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La Photo du jour : L’albatros

// 2 avril 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

L'albatros, baie de Kaikoura, Nouvelle-Zélande

L’albatros, baie de Kaikoura , Nouvelle-Zélande

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La Nouvelle-Zélande peut faire l’objet de rigueur du climat par la répercussion des conditions extrêmes de l’Antarctique. L’absence de terres intermédiaires pousse la faune sauvage à remonter parfois très haut afin de trouver une terre adéquate où se reproduire. C’est le cas de l’Albatros Royal, dont une colonie s’est installée sur la pointe de la Péninsule de l’Otago : Taiaroa head.


Nous avions renoncé à payer le droit d’entrer pour visiter la seule colonie au monde d’Albatros à s’être établie sur une terre habitée par l’Homme. Nous ne voulions pas avoir la déception de ne pouvoir observer ces géants des mers uniquement sur leur nid. Nous ne les décrirons pas mieux que Baudelaire, mais nous avions le sentiment, peut-être imprégnés par ce poème, que rien ne valait plus que de voir cet oiseau en vol. Nous avons donc attendu, espèrant l’apercevoir près des côtes un jour de grand vent, et ne regrettons rien.

Quel plaisir de le voir apparaître au milieu des éléments et de cette tornade d’émotions que fut notre sortie en mer à Kaikoura.

Quelques généralités

On trouve deux sous-espèces d’Albatros Royal : celle du nord et celle du sud ce qui représente au total 21000 individus.

Ce géant des mers peut mesurer jusqu’à 1,2 mètres et présenter une envergure de 3,2 mètres.

L’Albatros doit courir à la surface de l’eau lors de l’envol. Il ne vient sur terre que pour la reproduction.

En revanche dans les airs, il couvre des distances qu’aucun autre oiseau ne peut atteindre sans pause (Plus de 1000 kilomètres en une journée). Très gracieux, il paraît planer sans effort grâce à un mécanisme qui bloque ses ailes en position déployée, lui permettant d’économiser une énergie non négligeable.

Les albatros se reproduisent tous les 2 ans. 30 ou 40 jours après l’éclosion, les parents ne font plus que de brèves visites au jeune pour le nourrir.  Une fois âgé de  100 jours, le duvet du jeune atteint sa longueur maximale de 13 cm, et ses repas deviennent plus consistant : jusqu’à 2 kg par becquée !

Quelques 12 mois après la ponte, ayant pris soin de l’œuf puis du petit pendant près de 300 jours, les parents repartent en mer pour toute une année, avant de revenir pondre de nouveau.

Le jeune albatros s’élancera seul du nid, essayant ses grandes ailes au-dessus des océans. Il rentrera vers sa terre d’origine uniquement pour se sociabiliser avec les autres jeunes. Apres 10 ans, il atteint la maturité sexuelle pouvant, à son tour, devenir parent et pourra vivre plus de 50 ans.

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La Photo du jour : Plongeon vers les abîmes

// 1 avril 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

Plongeon vers les abîmes, baie de Kaikoura, Nouvelle-Zélande

Plongeon vers les abîmes, baie de Kaikoura , Nouvelle-Zélande

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Les fosses marines dont parle la légende de Te Koha O Marokura existent bel et bien et font de Kaikoura un des rares endroits où l’on peut voir les baleines si près de la côte. La présence de ces grands prédateurs dentés est due à l’importante profondeur des eaux et à la rencontre de courants chauds et froids qui font remonter vers la surface les proies dont ils se nourrissent.

Kaikoura et ses eaux grouillantes de vie

A seulement quelques centaines de mètres du rivage, se trouve un immense canyon large et profond où les cachalots évoluent fréquemment. Cette zone est constamment alimentée par les eaux venant de l’Antarctique, qui constitue un véritable garde-manger pour les cachalots, orques, dauphins, otaries et autres animaux marins qui habitent les lieux.

Les experts pensent que les calamars géants vivent encore à l’heure actuelle dans le canyon de Kaikoura, en raison des traces cicatricielles observées sur les cachalots.  Autre preuve, en 1997, trois cadavres de calamars géants ont été trouvés dans les eaux proches du canyon. Les corps ont été gardés au national institut of water and atmospheric search de Wellington. De plus, des images sous-marines récentes évoqueraient l’existence d’une lutte entre un requin et un calamar géant…Pour l’anecdote, le calamar géant le plus grand jamais mesuré s’est échoué en en 1880 sur une plage de Nouvelle-Zélande. Il pesait à peu près une tonne, ses yeux étaient les plus larges de tous les animaux (de la taille de la tête d’un homme).

Beaucoup d’oiseaux marins fréquentent aussi la région dont l’albatros royal, l’albatros hurleur, le puffin gris, le pétrel géant, et l’albatros à sourcils noirs.

Le Sperm Whale

Le grand cachalot ( Physeter macrocephalus), en anglais : Giant Sperm Whale, est le plus présent dans les eaux de Kaikoura où il peut être aperçu tout au long de l’année. Cette baleine à dents est la plus grande de la famille des odontocètes et la troisième plus grande baleine du monde, après la baleine bleue et le rorqual. Les cachalots s’alimentent essentiellement de calamars qu’ils chassent en profondeur. Ils peuvent atteindre 20 mètres de long et peser plus de 30 tonnes.

La magnifique et puissante queue du cachalot est, en proportion, plus grande que celle des autres baleines. Mais la principale caractéristique du «  Sperm Whale » reste son étonnante boîte crânienne contenant le plus gros cerveau au monde. Elle représente un tiers de la longueur totale du corps du colosse, et bien plus d’un tiers de son poids.  De plus, cette tête, de forme inhabituelle, contient un liquide appelé spermaceti. Autrefois, les baleiniers pensaient avoir découvert une particularité étonnante, à savoir que cette espèce serait pourvue d’organes sexuels au niveau de la tête, en raison de l’apparence du liquide contenu dans celle-ci. C’est de cette erreur que fut induit le nom de « Sperm Whale » et du liquide riche en huile : le spermaceti.

Le rôle du spermaceti

Cette caractéristique remarquable permet aux cachalots d’atteindre des profondeurs impressionnantes : jusqu’à 2500 mètres. Pour descendre aussi bas, ils utilisent un système hydrostatique unique : l’animal contrôle le flux sanguin de sa tête et les variations de température qu’il provoque entraînent un changement de densité au niveau de la tête. Le refroidissement du liquide induit sa densification et agit comme un leste favorisant la plongée de l’animal (à environ à 7,8km/h). A l’inverse, lorsque le spermaceti est réchauffé, il agit comme une bouée qui aide pour une remontée à moindre effort (à environ à 5 km/h).

Au-delà de 450 mètres de profondeur, en raison de la pression, les poumons de l’animal ne peuvent plus assurer  son oxygénation. De retour à la surface, il s’agit de ré-oxygéner les 3 tonnes de sang du corps du cachalot.

Pour une plongée de 45 minutes, il faudra au cachalot une oxygénation de 10 minutes environ pour préparer la descente suivante. L’animal respire 6 à 7 fois par minute. En fait, chaque souffle équivaut environ à une minute passée dans les abîmes.

Pour l’anecdote, la plongée la plus longue jamais enregistrée fut de 2h et 18 minutes.

L’écholocation des baleines

Comme tous les odontocètes, le cachalot utilise l’écholocation pour trouver ses proies. Une série de « petits clics » sont émis depuis le front de l’animal, créant un faisceau reçu en retour par sa mâchoire inférieure si le signal s’est heurté à quelque chose de solide. L’information est ensuite transmise à l’oreille interne. Ce système est tellement sensible qu’il permet au cachalot de savoir exactement quel type de poisson ou de calamar sera ensuite au menu du jour.

 

 

Les cachalots étaient autrefois l’une des espèces les plus répandues au monde.

Mais la chasse à la baleine a fragilisé cette espèce comme bien d’autres. Les cachalots étaient très prisés pour leur spermaceti (huile) et pour l’ambre gris (situé dans l’abdomen) utilisé pour intensifier l’odeur des parfums. Si la chasse de ces grands mammifères a depuis longtemps cessé en Nouvelle-Zélande, de nombreux pays sont encore concernés et les accords internationaux pour les quotas ne sont jamais aisés à mettre en place.

La Nouvelle-Zélande nous permet chaque jour de constater combien l’océan est grouillant de vie, mais aussi combien son équilibre est fragile. Ses habitants espèrent laisser davantage à leurs enfants que les histoires et les légendes que nourrissent ces géants des mers comme la fameuse histoire de Moby-dick.


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La Photo du jour : Sur les planches

// 3 mars 2009 // 3 Commentaires » // La Photo du jour

Sur les planches, Nelson's Lakes national park

Sur les planches, Nelson’s Lake

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Nelson et les Nelson’s Lakes

// 16 février 2009 // 15 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Lundi 1er décembre 08

Après avoir quitté le camping de Collingwood, nous prenons la direction de Nelson. Nous y arrivons en fin de journée et trouvons un endroit où dormir à une dizaine de kilomètres de la ville, près d’une rivière. L’endroit est charmant, mais les Sandfly nombreuses….

Nelson, la ville

Le lendemain, la visite de Nelson ne nous inspire pas plus que ça. Nous poussons la porte de l’église, impressionnante de nouveautés, tout paraît avoir été construit la veille.

Nous nous promenons ensuite dans le centre de la ville, le long d’un cours d’eau puis dans un parc agréable. En fin de journée, nous reprenons la route vers le parc national de Nelson’s Lakes. Nous nous y installons pour dormir, à nouveau en cohabitation avec les Sandfly.

Nelson’s Lakes National Park

Ce parc comprend deux grands lacs d’origine glaciaire au pied des Alpes du nord néo-zélandaises. En plus de la beauté et de la grandeur du paysage (même quand il fait un temps de chien), cet espace est traversé par la faille séparant la plaque tectonique australienne de la plaque pacifique, ce qui explique la hauteur des reliefs et offre des paysages somptueux.

Mercredi, nous nous réveillons sous une météo pas clémente du tout. Lorsque nous arrivons à proximité du plus grand lac, c’est pire, tant au niveau de la démographie des sandfly, qu’au niveau de la pluie qui s’abat sur le pare-brise de la wakamobile.

Nous prenons de l’altitude en empruntant une route caillouteuse qui nous offre un panorama sur le lac, mais nous sommes congelés. Puis au bord de l’eau, nous restons coincés à l’intérieur en raison du déluge. Malheureusement, nous ne sommes pas seuls. Un bon nombre de sandfly ont élu domicile dans le van… la bataille est rude.

Vu les conditions, nous abandonnons l’idée de faire des excursions ici, et quittons la région, espérant retrouver le soleil en prenant la direction d’Hanmer Springs. De plus, cela nous rapproche de la Food farm où nous sommes attendus dans 2 jours. Autant profiter du beau temps ailleurs.

Nous nous souvenons que Nick nous avait conseillé le trajet par les montagnes et choisissons donc le chemin le plus sinueux. De plus, cela nous paraît plus direct (sur la carte) que la grande route, et sûrement plus joli…

Seulement, petites routes, petits chemins, nous voilà traversant des cours d’eau de plus en plus larges, de plus en plus profonds avec notre wakamobile, toujours prête à rendre service, le tout au milieu d’une zone militaire…Le doute s’installe, on ne croise pas grand monde… Et au bout d’un certain nombre, ou plutôt un nombre certain de kilomètres, nous devons rebrousser chemin face à un cours d’eau cette fois infranchissable, à part à la nage…et encore…

Nick voulait certainement nous dire de passer par les montagnes en opposition avec la route qui longe la côte par Kaikoura, que nous avions emprunté pour aller dans la région de Marlborough…nous arrivons trois heures plus tard à Hanmer Springs : et il fait beau !!!