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The Food Farm, 2ème expérience de wwoofing.

// 19 janvier 2009 // 12 Commentaires » // Nouvelle-Zélande, Wwoofing

Octobre 2008

La food farm est tenue par un couple de jeunes trentenaires, Angela et Nick, par ailleurs parents de trois jeunes pousses : Ruby, Mathilda et Flynn.

Présentation des hôtes :

Nick est originaire de la Barossa valley au nord d’Adelaïde (Australie). Angela y a fait ses études d’agriculture et c’est ainsi qu’ils se sont connus. Après avoir passé quelques années ensemble en Australie, ils décident de venir s’installer en Nouvelle-Zélande, pays d’origine d’Angela.

Nick et Angela travaillent maintenant pour un vignoble de la Vallée de Waipara, à proximité de la ferme : Greystone. Nick y manage 45 hectares de vignoble et Angela s’occupe de la distribution et du marketing. Ensemble, ils élèvent leurs trois jeunes enfants, gèrent la Food farm, cuisinent avec brio et sont très impliqués dans le mouvement biologique.

La vallée de Waipara est connu pour ses vins et ses bons produits, mais aussi pour ses paysages agricoles, de vignobles et d’oliveraies.

La Food Farm :

La Food farm est certifiée Bio-gro (association qui garantit la production bio en Nouvelle-Zélande). Aucun produit chimique, aucun plant et aucune graine ne sont non-biologiques. Nick et Angela y élèvent des canards, des poules, des oies, des moutons. Ils possèdent aussi un grand potager et un verger de figuiers mais aussi quelques arbres fruitiers, des groseilliers, des cassis, des framboisiers et des fraisiers. Yadi, la chienne golden retriever accompagne Nick au travail et se complait dans le rôle de grosse peluche pour les enfants.

La ferme est construite sur le principe de la permaculture que nous développerons plus tard. Leur but est de se nourrir un maximum de leurs récoltes, (autosuffisance) et de commercialiser les figues et figuiers. Ils veulent inculquer à leurs enfants le goût des choses saines et de la cuisine. Nous passons de longs moments à partager avec eux le goût de la bonne chair, et apprenons beaucoup sur les vins autant français que néo-zélandais. Il nous aura fallu faire tout ce chemin pour commencer à nous y intéresser !

Notre travail :

Chaque matin, nous devons arroser les jeunes plantes , les arbustes et nourrir les animaux. Les deux préoccupations principales dans la ferme sont de stopper les mauvaises herbes et d’irriguer correctement.

Pour maîtriser les mauvaises herbes, nous sommes amenés, bien sûr, à faire du désherbage. Mais nous apprenons aussi à couvrir de paille ou de foin, certaines parties du jardin lorsque les mauvaises herbes sont encore rases ce qui stoppe leur progression et permet de garder l’humidité plus longtemps au sol.

Ce qui nous a le plus marqué :

La peur du gel : les cultivateurs sont très préoccupés dès que la température descend. Le climat est très changeant en Nouvelle-Zélande et peut enregistrer des écarts de températures très forts. La météo joue un grand rôle pour eux, jusque tard en saison. Les dommages liés au gel pouvant entraîner l’absence de fruits ou la mort des jeunes arbres, nous avons dû, un après-midi, couvrir l’ensemble du verger de figuiers pour parer au gel annoncé. Mais, en fin d’après-midi, la température est remontée et la nuit fut calme. Il arrive parfois que les vignerons soient obligés d’allumer de grands feux dans des tonneaux entre les rangs de vignes, pour faire monter la température extérieure, et veillent ainsi toute la nuit. Nous comprenons la difficulté qu’ont les agriculteurs à dormir lorsqu’il fait froid. Malheureusement, cette année, ce fut plus tard en saison que le gel fit de nombreux dommages.

L’importance de l’eau : Le soleil étant très fort et le vent très sec, le sol est très vite aride. Il est donc indispensable pour la Food farm d’avoir un système d’irrigation performant. Il consiste en l’utilisation de tuyaux d’irrigation au sol, de sprinklers, et d’arrosage manuel chaque matin, voire deux fois par jour pendant la saison sèche. Le tout est alimenté par un tank qui stock l’eau puisée dans le sol à l’aide d’une pompe munie d’un moulin à vent.

Ce qui fait que chaque jour fut un jour différent :

Angela aime beaucoup nous lancer des défis : attraper une poule, séparer des moutons, confectionner de la pâte à modeler rose fluo pour les filles. Cela rythme nos heures de travail et les font passer plus vite.

Le repas du soir et toujours l’occasion d’une nouvelle découverte : faire des pâtes fraîches soi-même, manger le fromage fait maison quelques jours auparavant, s’affronter lors d’un concours de « qui a fait la meilleur pizza », suivi d’un concours de « qui mange le plus de chili »…

Le coucher de soleil est toujours un moment féerique dans cette vallée tout comme les nuits étoilées dont on ne peut compter les milliers d’astres lumineux… Magique !

Vécu et impressions :

Nous travaillons effectivement plus ici que chez nos premiers hôtes. Nous faisons 5h par jour et des semaines continues. La seule journée  libre, nous l’obtiendrons suite à une discussion un peu tendue sur le temps de travail. Elle nous est autorisée parce que Ludo offre ses services de photographe gracieusement pour promouvoir la Food farm. Tout le jour durant nous culpabilisons de les laisser travailler seuls, alors que nous sommes derrière nos ordinateurs.

Le lendemain, nous apprécions la faculté avec laquelle nos hôtes sont passés à autre chose et reprenons le boulot sans lésiner. Marie fait plus que ses heures pour rattraper un peu la mutinerie de la veille. Le reste de notre séjour, nous essayons d’être efficaces. Nous pensons que nos hôtes apprécient le fait que nous ne comptions pas nos heures au quart d’heure près. Contre toute attente, la confiance s’installe.

Comme nous l’avait dit Rients, ici on travaille ! Même si au début, en bons Français on a un peu de mal à concevoir de faire tant d’heures sans être payés, nous réalisons très vite que c’est plus que le gîte et le couvert qu’ils nous offrent. La nourriture est fantastique. Qu’ils soient fatigués ou non, ils font toujours l’effort de faire des repas de rêve le soir : délicieux et conviviaux.

Il faut bien le dire, il y a toujours beaucoup à faire dans une ferme et on se sent mal de rester inactifs. L’après-midi, après nos heures de travail, Ludo doit parfois séquestrer Marie pour qu’elle ne retourne pas bosser, jusqu’à ce qu’elle se mette à ronfler lourdement…

Mais quel bonheur de travailler la terre, de sentir ces bonnes odeurs, de manger le fruit de nos efforts ! Nous sommes ravis de toucher au plus prêt la vie à la ferme avec des techniques naturelles. Nick et Angela nous ouvrent en toute confiance la porte de leur maison et de leur vie de famille et nous offrent l’opportunité de (re)découvrir un autre mode de vie. C’est un moyen agréable pour nous de nous sentir proches de nos grands-parents cultivateurs, qui ont vécu de la terre durant toutes ces années.

Nos hôtes nous proposent de garder la Food farm pendant leurs vacances de Noël, et c’est avec plaisir que nous y reviendrons !

The New Complete Book of Self-Sufficiency La Bible de l’autosuffisance pour ceux qui auraient des envies de jardinage ou d’élevage.
Revivre à la campagne
Pour les allergiques à l’anglas: sur le même thème et du même auteur.

Notre première expérience de wwoofing

// 13 janvier 2009 // 6 Commentaires » // Wwoofing

Rangiora, du 5 au 13 octobre 08

Le lundi 5 Octobre 2008, nous récupérons le van et partons à la rencontre de nos premiers hôtes de wwoofing. Après de nombreuses réponses positives, suite à la bonne vingtaine de mails envoyés de peur de ne rien avoir, nous avons choisi cette première adresse parce qu’elle est la plus proche de Christchurch. En effet, n’étant pas sûrs d’avoir un van, nous devons rester à proximité de la ville. De plus, nos hôtes montrent un intérêt particulier pour nos professions respectives.

Présentation des hôtes :

Karin et Rients, originaires de Hollande, sont arrivés en Nouvelle-Zélande il y a 25ans : décision prise pour s’offrir une vie moins polluée et plus proche de la nature ainsi qu’à leurs enfants. Ils se lancent alors dans la production de fromages de leur pays d’origine, notamment le gouda. Ils créent ainsi une niche, dans la région. Très vite, la réputation de leur « cheesefactory » devient nationale et leur entreprise prend de l’ampleur. Vingt ans plus tard, ils prennent leur retraite et s’installent à Rangiora. Karin veut y créer une retreat, et Rients prend plaisir à entretenir la propriété et le potager. Les objectifs de Karin pour sa retreat sont d’offrir un environnement apaisant et une nourriture saine à toute personne ayant besoin de « soins » de bien-être, d’écoute, d’attention… Elle propose une gamme de prestations allant du massage, spa, sauna, jusqu’à la thérapie (paroles, drawing thérapie), mais aussi des séjours de repos en pension complète avec repas bio,… Il est difficile pour Marie de comprendre quels sont réellement les tenants et aboutissants de son travail. Lors de la prise de contact avec Karin par mail, elle montre un réel intérêt à la profession de Marie, mais lorsque celle-ci aborde le sujet avec elle, Karin fuit quelque peu la conversation. Le barrage de la langue en rajoutant, nous n’avons pas réellement échangé sur ce terrain. Ce que nous avons pu en comprendre, c’est que c’est davantage une approche spirituelle et de bien-être qu’elle propose.

Notre rôle :

A raison de quatre heures quotidiennes cinq jours par semaine, nous sommes invités à aider Rients à entretenir la propriété. Karin propose également à Ludo de faire quelques photos pour communiquer et promouvoir sa « retreat ».Nous sommes logés dans une chambre indépendante de leur maison dont la baie vitrée donne sur le potager. Il est très agréable de se réveiller avec le chant des oiseaux le matin. Nous partageons les repas, excellents d’ailleurs. Nous débutons nos travaux d’extérieur par du ramassage de crottin de cheval pour en faire du compost,  mais aussi à rentrer du bois pour les trois prochains hivers (ça en fait du bois !). N’oublions pas ce qui sera notre premier mot de vocabulaire agricole en anglais : le weeding (désherbage).  Dans le cas présent, on peut plutôt parler de défrichage. Difficile de distinguer les plantes à laisser de ce fouillis de mauvaises herbes à enlever. Le résultat est à en faire pâlir le jardinier sans reproches qu’est le père de Marie. En effet, est-ce normal que le résultat soit pire que le jardin paternel avant désherbage ? Cela satisfait en tout cas nos hôtes, tout comme la vitesse à laquelle nous avons rentré le bois.

En fin de semaine, nous avons droit à un petit resto indien pour fêter leur anniversaire de mariage, et à une virée au Sud de Christchurch, à Akaroa. Nous sommes très contents de notre semaine au grand air. Rients s’amuse à l’idée que nous allions ensuite à « The food farm » pour notre deuxième expérience de wwoofing. Il se trouve qu’ils connaissent les propriétaires de cette ferme, et nous sous-entendent qu’on va travailler bien plus…Nous finissons notre expérience ici, par deux jours de prise de vue pour la promotion de la « retreat ». Ludo apprécie de se retrouver dans son élément, mais a cependant du mal à se remettre dans l’esprit après une semaine de jardinage « terre à terre ». Depuis le début du voyage, le photographe était concentré dans ses prises de vues. Le fait de travailler quelques jours au jardin et d’être confronté à des préoccupations loin des sphères de l’imaginaire lui a fait beaucoup de bien. Mais lorsqu’il revient à la photographie, la transition est quelque peu perturbante pour lui. Il lui faut réactiver les neurones créatifs. Il ne pensait pas être aussi haut dans les nuages en temps normal mais Marie, elle, en était déjà persuadée…

Coup de coeur :

Nous avons énormément apprécié de nous retrouver au milieu de la nature et d’y travailler sous un soleil agréable. Ludo a beaucoup apprécié l’esprit bien-être et détente ainsi que la nourriture très équilibrée et saine, sans oublier le Pastis proposé par le maître de maison… Nous sommes unanimes devant la magnifique compote de rhubarbe de Karin et le délicieux yaourt maison de Rients. Nous pouvons souligner la générosité de nos hôtes qui nous ont offert de « vieilles » affaires de camping pour aménager notre van et qui ont eu la gentillesse de nous inviter à les accompagner à Akaroa.

Coup de gueule :

On adhère un peu moins sur le manque de clarté dans les motivations de nos hôtes à accueillir des wwoofers. En effet, le but du wwoofing est de soutenir les initiatives dans le domaine du biologique et d’enseigner cet art aux volontaires. Hors, l’aide volontaire dans le domaine du bien-être rentre-t-elle dans le cadre du wwoofing ? Même si nous avons fait des travaux en extérieur avec quelques techniques naturelles (compost et désherbage), nous avons plus l’impression de jouer les jardiniers privés que de soutenir une quelconque initiative biologique.  Si nous nous attendions à cette situation, nous espérons, dans l’avenir, approcher de plus près ce qu’est l’agriculture bio et la vie à la ferme.


Le WWOOFING

// 10 janvier 2009 // 16 Commentaires » // Wwoofing

Qu’est ce que le wwoofing ?

Faire du wwoofing, c’est travailler dans des fermes d’agriculture biologique faisant partie d’un regroupement international : le WWOOF. Ce sigle signifie « World Wide Orientation on Organic Farms » ou encore : « Willing Worker on Organic Farms » soit en français : travailleur bénévole dans des fermes biologiques. Le wwoof est un réseau international de fermes biologiques qui accueillent chez eux des bénévoles, ayant envie d’apprendre ou de vivre une expérience en agriculture bio. Les hôtes demandent quelques heures de travail par jour en échange du gîte et du couvert. Mais c’est souvent bien plus qu’un toit et un repas qui sont offerts. Ouverture vers un nouveau mode de vie, repas succulents avec de bons produits frais, intégration dans la vie de la ferme et le plus souvent de la famille, sans parler du travail en plein air et du cadre souvent grandiose.

wwoofing

L'ami du potager, wwoofing

Que fait-on lorsque l’on fait du wwoofing ?

En faisant du wwoofing, vous pouvez être amenés à vous occuper d’animaux, du potager, de l’entretien de la propriété. Il ne faut pas vous cacher que le désherbage manu militari est souvent au rendez-vous, mais on s’y fait très vite. D’une manière générale, vous participez à la vie de la ferme, et le plus souvent, les hôtes s’arrangent pour varier vos activités durant le temps de travail. Puisque vous êtes invités à partager les repas avec eux, ils apprécient une petite aide pour préparer le repas, et portent souvent beaucoup d’intérêt à votre culture culinaire. Ne reste plus qu’à les épater aux fourneaux !

Il n’est jamais simple de vivre en communauté, de surcroît lorsqu’on ne connaît pas nos hôtes, leur culture, habitudes, mais aussi leur langue. Le mieux est de rester discret, tout en n’hésitant pas à mettre la main à la pâte. Si vous ne vous sentez pas très à l’aise, questionnez vos hôtes sur leurs habitudes de vie, vous trouverez souvent la bonne formule pour que tout le monde se sente bien. Et vous verrez, vous y serez rapidement inclus et épanouis. (sorties, projets, visites, activités…)

wwoof

Organique, wwoofing

Les conditions requises pour faire du wwoofing :

Pour être « wwoofer » en toute légalité, il faut devenir membre du réseau du pays concerné. Il faut pour cela payer entre 20 et 40 euros l’adhésion pour l’année. Vous recevez alors un fascicule rassemblant toutes les coordonnées des hôtes. Celles-ci sont accompagnées d’une petite description du lieu et du travail qui vous attend.

photo-wwoofing

Brin de vie, wwofing

Ce qu’il faut savoir avant de faire du wwoofing :

- Pour faire du wwoofing, il faut avoir au minimum 18 ans (parfois 16 suffisent)

- Il faut payer une adhésion (20 à 40 euros) à l’organisation responsable du pays concerné, après quoi un numéro de membre vous est remis. Vous devrez parfois le présenter aux hôtes qui vous accueillent.

- Il existe aussi des adhésions pour les couples.

Le Wwoofing permet de découvrir de nouveaux modes de vie, de (ré)apprendre à vivre proche et avec la nature, les saisons, la météo, les techniques de base d’agriculture Bio.  Seul, en couple ou en famille, c’est une jolie opportunité, et un bon moyen de découvrir un pays, au travers des conseils et des récits de leur habitants. Au final, c’est un bon plan pour voyager pas cher et riche d’apprentissage.

wwoofer, coq

L'emblème français, le regard vif,...joue-t-il à défier les All Blacks?

On vous conseil de lire ce livre. Il raconte 3 ans de wwoofing avec des témoignages croustillants :

The Wild Green Yonder: Ten Seasons Volunteering on New Zealand’s Organic Farms (Broché)

Les liens utiles :Le site officiel du WWOOFING en Nouvelle-Zélande

Le site officiel du WWOOFING international

© WakaTrip.com le blog qui adore wwoofer