Category Wwoofing

Notre première expérience de wwoofing

Rangiora

Le lundi 5 Octobre, nous récupérons le van et partons à la rencontre de nos premiers hôtes de wwoofing. Après de nombreuses réponses positives, suite à la bonne vingtaine de mails envoyés de peur de ne rien avoir, nous avons choisi cette première adresse parce qu’elle est la plus proche de Christchurch. En effet, n’étant pas sûrs d’avoir un van, nous devons rester à proximité de la ville. De plus, nos hôtes montrent un intérêt particulier pour nos professions respectives.

Présentation des hôtes :

Karin et Rients, originaires de Hollande, sont arrivés en Nouvelle-Zélande il y a 25ans : décision prise pour s’offrir une vie moins polluée et plus proche de la nature ainsi qu’à leurs enfants. Ils se lancent alors dans la production de fromages de leur pays d’origine, notamment le gouda. Ils créent ainsi une niche, dans la région. Très vite, la réputation de leur « cheesefactory » devient nationale et leur entreprise prend de l’ampleur. Vingt ans plus tard, ils prennent leur retraite et s’installent à Rangiora. Karin veut y créer une retreat, et Rients prend plaisir à entretenir la propriété et le potager. Les objectifs de Karin pour sa retreat sont d’offrir un environnement apaisant et une nourriture saine à toute personne ayant besoin de « soins » de bien-être, d’écoute, d’attention… Elle propose une gamme de prestations allant du massage, spa, sauna, jusqu’à la thérapie (paroles, drawing thérapie), mais aussi des séjours de repos en pension complète avec repas bio,… Il est difficile pour Marie de comprendre quels sont réellement les tenants et aboutissants de son travail. Lors de la prise de contact avec Karin par mail, elle montre un réel intérêt à la profession de Marie, mais lorsque celle-ci aborde le sujet avec elle, Karin fuit quelque peu la conversation. Le barrage de la langue en rajoutant, nous n’avons pas réellement échangé sur ce terrain. Ce que nous avons pu en comprendre, c’est que c’est davantage une approche spirituelle et de bien-être qu’elle propose.

Notre rôle :

A raison de quatre heures quotidiennes cinq jours par semaine, nous sommes invités à aider Rients à entretenir la propriété. Karin propose également à Ludo de faire quelques photos pour communiquer et promouvoir sa « retreat ».Nous sommes logés dans une chambre indépendante de leur maison dont la baie vitrée donne sur le potager. Il est très agréable de se réveiller avec le chant des oiseaux le matin. Nous partageons les repas, excellents d’ailleurs. Nous débutons nos travaux d’extérieur par du ramassage de crottin de cheval pour en faire du compost,  mais aussi à rentrer du bois pour les trois prochains hivers (ça en fait du bois !). N’oublions pas ce qui sera notre premier mot de vocabulaire agricole en anglais : le weeding (désherbage).  Dans le cas présent, on peut plutôt parler de défrichage. Difficile de distinguer les plantes à laisser de ce fouillis de mauvaises herbes à enlever. Le résultat est à en faire pâlir le jardinier sans reproches qu’est le père de Marie. En effet, est-ce normal que le résultat soit pire que le jardin paternel avant désherbage ? Cela satisfait en tout cas nos hôtes, tout comme la vitesse à laquelle nous avons rentré le bois.

En fin de semaine, nous avons droit à un petit resto indien pour fêter leur anniversaire de mariage, et à une virée au Sud de Christchurch, à Akaroa. Nous sommes très contents de notre semaine au grand air. Rients s’amuse à l’idée que nous allions ensuite à « The food farm » pour notre deuxième expérience de wwoofing. Il se trouve qu’ils connaissent les propriétaires de cette ferme, et nous sous-entendent qu’on va travailler bien plus…Nous finissons notre expérience ici, par deux jours de prise de vue pour la promotion de la « retreat ». Ludo apprécie de se retrouver dans son élément, mais a cependant du mal à se remettre dans l’esprit après une semaine de jardinage « terre à terre ». Depuis le début du voyage, le photographe était concentré dans ses prises de vues. Le fait de travailler quelques jours au jardin et d’être confronté à des préoccupations loin des sphères de l’imaginaire lui a fait beaucoup de bien. Mais lorsqu’il revient à la photographie, la transition est quelque peu perturbante pour lui. Il lui faut réactiver les neurones créatifs. Il ne pensait pas être aussi haut dans les nuages en temps normal mais Marie, elle, en était déjà persuadée…

Coup de coeur :

Nous avons énormément apprécié de nous retrouver au milieu de la nature et d’y travailler sous un soleil agréable. Ludo a beaucoup apprécié l’esprit bien-être et détente ainsi que la nourriture très équilibrée et saine, sans oublier le Pastis proposé par le maître de maison… Nous sommes unanimes devant la magnifique compote de rhubarbe de Karin et le délicieux yaourt maison de Rients. Nous pouvons souligner la générosité de nos hôtes qui nous ont offert de « vieilles » affaires de camping pour aménager notre van et qui ont eu la gentillesse de nous inviter à les accompagner à Akaroa.

Coup de gueule :

On adhère un peu moins sur le manque de clarté dans les motivations de nos hôtes à accueillir des wwoofers. En effet, le but du wwoofing est de soutenir les initiatives dans le domaine du biologique et d’enseigner cet art aux volontaires. Hors, l’aide volontaire dans le domaine du bien-être rentre-t-elle dans le cadre du wwoofing ? Même si nous avons fait des travaux en extérieur avec quelques techniques naturelles (compost et désherbage), nous avons plus l’impression de jouer les jardiniers privés que de soutenir une quelconque initiative biologique.  Si nous nous attendions à cette situation, nous espérons, dans l’avenir, approcher de plus près ce qu’est l’agriculture bio et la vie à la ferme.


Le WWOOFING

Qu’est ce que le wwoofing ?

Faire du wwoofing, c’est travailler dans des fermes d’agriculture biologique faisant partie d’un regroupement international : le WWOOF. Ce sigle signifie « World Wide Orientation on Organic Farms » ou encore : « Willing Worker on Organic Farms » soit en français : travailleur bénévole dans des fermes biologiques. Le wwoof est un réseau international de fermes biologiques qui accueillent chez eux des bénévoles, ayant envie d’apprendre ou de vivre une expérience en agriculture bio. Les hôtes demandent quelques heures de travail par jour en échange du gîte et du couvert. Mais c’est souvent bien plus qu’un toit et un repas qui sont offerts. Ouverture vers un nouveau mode de vie, repas succulents avec de bons produits frais, intégration dans la vie de la ferme et le plus souvent de la famille, sans parler du travail en plein air et du cadre souvent grandiose.

L'ami du potager, wwoofing

Que fait-on lorsque l’on fait du wwoofing ?

En faisant du wwoofing, vous pouvez être amenés à vous occuper d’animaux, du potager, de l’entretien de la propriété. Il ne faut pas vous cacher que le désherbage manu militari est souvent au rendez-vous, mais on s’y fait très vite. D’une manière générale, vous participez à la vie de la ferme, et le plus souvent, les hôtes s’arrangent pour varier vos activités durant le temps de travail. Puisque vous êtes invités à partager les repas avec eux, ils apprécient une petite aide pour préparer le repas, et portent souvent beaucoup d’intérêt à votre culture culinaire. Ne reste plus qu’à les épater aux fourneaux !

Il n’est jamais simple de vivre en communauté, de surcroît lorsqu’on ne connaît pas nos hôtes, leur culture, habitudes, mais aussi leur langue. Le mieux est de rester discret, tout en n’hésitant pas à mettre la main à la pâte. Si vous ne vous sentez pas très à l’aise, questionnez vos hôtes sur leurs habitudes de vie, vous trouverez souvent la bonne formule pour que tout le monde se sente bien. Et vous verrez, vous y serez rapidement inclus et épanouis. (sorties, projets, visites, activités…)

Organique, wwoofing

Les conditions requises pour faire du wwoofing :

Pour être « wwoofer » en toute légalité, il faut devenir membre du réseau du pays concerné. Il faut pour cela payer entre 20 et 40 euros l’adhésion pour l’année. Vous recevez alors un fascicule rassemblant toutes les coordonnées des hôtes. Celles-ci sont accompagnées d’une petite description du lieu et du travail qui vous attend.

Brin de vie, wwofing

Ce qu’il faut savoir avant de faire du wwoofing :

– Pour faire du wwoofing, il faut avoir au minimum 18 ans (parfois 16 suffisent)

– Il faut payer une adhésion (20 à 40 euros) à l’organisation responsable du pays concerné, après quoi un numéro de membre vous est remis. Vous devrez parfois le présenter aux hôtes qui vous accueillent.

– Il existe aussi des adhésions pour les couples.

Le Wwoofing permet de découvrir de nouveaux modes de vie, de (ré)apprendre à vivre proche et avec la nature, les saisons, la météo, les techniques de base d’agriculture Bio.  Seul, en couple ou en famille, c’est une jolie opportunité, et un bon moyen de découvrir un pays, au travers des conseils et des récits de leur habitants. Au final, c’est un bon plan pour voyager pas cher et riche d’apprentissage.

L'emblème français, le regard vif,...joue-t-il à défier les All Blacks?

On vous conseil de lire ce livre. Il raconte 3 ans de wwoofing avec des témoignages croustillants :

The Wild Green Yonder: Ten Seasons Volunteering on New Zealand’s Organic Farms (Broché)

Les liens utiles :Le site officiel du WWOOFING en Nouvelle-Zélande

Le site officiel du WWOOFING international

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