La péninsule de l’Otago

La péninsule de l’Otago, longue de 24 kilomètres, recèle des trésors de faune et de flore. Les paysages, composés de collines verdoyantes, de falaises déchiquetées et de baies ensablées, ont fait notre bonheur tout au long des deux jours que nous leur avons consacrés.

Formation de la péninsule

Les collines de cette péninsule, qui protègent le port de Dunedin de l’océan, sont d’origine volcanique. Les dernières éruptions remontent à 10 millions d’années, et la baie de Dunedin (Otago Harbour) est, en fait, le vestige d’un immense cratère.

Les stars de la péninsule

Le cap, répondant au nom de Taiaroa Head, abrite la seule colonie continentale d’Albatros royaux. C’est le seul lieu de résidence, à proximité de l’Homme, de ces oiseaux majestueux. Un observatoire y a été construit. Il permet pour la coquette somme de 40 dollars NZ, d’en apprendre davantage sur ces étonnants voyageurs et d’observer les quelques futurs parents ici à résidence, en train de couver leur unique œuf. En effet, les albatros n’ont qu’un jeune tous les deux ans.

Nous avons cependant renoncé à payer ce droit d’entrée à l’observatoire devant la mine déconfite des touristes qui en sortaient. En effet, les albatros sont surtout visibles dans les cieux par grand vent. Et aujourd’hui, pas une miette… Nous sommes beaucoup moins motivés à l’idée de ne voir qu’un ou deux albatros couver, et de surcroît au travers d’une vitre ! Nous espérons que l’occasion de voir planer gracieusement ces mastodontes des mers, pouvant atteindre 3,2 mètres d’envergure, se présentera ailleurs : c’est plus excitant !

En revanche, nous rencontrons pour la deuxième fois le « little blue penguin », manchot pygmée, au pied de la falaise de l’observatoire. Cette fois, Ludo est ravi de vous présenter ce petit phénomène dans la galerie photos d’aujourd’hui. Nous saluant depuis l’entrée de son terrier, il a été possible de le photographier sans le flasher.

Sandfly bay

Le lendemain, nous décidons de sortir des sentiers battus et prenons au hasard une petite route sur la péninsule. Nous nous retrouvons à proximité de Sanfly bay. Nous espérons très fort que ce n’est pas le repaire des sales petites bêtes qui piquent dont on vous a déjà parlé, mais plutôt que ce nom fut donné à cette grande plage de sable, en raison de la quantité de sable soulevé lorsqu’il y a du vent.

Nous descendons une petite piste, puis finissons notre course dans les dunes en pente raide. Nous pensons déjà au retour, qui se fera sans nul doute, davantage dans la douleur que l’aller.

Parvenus à destination : pas de sandfly, pas un poil de vent, mais une très longue plage de sable blond, truffée ça et là de quelques lions de mer. Il faut d’ailleurs se méfier de ne pas trop s’en approcher car camouflés dans le sable, on aurait vite fait de mettre le pied dessus.

Nous passons beaucoup de temps à les observer. Un perturbateur sort de l’eau et cherche à s’installer à proximité d’un couple. Cela donne lieu à de la bagarre. Les énergumènes se dirigent parfois vers nous, nous forçant à reculer. Méfiance, ils sont en période de rut, ce qui accroît leur agressivité.

Le temps, d’abord couvert, s’éclaire soudainement, et le soleil se met à taper très fort. Marie, qui a perdu ses lunettes de soleil…, doit se résoudre à se mettre à l’ombre des dunes (après avoir soigneusement vérifié qu’elle n’avait pas de voisins). C’est très amusant d’observer les techniques d’approches de Ludo et d’un autre photographe, face au lion de mer perturbateur qui tente sa chance auprès de chacun de ses semblables sur la plage.

Ludo rejoint l’ombre à son tour et nous assistons à une attaque plus marquée de l’agitateur. L’autre photographe, sa femme sur les talons, tente d’approcher de plus en plus la bestiole. Nous avons presque l’impression qu’il cherche l’affrontement avec la bête. C’est ce qu’il obtiendra en tout cas, mais voulant fuir devant la charge, il fait tomber Madame… ah, ces hommes !… enfin, pas de bobos. Nous avions même l’impression que c’était un peu prémédité. Pas pour se débarrasser de sa femme ça non, mais pour avoir un beau cliché. Marie espère très fort de ne pas servir ainsi d’appâts lorsque nous irons à la rencontre des cachalots…

Mais revenons à notre gros lion de mer, qui n’a toujours pas trouvé la compagne idéale à côté de qui s’installer. Après avoir fait une petite frayeur au Monsieur un peu pot de colle, il dévie sa trajectoire. Il préfère finalement aller s’ensabler dans les douves d’un château de sable que deux enfants achevaient de construire. Nous ne saurons jamais s’ils ont réussi à récupérer leurs petites voitures, garés sur l’édifice.

Nous jetons un dernier coup d’œil sur les quelques fous qui se baignent dans l’eau glacée, avant d’amorcer la remontée dans les dunes. Nous réalisons alors que nous n’avons pas que des yeux pour faire la mise au point dans l’objectif et des doigts pour taper les articles, mais aussi des jambes…oh ! Et des poumons… ah ?

Un dernier regard sur la plage depuis les hauteurs (pour reprendre notre souffle aussi), et nous regagnons la Wakamobile. A la rédaction de cet article, nous trouvons sur internet la réponse concernant l’origine du nom de « Sandfly bay ». Beaucoup de locaux pensent que cette plage est assaillie par les sandfly, à tort, puisque c’est en raison de sa côte, très souvent battue par les vents qui soulèvent le sable des dunes, que ce nom lui a été attribué.


Nous sommes ravis d’avoir passé l’après-midi ici plutôt que d’être allés à l’observatoire des albatros.  Nous avons vraiment vécu un très bon moment sur cette plage. Et puisque nous avons des jambes et des poumons, nous décidons de faire un peu de sport les jours suivants dans les parcs de Dunedin. Nous nous défoulons également sur la table de ping-pong du camping, entre la rédaction de deux articles, bien sûr ! Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous communiquer les résultats…puisque nous avons une version un peu différente des faits…



© WakaTrip.com le blog qui vous fait voyager dans la péninsule de l’Otago, Nouvelle-Zélande.

11 Comments La péninsule de l’Otago

  1. Delicioso 'février 21st, 2009' at 13:57

    Bonjour,
    Je vote pour la photo 23 : le naufragé de la baie.
    Je la verrai bien dans mon salon 🙂

  2. Sylvie M 'février 21st, 2009' at 14:02

    Bonjour,

    Deux photos ont ma préférence : la 6 « Balcon avec vue sur la mer, Taiaroa Head » et celle pour laquelle je vote : la 17 « A l’heure du repos, Sandfly bay, Otago Peninsula »

    Bises
    J-Pierre

  3. Adeline 'février 21st, 2009' at 17:04

    Salut les ptits fus ! Le joueur des bacs à sables je craque… ^_^

  4. Sylvie M 'février 21st, 2009' at 17:28

    Coucou !

    Pour moi aujourd’hui ce sera « Le joueur des bacs à sable, Sandfly bay, Otago Peninsula » photo 39 ! trop marrant ! mais le choix a été difficile toujours d’aussi belles photos ! la 14, 17, 20, 24, 26 ……

    Bises à demain !

    Sylvie

  5. serge 'février 21st, 2009' at 22:06

    bonsoir,
    je crois que l’on a rattrappé notre retard ,charlotte c’est la 46 ,pauline la 14 et moi la 4 ,les photos sont superbes est les articles sympas ,
    à bientot pour la suite
    serge

  6. M-F 'février 22nd, 2009' at 15:05

    Le petit manchot est adorable et celui qui cherche sans aucun doute sa 3ème voiture n’est pas mal non plus! 14 ou 39? that is the question!
    j e n’arrive pas à choisir!
    Amicalement!

  7. kathy 'février 23rd, 2009' at 20:30

    ola la!
    j’ai plusieurs votes vous acceptez?
    pour le paysage, je vote pour 44, même si j’aime bcp aussi la 37, et la 23 coté mystérieux, qu’est ce que c’est ti ki y a là bas?
    pour le cote animaux, je vote pour la 41, qui rassemble à la fois paysage et animaux plutôt.
    et je craque pour la 14.
    voilà. maintenant à vous de choisir!!!!!!!
    bisous.

  8. caroline 'mars 7th, 2009' at 15:33

    trop dur de choisir, la 22 peut etre….c’est magique de pouvoir les observer en liberté plutot qu’en train de faire un spectacle de cirque, vous en avez de la chance!!!!!

  9. Fanny 'mars 7th, 2009' at 21:23

    la 10, la 12 ou la 45

    mais la 12 me fait bien rire !

  10. etchenique 'juin 23rd, 2012' at 15:22

    bonjour,
    Je viens de voir vos superbes photos. Je vais bientôt aller à dunedin. J’ai deux questions à vous poser : A quelle période y êtes-vous allés ? Avez-vous vu des phoques à fourrure ?

  11. Gaberial 'septembre 11th, 2014' at 7:29

    C’est rassurant qu’il existe toujours de grands espaces naturels avec tous les catastrophes naturelles qui sont médiatisées, on finit par croire qu’il ne reste plus rien sur cette planète certes il reste tout de même les reportages sur la Nature et les autres horizons, mais qd les témoignages viennent de proches, on y recroit davantage . d’où une raison supplémentaire pour voyager encore un peu plus pour prendre conscience de l’existant, pour préserver cet existence et se nourrir des autres, de leurs cultures et évoluer de façon positive !

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *