation maître/élève.

La presqu’île de Bukit

// 29 août 2008 // 1 Commentaire » // Bali

Copyright © WakaTrip. Tous droits réservés. IN Photo – Ludovic Godet Photographe.

Aujourd’hui, nous décidons de découvrir la presqu’île de Bukit, au Sud de Bali. Pour cela, pas le choix, nous devons prendre un chauffeur à la journée. Après maintes négociations (on commence à le savoir), nous voilà en chemin vers notre premier objectif de la journée : Jimbaran. Notre gentil chauffeur nous dépose dans la cour d’un restaurant en bord de plage, nous expliquant d’un air suppliant qu’il a besoin qu’on mange ici, sinon il doit se garer ailleurs. (Pour préciser les choses, il est  11h du matin et le gentil monsieur nous avait dit une demi-heure plus tôt que son prix pour la journée comprenait les parkings…)

On finit par accepter, à contre cœur, de manger là (en temps voulu), pour interrompre une discussion interminable. Il s’avère que notre cher chauffeur portait le t-shirt à l’effigie du resto…on s’en rendra compte peu après.

Une petite balade sur la superbe plage de Jimbaran pour se mettre en appétit, et la chaleur aidant, nous sommes bien contents de regagner le resto qui nous offre un cocktail de bienvenue… En voyant l’addition quelques dizaines de minutes après, on comprend pourquoi l’accueil fut chaleureux !

On trouve consolation auprès des pêcheurs au bout de la plage. Leurs jeunes garçons viennent à nous pour observer Ludo en train de prendre des photos, et pour discuter. Petits et grands cherchent à échanger avec nous. Ils sont très accueillants et demandent à être photographiés. Un pêcheur essaiera d’acheter les chaussures de Marie… «  How much your shoes ? I like it ! It’s good shoes !  I buy your shoes o-kay ? » Devant la tête mi-surprise, mi-inquiète de celle-ci,  il prétendra ensuite qu’il plaisantait…

Nous prenons ensuite la direction de Balangan Beach. Après quelques kilomètres d’une route un peu… accidentée, nous arrivons sur l’un des plus beaux spots de surf de l’île. La plage est magnifique, une lagune aux couleurs turquoises en avant-plan, de superbes rouleaux en arrière-plan, le tout encadré par des falaises de chaque côté. Sous un soleil de plomb, nous admirons les surfeurs évoluer sur des vagues parfaites, ça semble facile comme ça… Respect ! Une atmosphère très hawaïenne se dégage de ce lieu. Les surfeurs s’éclatent sur les vagues et leurs amies les filment ou font trempette dans la lagune.

Enfin, direction Uluwatu et son temple réputé pour ses singes pickpockets. La réputation fut confirmée devant nos yeux, lorsqu’une dame se fit dérober puis détruire sa paire de lunettes de vue. Ouf, les attaches de sac congélation sur toutes nos fermetures de sac à dos, ça ne dissuade pas que nous de les ouvrir !

Le coucher de soleil et la vue depuis les falaises d’où se dresse le temple sont magnifiques.

Nous assistons ensuite à un spectacle de danse, danse du feu et chant balinais. «  Kecak and Fire Dance » La mise en scène est sympathique et la performance vocale des hommes assez impressionnante ! Cela consiste en l’addition de vocalises différentes pour chaque homme, et qui, à elles toutes, forment une mélodie ou une litanie. Quant aux danseuses, elles sont d’une grâce inouïe.

Quelques explications sur le spectacle :

Kecak ( Ketchak): la danse des singes

Elle est initialement incorporée à la danse du SangHyang (Généralement exécutée par des fillettes en transe. En cet état de semi-conscience, elles servaient d’intermédiaire entre les Hommes et les ancêtres d’une part et entre les Hommes et les Dieux d’autre part. En effet, elles pouvaient en saisir et transmettre les souhaits.)

Récemment, une histoire tirée de l’épopée du Ramayanan, fut ajoutée à la danse du Ketchak originale. Rama, l’héritier légitime du trône d’Ayodya est exilé de la cour de son père, Darasata. Il quitte le palais de son père, vers la forêt, en compagnie de son épouse, Sita, et de son frère, Laksamana. Après maintes aventures, il poursuit un cerf aux cornes d’or. Pendant ce temps, Sita, laissée seule et sans protection, est enlevée par Rawana, roi des démons.

Rama, avec l’aide de l’armée des singes, sous le commandement de Hanuman, attaque Rawana, et la bataille se termine par la victoire de Rama.

Le spectacle prend fin sur la scène de bataille entre l’armée des singes et celle des Rakshasas (démons), suppôts de Rawana, qui est vaincu.

Bali : ses plages, ses marchandages et son magnifique coucher de soleil

// 28 août 2008 // 4 Commentaires » // Bali

Oh, le sympathique petit déjeuner en terrasse !
Ensuite promenade dans Sanur où nous avons élu domicile pour trois jours. La plage est jolie, il fait très chaud mais la baignade n’est pas vraiment possible. En effet, à marée basse il n’y a pas d’eau avant le récif corallien près duquel œuvrent les pêcheurs. Et à marée haute, il n’y a guère plus de 50 cm d’eau pour barboter au milieu des algues. Pas de chaussures adaptées, pas de masque, ni tuba, donc, pas de baignade. Dommage ! Il devait y avoir de jolis poissons à photographier.
Nous découvrons les joies du marchandage, nous sommes sans cesse interpellés, partout et pour tout. Il est impossible d’approcher un magasin sans être happés par les vendeurs. Nous observons aussi les masseuses, qui œuvrent avec nonchalance, sur la plage bordée d’hôtels haut de gamme.
L’après-midi, premier vrai marchandage pour aller sur « la côte d’Azur » de l’île. Jolie balade, les pieds dans l’eau depuis Kuta en passant par Legian, pour aller cueillir le coucher le soleil qui se reflète sur la plage de Seminyak, à marée basse. Les touristes et les locaux partagent ces derniers instants de soleil avant l’arrivée des moustiques pour marcher, pêcher, se baigner ou se rassembler, bien que venant de tous horizons, le temps d’une partie de foot improvisée. L’ambiance y est très agréable. Nous nous en souviendrons longtemps. Ces trois villes sont le fleuron de l’industrie touristique de l’île.

Au retour, nous découvrons la circulation balinaise à Denpasar, et après maintes négociations pour ne pas qu’il nous « plante » en ville, le taxi nous dépose à l’auberge. Lorsque nous ressortons pour manger le soir, notre balade dans les rues de Sanur nous permet d’apprendre par cœur la mélodie des chauffeurs de taxi : « Yes taxi ? To-morrow may be ? Transport yes please ?! »