Articles taggués ‘Banks Peninsula’

La Photo du jour : Entre deux mers

// 28 janvier 2009 // 8 Commentaires » // La Photo du jour

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Entre deux mers, Banks Peninsula

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La Photo du jour : Paysage moutonneux

// 27 janvier 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

Paysage moutonneux, Summit Road, Banks Peninsula

Paysage moutonneux, Summit Road, Banks Peninsula

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Banks Peninsula 1/3

// 26 janvier 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Présentation :

Cette péninsule située au sud-est de Christchurch, est la conséquence de l’éruption de deux volcans, éteints depuis un peu moins de 8 millions d’années : le Lyttelton et l’Akaroa. Il y a 11 millions d’années, l’Akaroa crée par son activité, une île volcanique. 3 millions d’années plus tard, le deuxième, le Lyttelton apparaît et au fil des éruptions entraîne l’extension de l’île volcanique. Celle-ci se rattachera ensuite au continent il y a environ 25000 ans lorsque les plaines du Canterbury se forment par dépôt du matériel de l’érosion des Alpes du Sud.

Les sommets qui contrastent avec les plaines du Canterbury, témoignent encore aujourd’hui de ce passé volcanique, tout comme les affleurements rocheux, falaises, plissements, qui font la beauté de cette péninsule atypique. Les actuelles baies d’Akaroa et de Lyttelton sont, en fait, les cratères des deux anciens volcans, maintenant érodés, dans lesquels la mer a fait son nid. L’ensemble de la péninsule forme une sorte d’ovale au relief très découpé. Le point culminant est le Mount Herbert qui s’élève à une altitude de 919 mètres.

Governors Bay :

Le lundi 27 Octobre 08 en fin de journée, nous arrivons à Governors Bay. Nous nous trouvons alors au pied d’un immense vallon dont les pieds trempent dans la baie. Nous en apercevons au loin l’ouverture sur la mer. C’est décidé, c’est ici que nous dormirons cette nuit. Nous nous installons au bout d’une impasse qui débouche ensuite sur un chemin de marche le long de l’eau. Nous n’y croiserons que quelques pêcheurs qui n’ont vraiment rien à gagner à être bruyants, la nuit s’annonce donc plus paisible que la précédente. Nous nous endormons après avoir assisté à un joli coucher de soleil.

Le lendemain matin, Ludo ouvre un œil, réveillé par les premières lueurs. Il enfile prestement un pull, saute sur son appareil photo et part saisir l’instant magique. (cliquez pour voir).

Marie profite du spectacle depuis son lit. Nous sommes tous les deux émerveillés. Le paysage déjà magnifique de jour, est soudain animé d’une lumière comme on en voit rarement. Un sublime dégradé de couleurs s’étale jusqu’à l’horizon sur le reflet de l’eau stagnante. La ligne séparant ciel et mer s’estompe dans la brume matinale qui prolonge le dégradé jusqu’au ciel. Les collines s’embrasent ! (cliquez pour voir)

Plus tard dans la journée, après avoir fait une halte dans un minuscule village appelé « Duvauchelle » (on dirait que les Français ne sont pas passés qu’à Akaroa), nous visitons la « Barry’s bay cheese factory ». C’est la plus historique des fromageries puisque les colons l’ont créée en 1844. Ils utilisaient des moules et des presses ramenés d’Angleterre et d’Ecosse. La richesse des pâturages de la Banks Peninsula, donc du bon lait de ses vaches, contribua à la renommée de ce fromage qui fut le premier à être exporté vers l’Angleterre.

Après une journée bien chargée, nous nous sommes retrouvés à Akaroa, et avions grand besoin d’une douche. Seulement ,rien en vue. A moins que… Nous finissons par barboter sous le robinet d’eau froide à proximité des toilettes publiques du front de mer. Autant dire que nous nous retrouvons à faire encore une fois les bidochons avec notre douche improvisée, en maillot de bain, serrant les dents pour ne pas exprimer clairement nos sensations face à la température de l’eau et celle du vent. Mais tout est fait pour nous détendre, les gens s’amusent et nous disent que c’est une bonne idée cette «  cheap shower » (douche économique)… et nous oublions presque que nous avons froid.

A la recherche DU POINT DE VUE d’où l’on peut voir la baie d’Akaroa s’ouvrir sur la mer : Ludo, emballé par ses réveils aux aurores des jours précédents, aimerait beaucoup ouvrir les yeux devant ce panorama. Mais de nuit, difficile d’imaginer ce qu’on pourrait voir en contrebas le lendemain. Nous partons malgré tout dans les hauteurs où 10 lièvres et autant d’opossums nous souhaitent la bienvenue. Nous nous installons pour dormir en espérant très fort avoir choisi le bon point de vue. Le lendemain, miracle, nous avons la preuve irréfutable devant nos yeux : ce n’est pas un lac, la baie d’Akaroa s’ouvre bel et bien sur la mer !


La Photo du jour : Plénitude

// 24 janvier 2009 // 1 Commentaire » // La Photo du jour

Plénitude, Banks Peninsula

Plénitude, Banks Peninsula

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Après ces bons moments passés à la Food farm, nous quittons les lieux le 26 Octobre 08 et décidons de retourner vers la Banks Peninsula. Ce que nous avions pu en voir lors du French Feist d’Akaroa nous donne très envie d’en découvrir davantage. Nous passons chez nos premiers hôtes Karin et Rients, en réponse à leur invitation. Ils fêtent les 25 ans de leur arrivée en Nouvelle-Zélande. Après cette petite fête dominicale, nous continuons notre chemin vers le Sud. Il est déjà tard et nous décidons de faire une halte avant d’entrer dans la Banks Peninsula. C’est donc à Taylor’s mistake que nous passerons notre première nuit dans la Wakamobile...

Au sud de Christchurch, de l’autre côté de la falaise, une côte abrupte mène à une plage appelée Taylor’s mistake (l’erreur de Taylor). Elle tient son nom du marin qui échoua son navire ici même, ayant confondu la baie avec l’entrée du port de Lyttelton non loin de là. Nous y arrivons de nuit, c’est là notre erreur ! Si cette plage est magnifique de jour au milieu des collines qui la façonnent, le soir c’est aussi le rendez-vous des jeunes cherchant les sensations fortes dans l’alcool et les voitures…. Nous sommes réveillés en pleine nuit, croyant à une attaque. Leur voiture accélère, se rapproche, s’éloigne, se rapproche, nous avons l’impression qu’ils jouent avec nos nerfs, et nous nous sentons un peu comme des petits insectes au milieu d’une toile d’araignée. Après plusieurs passages de plus en plus rapprochés, accompagnés de rires et de cris, ils s’éloignent définitivement. Avec le recul, nous pensons qu’ils étaient trop alcoolisés pour nous avoir seulement remarqués.

Le lendemain matin, nous nous réveillons sous un soleil éclatant. Les événements de la nuit nous paraissent bien loin. Après un petit-déjeuner en extérieur, nous découvrons les joies du camping sauvage : après avoir enfilé un maillot de bain, nous voilà à faire la vaisselle et nos toilettes matinales sous les douches extérieures, froides bien sûr. Marie passe sous l’eau glacée en premier et échappe ainsi au défilé de touristes qui arrivent à la plage. Ludo moins chanceux doit assumer son côté robinson bidochon. Mais il se trouve un compagnon d’infortune, âgé d’environ 3 ou 4 ans, noir de sable, qui se retrouve contre son gré sous le jet froid, par autorité parental. Pas ravi le garçon…

Un petit tour à la plage : Taylor’s Mistake est une jolie plage de sable noir, bordée de falaises fleuries. Beaucoup de monde profite du beau temps en ce lundi midi, les pique- nique et barbecues s’organisent. Nous comprenons ensuite pourquoi la plage est si fréquentée en ce début de semaine : Aujourd’hui c’est labour day (fête du travail).

Nous reprenons la route vers Banks Peninsula en fin d’après-midi. La photo d’aujourd’hui donne un bel aperçu de ce que vous pouvez admirer en descendant vers la Peninsule. Ludo a su saisir par ce joli cliché, ce qui caractérise le mieux la Banks Peninsula : grandeur et sérénité.

Akaroa, Le festival français, Samedi 11 Octobre 2008

// 16 janvier 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Akaroa, French Fest, Samedi 11 Octobre 08

Karin et Rients, nos hôtes de wwoofing, nous proposent de les accompagner pour une journée au Sud de Christchurch, afin d’aller assister à la fête des Français, à Akaroa. Nous acceptons cette invitation avec plaisir et prenons tous ensemble la route de bon matin.


L’aller :

Nous faisons le trajet par la Banks Peninsula, les paysages sont magnifiques. Plus nous prenons de la hauteur et plus nous sommes éblouis par la beauté des paysages aux cimes encore blanches. Nous découvrons enfin la Nouvelle-Zélande !

Nous nous arrêtons une première fois près d’un refuge : « Sign of the Kiwi » et admirons le panorama qui s’offre à nous : d’un côté, les sommets enneigés (cliquez ici), de l’autre, une superbe vue sur les bras d’eau de mer venant s’engouffrer dans les cavités volcaniques de la Banks Peninsula. (Nous consacrerons à cette péninsule un article très bientôt)

Après un deuxième arrêt photographique, nous continuons jusqu’à Akaroa où la fête bat son plein.

La ville d’Akaroa :

Akaroa qui signifie « long port » en maori, fut fondée en 1840 par une petite colonie française. La ville se niche dans le creux d’une anse profonde d’ Akaroa Harbour, la baie la plus vaste de Banks Peninsula. Celle-ci a pris forme au cœur des fondations rocheuses de l’ancien volcan érodé, qui forma la Banks Peninsula.

En ce samedi printanier, le soleil inonde le petit port de plaisance aux allures de ville côtière du Sud de la France. Akaroa situé dans un cadre exceptionnel, respire la quiétude et la douceur de vivre. C’est aussi le point de départ de promenades en mer à la rencontre des plus petits dauphins du monde : les dauphins d’Hector. Certains bateaux offrent même la possibilité de nager avec eux !

Cette ville fondée par un petit groupe de colons français au milieu du 19ème siècle, se plaît à cultiver ses accents  » frenchies « . Les maisons en bois peint donnent à la ville un style très colonial. Les rues aux noms Français, la station service  » l’essence « , le restaurant  » c’est la vie «  , les joueurs de pétanque, la langue de Molière qui résonne partout en ce jour de  » French fest «  : tout ceci provoque chez nous une pointe de nostalgie de notre France natale.

Un peu d’histoire :

Les Polynésiens furent les premiers à peupler la Nouvelle-Zélande, c’est ainsi que naquirent les tribus maori au pays du long nuage blanc.

En 1770, le navigateur anglais James Cook découvrit Banks Peninsula (péninsule de Banks), qu’il nomma ainsi en l’honneur de Joseph Banks, son botaniste. A l’époque, tous pensaient avoir affaire à une île. Il est vrai que l’eau en entoure la majeure partie.

Quelques années plus tard, des baleiniers français trouvant la pêche excellente eurent l’idée de créer une colonie française en Nouvelle-Zélande afin de faciliter leur approvisionnement en huile de baleine. Le capitaine Jean-François Langlois acheta la péninsule aux Māori pour mille francs. Une avance fut versée sous forme de troc, le reste du paiement devant se faire au moment de la prise de possession de la terre, lors de son retour. Après que les démarches pour envoyer une expédition de colonisation de l’île du sud furent faites en France, un petit groupe part en 1840. Mais les Anglais, ayant déjà la souveraineté de l’île du nord prirent facilement possession de la totalité de la Nouvelle-Zélande quelques semaines avant le retour des Français…

Ceux-ci dirigés par Lavaud (qui donna son nom à une rue d’Akaroa) durent se contenter de fonder un petit village sous souveraineté étrangère. De ce fait, un certain nombre de Néo-zélandais, descendent des colons français. Nous avons bien failli ne pas avoir à ouvrir grand nos oreilles pour comprendre les Kiwis…

Le festival français d’Akaroa :

Fière de ses origines, Akaroa se drape chaque année des couleurs tricolores à l’occasion du  » French Fest « . Les festivités sont rythmées par un défilé militaire, un défilé de voitures françaises de collection, mais aussi par une démonstration de cuisine, des projections de films français, un course de garçons de café, et des ventes de produits français (crêpes, bières, moutarde,…) Nous pouvons noter aussi la présence de l‘alliance française, association à but non-lucratif qui offre la possibilité d’apprendre le Français ainsi que l’histoire et la culture du pays.

Un des temps forts de la fête consiste en la reconstitution du débarquement des colons, par des marins de l’armée française venus spécialement de Nouvelle-Calédonie pour l’occasion.

Ce week-end particulier est également animé par des concerts et un feu d’artifice.

Le beau temps étant au rendez-vous, beaucoup de pique-nique s’organisent au bord de l’eau. Nous découvrons, quant à nous, les moules néo-zélandaises. Beaucoup plus grosses que nos moules françaises, elles sont vertes, nacrées à l’intérieur et ont un goût beaucoup plus fort.

Après le déjeuner, nous flânons dans la ville et sur le port. Nous y croisons, juchés sur leurs grands vélos, des « policiers français d’un temps révolu », mais aussi quelques marins français basés à Nouméa, visiblement ravis de leur expérience militaire aux antipodes.

Sur le chemin du retour, nous rendons visite à un ami de Karin et Rients. Cet allemand d’origine, marié à une Néo-Zélandaise, occupe une maison vide-grenier, par excellence. Brocante à tous les étages, à l’intérieur comme à l’extérieur, densité et diversité sont au rendez-vous… Nous visitons aussi l’atelier de couture de la maîtresse des lieux, un vrai  » bazar organisé  » qui donne de jolies robes.