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La Photo du jour : La légende d’Aoraki, Mont Cook

// 23 avril 2009 // 3 Commentaires » // La Photo du jour

La légende d'Aoraki, Mont Cook, Nouvelle-Zélande

La légende d’Aoraki, Mont Cook, Nouvelle-Zélande

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Entre le crochet de Maui que nous croyons avoir découvert dans le ciel étoilé la nuit précédente, et ce que nous pouvons apercevoir au sommet du Mont Cook, nous pensons décidément que cette région va nous faire croire aux mythes et légendes maories dont elle fait l’objet.

Ne voyez vous pas la présence des ancêtres et dieux maoris dans la face enneigée du Mont Cook ?

Aoraki

Bien longtemps avant d’être baptisé Mont Cook, le sommet le plus haut de la Nouvelle-Zélande fut nommé Aoraki ( « nuage dans le ciel », ou « perceur de nuages »),  par les Maoris de la tribu Ngai Tahu qui l’associent au plus sacré de leurs ancêtres.

Aoraki, l’homme devenu montagne.

Un mythe explique comment cette montagne fut d’abord un homme.

Lorsque que Raki (le ciel) se maria à Papa (la terre), chacun d’eux avaient déjà eu des enfants de précédentes unions. Quatre fils de Raki descendirent du ciel pour rencontrer sa nouvelle femme et faire connaissance avec les enfants de celle-ci.

Ainsi, Aoraki et ses jeunes frères Rakiroa, Rakirua, Rarakiroa arrivèrent dans un immense Waka connu sous le nom de Te Waka-a-Aoraki (la pirogue d’Aoraki)

Les enfants naviguèrent alors sur les eaux de la création mais cherchant une terre où se reposer, ils ne trouvèrent que l’océan.

Ils tentèrent donc de retourner au ciel, mais un désastre les emporta car leur chant rituel n’avait pas été récité correctement. Leur navire commença à couler. C’est alors qu’ils furent pétrifiés par le vent glacé. La coque se transformant en pierre devint l’île du Sud, et les passagers qui s’étaient hissés dessus devinrent les montagnes. Aoraki, le plus vieux des quatre frères, est le plus grand pic, et les autres s’érigent aux alentours. Le nom anglais de Rakiroa est Mount Dampier, celui de Rakirua est Mount Teichelmann, et celui de Rarakiroa : Silberhorn.

Aoraki est ensuite rebaptisé Mont Cook en 1851 par le capitaine Stokes, en hommage au célèbre navigateur James Cook.

Te-Waka-a-Aoraki serait l’île du Sud

Quelques temps plus tard, un homme appelé Tu-te-raki-whanoa fut chargé de préparer cette terre en laquelle s’était transformée la coque du bateau d’Aoraki afin qu’elle puisse devenir un habitat humain. Il trouva beaucoup à faire jusqu’au nord-est où la proue cassée était tombée en morceaux, formant des criques et des îles : Les Marlborough Sounds. Séduit par la beauté du lieu, il le laissa tel quel.

En revanche, sur la côte Est, il remplit la Banks Peninsula d’eaux fertiles et il envoya un assistant, Marokura, pour former la péninsule de Kaikoura.

Sur la côte ouest, il tailla des ouvertures avec sa grande Adze (outil) pour laisser entrer les eaux de la mer dans la terre. Dans le sud-ouest, il planta même des végétaux pour rendre l’ile encore plus belle.

Et le Waka de Maui ?

Une autre légende affirme que l’ile du sud tout entière est le waka de Maui (lien légende) depuis lequel il pêcha l’île du Nord grâce à son crochet magique.

Si on en croit l’histoire, ce demi-dieu serait un descendant d’Aoraki. La tradition veut que Maui eut été chargé par son ancêtre de veiller à ce que personne ne s’installe sur le Waka d’Aoraki.

Nous pouvons imaginer qu’il n’existe, en fait, qu’un Waka commun aux deux hommes. En effet, si Maui est le descendant d’Aoraki, peut-être a-t-il hérité de sa pirogue sacrée… ? Et peut-être est-ce depuis celle-ci que l’île du Nord fut pêchée par Maui …

La réponse appartient à ces lieux magiques qui entourent Aoraki /Mont Cook…

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Le Mont Cook National Park

// 20 avril 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le lundi 23 Mars en milieu d’après-midi,  nous arrivons à Mont Cook village. Après la visite de l’office de tourisme remarquable et quelques pas dans la station, plutôt huppée, nous nous décidons pour une petite randonnée au pied du Tasman glacier.

La vallée du Mont Cook

Présentation du Mont Cook National Park

Créé en 1953, il doit son nom au Mont Cook, point culminant de la Nouvelle-Zélande et même d’Australasie. Les Alpes néo-zélandaises émergent des eaux, il y a environ 100 millions d’années, par la rencontre de la plaque tectonique australienne avec celle du pacifique sud. Les poussées entraînent la croissance de la chaîne montagneuse et, l’érosion des nombreux glaciers façonnent les flancs abrupts et les vallées profondes que l’on connaît aujourd’hui.

Le parc national du Mont Cook (707 km² au total) qui comprend plus de 70 000 hectares de haute montagne héberge d’ailleurs le plus long glacier du pays : Tasman glacier, long de 29kms et large d’1,6km. Il est l’un des 72 recensés actuellement dans le parc dont 40% de la surface totale est ainsi recouverte de glace.

Du haut de ses 3764 m d’altitude, le Mont Cook fait partie des 27 sommets de Nouvelle-Zélande dépassant les 3000 m d’altitude, dont pas moins d’une vingtaine se situent dans ce parc national du même nom.

Première approche, à la recherche des Blue lakes

Cette petite balade de pierre en pierre nous déçoit un peu. Nous ne sommes pas vraiment émerveillés par les paysages mais passons, en revanche, un agréable moment dans les lieux presque déserts. Presque en effet, puisque la faune est bien présente. Un petit oiseau se prend de passion pour nous et cherche l’objectif de Ludo. Il nous suit ainsi pendant un long moment, se posant sur les branches et les pierres avoisinantes. Lorsque nous nous asseyons, il nous provoque puis se lasse et disparaît dans les buissons. Mais dès que nous reprenons le chemin, le voilà qui nous suit à nouveau.

Nous faisons également une rencontre qui aurait de quoi faire pâlir certains chasseurs : un gros lièvre bien peu farouche. Mais nous avons vérifié, il n’était pas empaillé…

La nuit tombe déjà, et nous rebroussons chemin. Pour le lendemain, est prévue une rando à la rencontre du Mont Cook ou Aoraki (perceur de nuages) baptisé ainsi par la tribu Ngai tahu, pour laquelle le mont Aoraki est sacré.

Une nuit qui s’annonce étoilée

Nous nous serions bien arrêtés pour dormir à Mont Cook village, dans l’hôtel le plus célèbre de Nouvelle-Zélande par sa vue imprenable sur le Mont Cook : l’Hermitage, mais le camping de Glentanner est davantage dans notre budget. Nous rebroussons donc chemin jusqu’à ce parc, point de départ des avions et hélicoptères touristiques qui survolent quotidiennement le Mont Cook.

C’est sans regret qui nous investissons les lieux, puisque loin de toute pollution de lumière artificielle, c’est ici une occasion en or pour notre photographe, de tester les capacités de son appareil… en photographiant les étoiles, pléthore en ce lieu. Ludo passe donc une soirée frigorifique à gérer les pauses longues qui donneront des clichés assez impressionnants. Vous aurez bientôt l’occasion de le constater par vous-mêmes.


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La Photo du jour : Souvenir de Queenstown

// 19 avril 2009 // 4 Commentaires » // La Photo du jour

Souvenir de Queenstown

Souvenir de Queenstown, Nouvelle-Zélande

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Voici la Photo du Jour : Souvenir de Queenstown.
Une dernière photographie pour dire au revoir à cette charmante ville. Ce panorama laisse une dernière trace de la quiétude qui se dégage des bords du lac Wakatipu.

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La Photo du jour : Les toits de l’Otago

// 18 avril 2009 // 2 Commentaires » // La Photo du jour

 Les toits de l'Otago

Les toits de l’Otago, Nouvelle-Zélande

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La lumière disparaît puis réapparaît pour ne dévoiler que la partie la plus en altitude de la montagne. Le photographe se prend pour Dieu et croit pouvoir gérer les éléments comme dans un studio grandeur… : Nature.

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La Photo du jour : Record de température

// 17 avril 2009 // 2 Commentaires » // La Photo du jour

Record de température, Nouvelle-Zélande

Record de température, Nouvelle-Zélande

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Les collines s’embrasent dans le Central Otago. Cette zone déserte et aride aux longues routes infinies prend alors des allures de terre rouge australe.

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La Photo du jour : L’aura des Remarkables

// 16 avril 2009 // 2 Commentaires » // La Photo du jour

L'aura des Remarkables, Queenstown, Nouvelle-Zélande

L’aura des Remarkables, Queenstown, Nouvelle-Zélande

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Remarkables, ce nom très évocateur s’associe à la chaîne de montagnes qui s’érigent sur les flancs de la ville de Queenstown et du lac WakaTipu. La présence de cette chaîne de montagnes est très magnétique. Elle offre à Queenstown un décor dont la beauté captivera quiconque s’y rendra.

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Franz Josef Glacier

// 13 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

A Franz Josef, nous sommes à nouveau congelés et le ciel est menaçant. Pas étonnant lorsqu’on sait que le village de Franz Josef connaît une pluviométrie de 5000 millimètres par an, étalée sur 178 jours… Par comparaison, cela correspond à plus de 8 fois la pluviométrie de Paris. Quant à celle des Alpes françaises, elle se situe entre 800 et 1800mm par an. Qu’à cela ne tienne, polaires sur le dos et k-ways dans le sac, nous partons pour le glacier Franz Josef.


Sub-zéro, Glacier Franz Josef

Présentation des glaciers Franz Josef et Fox

La chaîne montagneuse sur laquelle se sont formés Fox Glacier et Franz Josef Glacier est haute de plus de 3000m. Elle arrête ainsi les nuages chargés d’eau arrivant de la mer Tasman. Les fortes précipitations qui en résultent (environ 30 m de neige par an) alimentent en continu les neiges au sommet des glaciers descendant de 1 à 5 mètres par jour, entraînés par leur propre poids. C’est ainsi un équilibre fragile qui s’opère entre précipitations et fonte des glaces. C’est pourquoi l’on observe des périodes de recul et d’avancée du glacier.

Après une longue période de recul, Franz Josef avance de nouveau depuis 1983. Long de 13 kms, il est tout à fait remarquable puisqu’il prend naissance dans une zone de neige éternelle pour terminer sa course dans une zone tempérée en bord de mer, habitée par une forêt pluviale.

A part en Argentine, Franz Josef Glacier et Fox Glacier sont les seuls glaciers au monde à descendre si bas, à 250 m d’altitude.


Petite balade à la rencontre de Franz Josef Glacier

Depuis le parking de Franz Josef, une courte marche boisée nous amène à un point de vue sur l’ensemble de la vallée glacière. Le site s’offre à nos yeux comme un immense cours d’eau figée, laissant s’échapper un fin torrent s’écoulant vers la vallée.

Nous approchons du lit de ce cours d’eau. Pour cela, nous marchons au milieu des pierres qui s’amoncellent dans une grande cuvette, encadrée de hautes murailles rocheuses, d’où jaillissent des cascades. Un chemin de pierres permet de franchir le torrent sans se mouiller les pieds et d’atteindre ainsi un point de vue plus proche du glacier. Le ballet des hélicoptères touristiques est incessant au-dessus de celui-ci. Nous y apercevons aussi des cordées.

La grandeur du glacier et sa couleur bleutée le rendent majestueux. Les pierres qui en terrassent le front valent aussi le détour. Striées, modelées, colorées, de l’avis de Ludo, chacune d’elles semblent avoir sa petite histoire.

Au-delà du point de vue où nous nous trouvons, un panneau nous informe que franchir cette barrière pour continuer plus en avant est à nos risques et périls, en raison de chutes de pierres et des brusques changements pouvant intervenir dans le trajet du cours d’eau. Mais la fièvre photographique s’empare de l’équipée. Nous continuons notre périple jusqu’à ce que la rivière glacière rejoigne une haute paroi rocheuse, stoppant là notre avancée. S’ensuit une longue séance photos… Nos touristes comprennent enfin ce que veut dire « visiter » avec un appareil photo sur pattes ! Nous espérons juste très fort qu’un morceau du glacier ne va pas décider de se décrocher dans la demi-heure, créant une vague qui pourrait bien nous frigorifier encore plus !

Nous retournons ensuite en zone « sécurisée » et regagnons le camping-car pour le repas du midi… qui s’éternise ! Personne n’émet réellement l’envie de bouger rapidement et affronter de nouveau le froid et la pluie qui commence à tomber…

Pluie, pluie, pluie à Franz Josef et Fox

Nous nous déplaçons malgré tout vers le deuxième glacier : Fox Glacier, plein d’espoir ou presque… La pluie s’intensifie. Nous nous résignons à continuer vers le Sud, sous une pluie battante.

Nous tenterons une  fois encore de mettre le nez dehors en début de soirée. Nous arpentons une plage déserte à la recherche de faune pour montrer à nos touristes que la Nouvelle-Zélande ne se limite pas à la pluie…. Nada ! Pas âme qui vive. Nous finirons notre course sur le parking de l’office de tourisme d’Haast, devant un panneau « no camping ». Nous dirons que c’est à cause de nos 2 Frenchies à bord qui ne comprennent pas bien l’anglais.