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Passage dans l’hémisphère Sud

// 27 août 2008 // 4 Commentaires » // Articles, Bali, Singapour

Ce matin, départ pour Bali, avec Singapour Airlines cette fois. Ouf, au début « nous serrons les fesses » à chaque perturbation mais les mauvais souvenirs de Cathay pacific s’estompent rapidement au profit de la superbe vue sur l’archipel indonésien et les matelas de gros nuages blancs que l’on peut apercevoir depuis l’avion. Ludo reste quand même très concentré sur autre chose que ce qui se passe sous ses pieds et Marie en profite pour lui piquer son appareil photo.

L’arrivée sur Bali est magique. Les îles défilent sous nos yeux avant d’atterrir à Denpasar. Là, ça se complique : queue interminable pour passer à la douane, avis de recherche sur les murs de l’aéroport, poste de détention bien indiqué près des douanes, et menace de peine de mort affichée sur les murs en cas de détention de drogue. Nous pensons intensément à nos bagages qui ont dix fois le temps de recevoir de quoi nous envoyer au frais,  pendant que nous attendons impatiemment notre tour pour présenter nos passeports!

Une fois, les bagages retrouvés sans encombre, de « sympathiques porteurs » en uniforme viennent nous demander si ce sont nos bagages… et, sans attendre la réponse, les emmènent… Nous les suivons au pas de course,  passons la douane ( la deuxième) jusqu’à un guichet de change où ils nous proposent de nous arrêter… (non) … après quoi… ils nous en demandent de l’argent ( pour avoir porter nos bagages contre notre gré sur quatre malheureux mètres… ( re NON !) De toute façon, nous n’en avions pas (c’est presque vrai) !

Une fois à l’extérieur, tout s’accélère, un tas de paparazzi nous accueillent… euuh ah Non !

Je recommence : Un tas de gens attendent avec des pancartes un tas d’autres gens. Le tout dans un brouhaha épouvantable. Il faut jouer des coudes pour sortir, et une fois, passés cette barrière humaine, ce sont des centaines de taxis qui nous harcèlent pour nous faire payer des prix exorbitants pour l’île.

Nous finissons par trouver un distributeur, puis un taxi, pour un prix pas assez négocié au goût de Ludo. Perso, je n’en peux plus, je ne veux qu’une chose, poser mes sacs et m’asseoir. Pour le prix, il avait raison, mais promis, question marchandage je me rattraperai !

Arrivée à Keke Homestay : c’est un petit losmen assez sympa, au calme, avec un joli jardin.

Nous ressortons vers 22H pour grignoter, c’est désert, je crois qu’il va falloir casser le rythme pris depuis Hong Kong. Les gens ici ne vivent pas la nuit, et ils ont raison, preuve en est : les piqûres de moustiques qui vont s’ensuivre.

Where is the panda?

// 26 août 2008 // 1 Commentaire » // Articles, Singapour

Nous commençons cette journée par la visite du Zoo. Nous y découvrons quelques bestioles incongrues, et quelques-unes pas très heureuses. Nous retiendrons une belle complicité entre un soigneur et son otarie, mais … pas de Panda ! ( Ludo is Sad)

Nous regagnons ensuite le centre de Singapour pour une balade le long de la rivière bordée de restos.

A Boat Quay, nous sommes harcelés par les restaurateurs qui ont tous la carte la moins chère, bien sûr !

A Clark Quay, nous nous croyons chez Mickey ou Polly Pocket mais version Gargantua. Les centres commerciaux sont des villes, les avenues des autoroutes, le tout en rose rouge et lumières.

Le contraste est détonnant avec Hong Kong. On a troqué la simplicité, l’authenticité, une ville condensée,  grouillante de vie et chaleureuse contre un Singapour démesuré, aseptisé, sur la retenue et cherchant le profit.

Première visite à Singapour

// 25 août 2008 // 0 Commentaire » // Articles, Singapour

Ce matin petit déjeuner un peu dur à digérer. « Mamie, c’est promis, plus jamais je ne dirai que ton beurre est mou… »

Nous nous punissons dans la chambre pour avancer le blog.

Puis, nous sortons visiter la ville. Tout est récent, aseptisé. Il n’y a que des grands boulevards, très larges, des tours immenses mais espacées, et des étendues de verdure (pelouses, palmiers,…) Il faut passer beaucoup de temps en transport en commun pour se rendre d’un point à un autre, car la ville est très étalée. Cela contraste beaucoup avec Hong Kong où tout est condensé.

Les gens sont moins chaleureux, plus dans la retenue. Nous sentons une certaine répression et une main mise de l’Etat sur la population. Les drapeaux du pays flottent à toutes les fenêtres, et aucun autre que celui-là n’est hissé devant les bâtiments officiels.

Nous cherchons avec étonnement le peu de passages piétons, sans lesquels l’amende est très sévère si l’on traverse intempestivement. On dirait bien que c’est le même business que les radars de Sarko en France…

En contrepartie, il y a aussi plus de trafic qu’à Hong Kong. Cigarettes vendues à la sauvette par exemple.

Visiblement, plus les interdits sont lourds et, plus la résistance s’installe.

C’est une ville à touristes qui profite de son aéroport international pour en faire un business et qui est beaucoup dans le paraître. Nos visites s’en ressentent. Nous nous laissons aller à ce jeu de paraître et visitons les zoo et autres endroits grouillants de touristes de tout poil.

Le Night Safari de ce soir nous aura permis de voir un spectacle sympa de cracheurs de feu, hormis quoi, les spectacles et visites avec les animaux se rapprochent beaucoup du show à l’américaine sans nous émerveiller tellement. Quand on gratte la surface, les dessous n’ont rien d’authentique.

Nous retournons ensuite à l’auberge où, pour nous aussi, la résistance s’organise contre la propriétaire qui veut nous faire payer presque jusqu’à l’air qu’on respire.

« Only cash ! »