Articles taggués ‘kaikoura’

Derniers jours sur l’île du Sud

// 8 mai 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Nos billets sont achetés pour le ferry qui relie Picton à Wellington. La traversée est prévue pour le 3 Avril. Nous quitterons à regret l’île du Sud, des souvenirs plein la tête (Nous aurons l’occasion d’en reparler).

La vallée verte, Banks Peninsula

Akaroa

Pour l’instant nous sommes ravis de retrouver les collines vertes de la Banks Peninsula où la mer vient se nicher. Nous décidons de profiter de l’atmosphère apaisante qui règne dans ce petit coin de paradis pour travailler sur notre blog et sur la suite du voyage.

Petits pèlerinages d’adieux

Après quelques jours, nous disons Bye-bye à la French-city néo-zélandaise. Nous passons ensuite dire au revoir à « la fleur » des places de wwoofing de l’île du Sud : The Food farm. Mais le temps n’est pas avec nous : nous voulions aider au jardin, la pluie nous impose un atelier cuisine. Ce sera pâtisseries en tous genres et bœuf bourguignon pour le soir. Nous sommes également ravis de tester les premières figues de notre ferme préférée, mmhhh avec du roquefort de chez Whitestone Cheese … un délice ! Décidement, « The Food farm » sait recevoir les Frenchies.

Nous passons une très agréable soirée à discuter de choses et d’autres ainsi que de la suite de nos projets respectifs. Nous nous encourageons mutuellement. Les Wakatripeurs croient en l’avenir de la Food farm et la Food farm, persuadée de la réussite future du photographe fait promettre à Ludo de poursuivre ses projets lors de notre retour en France.

Notre deuxième pèlerinage nous porte vers Kaikoura, mais si ce site est toujours aussi majestueux, le vent glacial et le manque de temps nous impose un pique-nique rapide, les yeux dans les flots qui nous évoquent tant de souvenirs…


C’est ainsi qu’après avoir dit au revoir à des personnes et des lieux qui ont beaucoup compté pour nous, nous prenons la route de Picton où nous attend le ferry qui nous conduira vers l’île du Nord.


Par un commentaire, VOTEZ pour votre coup de coeur du jour.

Vous participez ainsi à la sélection du mois de Mai.



© WakaTrip.com le blog photo qui vous fait voyager autour du monde

Baleines, Dauphins et Albatros : les trésors de Kaikoura

// 31 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Nous voici à Kaikoura, dernière étape de notre grande boucle en camping-car. Le soleil est au rendez-vous, ce que nous apprécions particulièrement pour lutter contre la fatigue accumulée. Mais les rencontres que nous faisons n’ont pas de prix ! Nous prenons un peu de repos en cette matinée du 3 mars, mais trépignons quand même d’impatience à l’idée de rencontrer les baleines l’après-midi.

Le plongeon de la reine, baie de Kaikoura

Le moment tant attendu

Nous voici sur le chemin de l’établissement qui organise les sorties en mer. Après avoir profité du spa, Ludo réalise, seulement après le repas, qu’il va lui falloir faire de la place sur ses cartes mémoires… Le temps de résoudre le problème, nous nous retrouvons à courir dans l’artère principale de la ville. Nous finirons par passer à travers un trou dans le grillage du camping concurrent au nôtre, afin d’être en temps et en heure au guichet. Pour rien au monde, nous ne voudrions manquer le rendez-vous qui nous attend. On en connaît un dont c’était la seule exigence pour ses deux semaines de vacances. Quant à la deuxième, lorsqu’il nous est demandé si nous avons un problème avec le fait d’avoir le mal de mer (creux de 2 mètres prévus pour l’après-midi), elle a à peine cillé !

Autant dire que nous sommes tous les quatre très motivés. Après un documentaire et un petit trajet en bus, nous voilà à l’embarquement… Nous observons la tête des personnes qui descendent du bateau voisin, et ils n’ont pas l’air très souriants… mer agité ou déception ???

Sensations fortes

Une fois à bord, de nombreuses consignes nous sont données, notamment sur «  comment vomir correctement »… Ça promet !

Puis, nous voilà partis. Nous comprenons très vite que l’observation des baleines ne sera pas le seul moment phare de l’après-midi. L’unique fait d’être à bord du bolide est une attraction en soi. A fond les manettes, nous comprenons maintenant la coiffure de l’un des membres du personnel (effet cheveux dans le vent, dressés sur la tête), « ça décoiffe » ! Mais pour l’instant, la vitesse a plutôt un effet grisant. Nous avons l’impression d’être à la poursuite de pirates ou de faire partie d’un bateau de douanes. Ne manquent plus que le gyrophare et l’alarme.

Les deux portes latérales sont ouvertes pour modérer le mal de mer. Le vent vif nous congèle sur nos sièges, et nous commençons à rebondir de vague en vague. Sensation toujours aussi excitante, même si l’on a quelque peu du mal à fixer notre attention sur l’écran  et sur le guide qui nous offre de nombreuses explications au sujet des baleines. En fait, ce sont la plupart du temps des cachalots qui résident à demeure dans le grand canyon sous-marin de Kaikoura.

Première rencontre

Nous gagnons rapidement le large, au-dessus des failles sous-marines qui se situent à quelques encablures de la côte. Tout à coup, le personnel s’agite, nous sentons que quelque chose se passe. Un cachalot est repéré et en moins de temps qu’il n’en faut, nous sommes tous autorisés à nous rendre sur le pont. Le grand mammifère marin est là, à la surface, et nous apercevons régulièrement les projections qui émanent de son évent. La partie de son corps que nous apercevons à la surface de l’eau est d’une longueur impressionnante, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Nous restons ainsi quelques minutes à l’observer attendant, tous, le moment où il va plonger. Cet instant-là est juste un fascinant spectacle. L’animal laisse alors apparaître une queue massive avant de disparaître dans les profondeurs. Secondes magiques attendues de tous, accompagnées de « oh » et de « ah » échappés au milieu d’un silence émerveillé.

Nous sommes alors en haute mer, et ça secoue ! Difficile dans ces conditions de capturer cette magie en photo ou en film, tout en essayant d’en profiter nous aussi. Mais notre photographe a réussi à capter pour vous, la descente vers les abîmes du colosse. Pour les films, là encore, il va falloir patienter et pour les personnes sujettes au mal de mer, s’abstenir : ça tangue !

L’apparition des clowns de mer

Nous reprenons nos places à bord et la vitesse est toujours au rendez-vous. Cette fois, nous savons ce que sont des creux de deux mètres, et c’est plutôt amusant, même si on est parfois violemment tassés au fond de nos sièges. Nous pouvons voir quelques albatros au travers des vitres, difficile là encore à saisir du bout de l’objectif.

Mais soudain, un, puis deux, puis 10 dauphins apparaissent au milieu des flots. Le bateau fait un crochet, et en deux temps trois mouvements, nous sommes de nouveau sur le pont, au milieu de centaines de gais lurons !

Ce sont des Dusky Dolphins, réputés pour leurs capacités acrobatiques, et pour cause ! De loopings en sauts de vague en vague, ils s’approchent au plus près du bateau et s’amusent à en heurter la coque avec leur queue. Nous ne savons plus où donner de la tête. Marie qui tente de saisir un saut ou une apparition avec sa caméra, finit par prendre le parti de rester statique (même si le bateau ne l’est pas) : ils sont si nombreux qu’il y en a toujours un sur l’écran. C’est la encore un très, très, très grand moment.

Puis nous reprenons place dans la cabine. Les portes sont, cette fois, fermées, la mer est de plus en plus agitée. Nous virevoltons dans les flots en direction d’un deuxième cachalot. Nous sortons en attendant la redescente, les jambes un peu flageolantes au milieu des éléments qui se déchaînent. Cette fois l’animal est plus discret, et nous n’apercevons pas la queue du colosse. En reprenant nos places, certains d’entre nous auraient bien supplié pour retourner à quai, mais déjà le signal est donné, le premier cachalot, que nous avions pu observer, est de nouveau à la surface.


Le coup de grâce

Nous voici de nouveau secoués, ballotés, projetés. Mais cette fois, les vagues nous viennent de côté, et le mal de mer n’est pas loin….les creux de deux mètres nous en paraissent plutôt 4 !  Nous essayons de fixer notre attention tant bien que mal à l’extérieur, afin de garder le cap, tentant d’ignorer le nombre, croissant de minute en minute, de personnes la tête dans le sac….

Une vague nous frappe de plein fouet de côté et la stupeur peut se lire un instant sur les visages. Le plus inquiétant selon Marie, c’est le visage jusqu’alors rieur de notre guide à chaque grosse vague, qui se fige tout à coup. Mais le capitaine a l’air de bien s’amuser, et de maîtriser complètement la situation. Nous voici arrivés à destination. Petit moment difficile à passer pour se tenir sur nos jambes, même l’air frais a bien du mal à nous faire oublier ce bateau qui tangue. Et notre cachalot choisit juste le moment où une grosse vague nous empêche de voir ses capacités de plongeur pour redescendre. Le bateau situé en face de nous aura, quant à lui, plus de chance. Mais nous ne nous attardons pas trop sur son cas qui nous renvoie notre propre condition, balloté comme une feuille morte au milieu des vagues.

Happy End

Dernier come-back en cabine où notre guide nous annonce que nous devrions maintenant nous sentir mieux puisque nous allons tourner le dos au large et rentrer au bercail. Il est vrai que quelques grosses vagues plus loin, l’atmosphère devient plus respirable. Le roulis latéral a disparu, et avec lui, toute sensation inconfortable.

Nous profitons des dernières perceptions liées à la vitesse et nous nous félicitons d’avoir tenu le choc tous les quatre. Nous sortons du bateau, des étoiles plein les yeux, un peu blancs quand même, sans doute dans le même état que les passagers que nous avions croisés en embarquant. Mais le corps ne reflète pas la joie d’avoir pu partager ces trois heures magiques avec nos deux touristes ! Rien que pour ces trois petites heures, Marie est ravie d’avoir fait venir ses parents de si loin en s’exilant ainsi cette année.

Rien de tel après un petit mal de mer qu’un bon resto ! Ce soir, c’est Ludo qui régale au Tuti’s. Nous y rencontrons une serveuse québécoise très sympathique, y goûtons une très bonne soupe de la mer (Sea food chowder), de la langouste, très réputée à Kaikoura, et plein d’autres bonnes choses du large.

La péninsule de Kaikoura

Le jeudi matin, c’est farniente. Le programme des derniers jours nous a un peu épuisés, et si l’enthousiasme nous reprend lorsqu’on évoque la sortie en mer de la veille, la fatigue aussi… on en tangue encore !

L’après-midi, nous voulons partager avec nos compagnons de bord, la vue fantastique qu’offre la péninsule de Kaikoura sur la colonie d’otaries. Mais nous sommes très déçus, les centaines de bestioles qui habitaient les lieux il y a quelques mois ont disparu… sans doute en pêche ou en d’autres lieux. Les Dubois n’auront plus qu’à nous croire sur parole et à se consoler avec les photos prises lors de notre dernier passage.

Seuls quelques énergumènes, et pas des moindres, feront le spectacle. Nous croyons même avoir retrouvé notre star de zèle sur la roche, même clowneries, même très longues moustaches, et même rocher de prédilection.

Que du bon

Après cette après-midi au grand air, nous voilà de nouveau au restaurant, cette fois c’est papa Dubois qui régale au Hislops café.

Le restaurant «  organic » est choisi par le maître jardinier français qui synthétise par son choix, l’esprit Kiwi, de la bonne bouffe bien saine. Ainsi ce soir, pour les hommes c’est agneau néo-zélandais, bio bien-entendu (tout comme la boisson…) et élevé au grand air, cela va de soi. En revanche, le service est plus guindé que la veille.

Contre la montre

Le vendredi matin, le soleil est éclatant. Nous faisons une petite séance photo dans les rues de Kaikoura. Les singeries de Mr Dubois font beaucoup rire les Néo-Zélandaises qui passent par là… Et les Wakatripeurs ont bien du mal à garder les yeux ouverts pour se faire tirer le portrait.

Puis, ayant pris du retard, une course contre la montre s’engage entre la récupération du van à la Food Farm et l’arrivée chez le loueur du camping-car 5 min avant la fermeture…

Nous voici de nouveau à l’aéroport, pour se dire au revoir cette fois… Nous espérons que les quelques mois qui nous séparent du retour en France passeront plus vite pour nos touristes qui peuvent maintenant mettre des images et surtout des souvenirs, sur les lieux que nous fréquentons. Nous restons ravis que grâce (ou à cause de) nous…, ces deux là ont fait le tour du monde en moins de deux semaines pour passer du temps tous ensemble, et nous l’espérons, en ont pris plein les mirettes.

© WakaTrip.com le blog photo qui vous fait voyager autour du monde

La Photo du jour : Dément ciel

// 24 février 2009 // 7 Commentaires » // La Photo du jour

Dément ciel, Kaikoura

Dément ciel, Kaikoura

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Kaikoura 2/2

// 9 février 2009 // 15 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

.

L’incroyable richesse des eaux de Kaikoura a attiré des centaines de « für seals » (otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande) sur les côtes de sa péninsule. L’été, ils partagent les lieux avec de grands groupes de Dusky dolphins.


Les premiers jours :

Les otaries sont, en effet, partout et en nombre au pied des falaises… et ça se sent ! Depuis l’Australie, nous avions oublié à quel point «  sentir le phoque » est une expression basée sur une réalité concrète. L’avantage indéniable est que l’odeur caractéristique nous aide à localiser les bestiaux. Même lorsqu’on longe une côte en voiture, nous avons vite fait de « sentir » au sens littéral du terme, quand les dodus pinnipèdes sont dans les parages.

Il est possible de faire une marche sur les falaises de la péninsule de Kaikoura pour observer la « seal colony » dans son ensemble… ce doit être très beau, mais nous allons attendre que la température remonte un peu. Nous aimons ce lieu, et la météo qui s’améliore progressivement nous encourage à rester. C’est décidé, nous persévérons ici jusqu’à notre prochaine expérience de wwoofing.

La « Seal Colony » :

La présence des otaries rend ce lieu exceptionnel, mais même sans cela, le site en lui-même est magique. Les rochers rivalisent avec les cimes en arrière-plan, le tout baigné dans une lumière fantastique.

Nous passons beaucoup de temps aux alentours de la « Seal colony » et Marie pourrait passer des heures devant le panorama qui s’offre à nous depuis le parking. On y voit les jolis rochers truffés de phoques, mais elle aime aussi beaucoup regarder les gens qui …observent les phoques. Leurs techniques d’approche, la distance à laquelle ils s’aventurent, les regards inquiets derrière eux, le nombre de photos qu’ils prennent, … et puis, ça a l’avantage d’être une activité bien au chaud dans la voiture. En effet, même si le soleil est revenu, il fait toujours très froid.

Faire du camping sauvage, quelle aventure !

Après une petite promenade dans les rochers proches du parking de la Seal Colony au coucher du soleil, nous attendons que le parking se vide pour choisir le coin le plus tranquille et y dormir. Nous nous installons confortablement et sommes heureux de pouvoir nous coucher tôt pour une fois. A peine sombrés dans nos premiers rêves, nous entendons tousser… Puis à nouveau, ça tousse…  Là, Marie en est sûre, il y a une otarie dans le coin. En ouvrant l’aération, ça se confirme avec l’odeur. Etrange, ça paraît tellement proche…

A plusieurs reprises, ça tousse encore, et pas très rassurés quand même, nous voudrions être sûrs que ce soit bien un animal et non un rôdeur. Pour en avoir le cœur net, on démarre, on allume les phares, faisons plusieurs fois le tour du parking, essayons d’éclairer dans la direction de la toux… rien. Nous décidons alors de quitter les lieux plutôt que d’avoir à se poser la question de l’origine du bruit toute la nuit, et partons dormir ailleurs.

Le lendemain matin, le soleil réchauffe l’atmosphère, c’est le jour idéal pour faire un dernier come back vers la « Seal colony » afin d’effectuer la marche sur la falaise… Que voit-on en arrivant avec les premiers touristes… ?! Une grosse otarie endormie à deux pas du lieu où nous aurions bien aimé dormir la veille, la tête à l’ombre d’un arbuste sur le terre-plein central du parking !

Vous savez maintenant qu’une otarie nous a fait fuir…

Chose beaucoup moins amusante, l’énergumène fera le spectacle contre son gré devant le flot de touristes très amusés par sa présence ici. Il est alors harcelé de flashs et voulant rejoindre son élément marin pour avoir la paix, se voit encerclé par les paparazzis en herbe. Le pauvre bougre, haletant, est obligé, malgré son stress visible, de s’arrêter toutes les dix « pas » pour reprendre des forces. Les affreux humains se rapprochent toujours plus de lui. On le voit peiner, notre gros bout de gras. Nous avons peur qu’il saute du muret séparant le parking de la plage, mais dans un instinct de survie, il prend le chemin le plus accessible pour retourner bronzer tranquille à l’abri des touristes.

Balade à ne manquer sous aucun prétexte :

Un petit sentier chemine le long de la falaise de la Péninsule de Kaikoura. Nous croyions jusqu’à présent que la « Seal Colony » se situait face au fameux parking. En effet, les rochers sont très habités de nos chères bestioles, mais quelle erreur d’imaginer que le site se limite à cette vue. Il nous aura suffi de quelques centaines de mètres de montée pour réaliser l’ampleur de la « Colony » et l’exceptionnelle beauté de l’ensemble.

Nous nous engageons ensuite sur le sentier et allons d’émerveillement en émerveillement : des rochers grouillant de vie, un nombre incalculable de jeunes batifolant dans les eaux peu profondes entres les roches. Ce sont des centaines d’otaries  qui habitent les lieux en plusieurs points de la péninsule que nous surplombons. C’est très impressionnant !

Très joueurs entre eux, les petits dont les cris ressemblent à ceux de jeunes chiots, sautent, se poursuivent, se mordillent, plongent, font la planche, s’affrontent. Nous savons quel « bruit » font 6 jeunes chiots qui batifolent, imaginez des centaines devant vos yeux ! C’est un spectacle auquel nous ne nous attendions pas ! Grandiose.

Les paysages sont eux aussi très beaux. La péninsule est formée de plusieurs arcs et de plusieurs baies. La côte est parsemée de rochers  qui baignent dans une eau bleue turquoise limpide.

Un peu plus loin sur le sentier, nous croisons de jeunes veaux. Ludo s’amuse à les photographier de très près, avec beaucoup de négociations et de tact car ils sont plutôt timides.

Le sentier s’achève au dessus de « South Kaikoura » dont nous pouvons apercevoir le port et les bateaux touristiques qui proposent des sorties en mer à la rencontre des baleines…

Sur le chemin du retour, nous ne pouvons nous empêcher d’admirer à nouveau les différents lieux de vie des otaries à nos pieds. Le temps est maintenant très chaud et le ciel magnifiquement bleu. Nous rentrons assoiffés au parking, et plein de couleurs.


Nous prenons ensuite la route pour Blenheim plus au  Nord, pour rejoindre nos nouveaux hôtes. En effet, les paysages qui défilent devant nos yeux entre l’océan pacifique et la chaîne de montagnes de Kaikoura  sont tous plus beaux les uns que les autres. Nous suivons d’abord la côte par une route qui nous fait penser à la Great Ocean Road. Nous nous arrêtons une ou deux fois pour la beauté des enchevêtrements de rochers et pour les otaries qui se disséminent partout dans le paysage.



Kaikoura 1/2

// 8 février 2009 // 14 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Après la Banks Peninsula, nous prenons la direction du Nord Est de l’île du Sud. Nous sommes attendus en fin de semaine pour une nouvelle expérience de wwoofing à proximité de Blenheim. Notre premier arrêt sera Kaikoura. La ville est réputée pour ses montagnes plongeant dans une belle et vaste baie. Elle y abrite une grosse colonie d’otaries, et on peut très souvent y apercevoir des baleines.


Nos premières impressions :

Après une bonne frayeur due à la rencontre d’une mouette kamikaze qui vient finir sa course sur notre pare-brise, nous arrivons dans un Kaikoura glacé, battu par les vents et la pluie, mais magnifique quand même.

Il a apparemment neigé autant ici que sur la Banks Peninsula. Les monts et les cimes alentours sont saupoudrés de blanc, ce qui ajoute un cachet indéniable à ce paysage à la fois marin et montagneux.

Depuis l’esplanade, chose peu banale, le paysage qui s’offre à nos yeux est composé à la fois de plage, d’océan, de rochers mais aussi de montagne en arrière-plan. Nous pouvons également voir la ville, et dans notre dos, la falaise qui abrite la colonie d’otaries.

Autant dire que la région de Kaikoura est renommée pour ses riches paysages, mais aussi pour les histoires mythologiques la concernant. Au bord de l’océan et au pied des montagnes, nulle part ailleurs en Nouvelle-Zélande, on ne trouve si peu de distance entre des sommets aussi hauts (jusqu’à 2600m d’altitude) et l’océan.

Histoire et etymologie de Kaikoura :

Kaikoura doit son nom à un chef et explorateur maori. Si on en croit la légende, ce chef, à la recherche des Femmes enfuies, trouva la langouste si bonne à Kaikoura qu’il s’y arrêta. Les Femmes furent retrouvées plus tard, transformées en pierres vertes dans le Westland…

Etymologie : En maori Kai signifie repas ou aliment et Koura veut dire langouste.

On trouve d’ailleurs toujours beaucoup de langoustes ici, et quelques petites échoppes de bord de plage fleurent bon ce crustacé.

Une autre légende explique l’origine de la beauté du littoral de Kaikoura :

Marokura, sur l’ordre de Tuterakiwhanoa, le dieu de la création, doit terminer cette région de la Nouvelle-Zélande. Il sculpte d’abord la péninsule de Kaikoura, puis celle plus petite de Haumuri Bluff, plus au sud. Il crée ensuite de grandes fosses marines, entre les deux péninsules, où les eaux froides du sud rencontrent les eaux chaudes du nord et de l’est.

Impressionné par ce travail, Tuterakiwhanoa décide que l’endroit sera un cadeau (Koha) pour tous ceux qui le découvriront. Aujourd’hui, nous pouvons encore témoigner de la beauté de ce paysage : c’est un cadeau supplémentaire que nous offre la Nouvelle-Zélande.

Kaikoura est encore appelée aujourd’hui par les Maoris, Te Koha O Marokura (le cadeau de Marokura). Quant aux fosses marines, elles existent bel et bien et font de Kaikoura un des rares endroits où l’on peut voir les baleines très près de la côte. D’ailleurs, les plus récents ancêtres maoris des tribus de l’île du sud seraient arrivés ici sur le dos d’une immense baleine…


Une dernière légende ajoute à la valeur sacrée de Kaikoura :

C’est, en effet, ici que Maui (cliquez ici pour en savoir plus) pose le pied pour garder son équilibre lorsqu’il pêche l’île du Nord. Son hameçon, est aujourd’hui symbolisé dans le ciel par la constellation du Scorpion.

La riche mythologie Maori, au sujet de cette région, réside essentiellement dans la présence en nombre de Maoris dès leur arrivée, il y a environ 800ans. Avant l’arrivée des Européens, ils y chassaient le Moa.

Le Moa :

C’est une espèce éteinte, du même ordre que l’autruche. Il était inapte au vol. Les moas pouvaient mesurer jusqu’à trois mètres de haut.

Les ancêtres des Maoris, arrivés en Nouvelle-Zélande où rien n’est comparable à la Polynésie, furent très vite en difficulté pour se nourrir. Ils durent s’adapter à cette nouvelle terre, et très vite le moa s’avéra leur seule subsistance. L’animal, n’ayant jamais eu de réel prédateur, ne se méfiait pas des hommes qui n’eurent aucune difficulté à le chasser. Pendant 400 ans, chaque tribu consommera en moyenne 10 moas par semaine ! Quant aux œufs, ils équivalaient à 50 œufs de poules. Les femelles n’en pondant qu’un par an, et les petits n’atteignant leur maturité sexuelle qu’à l’âge de 7 ans, l’espèce s’éteignit vers 1500, soit 400 ans après l’arrivée des Maoris sur l’île.

Les Européens à Kaikoura :

Dans son journal, James Cook mentionne que 57 Maoris sur quatre double-canoë (Waka) arrivèrent jusqu’à son navire l’Endeavour. Ils ne l’autorisèrent pas à s’approcher des terres.

Plus tard, la région attira les chasseurs d’otaries qui les exterminèrent presque entièrement. Puis, les baleiniers y installèrent leur première base en 1843, Robert Fyffe en tête. Enfin l’agriculture et les élevages de moutons se développèrent. Ainsi, après la fin de la baleinerie, la pêche et l’agriculture perdurèrent et supportèrent la communauté.