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La Photo du jour : Plongeon vers les abîmes

// 1 avril 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

Plongeon vers les abîmes, baie de Kaikoura, Nouvelle-Zélande

Plongeon vers les abîmes, baie de Kaikoura , Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

 

 

Les fosses marines dont parle la légende de Te Koha O Marokura existent bel et bien et font de Kaikoura un des rares endroits où l’on peut voir les baleines si près de la côte. La présence de ces grands prédateurs dentés est due à l’importante profondeur des eaux et à la rencontre de courants chauds et froids qui font remonter vers la surface les proies dont ils se nourrissent.

Kaikoura et ses eaux grouillantes de vie

A seulement quelques centaines de mètres du rivage, se trouve un immense canyon large et profond où les cachalots évoluent fréquemment. Cette zone est constamment alimentée par les eaux venant de l’Antarctique, qui constitue un véritable garde-manger pour les cachalots, orques, dauphins, otaries et autres animaux marins qui habitent les lieux.

Les experts pensent que les calamars géants vivent encore à l’heure actuelle dans le canyon de Kaikoura, en raison des traces cicatricielles observées sur les cachalots.  Autre preuve, en 1997, trois cadavres de calamars géants ont été trouvés dans les eaux proches du canyon. Les corps ont été gardés au national institut of water and atmospheric search de Wellington. De plus, des images sous-marines récentes évoqueraient l’existence d’une lutte entre un requin et un calamar géant…Pour l’anecdote, le calamar géant le plus grand jamais mesuré s’est échoué en en 1880 sur une plage de Nouvelle-Zélande. Il pesait à peu près une tonne, ses yeux étaient les plus larges de tous les animaux (de la taille de la tête d’un homme).

Beaucoup d’oiseaux marins fréquentent aussi la région dont l’albatros royal, l’albatros hurleur, le puffin gris, le pétrel géant, et l’albatros à sourcils noirs.

Le Sperm Whale

Le grand cachalot ( Physeter macrocephalus), en anglais : Giant Sperm Whale, est le plus présent dans les eaux de Kaikoura où il peut être aperçu tout au long de l’année. Cette baleine à dents est la plus grande de la famille des odontocètes et la troisième plus grande baleine du monde, après la baleine bleue et le rorqual. Les cachalots s’alimentent essentiellement de calamars qu’ils chassent en profondeur. Ils peuvent atteindre 20 mètres de long et peser plus de 30 tonnes.

La magnifique et puissante queue du cachalot est, en proportion, plus grande que celle des autres baleines. Mais la principale caractéristique du «  Sperm Whale » reste son étonnante boîte crânienne contenant le plus gros cerveau au monde. Elle représente un tiers de la longueur totale du corps du colosse, et bien plus d’un tiers de son poids.  De plus, cette tête, de forme inhabituelle, contient un liquide appelé spermaceti. Autrefois, les baleiniers pensaient avoir découvert une particularité étonnante, à savoir que cette espèce serait pourvue d’organes sexuels au niveau de la tête, en raison de l’apparence du liquide contenu dans celle-ci. C’est de cette erreur que fut induit le nom de « Sperm Whale » et du liquide riche en huile : le spermaceti.

Le rôle du spermaceti

Cette caractéristique remarquable permet aux cachalots d’atteindre des profondeurs impressionnantes : jusqu’à 2500 mètres. Pour descendre aussi bas, ils utilisent un système hydrostatique unique : l’animal contrôle le flux sanguin de sa tête et les variations de température qu’il provoque entraînent un changement de densité au niveau de la tête. Le refroidissement du liquide induit sa densification et agit comme un leste favorisant la plongée de l’animal (à environ à 7,8km/h). A l’inverse, lorsque le spermaceti est réchauffé, il agit comme une bouée qui aide pour une remontée à moindre effort (à environ à 5 km/h).

Au-delà de 450 mètres de profondeur, en raison de la pression, les poumons de l’animal ne peuvent plus assurer  son oxygénation. De retour à la surface, il s’agit de ré-oxygéner les 3 tonnes de sang du corps du cachalot.

Pour une plongée de 45 minutes, il faudra au cachalot une oxygénation de 10 minutes environ pour préparer la descente suivante. L’animal respire 6 à 7 fois par minute. En fait, chaque souffle équivaut environ à une minute passée dans les abîmes.

Pour l’anecdote, la plongée la plus longue jamais enregistrée fut de 2h et 18 minutes.

L’écholocation des baleines

Comme tous les odontocètes, le cachalot utilise l’écholocation pour trouver ses proies. Une série de « petits clics » sont émis depuis le front de l’animal, créant un faisceau reçu en retour par sa mâchoire inférieure si le signal s’est heurté à quelque chose de solide. L’information est ensuite transmise à l’oreille interne. Ce système est tellement sensible qu’il permet au cachalot de savoir exactement quel type de poisson ou de calamar sera ensuite au menu du jour.

 

 

Les cachalots étaient autrefois l’une des espèces les plus répandues au monde.

Mais la chasse à la baleine a fragilisé cette espèce comme bien d’autres. Les cachalots étaient très prisés pour leur spermaceti (huile) et pour l’ambre gris (situé dans l’abdomen) utilisé pour intensifier l’odeur des parfums. Si la chasse de ces grands mammifères a depuis longtemps cessé en Nouvelle-Zélande, de nombreux pays sont encore concernés et les accords internationaux pour les quotas ne sont jamais aisés à mettre en place.

La Nouvelle-Zélande nous permet chaque jour de constater combien l’océan est grouillant de vie, mais aussi combien son équilibre est fragile. Ses habitants espèrent laisser davantage à leurs enfants que les histoires et les légendes que nourrissent ces géants des mers comme la fameuse histoire de Moby-dick.


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Baleines, Dauphins et Albatros : les trésors de Kaikoura

// 31 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Nous voici à Kaikoura, dernière étape de notre grande boucle en camping-car. Le soleil est au rendez-vous, ce que nous apprécions particulièrement pour lutter contre la fatigue accumulée. Mais les rencontres que nous faisons n’ont pas de prix ! Nous prenons un peu de repos en cette matinée du 3 mars, mais trépignons quand même d’impatience à l’idée de rencontrer les baleines l’après-midi.

Le plongeon de la reine, baie de Kaikoura

Le moment tant attendu

Nous voici sur le chemin de l’établissement qui organise les sorties en mer. Après avoir profité du spa, Ludo réalise, seulement après le repas, qu’il va lui falloir faire de la place sur ses cartes mémoires… Le temps de résoudre le problème, nous nous retrouvons à courir dans l’artère principale de la ville. Nous finirons par passer à travers un trou dans le grillage du camping concurrent au nôtre, afin d’être en temps et en heure au guichet. Pour rien au monde, nous ne voudrions manquer le rendez-vous qui nous attend. On en connaît un dont c’était la seule exigence pour ses deux semaines de vacances. Quant à la deuxième, lorsqu’il nous est demandé si nous avons un problème avec le fait d’avoir le mal de mer (creux de 2 mètres prévus pour l’après-midi), elle a à peine cillé !

Autant dire que nous sommes tous les quatre très motivés. Après un documentaire et un petit trajet en bus, nous voilà à l’embarquement… Nous observons la tête des personnes qui descendent du bateau voisin, et ils n’ont pas l’air très souriants… mer agité ou déception ???

Sensations fortes

Une fois à bord, de nombreuses consignes nous sont données, notamment sur «  comment vomir correctement »… Ça promet !

Puis, nous voilà partis. Nous comprenons très vite que l’observation des baleines ne sera pas le seul moment phare de l’après-midi. L’unique fait d’être à bord du bolide est une attraction en soi. A fond les manettes, nous comprenons maintenant la coiffure de l’un des membres du personnel (effet cheveux dans le vent, dressés sur la tête), « ça décoiffe » ! Mais pour l’instant, la vitesse a plutôt un effet grisant. Nous avons l’impression d’être à la poursuite de pirates ou de faire partie d’un bateau de douanes. Ne manquent plus que le gyrophare et l’alarme.

Les deux portes latérales sont ouvertes pour modérer le mal de mer. Le vent vif nous congèle sur nos sièges, et nous commençons à rebondir de vague en vague. Sensation toujours aussi excitante, même si l’on a quelque peu du mal à fixer notre attention sur l’écran  et sur le guide qui nous offre de nombreuses explications au sujet des baleines. En fait, ce sont la plupart du temps des cachalots qui résident à demeure dans le grand canyon sous-marin de Kaikoura.

Première rencontre

Nous gagnons rapidement le large, au-dessus des failles sous-marines qui se situent à quelques encablures de la côte. Tout à coup, le personnel s’agite, nous sentons que quelque chose se passe. Un cachalot est repéré et en moins de temps qu’il n’en faut, nous sommes tous autorisés à nous rendre sur le pont. Le grand mammifère marin est là, à la surface, et nous apercevons régulièrement les projections qui émanent de son évent. La partie de son corps que nous apercevons à la surface de l’eau est d’une longueur impressionnante, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Nous restons ainsi quelques minutes à l’observer attendant, tous, le moment où il va plonger. Cet instant-là est juste un fascinant spectacle. L’animal laisse alors apparaître une queue massive avant de disparaître dans les profondeurs. Secondes magiques attendues de tous, accompagnées de « oh » et de « ah » échappés au milieu d’un silence émerveillé.

Nous sommes alors en haute mer, et ça secoue ! Difficile dans ces conditions de capturer cette magie en photo ou en film, tout en essayant d’en profiter nous aussi. Mais notre photographe a réussi à capter pour vous, la descente vers les abîmes du colosse. Pour les films, là encore, il va falloir patienter et pour les personnes sujettes au mal de mer, s’abstenir : ça tangue !

L’apparition des clowns de mer

Nous reprenons nos places à bord et la vitesse est toujours au rendez-vous. Cette fois, nous savons ce que sont des creux de deux mètres, et c’est plutôt amusant, même si on est parfois violemment tassés au fond de nos sièges. Nous pouvons voir quelques albatros au travers des vitres, difficile là encore à saisir du bout de l’objectif.

Mais soudain, un, puis deux, puis 10 dauphins apparaissent au milieu des flots. Le bateau fait un crochet, et en deux temps trois mouvements, nous sommes de nouveau sur le pont, au milieu de centaines de gais lurons !

Ce sont des Dusky Dolphins, réputés pour leurs capacités acrobatiques, et pour cause ! De loopings en sauts de vague en vague, ils s’approchent au plus près du bateau et s’amusent à en heurter la coque avec leur queue. Nous ne savons plus où donner de la tête. Marie qui tente de saisir un saut ou une apparition avec sa caméra, finit par prendre le parti de rester statique (même si le bateau ne l’est pas) : ils sont si nombreux qu’il y en a toujours un sur l’écran. C’est la encore un très, très, très grand moment.

Puis nous reprenons place dans la cabine. Les portes sont, cette fois, fermées, la mer est de plus en plus agitée. Nous virevoltons dans les flots en direction d’un deuxième cachalot. Nous sortons en attendant la redescente, les jambes un peu flageolantes au milieu des éléments qui se déchaînent. Cette fois l’animal est plus discret, et nous n’apercevons pas la queue du colosse. En reprenant nos places, certains d’entre nous auraient bien supplié pour retourner à quai, mais déjà le signal est donné, le premier cachalot, que nous avions pu observer, est de nouveau à la surface.


Le coup de grâce

Nous voici de nouveau secoués, ballotés, projetés. Mais cette fois, les vagues nous viennent de côté, et le mal de mer n’est pas loin….les creux de deux mètres nous en paraissent plutôt 4 !  Nous essayons de fixer notre attention tant bien que mal à l’extérieur, afin de garder le cap, tentant d’ignorer le nombre, croissant de minute en minute, de personnes la tête dans le sac….

Une vague nous frappe de plein fouet de côté et la stupeur peut se lire un instant sur les visages. Le plus inquiétant selon Marie, c’est le visage jusqu’alors rieur de notre guide à chaque grosse vague, qui se fige tout à coup. Mais le capitaine a l’air de bien s’amuser, et de maîtriser complètement la situation. Nous voici arrivés à destination. Petit moment difficile à passer pour se tenir sur nos jambes, même l’air frais a bien du mal à nous faire oublier ce bateau qui tangue. Et notre cachalot choisit juste le moment où une grosse vague nous empêche de voir ses capacités de plongeur pour redescendre. Le bateau situé en face de nous aura, quant à lui, plus de chance. Mais nous ne nous attardons pas trop sur son cas qui nous renvoie notre propre condition, balloté comme une feuille morte au milieu des vagues.

Happy End

Dernier come-back en cabine où notre guide nous annonce que nous devrions maintenant nous sentir mieux puisque nous allons tourner le dos au large et rentrer au bercail. Il est vrai que quelques grosses vagues plus loin, l’atmosphère devient plus respirable. Le roulis latéral a disparu, et avec lui, toute sensation inconfortable.

Nous profitons des dernières perceptions liées à la vitesse et nous nous félicitons d’avoir tenu le choc tous les quatre. Nous sortons du bateau, des étoiles plein les yeux, un peu blancs quand même, sans doute dans le même état que les passagers que nous avions croisés en embarquant. Mais le corps ne reflète pas la joie d’avoir pu partager ces trois heures magiques avec nos deux touristes ! Rien que pour ces trois petites heures, Marie est ravie d’avoir fait venir ses parents de si loin en s’exilant ainsi cette année.

Rien de tel après un petit mal de mer qu’un bon resto ! Ce soir, c’est Ludo qui régale au Tuti’s. Nous y rencontrons une serveuse québécoise très sympathique, y goûtons une très bonne soupe de la mer (Sea food chowder), de la langouste, très réputée à Kaikoura, et plein d’autres bonnes choses du large.

La péninsule de Kaikoura

Le jeudi matin, c’est farniente. Le programme des derniers jours nous a un peu épuisés, et si l’enthousiasme nous reprend lorsqu’on évoque la sortie en mer de la veille, la fatigue aussi… on en tangue encore !

L’après-midi, nous voulons partager avec nos compagnons de bord, la vue fantastique qu’offre la péninsule de Kaikoura sur la colonie d’otaries. Mais nous sommes très déçus, les centaines de bestioles qui habitaient les lieux il y a quelques mois ont disparu… sans doute en pêche ou en d’autres lieux. Les Dubois n’auront plus qu’à nous croire sur parole et à se consoler avec les photos prises lors de notre dernier passage.

Seuls quelques énergumènes, et pas des moindres, feront le spectacle. Nous croyons même avoir retrouvé notre star de zèle sur la roche, même clowneries, même très longues moustaches, et même rocher de prédilection.

Que du bon

Après cette après-midi au grand air, nous voilà de nouveau au restaurant, cette fois c’est papa Dubois qui régale au Hislops café.

Le restaurant «  organic » est choisi par le maître jardinier français qui synthétise par son choix, l’esprit Kiwi, de la bonne bouffe bien saine. Ainsi ce soir, pour les hommes c’est agneau néo-zélandais, bio bien-entendu (tout comme la boisson…) et élevé au grand air, cela va de soi. En revanche, le service est plus guindé que la veille.

Contre la montre

Le vendredi matin, le soleil est éclatant. Nous faisons une petite séance photo dans les rues de Kaikoura. Les singeries de Mr Dubois font beaucoup rire les Néo-Zélandaises qui passent par là… Et les Wakatripeurs ont bien du mal à garder les yeux ouverts pour se faire tirer le portrait.

Puis, ayant pris du retard, une course contre la montre s’engage entre la récupération du van à la Food Farm et l’arrivée chez le loueur du camping-car 5 min avant la fermeture…

Nous voici de nouveau à l’aéroport, pour se dire au revoir cette fois… Nous espérons que les quelques mois qui nous séparent du retour en France passeront plus vite pour nos touristes qui peuvent maintenant mettre des images et surtout des souvenirs, sur les lieux que nous fréquentons. Nous restons ravis que grâce (ou à cause de) nous…, ces deux là ont fait le tour du monde en moins de deux semaines pour passer du temps tous ensemble, et nous l’espérons, en ont pris plein les mirettes.

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La Photo du jour : La tendresse animale

// 29 mars 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

 

La tendresse animale, Curio Bay, Nouvelle-Zélande

La tendresse animale, Curio Bay, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Découvrez aujourd’hui la Photo du jour : la tendresse animale. Jolie scène de vie surprise au lever du soleil sur Curio Bay. Ces deux manchots antipodes (Yellow Eyed Penguins) se préparent à affronter l’océan pour aller pêcher.

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Au pays des manchots et des dauphins : Curio bay

// 28 mars 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Quelques centaines de kilomètres, une quinzaine de lièvres et d’opossums plus loin, nous arrivons de nuit sur le parking de Curio bay. Pour un bon emplacement de camping sauvage, toujours se garer à proximité d’un panneau «  no overnight camping » c’est un gage de qualité… Nous nous endormons avec, déjà, en tête, ce que nous espérons voir le lendemain : manchots, dauphins,…


Départ de pêche aux aurores, Curio bay

 

 

Wake-up

Quelques heures plus tard, le réveil sonne. Nos deux compagnons de route sont sur le pied de guerre en moins de temps qu’il nous en faut pour ouvrir un œil. Sous les premières lueurs du matin, nous les rejoignons très vite, réalisant soudain que nous ne leur avons pas précisé qu’ils pourraient rencontrer des lions de mer sur le chemin obscur de Curio bay.

 


Un spectacle grandiose

 

La quiétude et l’air frais du petit matin, le rougeoiement des premiers rayons sur les rochers et les vagues qui s’y écrasent font de cette sortie aux aurores, un moment de grâce à l’état pur. Lorsque l’on ajoute au décor les petits manchots antipodes qui descendent tranquillement pour se mettre à l’eau, leurs chants, leurs déplacements : tout est réuni pour un réveil exceptionnel où la fatigue est très vite oubliée. Le simple fait d’évoquer ce mardi matin unique nous replonge dans une ambiance feutrée et paradisiaque.

Une fois le dernier manchot disparu dans les flots, nous regagnons le camping-car pour rejoindre Porpoise bay de l’autre coté de la falaise.

 

Deuxième instant « magique » pour Ludo

Un second plaisir photographique est offert à Ludo grâce à quelques moutons se baladant librement sur la falaise sous les rayons matinaux. Nous avons, quant à nous, bien peur qu’il ne les effraie et en fasse sauter un de la falaise (et par conséquence, tous les autres derrière lui). Mais notre photographe a un contact fusionnel avec ces bestioles… Nous aurons l’occasion de reparler de cette passion des ovins chez lui dans un article spécial !

 

Peu farouche

Une autre surprise nous attend sur le parking face à Porpoise bay où nous avons élu domicile pour le petit-déjeuner. Les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des dauphins d’Hector, nous n’avons pas vu s’approcher un lion de mer très sociable… La bête est tranquillement installée sur le gazon, juste à côté du camping-car, pour une petite bronzette sous le soleil de ce milieu de matinée.

Quelques minutes plus tard, notre photographe pique doucement du nez… Les deux Dubois, fous de l’eau de mer, ne pensent, quant à eux, qu’à une chose : « On plonge ou on ne plonge pas ? Elle est froide, tu crois ? »


Nager avec les dauphins

 

Une promenade sur la plage (attirail de plongée en main.. juste au cas où…) achèvera de nous décider. En effet, dès nos premiers pas sur le sable, un petit groupe de dauphins s’approchent de la rive. C’est le moment ou jamais ! Oubliées la fatigue et la fraîcheur du matin : perception de la combinaison et nous nous jetons à l’eau !

Mais là, l’histoire se complique un peu. Pourtant habitués aux lacs d’altitude avec un simple maillot de bain, il faut bien avouer que l’eau, ici, est juste glaciale. Nous nous rappelons soudain que nous sommes proches du point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande et que seules quelques petites îles nous séparent des courants froids qui viennent de l’Antarctique.

Nous avançons comme nous pouvons, entre les rochers, dans l’eau froide. Les dauphins approchent toujours plus.  Nous luttons mais sommes incapables de mettre la tête sous l’eau pour les observer. En revanche, ils viennent nous saluer et s’aventurent même jusqu’à passer entre nous.

Nous sommes très impressionnés de voir leurs évents s’ouvrir juste à coté de nous dans un petit bruit sec lorsqu’ils prennent leur respiration et surtout d’entendre résonner sous l’eau les sons qu’ils émettent. Sans être fascinés initialement par ces bestioles, il faut bien dire que leur présence toute proche est assez impressionnante. Ils dégagent quelque chose d’unique et d’attirant, comme s’ils modifiaient, par leur présence, toute l’atmosphère nous entourant.

C’est aussi très étonnant de voir qu’ils s’approchent aussi près des côtes, là même où nous n’avions de l’eau que jusqu’à mi-buste.

Le temps que l’on réussisse à mettre la tête sous l’eau sans hurler… , ils se sont déjà malheureusement éloignés. Nous essayons de jouer de la palme vers une autre zone espérant qu’ils reviennent, mais sans succès. Cette expérience fascinante nous laisse un petit goût de pas assez, et nous espérons bien avoir l’opportunité de la retenter…

En revanche, deux lions de mer ont bien failli nous rejoindre. Se chamaillant à coup de dents au bord de l’eau, ils se rapprochaient de plus en plus des premières vagues. L’occasion pour papa Dubois de se moquer de sa fille, pas très rassurée à l’idée de se retrouver dans la mêlée. Nos pieds congelés sont ensuite ravis de fouler le sable tiède.

 

Voilà pourquoi vous n’aurez aucune photo de notre rencontre avec les dauphins

Lorsque Marie rejoint le camping-car afin de se changer, elle réveille à la force des couleurs fluo de sa combinaison, un Ludo perturbé :

« Ah, ça y’est ? vous allez plonger ?!

Tu sais quoi, j’ai rêvé d’un Yéti… un vrai ! Il n’avait qu’un seul œil, énorme, au milieu de la tête. J’étais si proche de lui que je me voyais dans son œil ! Je sais enfin à quoi ressemble le vrai Yéti !!! …..Mais t’es trempée …???»

……..

« Quoi ? Vous avez vu des dauphins sans moi ?!, pourquoi tu ne m’as pas appelé !!!! » …Tout ça avant de retourner à son Yéti… Serait-ce l’animal qui manque à sa collection photographique ?

Nous laissons les psys interpréter l’univers perturbé de l’artiste…   (lol)

Quelques photos de cette aventure marine avec les dauphins ont quand même été prises à la volée avec un appareil jetable étanche. Peut-être pourrons-nous les partager avec vous si elles sont réussies, tout comme les films qu’il nous tarde de mettre en ligne. Nous vous communiquerons les liens en temps. (à savoir, lorsque nous aurons une connexion internet digne de son nom…ou une connexion tout court d’ailleurs)*

 

 

Pour contiuer ces rencontres animales en série, nous prenons la direction de Kaikoura. Une longue route nous attend. Après une petite pause aux Moeraki boulders, nous profitons de passer à proximité d’Oamaru à la tombée de la nuit pour présenter à nos touristes à bord les manchots pygmées. Puis, nous continuons notre remontée vers Kaikoura, que nous atteignons le lendemain matin après une courte nuit à Waikuku beach. Une rencontre avec les baleines est prévue pour l’après-midi…

 



* Pour la petite histoire, notre clé internet 3G a disparu de la circulation, ce qui risque de perturber les publications de ces prochaines semaines sur WakaTrip. Nous nous en excusons par avance, et faisons au mieux pour garder le rythme. Pour être informés des prochaines parutions : inscrivez-vous à la Newsletter.

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La Photo du jour : L’oiseau à crête

// 18 mars 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

L'oiseau à crête des eaux de WakaTipu, Australasian crested grebe

L’oiseau à crête des eaux de Wakatipu, Grèbe huppé.

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Le Grèbe huppé vit dans les lacs de montagnes. Nous l’avons ici photographié à Queenstown, sur le Lac Wakatipu.

Ces oiseaux ont besoin d’un environnement riche en plantes afin de construire leurs nids et aussi de se protéger des intempéries. Leurs pattes sont très en arrière ce qui en fait de très bons nageurs et plongeurs. En revanche, leurs déplacements au sol sont beaucoup moins aisés, c’est pour cette raison qu’on les aperçoit rarement sur la terre ferme.

Le Grèbe huppé se nourrit essentiellement de petits poissons, d’insectes et de plantes aquatiques.

Les couples construisent leur nid en flottaison, à l’écart de la terre et des prédateurs. Ils ancrent le nid sous l’eau grâce aux plantes aquatiques.

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Le Weka, oiseau endémique de Nouvelle-Zélande

// 10 mars 2009 // 5 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le Weka est un gros râle endémique de Nouvelle-Zélande. Son plumage est brun, plus ou moins clair selon les sous-espèces, avec des marques plus foncées sur le dos et les ailes. On le trouve dans des milieux très variés : forêts, plages, marécages et parfois même dans les zones périurbaines.


Le Weka, Nelson's Region

Présentation du Weka

Comme de nombreuses espèces d’oiseaux en Nouvelle-Zélande, le Weka présente la particularité d’être incapable de voler. Ses ailes lui servent uniquement à se propulser lorsqu’il saute, grimpe sur des branches basses ou se bat avec ses semblables, créant un nuage de poussières afin d’aveugler l’adversaire.

En revanche, il marche rapidement. C’est également un excellent nageur, pouvant se déplacer ainsi sur de longues distances en zones humides, parfois même en mer.

Alimentation du Weka

Le Weka est un omnivore opportuniste et recherche activement sa nourriture. Il s’aide de son bec pour retourner galets, algues, amas de feuilles, sous lesquels il cherche de petits invertébrés. S’il en a la possibilité, il peut ramasser de la nourriture oubliée par les touristes.

Le Weka a également tendance à manger les œufs d’autres espèces, ce qui pose problème lorsqu’il s’agit d’oiseaux menacés. Le Weka, lui aussi en déclin, ne peut être donc être introduit dans les îles où vivent d’autres espèces en danger…Un vrai casse-tête pour assurer leur sauvegarde.

Comportement du Weka

Le râle wéka est à la fois discret et curieux. Il ne fait preuve d’aucune méfiance envers les Hommes.  Quand il se sent menacé, il secoue la queue par saccades. Les luttes pour la défense du territoire entre Wekas peuvent être très violentes et certains individus sont parfois tués. La taille de leur territoire varie de 3 à 15 ha, qu’ils défendent en émettant des sons caverneux.

Le Weka est extrêmement territorial, ce qui rend difficile les opérations de délocalisation dans le but de sa sauvegarde. On connait des exemples de Wekas ayant parcouru plusieurs kilomètres en haute mer et jusqu’à 150 kilomètres sur la terre ferme, pour rejoindre le territoire dont ils avaient été déplacé.

Curieux et vif à l’apprentissage, le Weka peut s’avérer destructeur pour le matériel agricole et les maisons. Toujours à la recherche de nouveaux territoires, il lui arrive d’entrer dans les habitations et d’y retourner l’intérieur.

Lorsqu’un individu jette son dévolu sur une maison comme nouveau territoire, les occupants n’ont alors que deux possibilités : la destruction ou la délocalisation de l’animal.

Le Weka, compagnon des Maoris

Le Weka est un animal très curieux qui s’approche spontanément des Hommes. Si cela a pu faire de lui un gibier facile pour les Maoris, il fut aussi leur compagnon de marche, lorsqu’ils traversaient le bush.

Lorsque les Européens arrivent en Nouvelle-Zélande, ils sont intrigués par le lien étroit qu’entretient l’animal avec les Maoris, et le surnomment très vite « la poule maorie ».

Un représentant des valeurs du pays

En raison de son extrême territorialité, de sa combativité et de son dévouement envers ses petits, les locaux considèrent que cet oiseau représente bien les valeurs néo-zélandaises.

Au XIXe siècle, lorsqu’il fallut se prononcer sur qui, du Weka ou du Kiwi, serait l’emblème de la Nouvelle-Zélande, le choix fut ardu. Le Kiwi, seul représentant de son genre, fut finalement choisi en raison de son caractère unique dans le règne animal.


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Le Kéa : un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande

// 8 mars 2009 // 8 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le Kéa aussi appelé Nestors kéa ou Nestor notabilis est un perroquet au plumage vert olive dont le dessous des ailes et la partie inférieure de la queue sont rougeâtres. C’est une espèce d’oiseau endémique à la Nouvelle-Zélande, mais aussi le seul perroquet des montagnes au monde.


Le kéa, Arthur's Pass

Présentation

Son nom commun, Kéa, lui vient de son cri puissant : « keeeeaaaa ».

Il mesure environ 50 centimètres et pèse 900 grammes. Ce perroquet si particulier habite les Alpes du Sud néo-zélandaises dont il fréquente les prairies et les forêts d’altitude.

Il se nourrit de graines, de pousses d’arbres, d’insectes. En hiver, il ne crache pas sur les charognes, notamment celles des moutons mérinos, présents en nombre dans le sud. C’est le seul perroquet carnivore connu.


Cycle de vie

Entre Juillet et Janvier, les couples adultes établissent leur nid dans les rochers et y pondent 2 à 4 œufs. Pendant les quatre semaines durant lesquelles la femelle couve, le mâle l’alimente.

Les poussins resteront au nid jusqu’à leur maturité sexuelle, qui intervient au bout d’environ 14 semaines. Ils peuvent atteindre leur taille et leur poids d’adulte au bout de quatre mois.

Curieux et intelligent

Le Kéa est réputé pour être très joueur et très intelligent. De ce fait, il est souvent surnommé « le clown des montagnes ». Avec son bec crochu, il explore son environnement… parfois avec force. Nous avons pu constater qu’il aime particulièrement les joints des vitres de voitures mais aussi les pneus.

D’après une récente étude, il est considéré comme l’un des animaux les plus intelligents !


Réputation mitigée

S’il est très apprécié des touristes pour son côté joueur, sa réputation de curieux légèrement destructeur et de carnivore n’a pas joué en sa faveur durant le siècle dernier. Aujourd’hui l’espèce est protégée. Les fermiers habitants les zones fréquentées par le Kéa perçoivent des compensations financières qui les motivent à stopper leur extermination.

Ses cousins de Nouvelle-Zélande

Le Kaka ou nestor meridionalis

Il peuple principalement la côte ouest et Stewart Island. Son plumage est de couleur brun rouge.


Le Kakapo ou Strigops habroptilus

Il est lui aussi endémique à la Nouvelle-Zélande. C’est un perroquet vraiment hors du commun, puisqu’il est nocturne, silencieux et qu’il ne vole pas. Il peut peser jusqu’à 3,4 kilos.


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Porpoise bay et Curio bay

// 22 février 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le soleil brille et nous sautons sur l’occasion pour mettre le Cap vers l’Est. Porpoise bay, nous voilà !

Porpoise bay et ses habitants

A peine un œil sur les premières vagues qui déferlent sur la plage, les céphalorhynques à front blanc ou « Hector’s dolphins » sont là, accompagnant baigneurs et plongeurs. Chaque année, une vingtaine de ces dauphins, les plus petits au monde, élèvent leurs jeunes dans cette baie. Ils s’approchent parfois jusqu’à une dizaine de mètres du rivage.

Le site est très beau et la météo clémente. Nous pourrions rester des heures ainsi, les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des ces petits dauphins noirs et blancs. Magique !

En fin d’après-midi, nous quittons le promontoire d’où nous avions une vue imprenable sur Porpoise bay et ses petits habitants, pour nous rendre quelques centaines de mètres plus loin. Nous voudrions voir ce que peut bien être cette forêt fossilisée, indiquée sur Curio bay. Seul un petit cap (où nous nous trouvions il y a quelques minutes) sépare ces deux baies.

Curio bay

Ce sont en fait des vestiges fossilisés d’une forêt datant du milieu du Jurassique (160 millions d’années) qui apparaissent ici à marée basse. La forêt se composait de kauris et de conifères avant d’être recouverte de lave et de cendres. Après quoi cette région s’est retrouvée sous les eaux, pour ensuite ré-émerger, révélant ce site exceptionnel.

La plage est constituée d’une plateforme rocheuse. A marée basse, les vagues heurtent avec violence ses parois qui descendent à pic. Ludo pourrait rester des heures ainsi à observer, comme dans un rêve, au loin, les vagues, qui rencontrent la façade des falaises. Le blanc de l’écume contraste avec la roche en contre-jour. Cela procure à notre photographe le sentiment de se trouver sur une terre perdue au milieu de l’océan.

Une faille sur la droite, voit les vagues s’y engouffrer, mettant alors en mouvement d’énormes algues accrochées de part et d’autre du sillon.

Dans cet univers fabuleux, évoluent les manchots antipodes, revenant de la pêche, et donnant la becquée à leurs petits. C’est là encore un grand moment.

Cycle de vie des manchots antipodes

La maturité sexuelle des mâles est atteinte entre l’âge de 3 et 5 ans. Les femelles peuvent, quant à elles, se reproduire à partir de 2 à 3 ans. Les couples construisent leur nid dans un territoire déterminé, qu’ils gardent d’année en année. La sélection du nid, très importante pour le lien du couple, a lieu en Juillet/Aout, période pendant laquelle ils sont très sensibles au dérangement.

La plupart des nids sont situés à quelques centaines de mètres de la mer. Souvent en hauteur et isolés, ils sont constitués d’herbes, de brindilles, de feuilles,…

Deux œufs sont pondus, dans un intervalle de 3 à 5 jours, durant la première moitié du mois de septembre. Si les œufs sont perdus, les manchots antipodes n’ont pas la possibilité de pondre à nouveau dans l’année.

Les deux adultes se relaient sur des périodes de 1 à 7 jours, pour couver les œufs. L’éclosion intervient 39 à 51 jours après la ponte et environ 80% des œufs s’ouvrent sur un petit manchot. Dans un premier temps, un des deux parents reste toujours avec les bébés. L’adulte parti en pêche nourrit les petits à son retour par régurgitation.

Puis, au bout de six semaines, la croissance rapide des petits qui demandent de plus en plus de nourriture, force les parents à partir tous les deux en mer. En fin d’après-midi, ils reviennent nourrir leurs jeunes et s’en occupent toute la nuit.

Les manchots adolescents commencent leur mue en février, tout comme les jeunes adultes non reproducteurs, et les reproducteurs ayant perdu leurs œufs.

Puis, fin Février, début Mars, les adolescents quittent le nid et deviennent indépendants. Mais leur mortalité en mer est très élevée : de l’ordre de 75 à 80% avant leur maturité sexuelle.

Les parents, qui ont nourri leurs jeunes jusque là, muent trois semaines après le départ de ceux-ci du nid. Ces trois semaines leur sont nécessaires pour recouvrer leur masse graisseuse en pêchant activement.

La mue dure généralement 3 à 4 semaines, pendant lesquelles les manchots antipodes ne peuvent pas aller en mer pour se nourrir.

Les manchots sont des mangeurs opportunistes, leurs préférences varient en fonction de ce qu’ils trouvent et la taille de leur proie (jusqu’à 10 cm). Ils peuvent plonger jusqu’à une profondeur de 100 mètres pour trouver leur alimentation, et s’éloigner jusqu’à 50 kms des côtes.

Tout comme ils aiment retourner sur leur lieu de naissance pour se reproduire, ils sont très attachés à leur lieu de pêche.

Ce qui met en danger l’équilibre fragile de cette espèce menacée :

Les prédateurs du manchot antipode sont nombreux. Sur terre, les hermines, furets et chats sauvages sont les principaux ennemis des jeunes. Le chien reste le plus grand danger des adultes.

Dans l’eau, ce sont les lions de mer, les phoques léopards, les requins mais aussi les filets de pêche qui augmentent considérablement la mortalité de l’espèce. Les changements climatiques et la faible reproduction des poissons (pouvant entraîner la famine) sont aussi des facteurs aggravants.

Pour bien terminer la journée

Après deux bonnes heures passées à se promener sur cette plage de Curio bay, nous retournons sur notre promontoire de l’après-midi, et assistons alors à un superbe coucher de soleil sur les hauteurs environnantes. Incorrigibles, nous allumons l’ordinateur pour visionner les photos de la journée, avant de pouvoir trouver le sommeil.

Réveil tout aussi charmant

Le lendemain matin, pour le petit déjeuner, nous avons le droit à un spectacle aquatique. Nous nous gavons de ce paysage et des scènes marines que les flots laissent apparaître le temps d’un instant, parfois ponctuées d’un saut aérien. Il est malheureusement difficile de saisir ces instants magiques en photo…Ne vous reste plus qu’à faire le voyage pour en profiter vous aussi…

Sur le chemin du retour vers Invercargill, nous ressassons ces moments intenses. De voir ces petits dauphins si rares, s’approcher autant des hommes et de la plage nous a paru tellement incroyable !

Tout comme les manchots antipodes, en voie de disparition, que nous nous défendions d’approcher de peur de perturber leur retour vers le nid après la pêche, et qui, contre toute attente, viennent à la rencontre de l’objectif de Ludo.

Là, nous avons vraiment le sentiment d’être face à une nature entièrement préservée, et espérons vivement qu’elle le reste encore longtemps… malgré tous les terrains en construction que nous avons pu apercevoir le long de la baie…

Les Catlins

// 21 février 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Mercredi 28 janvier, fin d’après-midi : après quelques jours de travail sur Wakatrip, nous voilà de nouveau sur la route en direction des Catlins. Cette région doit son nom à Edward Cattlins.



Les Catlins

En 1840, Edward Cattlins, capitaine de la marine marchande, achète une grande partie de cette côte aux Maoris. Cependant, en 1873, 17 ans après sa mort, les autorités ne valident pas entièrement cet achat. Seule une partie de côte sauvage porte désormais son nom, écorché par un « t » oublié.

Au sud du pays, préservé du tourisme de masse, cette région est riche de forêts luxuriantes, de côtes escarpées et de grandes plages fréquentées par une faune rare et diversifiée.


Dodo à Kaka point

Nous nous y installons pour dormir, à proximité de l’océan. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas fait de camping sauvage, et nous apprécions d’autant plus le roulis des vagues et les bruits d’oiseaux qui nous bercent toute la nuit.

Jeudi matin, au réveil, nous remarquons au loin, une « grosse pierre noire » qui ressemblerait bien à un énorme lion de mer. Sur le chemin que nous empruntons pour aller voir de plus près ce qu’est « cette grosse roche qui bouge », nous lisons dans un guide qu’il est possible d’apercevoir sur cette partie de la côte, le plus grand pinnipède du monde : l’éléphant de mer, dont le poids peut atteindre 3,5 tonnes. Nous sommes alors persuadés que cela en est un, vu la taille du phénomène…

Nous allons lui rendre une petite visite sur la plage, à distance raisonnable. Puis nous rebroussons chemin, et lorsque nous démarrons la voiture, un deuxième énergumène sort de l’eau, juste devant nos yeux. Il remonte péniblement sur le sable, en faisant plusieurs pauses, et finit par se camoufler dans la végétation qui borde la plage. Nous prenons ensuite la direction de Nugget Point.

Nugget Point

Perché sur un promontoire, un phare construit en 1869, monte la garde sur une vue à couper le souffle. Pour y accéder, nous empruntons un sentier dont les 10 petites minutes de marche sont récompensées par un panorama extraordinaire. Une série de rochers en enfilade, battus par le vent et la houle, se dévoilent à nos yeux dans le prolongement de ce bout de terre que nous foulons. Après s’être enivrés de ce paysage, nous nous résignons à regagner un camping à proximité.

Sur le chemin, nous faisons deux haltes. La première à Cannibal Bay qui porte ce nom en raison d’ossements humains découverts par le géologue James Hector. Il en conclut à l’époque à la pratique cannibale chez les Indigènes. Mais d’autres données scientifiques, laissent aujourd’hui penser qu’il s’agirait d’ossements provenant d’un cimetière maori. La deuxième halte à Surat Bay nous encourage surtout à prendre le chemin du camping rapidement, face au froid et à la pluie qui s’installe.

Vendredi 30 Janvier, la journée des cascades !


Purakaunui Falls

L’eau dévale sur 20 mètres de hauteur le long d’une série de pierres en terrasses qui façonnent joliment cette cascade tout en largeur. Accessible au prix de 10 petites minutes de marche en forêt, c’est la cascade la plus visitée des Catlins.

Un Japonais montre le mauvais exemple à Ludo, qui, à son tour, se dirige vers le pied de la cascade, de l’autre côté de la balustrade. « J’ai bien failli glisser dans l’eau fraîche mais le point de vue était plus authentique et surtout plus …en immersion ! Une pause longue au trépied, m’a permis d’immortaliser le flux de la cascade »
Que les lecteurs se rassurent, l’immersion dont parle Ludo est juste photographique !

A Papatowai, nous découvrons ensuite un univers particulier et insolite : « The lost Gipsy Gallery ». Un bus vert chauffé à l’énergie solaire et éolienne, abrite les inventions farfelues d’un artiste-bricolo, qu’il créé à partir de matériaux de récupération. Marie a trouvé quoi faire des coquillages qu’elle récolte sur les plages, et Ludo est très fier d’avoir fait le figurant pour la NZ tv, en reportage dans le bus.

En continuant sur la Southern Scenic Route, nous arrivons sur un petit parking surplombant la baie de Tautuku, et sa grande plage battue par les vents. Nous profitons du panorama pendant la pause déjeuner, puis prenons la direction des Mac Lean Falls.

Les Mac Leans Falls

D’une hauteur de 22 mètres, et d’un débit plus impressionnant, ces cascades sont plus spectaculaires que les précédentes. Nous y accédons après 20 minutes de marche et, mauvaise habitude prise le matin, nous nous installons à nouveau sur une grosse roche, au pied de la première moitié de la chute. Nous profitons ainsi pleinement du spectacle de cette eau vive, et des sons qui s’en échappent.

Notre photographe a aussi pu tenir « dans ses mains » pour la première fois de sa vie, un 5D Mark II. Cela ne vous parle peut-être pas, mais moi, j’entends parler tous les jours de cet appareil photo tant désiré…

Ludo : « Au bord du ravin surplombant la cascade, nous avons rencontré un Australien, qui pour mieux me montrer son 5D Mark II tout neuf, me demande quel appareil j’utilise. De quoi attiser ma jalousie… Il me le prête gentiment afin que je le teste, pas très rassuré quand même, face à mes yeux remplis de convoitise. Je dois bien avouer que mon esprit, faible, a imaginé, l’espace d’un instant, l’appareil dans mes mains et l’Australien au fond du ravin… Mais ma conscience m’en a empêché. :) »

Puis, nous prenons la direction d’Invercargill, et pendant tout le trajet, de quoi entend parler Marie…? Je vous laisse deviner !

La péninsule de l’Otago

// 20 février 2009 // 9 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Mercredi 21 et Jeudi 22 Janvier


La péninsule de l’Otago, longue de 24 kilomètres, recèle des trésors de faune et de flore. Les paysages, composés de collines verdoyantes, de falaises déchiquetées et de baies ensablées, ont fait notre bonheur tout au long des deux jours que nous leur avons consacrés.

Formation de la péninsule

Les collines de cette péninsule, qui protègent le port de Dunedin de l’océan, sont d’origine volcanique. Les dernières éruptions remontent à 10 millions d’années, et la baie de Dunedin (Otago Harbour) est, en fait, le vestige d’un immense cratère.

Les stars de la péninsule

Le cap, répondant au nom de Taiaroa Head, abrite la seule colonie continentale d’Albatros royaux. C’est le seul lieu de résidence, à proximité de l’Homme, de ces oiseaux majestueux. Un observatoire y a été construit. Il permet pour la coquette somme de 40 dollars NZ, d’en apprendre davantage sur ces étonnants voyageurs et d’observer les quelques futurs parents ici à résidence, en train de couver leur unique œuf. En effet, les albatros n’ont qu’un jeune tous les deux ans.

Nous avons cependant renoncé à payer ce droit d’entrée à l’observatoire devant la mine déconfite des touristes qui en sortaient. En effet, les albatros sont surtout visibles dans les cieux par grand vent. Et aujourd’hui, pas une miette… Nous sommes beaucoup moins motivés à l’idée de ne voir qu’un ou deux albatros couver, et de surcroît au travers d’une vitre ! Nous espérons que l’occasion de voir planer gracieusement ces mastodontes des mers, pouvant atteindre 3,2 mètres d’envergure, se présentera ailleurs : c’est plus excitant !

En revanche, nous rencontrons pour la deuxième fois le « little blue penguin », manchot pygmée, au pied de la falaise de l’observatoire. Cette fois, Ludo est ravi de vous présenter ce petit phénomène dans la galerie photos d’aujourd’hui. Nous saluant depuis l’entrée de son terrier, il a été possible de le photographier sans le flasher.


Sandfly bay

Le lendemain, nous décidons de sortir des sentiers battus et prenons au hasard une petite route sur la péninsule. Nous nous retrouvons à proximité de Sanfly bay. Nous espérons très fort que ce n’est pas le repaire des sales petites bêtes qui piquent dont on vous a déjà parlé, mais plutôt que ce nom fut donné à cette grande plage de sable, en raison de la quantité de sable soulevé lorsqu’il y a du vent.

Nous descendons une petite piste, puis finissons notre course dans les dunes en pente raide. Nous pensons déjà au retour, qui se fera sans nul doute, davantage dans la douleur que l’aller.

Parvenus à destination : pas de sandfly, pas un poil de vent, mais une très longue plage de sable blond, truffée ça et là de quelques lions de mer. Il faut d’ailleurs se méfier de ne pas trop s’en approcher car camouflés dans le sable, on aurait vite fait de mettre le pied dessus.

Nous passons beaucoup de temps à les observer. Un perturbateur sort de l’eau et cherche à s’installer à proximité d’un couple. Cela donne lieu à de la bagarre. Les énergumènes se dirigent parfois vers nous, nous forçant à reculer. Méfiance, ils sont en période de rut, ce qui accroît leur agressivité.

Le temps, d’abord couvert, s’éclaire soudainement, et le soleil se met à taper très fort. Marie, qui a perdu ses lunettes de soleil…, doit se résoudre à se mettre à l’ombre des dunes (après avoir soigneusement vérifié qu’elle n’avait pas de voisins). C’est très amusant d’observer les techniques d’approches de Ludo et d’un autre photographe, face au lion de mer perturbateur qui tente sa chance auprès de chacun de ses semblables sur la plage.

Ludo rejoint l’ombre à son tour et nous assistons à une attaque plus marquée de l’agitateur. L’autre photographe, sa femme sur les talons, tente d’approcher de plus en plus la bestiole. Nous avons presque l’impression qu’il cherche l’affrontement avec la bête. C’est ce qu’il obtiendra en tout cas, mais voulant fuir devant la charge, il fait tomber Madame… ah, ces hommes !… enfin, pas de bobos. Nous avions même l’impression que c’était un peu prémédité. Pas pour se débarrasser de sa femme ça non, mais pour avoir un beau cliché. Marie espère très fort de ne pas servir ainsi d’appâts lorsque nous irons à la rencontre des cachalots…

Mais revenons à notre gros lion de mer, qui n’a toujours pas trouvé la compagne idéale à côté de qui s’installer. Après avoir fait une petite frayeur au Monsieur un peu pot de colle, il dévie sa trajectoire. Il préfère finalement aller s’ensabler dans les douves d’un château de sable que deux enfants achevaient de construire. Nous ne saurons jamais s’ils ont réussi à récupérer leurs petites voitures, garés sur l’édifice.

Nous jetons un dernier coup d’œil sur les quelques fous qui se baignent dans l’eau glacée, avant d’amorcer la remontée dans les dunes. Nous réalisons alors que nous n’avons pas que des yeux pour faire la mise au point dans l’objectif et des doigts pour taper les articles, mais aussi des jambes…oh ! Et des poumons… ah ?

Un dernier regard sur la plage depuis les hauteurs (pour reprendre notre souffle aussi), et nous regagnons la Wakamobile. A la rédaction de cet article, nous trouvons sur internet la réponse concernant l’origine du nom de « Sandfly bay ». Beaucoup de locaux pensent que cette plage est assaillie par les sandfly, à tort, puisque c’est en raison de sa côte, très souvent battue par les vents qui soulèvent le sable des dunes, que ce nom lui a été attribué.


Nous sommes ravis d’avoir passé l’après-midi ici plutôt que d’être allés à l’observatoire des albatros.  Nous avons vraiment vécu un très bon moment sur cette plage. Et puisque nous avons des jambes et des poumons, nous décidons de faire un peu de sport les jours suivants dans les parcs de Dunedin. Nous nous défoulons également sur la table de ping-pong du camping, entre la rédaction de deux articles, bien sûr ! Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous communiquer les résultats…puisque nous avons une version un peu différente des faits…