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D’une île à l’autre : l’InterIslander

// 14 mai 2009 // 17 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

La Wakamobile s’enfonce dans les entrailles du « Arahura », le ferry qui nous mène ce matin vers d’autres horizons : l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Elle aura pour compagnie d’autres vans de toutes les couleurs, quelques motos bien attachées et des bétaillères remplies de vaches. Personnellement, je les préfère en plein air !  

Sur le ponton   


  

Trois heures de calme traversée

  

On abandonne temporairement notre van pour rejoindre le ponton extérieur. La traversée du Queen Charlotte Sound sous le soleil levant est très agréable. Nous sommes ravis de découvrir, depuis le ferry, cette région des Marlborough sounds que nous avions déjà visitée depuis la terre, il y a maintenant quelques mois.  

Le sound se dévoile sous les premières lueurs du soleil. Le temps est très clair. Nous apercevons des oiseaux qui suivent le mouvement du ferry et approchent de ses flancs.  

Une fois l’embouchure du sound franchie, il nous suffira de quelques 10 minutes en pleine mer avant  d’apercevoir les côtes de Wellington.  

Cette paisible traversée est une très belle introduction à Wellington et à l’île du Nord. Cette entrée majestueuse par la mer nous fait découvrir la baie sous le meilleur angle qu’il soit.
  

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Vous participez ainsi à la sélection du mois de Mai.  

  


  

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Votre sélection du mois de Mars

// 6 avril 2009 // 6 Commentaires » // Selection du mois

Voici le résultat de vos votes !

Nous nous excusons pour le retard avec lequel nous publions les résultats des votes du mois de Mars. Nous rencontrons quelques difficultés en ce moment pour avoir internet régulièrement. Nous espérons trouver une solution assez rapidement. Voici donc aujourd’hui votre Sélection du mois de Mars. Nous vous attendons toujours plus nombreux sur WakaTrip.

Rappel Smugmug :

Pour retrouver chez vous les photographies du site WakaTrip, vous pouvez commander les tirages sur ludovicgodet.smugmug.com Vous pouvez déjà y retrouver une sélection des quatre premiers pays que nous avons traversés : AustralieHong-KongSingapourBali

Concernant la Nouvelle-Zélande, retrouvez la sélection du mois de Février constituée grâce à vos votes.

Si vous rencontrez des problèmes pour commander, voici les questions les plus fréquemment posées.

Si vous souhaitez commander une photo de WakaTrip ne figurant pas sur Smugmug, contactez Ludovic.

Smugmug offre l’opportunité à ceux qui le désirent de faire sortir WakaTrip de leurs écrans, mais nous vous attendons surtout et toujours sur le blog, pour vivre ensemble la suite de notre périple. Nous attendons vos réactions encore plus nombreuses aux nouveaux articles !!!

En Avril l’aventure continue sur WakaTrip ! A très vite pour commencer ensemble la sélection de ce nouveau mois.


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La Photo du jour : Marée basse

// 5 avril 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

Marée basse, Kaikoura, Nouvelle-Zélande

Marée basse, Kaikoura, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir)

La texture de la roche était ornée d’algues et de coquillages. Ce sol marqué par le travail de la mer s’habille aux couleurs des micro-organismes.  L’ensemble offre un rendu plutôt original.

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La Photo du jour : L’albatros

// 2 avril 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

L'albatros, baie de Kaikoura, Nouvelle-Zélande

L’albatros, baie de Kaikoura , Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )


La Nouvelle-Zélande peut faire l’objet de rigueur du climat par la répercussion des conditions extrêmes de l’Antarctique. L’absence de terres intermédiaires pousse la faune sauvage à remonter parfois très haut afin de trouver une terre adéquate où se reproduire. C’est le cas de l’Albatros Royal, dont une colonie s’est installée sur la pointe de la Péninsule de l’Otago : Taiaroa head.


Nous avions renoncé à payer le droit d’entrer pour visiter la seule colonie au monde d’Albatros à s’être établie sur une terre habitée par l’Homme. Nous ne voulions pas avoir la déception de ne pouvoir observer ces géants des mers uniquement sur leur nid. Nous ne les décrirons pas mieux que Baudelaire, mais nous avions le sentiment, peut-être imprégnés par ce poème, que rien ne valait plus que de voir cet oiseau en vol. Nous avons donc attendu, espèrant l’apercevoir près des côtes un jour de grand vent, et ne regrettons rien.

Quel plaisir de le voir apparaître au milieu des éléments et de cette tornade d’émotions que fut notre sortie en mer à Kaikoura.

Quelques généralités

On trouve deux sous-espèces d’Albatros Royal : celle du nord et celle du sud ce qui représente au total 21000 individus.

Ce géant des mers peut mesurer jusqu’à 1,2 mètres et présenter une envergure de 3,2 mètres.

L’Albatros doit courir à la surface de l’eau lors de l’envol. Il ne vient sur terre que pour la reproduction.

En revanche dans les airs, il couvre des distances qu’aucun autre oiseau ne peut atteindre sans pause (Plus de 1000 kilomètres en une journée). Très gracieux, il paraît planer sans effort grâce à un mécanisme qui bloque ses ailes en position déployée, lui permettant d’économiser une énergie non négligeable.

Les albatros se reproduisent tous les 2 ans. 30 ou 40 jours après l’éclosion, les parents ne font plus que de brèves visites au jeune pour le nourrir.  Une fois âgé de  100 jours, le duvet du jeune atteint sa longueur maximale de 13 cm, et ses repas deviennent plus consistant : jusqu’à 2 kg par becquée !

Quelques 12 mois après la ponte, ayant pris soin de l’œuf puis du petit pendant près de 300 jours, les parents repartent en mer pour toute une année, avant de revenir pondre de nouveau.

Le jeune albatros s’élancera seul du nid, essayant ses grandes ailes au-dessus des océans. Il rentrera vers sa terre d’origine uniquement pour se sociabiliser avec les autres jeunes. Apres 10 ans, il atteint la maturité sexuelle pouvant, à son tour, devenir parent et pourra vivre plus de 50 ans.

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La Photo du jour : Plongeon vers les abîmes

// 1 avril 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

Plongeon vers les abîmes, baie de Kaikoura, Nouvelle-Zélande

Plongeon vers les abîmes, baie de Kaikoura , Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

 

 

Les fosses marines dont parle la légende de Te Koha O Marokura existent bel et bien et font de Kaikoura un des rares endroits où l’on peut voir les baleines si près de la côte. La présence de ces grands prédateurs dentés est due à l’importante profondeur des eaux et à la rencontre de courants chauds et froids qui font remonter vers la surface les proies dont ils se nourrissent.

Kaikoura et ses eaux grouillantes de vie

A seulement quelques centaines de mètres du rivage, se trouve un immense canyon large et profond où les cachalots évoluent fréquemment. Cette zone est constamment alimentée par les eaux venant de l’Antarctique, qui constitue un véritable garde-manger pour les cachalots, orques, dauphins, otaries et autres animaux marins qui habitent les lieux.

Les experts pensent que les calamars géants vivent encore à l’heure actuelle dans le canyon de Kaikoura, en raison des traces cicatricielles observées sur les cachalots.  Autre preuve, en 1997, trois cadavres de calamars géants ont été trouvés dans les eaux proches du canyon. Les corps ont été gardés au national institut of water and atmospheric search de Wellington. De plus, des images sous-marines récentes évoqueraient l’existence d’une lutte entre un requin et un calamar géant…Pour l’anecdote, le calamar géant le plus grand jamais mesuré s’est échoué en en 1880 sur une plage de Nouvelle-Zélande. Il pesait à peu près une tonne, ses yeux étaient les plus larges de tous les animaux (de la taille de la tête d’un homme).

Beaucoup d’oiseaux marins fréquentent aussi la région dont l’albatros royal, l’albatros hurleur, le puffin gris, le pétrel géant, et l’albatros à sourcils noirs.

Le Sperm Whale

Le grand cachalot ( Physeter macrocephalus), en anglais : Giant Sperm Whale, est le plus présent dans les eaux de Kaikoura où il peut être aperçu tout au long de l’année. Cette baleine à dents est la plus grande de la famille des odontocètes et la troisième plus grande baleine du monde, après la baleine bleue et le rorqual. Les cachalots s’alimentent essentiellement de calamars qu’ils chassent en profondeur. Ils peuvent atteindre 20 mètres de long et peser plus de 30 tonnes.

La magnifique et puissante queue du cachalot est, en proportion, plus grande que celle des autres baleines. Mais la principale caractéristique du «  Sperm Whale » reste son étonnante boîte crânienne contenant le plus gros cerveau au monde. Elle représente un tiers de la longueur totale du corps du colosse, et bien plus d’un tiers de son poids.  De plus, cette tête, de forme inhabituelle, contient un liquide appelé spermaceti. Autrefois, les baleiniers pensaient avoir découvert une particularité étonnante, à savoir que cette espèce serait pourvue d’organes sexuels au niveau de la tête, en raison de l’apparence du liquide contenu dans celle-ci. C’est de cette erreur que fut induit le nom de « Sperm Whale » et du liquide riche en huile : le spermaceti.

Le rôle du spermaceti

Cette caractéristique remarquable permet aux cachalots d’atteindre des profondeurs impressionnantes : jusqu’à 2500 mètres. Pour descendre aussi bas, ils utilisent un système hydrostatique unique : l’animal contrôle le flux sanguin de sa tête et les variations de température qu’il provoque entraînent un changement de densité au niveau de la tête. Le refroidissement du liquide induit sa densification et agit comme un leste favorisant la plongée de l’animal (à environ à 7,8km/h). A l’inverse, lorsque le spermaceti est réchauffé, il agit comme une bouée qui aide pour une remontée à moindre effort (à environ à 5 km/h).

Au-delà de 450 mètres de profondeur, en raison de la pression, les poumons de l’animal ne peuvent plus assurer  son oxygénation. De retour à la surface, il s’agit de ré-oxygéner les 3 tonnes de sang du corps du cachalot.

Pour une plongée de 45 minutes, il faudra au cachalot une oxygénation de 10 minutes environ pour préparer la descente suivante. L’animal respire 6 à 7 fois par minute. En fait, chaque souffle équivaut environ à une minute passée dans les abîmes.

Pour l’anecdote, la plongée la plus longue jamais enregistrée fut de 2h et 18 minutes.

L’écholocation des baleines

Comme tous les odontocètes, le cachalot utilise l’écholocation pour trouver ses proies. Une série de « petits clics » sont émis depuis le front de l’animal, créant un faisceau reçu en retour par sa mâchoire inférieure si le signal s’est heurté à quelque chose de solide. L’information est ensuite transmise à l’oreille interne. Ce système est tellement sensible qu’il permet au cachalot de savoir exactement quel type de poisson ou de calamar sera ensuite au menu du jour.

 

 

Les cachalots étaient autrefois l’une des espèces les plus répandues au monde.

Mais la chasse à la baleine a fragilisé cette espèce comme bien d’autres. Les cachalots étaient très prisés pour leur spermaceti (huile) et pour l’ambre gris (situé dans l’abdomen) utilisé pour intensifier l’odeur des parfums. Si la chasse de ces grands mammifères a depuis longtemps cessé en Nouvelle-Zélande, de nombreux pays sont encore concernés et les accords internationaux pour les quotas ne sont jamais aisés à mettre en place.

La Nouvelle-Zélande nous permet chaque jour de constater combien l’océan est grouillant de vie, mais aussi combien son équilibre est fragile. Ses habitants espèrent laisser davantage à leurs enfants que les histoires et les légendes que nourrissent ces géants des mers comme la fameuse histoire de Moby-dick.


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Baleines, Dauphins et Albatros : les trésors de Kaikoura

// 31 mars 2009 // 10 Commentaires » // Articles, Nouvelle-Zélande

 

 

Nous voici à Kaikoura, dernière étape de notre grande boucle en camping-car. Le soleil est au rendez-vous, ce que nous apprécions particulièrement pour lutter contre la fatigue accumulée. Mais les rencontres que nous faisons n’ont pas de prix ! Nous prenons un peu de repos en cette matinée du 3 mars, mais trépignons quand même d’impatience à l’idée de rencontrer les baleines l’après-midi.


Le plongeon de la reine, baie de Kaikoura

 


Le moment tant attendu

 

Nous voici sur le chemin de l’établissement qui organise les sorties en mer. Après avoir profité du spa, Ludo réalise, seulement après le repas, qu’il va lui falloir faire de la place sur ses cartes mémoires… Le temps de résoudre le problème, nous nous retrouvons à courir dans l’artère principale de la ville. Nous finirons par passer à travers un trou dans le grillage du camping concurrent au nôtre, afin d’être en temps et en heure au guichet. Pour rien au monde, nous ne voudrions manquer le rendez-vous qui nous attend. On en connaît un dont c’était la seule exigence pour ses deux semaines de vacances. Quant à la deuxième, lorsqu’il nous est demandé si nous avons un problème avec le fait d’avoir le mal de mer (creux de 2 mètres prévus pour l’après-midi), elle a à peine cillé !

Autant dire que nous sommes tous les quatre très motivés. Après un documentaire et un petit trajet en bus, nous voilà à l’embarquement… Nous observons la tête des personnes qui descendent du bateau voisin, et ils n’ont pas l’air très souriants… mer agité ou déception ???

Sensations fortes

Une fois à bord, de nombreuses consignes nous sont données, notamment sur «  comment vomir correctement »… Ça promet !

Puis, nous voilà partis. Nous comprenons très vite que l’observation des baleines ne sera pas le seul moment phare de l’après-midi. L’unique fait d’être à bord du bolide est une attraction en soi. A fond les manettes, nous comprenons maintenant la coiffure de l’un des membres du personnel (effet cheveux dans le vent, dressés sur la tête), « ça décoiffe » ! Mais pour l’instant, la vitesse a plutôt un effet grisant. Nous avons l’impression d’être à la poursuite de pirates ou de faire partie d’un bateau de douanes. Ne manquent plus que le gyrophare et l’alarme.

Les deux portes latérales sont ouvertes pour modérer le mal de mer. Le vent vif nous congèle sur nos sièges, et nous commençons à rebondir de vague en vague. Sensation toujours aussi excitante, même si l’on a quelque peu du mal à fixer notre attention sur l’écran  et sur le guide qui nous offre de nombreuses explications au sujet des baleines. En fait, ce sont la plupart du temps des cachalots qui résident à demeure dans le grand canyon sous-marin de Kaikoura.


Première rencontre

Nous gagnons rapidement le large, au-dessus des failles sous-marines qui se situent à quelques encablures de la côte. Tout à coup, le personnel s’agite, nous sentons que quelque chose se passe. Un cachalot est repéré et en moins de temps qu’il n’en faut, nous sommes tous autorisés à nous rendre sur le pont. Le grand mammifère marin est là, à la surface, et nous apercevons régulièrement les projections qui émanent de son évent. La partie de son corps que nous apercevons à la surface de l’eau est d’une longueur impressionnante, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Nous restons ainsi quelques minutes à l’observer attendant, tous, le moment où il va plonger. Cet instant-là est juste un fascinant spectacle. L’animal laisse alors apparaître une queue massive avant de disparaître dans les profondeurs. Secondes magiques attendues de tous, accompagnées de « oh » et de « ah » échappés au milieu d’un silence émerveillé.

Nous sommes alors en haute mer, et ça secoue ! Difficile dans ces conditions de capturer cette magie en photo ou en film, tout en essayant d’en profiter nous aussi. Mais notre photographe a réussi à capter pour vous, la descente vers les abîmes du colosse. Pour les films, là encore, il va falloir patienter et pour les personnes sujettes au mal de mer, s’abstenir : ça tangue !

L’apparition des clowns de mer

Nous reprenons nos places à bord et la vitesse est toujours au rendez-vous. Cette fois, nous savons ce que sont des creux de deux mètres, et c’est plutôt amusant, même si on est parfois violemment tassés au fond de nos sièges. Nous pouvons voir quelques albatros au travers des vitres, difficile là encore à saisir du bout de l’objectif.

Mais soudain, un, puis deux, puis 10 dauphins apparaissent au milieu des flots. Le bateau fait un crochet, et en deux temps trois mouvements, nous sommes de nouveau sur le pont, au milieu de centaines de gais lurons !

Ce sont des Dusky Dolphins, réputés pour leurs capacités acrobatiques, et pour cause ! De loopings en sauts de vague en vague, ils s’approchent au plus près du bateau et s’amusent à en heurter la coque avec leur queue. Nous ne savons plus où donner de la tête. Marie qui tente de saisir un saut ou une apparition avec sa caméra, finit par prendre le parti de rester statique (même si le bateau ne l’est pas) : ils sont si nombreux qu’il y en a toujours un sur l’écran. C’est la encore un très, très, très grand moment.

Puis nous reprenons place dans la cabine. Les portes sont, cette fois, fermées, la mer est de plus en plus agitée. Nous virevoltons dans les flots en direction d’un deuxième cachalot. Nous sortons en attendant la redescente, les jambes un peu flageolantes au milieu des éléments qui se déchaînent. Cette fois l’animal est plus discret, et nous n’apercevons pas la queue du colosse. En reprenant nos places, certains d’entre nous auraient bien supplié pour retourner à quai, mais déjà le signal est donné, le premier cachalot, que nous avions pu observer, est de nouveau à la surface.


Le coup de grâce

Nous voici de nouveau secoués, ballotés, projetés. Mais cette fois, les vagues nous viennent de côté, et le mal de mer n’est pas loin….les creux de deux mètres nous en paraissent plutôt 4 !  Nous essayons de fixer notre attention tant bien que mal à l’extérieur, afin de garder le cap, tentant d’ignorer le nombre, croissant de minute en minute, de personnes la tête dans le sac….

Une vague nous frappe de plein fouet de côté et la stupeur peut se lire un instant sur les visages. Le plus inquiétant selon Marie, c’est le visage jusqu’alors rieur de notre guide à chaque grosse vague, qui se fige tout à coup. Mais le capitaine a l’air de bien s’amuser, et de maîtriser complètement la situation. Nous voici arrivés à destination. Petit moment difficile à passer pour se tenir sur nos jambes, même l’air frais a bien du mal à nous faire oublier ce bateau qui tangue. Et notre cachalot choisit juste le moment où une grosse vague nous empêche de voir ses capacités de plongeur pour redescendre. Le bateau situé en face de nous aura, quant à lui, plus de chance. Mais nous ne nous attardons pas trop sur son cas qui nous renvoie notre propre condition, balloté comme une feuille morte au milieu des vagues.

Happy End

Dernier come-back en cabine où notre guide nous annonce que nous devrions maintenant nous sentir mieux puisque nous allons tourner le dos au large et rentrer au bercail. Il est vrai que quelques grosses vagues plus loin, l’atmosphère devient plus respirable. Le roulis latéral a disparu, et avec lui, toute sensation inconfortable.

Nous profitons des dernières perceptions liées à la vitesse et nous nous félicitons d’avoir tenu le choc tous les quatre. Nous sortons du bateau, des étoiles plein les yeux, un peu blancs quand même, sans doute dans le même état que les passagers que nous avions croisés en embarquant. Mais le corps ne reflète pas la joie d’avoir pu partager ces trois heures magiques avec nos deux touristes ! Rien que pour ces trois petites heures, Marie est ravie d’avoir fait venir ses parents de si loin en s’exilant ainsi cette année.

Rien de tel après un petit mal de mer qu’un bon resto ! Ce soir, c’est Ludo qui régale au Tuti’s. Nous y rencontrons une serveuse québécoise très sympathique, y goûtons une très bonne soupe de la mer (Sea food chowder), de la langouste, très réputée à Kaikoura, et plein d’autres bonnes choses du large.

La péninsule de Kaikoura

Le jeudi matin, c’est farniente. Le programme des derniers jours nous a un peu épuisés, et si l’enthousiasme nous reprend lorsqu’on évoque la sortie en mer de la veille, la fatigue aussi… on en tangue encore !

L’après-midi, nous voulons partager avec nos compagnons de bord, la vue fantastique qu’offre la péninsule de Kaikoura sur la colonie d’otaries. Mais nous sommes très déçus, les centaines de bestioles qui habitaient les lieux il y a quelques mois ont disparu… sans doute en pêche ou en d’autres lieux. Les Dubois n’auront plus qu’à nous croire sur parole et à se consoler avec les photos prises lors de notre dernier passage.

Seuls quelques énergumènes, et pas des moindres, feront le spectacle. Nous croyons même avoir retrouvé notre star de zèle sur la roche, même clowneries, même très longues moustaches, et même rocher de prédilection.

Que du bon

Après cette après-midi au grand air, nous voilà de nouveau au restaurant, cette fois c’est papa Dubois qui régale au Hislops café.

Le restaurant «  organic » est choisi par le maître jardinier français qui synthétise par son choix, l’esprit Kiwi, de la bonne bouffe bien saine. Ainsi ce soir, pour les hommes c’est agneau néo-zélandais, bio bien-entendu (tout comme la boisson…) et élevé au grand air, cela va de soi. En revanche, le service est plus guindé que la veille.

Contre la montre

Le vendredi matin, le soleil est éclatant. Nous faisons une petite séance photo dans les rues de Kaikoura. Les singeries de Mr Dubois font beaucoup rire les Néo-Zélandaises qui passent par là… Et les Wakatripeurs ont bien du mal à garder les yeux ouverts pour se faire tirer le portrait.

Puis, ayant pris du retard, une course contre la montre s’engage entre la récupération du van à la Food Farm et l’arrivée chez le loueur du camping-car 5 min avant la fermeture…

 

Nous voici de nouveau à l’aéroport, pour se dire au revoir cette fois… Nous espérons que les quelques mois qui nous séparent du retour en France passeront plus vite pour nos touristes qui peuvent maintenant mettre des images et surtout des souvenirs, sur les lieux que nous fréquentons. Nous restons ravis que grâce (ou à cause de) nous…, ces deux là ont fait le tour du monde en moins de deux semaines pour passer du temps tous ensemble, et nous l’espérons, en ont pris plein les mirettes.

 

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La Photo du jour : Un soir de brume

// 26 février 2009 // 2 Commentaires » // La Photo du jour

Un soir de brume

Un soir de brume

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )