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La Photo du jour : Bonne Saint Valentin

// 14 février 2009 // 4 Commentaires » // La Photo du jour

La nature ouvre son coeur à tous les amoureux, Marlborough Sounds

La nature ouvre son coeur à tous les amoureux, Marlborough Sounds

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Les Marlborough Sounds

// 12 février 2009 // 12 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

Picton

Picton est une ville tournée vers la mer. Elle héberge, en effet, un des plus grands ports de plaisance de la Nouvelle-Zélande nommé : Waikawa Marina. Il sert notamment de base aux excursions dans les Marlborough Sounds que nous évoquerons ensuite. Mais Picton est également le point de départ du ferry qui relie l’île du Sud à l’île du Nord. Cette liaison Picton Wellington permet aux voyageurs d’avoir un bel aperçu des Sounds.

Nous arrivons à Picton le mardi 18 Novembre en fin de journée. Après un repas sur son bord de mer glacial, nous prenons un peu de hauteur afin de nous éloigner de la ville et trouver un endroit où dormir.  Nous longeons la côte à la recherche d’un coin tranquille. Nous finissons par nous installer dans une impasse donnant sur une jetée de bateau. Si le lever de soleil est aussi joli qu’à Governors bay, nous allons être ravis. Seul petit souci, difficile de trouver un endroit plat où se garer… La nuit est « bancale ».

Le mercredi 19 Novembre, nous nous réveillons donc un peu courbatus mais nous nous faisons bien vite booster par les Sandfly (de sales petites bêtes sournoises qui piquent, sortes de petits moustiques de la taille d’un moucheron, spécifiques à la Nouvelle-Zélande)

Sur le chemin du retour vers Picton, nous nous arrêtons pour une petite promenade qui mène à deux fabuleuses petites criques. L’eau est transparente et la vue sur les alentours verdoyants est magnifique. Nous venons de faire la rencontre avec les Marlborough Sounds.



Les Marlborough Sounds :

Les Marlborough Sounds résultent de la submersion d’un vaste réseau fluvial. Ces anciennes montagnes et vallées creusées par les cours d’eaux ont été gagnées par la mer suite à l’action conjuguée de l’élévation générale du niveau des océans et de l‘affaissement progressif de cette partie de la plaque tectonique. Au total, ce sont 1200 kms de côtes, ce qui représente 20% du littoral néo-zélandais.

L’idéal reste de les visiter en bateau, mais notre petit budget nous pousse à garder la voiture. L’ensemble des Sounds (ou Fjords) est célèbre pour ses moules et ses coquilles St Jacques exportées dans le monde entier.

Après ce bref aperçu des Marlborough Sounds, nous retournons sur Picton. Nous visitons le centre mais aussi, son esplanade et son port de plaisance. Puis, nous prenons la route pour le Queen Charlotte Sound, le fjord le plus parcouru.

Le Queen Charlotte Sound :

Il est possible d’en sillonner la crête à pied sur un sentier de randonnée long de 71 kms : le Queen Charlotte track. C’est unique en Nouvelle-Zélande : cette piste traverse à la fois des propriétés publiques et privées et, est maintenue par le Departement of Conservation (DOC).

La piste est ouverte toute l’année et est accessible à tous. Des points d’accès parsemés permettent d’en emprunter une portion. Il faut compter 3 à 5 jours pour couvrir l’intégralité de la marche et l’on peut trouver sur place des campings, backpakers ,… Pour s’adonner à la randonnée sans être chargé, il est possible de faire transférer ses bagages d’un point à un autre de la piste, grâce aux taxis boats. Pour en savoir plus : www.qctrack.co.nz

A vélo, c’est possible aussi, mais on ne vous le conseille que moyennement vu l’état des cyclistes que l’on a pu croiser. Ca grimpe sévère sur le sentier. Ludo était très fier de doubler un vttiste… à pied !

Nous décidons de prendre la Queen charlotte drive avec notre Wakamobile, dans l’idée de rejoindre un point de départ de randonnée, nous permettant d’emprunter, au dire des guides, la portion la plus jolie de ce Queen Charlotte track.

Mercredi :

Après un sacré paquet de lacets sur la Queen Charlotte drive, nous arrivons à proximité d’une où deux habitations au bord d’une baie, au milieu des prairies et des moutons. Nous arrivons « pile poil » pour un magnifique coucher de soleil.

Pour dormir, nous sommes très entourés : cailles, moutons en liberté, lièvres, opossums, et tout ce qu’on n’a pas vu dans le noir !

Jeudi :

Nous arrivons à proximité des départs de randonnées, non loin du lieu dit « Portage ». Après le repas dans une aire de pique-nique agréable, en voulant descendre vers la plage, nous tombons par hasard sur une toute petite place de camping. Une aubaine ! Sorte de camping auto-payant (du DOC), avec des arbres, des toilettes, il offre un accès direct à une magnifique crique déserte donnant sur le Queen Charlotte Sound.

La tentation pour Marie de plonger dans l’eau turquoise est forte mais l’eau en question est fraîche. Finalement ce sera bronzette. Mais le soir arrive et nous manquons d’eau pour la douche… Comment faire ? Marie a trouvé ! Plouf, finalement, la trempette aura lieu ! Dans l’eau salée, avec son shampooing et son gel douche, qui ont bien du mal à mousser, et… son masque de plongée, quand même ! Elle se sent plus bidochon que jamais mais culpabilise aussi de polluer cette eau si limpide. Un petit rinçage à l’eau douce et le tour est joué.

Ludo, moins courageux mais tout aussi efficace, se lave avec moins d’un demi-litre d’eau chauffée avec notre petit réchaud. Nous voilà à nouveau tout « propres », prête à dormir pour l’une (être une Robinson, ça épuise) et pour l’autre, édition des photos grâce à notre super transformateur, qui permet d’alimenter les ordinateurs, un bon investissement !

Vendredi :

Aïe, Aïe, Aïe : fatigue, eau froide et lit bancal : Marie a un torticolis !

La Rando prévue aujourd’hui paraît bien compromise. La météo est toujours fraîche et chaque lacet est très mal toléré par le cou douloureux et coincé. Nous pique-niquons à l’abri du vent au bord de la baie de Torea, puis nous nous rendons sur le lieu du départ de randonnée. De voir les cyclistes affalés devant le départ du sentier et la pente dans leur dos … Marie se prépare à la sieste ! Ludo part seul pour chercher une belle vue sur les Sounds depuis les hauteurs.

Deux heures plus tard…

Marie s’inquiète : Voilà ce que lui raconte Ludo lorsqu’il revient en courant :

« Je voulais juste trouver un bon point de vue. Ca montait fort et mon sac à dos pesait lourd, mais voir quelqu’un souffrir à faire la montée en VTT m’a fait relativiser. Trouver une vue dégagée s’est avérée difficile. Après trois bons quarts d’heure, j’ai pu avoir une vue sympa sur Picton et sur Portage, de l’autre côté. Selon les randonneurs que j’ai questionnés, il m’aurait fallu deux heures trente de plus pour arriver au point culminant et « peut-être » avoir une vue à 360°. Je n’ai eu le droit qu’à des bribes de vue coupées par les arbres. Je hais le paysagiste… ! Pour me défouler, je suis descendu en courant, juste après avoir fait mon panoramique, le trépied sur un bidon de pétrole »

Tout cela lui vaudra quelques courbatures…

Nous quittons, à regrets, ce petit coin de paradis et prenons la direction d’Havelock. Les souvenirs des paysages époustouflants des Sounds nous resterons marqués très longtemps. Leurs criques paisibles, l’eau limpide, le soleil, les cailles bleutées et leur houppette,…


Havelock, Capitale internationale de la moule (autoproclamée)

Dans les années 1970, la culture de la moule locale débute dans les Marlborough Sounds. Grâce à leur eau pure et riche en nutriments, la demande internationale décolle. En 30 ans, 500 fermes sont créées et chaque bateau ramène 60 à 100 tonnes de moules par jour. 60 000 tonnes de moules y sont récoltées chaque année. Cela représente 80% de la production du pays, et 80% de la production des Sounds est congelée pour être ensuite exportée.

Nous reprenons la route, direction Nelson. Une fois cette ville atteinte, nous pensions en avoir fini avec l’asphalte, mais impossible de trouver un endroit où dormir à proximité de Nelson. Nous voilà donc repartis, vers le parc national d’Abel Tasman, et finissons par atterrir à 23h30 dans un camping du DOC, d’où partent de nombreuses randonnées.


La Photo du jour : ArchieFace

// 11 février 2009 // 7 Commentaires » // La Photo du jour

ArchieFace, le labrador de Landfall Estate, Marlborough Region

ArchieFace, Le labrador de Landfall Estate

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Les chiens et leurs lubies :

Nous proposons un repas français à nos hôtes et ressortons la recette des ficelles picardes pour l’occasion. Nous préparons donc les crêpes dans l’après-midi. Une fois le tout terminé, nous mettons le plat au frais et ne résistons pas à déguster quelques crêpes en trop avec un peu de sucre. Nous en laissons deux pour que nos hôtes les trouvent en rentrant du travail, bien couvertes d’un cellophane. Jeremy, ne trouvera qu’une assiette cassée à son retour….

Deux jours plus tard, nous allons au marché local et sommes chargés de ramener le pain du déjeuner. Au retour, Ludo le dépose, bien au milieu de la table. Je remonte 10 minutes plus tard, le papier cartonné du pain est au sol, déchiqueté… mais … plus UNE miette de pain….

Bravo les chiens !


La région de Marlborough

// 10 février 2009 // 13 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

Sur notre trajet entre Kaikoura et la Waihopai valley où nous sommes attendus, le paysage change et nous pénétrons dans l’intérieur des terres, puis dans les montagnes. Les nuages et cette lumière si particulière qui les transperce parfois rendent la fin de journée d’une beauté…

Nous passons à proximité de la ville de Blenheim puis nous nous dirigeons vers le Landfall Estate.


Présentation de la région de Marlborough :

La région de Marlborough se situe au Nord-est de l’île du Sud. Les habitants de cette région bénéficient d’un climat chaud, propice à la culture fruitière et à la viticulture. Elle présente des intérêts variés : vignobles, fjords, élevages.

Blenheim est la capitale de cette région. Nous arrivons quant à nous dans la vallée viticole la plus réputée de Nouvelle-Zélande, en particulier, pour ses sauvignons blancs. Les deux rivières (Wairau et Awatere) qui arrosent cette vallée de Waihopai atténuent la sécheresse qui sévit presque chaque été.

Notre nouvel environnement :

Nous sommes actuellement au Landfall Estate, proche de Renwick, chez Rose-Marie et Jeremy, sans oublier Archie (Archibal alias Archieface), et Jessie (Jessica the gorgeous) , les deux chiens du couple, qui prennent une grande place dans la famille. Jeremy nous paraît très vite un peu gentiment « barré ».

Leur maison est construite de telle sorte que le rez-de-chaussée est consacré aux travaux agricoles et ménagers. Les pièces à vivre sont à l’étage. Cuisine, salle à manger, salon, sont pourvus de grandes baies vitrées qui offrent des vues magnifiques sur les champs de Péonies en pleine floraison et sur les montagnes environnantes. Ils sont propriétaires d’un très joli domaine, un potager, un petit étang avec sa grenouille très bruyante, et une piscine chauffée par des panneaux solaires.

Nos hôtes avaient, à la base, une exploitation d’oliviers (huile d’olive) mais ne trouvant pas cela assez rentable, ils ont dû se résigner à les raser et les remplacer par un vignoble. En parallèle, ils cultivent des Péonies, fleurs assez massives ayant un large succès. Elles se récoltent au printemps, ce qui échelonne le travail. Ces fleurs sont, pour la plupart, vouées à l’exportation, notamment aux Etats-Unis.

Les Péonies (Pivoines) :

Ces fleurs sont plutôt résistantes au gel. Contrairement aux oliviers ou à la vigne, elles produisent même si des températures très basses interviennent tard en saison. C’est donc pour nos hôtes une garantie de rentrée d’argent non négligeable.

Pour la vente, elles doivent être cueillies en boutons et selon un standard de longueur de tige. Elles sont ensuite placées en chambre froide jusqu’à l’empaquetage en attendant  l’expédition.

Notre rôle :

L’ambiance est très saine lorsque nous travaillons avec Rose-Marie au milieu des Pivoines. Nous n’avons pas la sensation de hiérarchie. Tous (notre hôte, les employées et nous- mêmes) sommes sur un pied d’égalité. Tout le monde s’organise pour être efficaces et dans la bonne humeur.

Au début, nous sommes chargés de couper toutes les têtes « en fleurs ». On a beaucoup de mal à faire cela sans regret… que de belles fleurs gâchées qui finissent sur le compost..!

Nous aidons aussi à la coupe des Pivoines vouées à l’expédition et sommes chargés de les effeuiller jusqu’à une hauteur précise.

En fin de semaine ,nous retrouvons (avec joie…) le désherbage en compagnie, toujours, de Rose-Marie.

Nous avons vraiment apprécié de travailler au milieu de ces fleurs, et cette région connue pour son climat agréable n’a pas fait défaut. Nous avons eu un magnifique soleil toute la semaine et avons pris beaucoup de couleurs.


Grove Mill, un vignoble :

Après notre départ du Landfall, nous visitons une vigne à proximité «  Grove Mill », qui propose des dégustations gratuites de leurs différents vins. Ils ont également des vignes témoins, exposant les différentes variétés.

A la bonne saison, les visiteurs peuvent en goûter les grappes. Nous en repartons avec une bouteille de Sauvigon blanc. La dame nous explique que les Français ne sont pas intéressés par l’importation de vin néo-zélandais. Les Anglais mais surtout les Allemands (qui font pourtant du très bon vin), achètent chez eux, mais les Français….. « You know what i mean … »

Pourtant le vin néo-zélandais est très bon, et une étude montre que leur exportation viticole est sur le point d’atteindre un million de dollars NZ en 2010 et tendrait vers le double en 2015 !!!


Blenheim et ses alentours :

Après cette dégustation, nous prenons la direction de la côte à proximité de Blenheim dans l’idée de dormir près d’une réserve d’oiseaux. Nous passons devant une pancarte « œufs d’autruche à vendre » et effectivement, lorsque nous nous engageons dans la propriété, plein d’espoir, l’eau à la bouche à l’idée de se faire un œuf à la coque géant, nous sommes accompagnés d’une belle autruche, de l’autre côté de la clôture. Malheureusement, plus de stock ce jour…

Après quelques kilomètres de lacets, nous trouvons l’endroit idéal pour notre QG de la nuit. Nous sommes quasiment sûrs de ne pas être dérangés, sauf par les moustiques et le vent.

Au réveil, le vent qui rugit de bon matin ne nous donne pas envie de nous lever. Nous finissons par prendre le chemin au bout de la falaise indiquée à quelques mètres, et découvrons que nous pouvons ainsi accéder à la plage en contrebas. Le vent est très froid et fait voler beaucoup de poussière, ce qui écourte notre expédition. Après une douche à la piscine municipale de Blenheim, nous prenons la direction de Picton.