Articles taggués ‘Oiseaux’

D’une île à l’autre : l’InterIslander

// 14 mai 2009 // 17 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

La Wakamobile s’enfonce dans les entrailles du « Arahura », le ferry qui nous mène ce matin vers d’autres horizons : l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Elle aura pour compagnie d’autres vans de toutes les couleurs, quelques motos bien attachées et des bétaillères remplies de vaches. Personnellement, je les préfère en plein air !  

Sur le ponton   


  

Trois heures de calme traversée

  

On abandonne temporairement notre van pour rejoindre le ponton extérieur. La traversée du Queen Charlotte Sound sous le soleil levant est très agréable. Nous sommes ravis de découvrir, depuis le ferry, cette région des Marlborough sounds que nous avions déjà visitée depuis la terre, il y a maintenant quelques mois.  

Le sound se dévoile sous les premières lueurs du soleil. Le temps est très clair. Nous apercevons des oiseaux qui suivent le mouvement du ferry et approchent de ses flancs.  

Une fois l’embouchure du sound franchie, il nous suffira de quelques 10 minutes en pleine mer avant  d’apercevoir les côtes de Wellington.  

Cette paisible traversée est une très belle introduction à Wellington et à l’île du Nord. Cette entrée majestueuse par la mer nous fait découvrir la baie sous le meilleur angle qu’il soit.
  

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Le Mont Cook National Park

// 20 avril 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le lundi 23 Mars en milieu d’après-midi,  nous arrivons à Mont Cook village. Après la visite de l’office de tourisme remarquable et quelques pas dans la station, plutôt huppée, nous nous décidons pour une petite randonnée au pied du Tasman glacier.

La vallée du Mont Cook

Présentation du Mont Cook National Park

Créé en 1953, il doit son nom au Mont Cook, point culminant de la Nouvelle-Zélande et même d’Australasie. Les Alpes néo-zélandaises émergent des eaux, il y a environ 100 millions d’années, par la rencontre de la plaque tectonique australienne avec celle du pacifique sud. Les poussées entraînent la croissance de la chaîne montagneuse et, l’érosion des nombreux glaciers façonnent les flancs abrupts et les vallées profondes que l’on connaît aujourd’hui.

Le parc national du Mont Cook (707 km² au total) qui comprend plus de 70 000 hectares de haute montagne héberge d’ailleurs le plus long glacier du pays : Tasman glacier, long de 29kms et large d’1,6km. Il est l’un des 72 recensés actuellement dans le parc dont 40% de la surface totale est ainsi recouverte de glace.

Du haut de ses 3764 m d’altitude, le Mont Cook fait partie des 27 sommets de Nouvelle-Zélande dépassant les 3000 m d’altitude, dont pas moins d’une vingtaine se situent dans ce parc national du même nom.

Première approche, à la recherche des Blue lakes

Cette petite balade de pierre en pierre nous déçoit un peu. Nous ne sommes pas vraiment émerveillés par les paysages mais passons, en revanche, un agréable moment dans les lieux presque déserts. Presque en effet, puisque la faune est bien présente. Un petit oiseau se prend de passion pour nous et cherche l’objectif de Ludo. Il nous suit ainsi pendant un long moment, se posant sur les branches et les pierres avoisinantes. Lorsque nous nous asseyons, il nous provoque puis se lasse et disparaît dans les buissons. Mais dès que nous reprenons le chemin, le voilà qui nous suit à nouveau.

Nous faisons également une rencontre qui aurait de quoi faire pâlir certains chasseurs : un gros lièvre bien peu farouche. Mais nous avons vérifié, il n’était pas empaillé…

La nuit tombe déjà, et nous rebroussons chemin. Pour le lendemain, est prévue une rando à la rencontre du Mont Cook ou Aoraki (perceur de nuages) baptisé ainsi par la tribu Ngai tahu, pour laquelle le mont Aoraki est sacré.

Une nuit qui s’annonce étoilée

Nous nous serions bien arrêtés pour dormir à Mont Cook village, dans l’hôtel le plus célèbre de Nouvelle-Zélande par sa vue imprenable sur le Mont Cook : l’Hermitage, mais le camping de Glentanner est davantage dans notre budget. Nous rebroussons donc chemin jusqu’à ce parc, point de départ des avions et hélicoptères touristiques qui survolent quotidiennement le Mont Cook.

C’est sans regret qui nous investissons les lieux, puisque loin de toute pollution de lumière artificielle, c’est ici une occasion en or pour notre photographe, de tester les capacités de son appareil… en photographiant les étoiles, pléthore en ce lieu. Ludo passe donc une soirée frigorifique à gérer les pauses longues qui donneront des clichés assez impressionnants. Vous aurez bientôt l’occasion de le constater par vous-mêmes.


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Retour sur l’asphalte : de Queenstown au Mont Cook

// 15 avril 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le trajet nous menant au Mont Cook est l’occasion de nous arrêter à Cromwell : région très réputée pour ses vergers et ses vignes comme en témoignent les photos proposées dans la galerie.

Simple et apaisant, Benmore Lake, Otago

Nous passons également un agréable moment sur les berges du Dunstan Lake qui offrent une quiétude difficilement égalable. Nous entendons au loin le chant des canards qui s’ébattent dans les marécages tenant compagnie à quelques barques de pêcheurs.

Le ciel bleu se reflète sur l’étendue d’eau paisible et miroitante.

Nous traversons également la région d’Omarama, plutôt déserte et loin des rassemblements touristiques. Nous y passons là encore quelques moments paisibles au bord d’un autre lac : Benmore Lake

Mais le clou du spectacle restera néanmoins les cimes environnantes rougeoyant avec le déclin du soleil.

Notre périple vers le Mont Cook sera également l’occasion de nous arrêter afin de visiter un des barrages hydrauliques, nombreux dans la région. Ses eaux à l’aspect bleuté laiteux regorgent de saumons. Cet aspect presque chimique de l’eau donne néanmoins un très beau rendu au cliché du petit canard noir de Nouvelle-Zélande : Le New-Zealand Scaup.

Nous nous engageons ensuite dans la région du Mont Cook et rien que d’y penser, nous avons des étoiles plein les yeux… Le temps est beau et chaud, le ciel plutôt dégagé. Ce sont les conditions idéales pour aller à la rencontre de ce mont mythique, que beaucoup de visiteurs ont  la déception de ne l’apercevoir qu’au milieu d’une épaisse purée de pois.

Les quelques dizaines de kilomètres que nous devons parcourir entre Twizel et Mont Cook village ne dévoilent qu’une partie infime de la beauté de cette star au sommet enneigé : Le mont Cook.


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Votre sélection du mois de Mars

// 6 avril 2009 // 6 Commentaires » // Selection du mois

Voici le résultat de vos votes !

Nous nous excusons pour le retard avec lequel nous publions les résultats des votes du mois de Mars. Nous rencontrons quelques difficultés en ce moment pour avoir internet régulièrement. Nous espérons trouver une solution assez rapidement. Voici donc aujourd’hui votre Sélection du mois de Mars. Nous vous attendons toujours plus nombreux sur WakaTrip.

En Avril l’aventure continue sur WakaTrip ! A très vite pour commencer ensemble la sélection de ce nouveau mois.


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Baleines, Dauphins et Albatros : les trésors de Kaikoura

// 31 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Nous voici à Kaikoura, dernière étape de notre grande boucle en camping-car. Le soleil est au rendez-vous, ce que nous apprécions particulièrement pour lutter contre la fatigue accumulée. Mais les rencontres que nous faisons n’ont pas de prix ! Nous prenons un peu de repos en cette matinée du 3 mars, mais trépignons quand même d’impatience à l’idée de rencontrer les baleines l’après-midi.

Le plongeon de la reine, baie de Kaikoura

Le moment tant attendu

Nous voici sur le chemin de l’établissement qui organise les sorties en mer. Après avoir profité du spa, Ludo réalise, seulement après le repas, qu’il va lui falloir faire de la place sur ses cartes mémoires… Le temps de résoudre le problème, nous nous retrouvons à courir dans l’artère principale de la ville. Nous finirons par passer à travers un trou dans le grillage du camping concurrent au nôtre, afin d’être en temps et en heure au guichet. Pour rien au monde, nous ne voudrions manquer le rendez-vous qui nous attend. On en connaît un dont c’était la seule exigence pour ses deux semaines de vacances. Quant à la deuxième, lorsqu’il nous est demandé si nous avons un problème avec le fait d’avoir le mal de mer (creux de 2 mètres prévus pour l’après-midi), elle a à peine cillé !

Autant dire que nous sommes tous les quatre très motivés. Après un documentaire et un petit trajet en bus, nous voilà à l’embarquement… Nous observons la tête des personnes qui descendent du bateau voisin, et ils n’ont pas l’air très souriants… mer agité ou déception ???

Sensations fortes

Une fois à bord, de nombreuses consignes nous sont données, notamment sur «  comment vomir correctement »… Ça promet !

Puis, nous voilà partis. Nous comprenons très vite que l’observation des baleines ne sera pas le seul moment phare de l’après-midi. L’unique fait d’être à bord du bolide est une attraction en soi. A fond les manettes, nous comprenons maintenant la coiffure de l’un des membres du personnel (effet cheveux dans le vent, dressés sur la tête), « ça décoiffe » ! Mais pour l’instant, la vitesse a plutôt un effet grisant. Nous avons l’impression d’être à la poursuite de pirates ou de faire partie d’un bateau de douanes. Ne manquent plus que le gyrophare et l’alarme.

Les deux portes latérales sont ouvertes pour modérer le mal de mer. Le vent vif nous congèle sur nos sièges, et nous commençons à rebondir de vague en vague. Sensation toujours aussi excitante, même si l’on a quelque peu du mal à fixer notre attention sur l’écran  et sur le guide qui nous offre de nombreuses explications au sujet des baleines. En fait, ce sont la plupart du temps des cachalots qui résident à demeure dans le grand canyon sous-marin de Kaikoura.

Première rencontre

Nous gagnons rapidement le large, au-dessus des failles sous-marines qui se situent à quelques encablures de la côte. Tout à coup, le personnel s’agite, nous sentons que quelque chose se passe. Un cachalot est repéré et en moins de temps qu’il n’en faut, nous sommes tous autorisés à nous rendre sur le pont. Le grand mammifère marin est là, à la surface, et nous apercevons régulièrement les projections qui émanent de son évent. La partie de son corps que nous apercevons à la surface de l’eau est d’une longueur impressionnante, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Nous restons ainsi quelques minutes à l’observer attendant, tous, le moment où il va plonger. Cet instant-là est juste un fascinant spectacle. L’animal laisse alors apparaître une queue massive avant de disparaître dans les profondeurs. Secondes magiques attendues de tous, accompagnées de « oh » et de « ah » échappés au milieu d’un silence émerveillé.

Nous sommes alors en haute mer, et ça secoue ! Difficile dans ces conditions de capturer cette magie en photo ou en film, tout en essayant d’en profiter nous aussi. Mais notre photographe a réussi à capter pour vous, la descente vers les abîmes du colosse. Pour les films, là encore, il va falloir patienter et pour les personnes sujettes au mal de mer, s’abstenir : ça tangue !

L’apparition des clowns de mer

Nous reprenons nos places à bord et la vitesse est toujours au rendez-vous. Cette fois, nous savons ce que sont des creux de deux mètres, et c’est plutôt amusant, même si on est parfois violemment tassés au fond de nos sièges. Nous pouvons voir quelques albatros au travers des vitres, difficile là encore à saisir du bout de l’objectif.

Mais soudain, un, puis deux, puis 10 dauphins apparaissent au milieu des flots. Le bateau fait un crochet, et en deux temps trois mouvements, nous sommes de nouveau sur le pont, au milieu de centaines de gais lurons !

Ce sont des Dusky Dolphins, réputés pour leurs capacités acrobatiques, et pour cause ! De loopings en sauts de vague en vague, ils s’approchent au plus près du bateau et s’amusent à en heurter la coque avec leur queue. Nous ne savons plus où donner de la tête. Marie qui tente de saisir un saut ou une apparition avec sa caméra, finit par prendre le parti de rester statique (même si le bateau ne l’est pas) : ils sont si nombreux qu’il y en a toujours un sur l’écran. C’est la encore un très, très, très grand moment.

Puis nous reprenons place dans la cabine. Les portes sont, cette fois, fermées, la mer est de plus en plus agitée. Nous virevoltons dans les flots en direction d’un deuxième cachalot. Nous sortons en attendant la redescente, les jambes un peu flageolantes au milieu des éléments qui se déchaînent. Cette fois l’animal est plus discret, et nous n’apercevons pas la queue du colosse. En reprenant nos places, certains d’entre nous auraient bien supplié pour retourner à quai, mais déjà le signal est donné, le premier cachalot, que nous avions pu observer, est de nouveau à la surface.


Le coup de grâce

Nous voici de nouveau secoués, ballotés, projetés. Mais cette fois, les vagues nous viennent de côté, et le mal de mer n’est pas loin….les creux de deux mètres nous en paraissent plutôt 4 !  Nous essayons de fixer notre attention tant bien que mal à l’extérieur, afin de garder le cap, tentant d’ignorer le nombre, croissant de minute en minute, de personnes la tête dans le sac….

Une vague nous frappe de plein fouet de côté et la stupeur peut se lire un instant sur les visages. Le plus inquiétant selon Marie, c’est le visage jusqu’alors rieur de notre guide à chaque grosse vague, qui se fige tout à coup. Mais le capitaine a l’air de bien s’amuser, et de maîtriser complètement la situation. Nous voici arrivés à destination. Petit moment difficile à passer pour se tenir sur nos jambes, même l’air frais a bien du mal à nous faire oublier ce bateau qui tangue. Et notre cachalot choisit juste le moment où une grosse vague nous empêche de voir ses capacités de plongeur pour redescendre. Le bateau situé en face de nous aura, quant à lui, plus de chance. Mais nous ne nous attardons pas trop sur son cas qui nous renvoie notre propre condition, balloté comme une feuille morte au milieu des vagues.

Happy End

Dernier come-back en cabine où notre guide nous annonce que nous devrions maintenant nous sentir mieux puisque nous allons tourner le dos au large et rentrer au bercail. Il est vrai que quelques grosses vagues plus loin, l’atmosphère devient plus respirable. Le roulis latéral a disparu, et avec lui, toute sensation inconfortable.

Nous profitons des dernières perceptions liées à la vitesse et nous nous félicitons d’avoir tenu le choc tous les quatre. Nous sortons du bateau, des étoiles plein les yeux, un peu blancs quand même, sans doute dans le même état que les passagers que nous avions croisés en embarquant. Mais le corps ne reflète pas la joie d’avoir pu partager ces trois heures magiques avec nos deux touristes ! Rien que pour ces trois petites heures, Marie est ravie d’avoir fait venir ses parents de si loin en s’exilant ainsi cette année.

Rien de tel après un petit mal de mer qu’un bon resto ! Ce soir, c’est Ludo qui régale au Tuti’s. Nous y rencontrons une serveuse québécoise très sympathique, y goûtons une très bonne soupe de la mer (Sea food chowder), de la langouste, très réputée à Kaikoura, et plein d’autres bonnes choses du large.

La péninsule de Kaikoura

Le jeudi matin, c’est farniente. Le programme des derniers jours nous a un peu épuisés, et si l’enthousiasme nous reprend lorsqu’on évoque la sortie en mer de la veille, la fatigue aussi… on en tangue encore !

L’après-midi, nous voulons partager avec nos compagnons de bord, la vue fantastique qu’offre la péninsule de Kaikoura sur la colonie d’otaries. Mais nous sommes très déçus, les centaines de bestioles qui habitaient les lieux il y a quelques mois ont disparu… sans doute en pêche ou en d’autres lieux. Les Dubois n’auront plus qu’à nous croire sur parole et à se consoler avec les photos prises lors de notre dernier passage.

Seuls quelques énergumènes, et pas des moindres, feront le spectacle. Nous croyons même avoir retrouvé notre star de zèle sur la roche, même clowneries, même très longues moustaches, et même rocher de prédilection.

Que du bon

Après cette après-midi au grand air, nous voilà de nouveau au restaurant, cette fois c’est papa Dubois qui régale au Hislops café.

Le restaurant «  organic » est choisi par le maître jardinier français qui synthétise par son choix, l’esprit Kiwi, de la bonne bouffe bien saine. Ainsi ce soir, pour les hommes c’est agneau néo-zélandais, bio bien-entendu (tout comme la boisson…) et élevé au grand air, cela va de soi. En revanche, le service est plus guindé que la veille.

Contre la montre

Le vendredi matin, le soleil est éclatant. Nous faisons une petite séance photo dans les rues de Kaikoura. Les singeries de Mr Dubois font beaucoup rire les Néo-Zélandaises qui passent par là… Et les Wakatripeurs ont bien du mal à garder les yeux ouverts pour se faire tirer le portrait.

Puis, ayant pris du retard, une course contre la montre s’engage entre la récupération du van à la Food Farm et l’arrivée chez le loueur du camping-car 5 min avant la fermeture…

Nous voici de nouveau à l’aéroport, pour se dire au revoir cette fois… Nous espérons que les quelques mois qui nous séparent du retour en France passeront plus vite pour nos touristes qui peuvent maintenant mettre des images et surtout des souvenirs, sur les lieux que nous fréquentons. Nous restons ravis que grâce (ou à cause de) nous…, ces deux là ont fait le tour du monde en moins de deux semaines pour passer du temps tous ensemble, et nous l’espérons, en ont pris plein les mirettes.

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La Photo du jour : La tendresse animale

// 29 mars 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

 

La tendresse animale, Curio Bay, Nouvelle-Zélande

La tendresse animale, Curio Bay, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Découvrez aujourd’hui la Photo du jour : la tendresse animale. Jolie scène de vie surprise au lever du soleil sur Curio Bay. Ces deux manchots antipodes (Yellow Eyed Penguins) se préparent à affronter l’océan pour aller pêcher.

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Au pays des manchots et des dauphins : Curio bay

// 28 mars 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Quelques centaines de kilomètres, une quinzaine de lièvres et d’opossums plus loin, nous arrivons de nuit sur le parking de Curio bay. Pour un bon emplacement de camping sauvage, toujours se garer à proximité d’un panneau «  no overnight camping » c’est un gage de qualité… Nous nous endormons avec, déjà, en tête, ce que nous espérons voir le lendemain : manchots, dauphins,…


Départ de pêche aux aurores, Curio bay

 

 

Wake-up

Quelques heures plus tard, le réveil sonne. Nos deux compagnons de route sont sur le pied de guerre en moins de temps qu’il nous en faut pour ouvrir un œil. Sous les premières lueurs du matin, nous les rejoignons très vite, réalisant soudain que nous ne leur avons pas précisé qu’ils pourraient rencontrer des lions de mer sur le chemin obscur de Curio bay.

 


Un spectacle grandiose

 

La quiétude et l’air frais du petit matin, le rougeoiement des premiers rayons sur les rochers et les vagues qui s’y écrasent font de cette sortie aux aurores, un moment de grâce à l’état pur. Lorsque l’on ajoute au décor les petits manchots antipodes qui descendent tranquillement pour se mettre à l’eau, leurs chants, leurs déplacements : tout est réuni pour un réveil exceptionnel où la fatigue est très vite oubliée. Le simple fait d’évoquer ce mardi matin unique nous replonge dans une ambiance feutrée et paradisiaque.

Une fois le dernier manchot disparu dans les flots, nous regagnons le camping-car pour rejoindre Porpoise bay de l’autre coté de la falaise.

 

Deuxième instant « magique » pour Ludo

Un second plaisir photographique est offert à Ludo grâce à quelques moutons se baladant librement sur la falaise sous les rayons matinaux. Nous avons, quant à nous, bien peur qu’il ne les effraie et en fasse sauter un de la falaise (et par conséquence, tous les autres derrière lui). Mais notre photographe a un contact fusionnel avec ces bestioles… Nous aurons l’occasion de reparler de cette passion des ovins chez lui dans un article spécial !

 

Peu farouche

Une autre surprise nous attend sur le parking face à Porpoise bay où nous avons élu domicile pour le petit-déjeuner. Les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des dauphins d’Hector, nous n’avons pas vu s’approcher un lion de mer très sociable… La bête est tranquillement installée sur le gazon, juste à côté du camping-car, pour une petite bronzette sous le soleil de ce milieu de matinée.

Quelques minutes plus tard, notre photographe pique doucement du nez… Les deux Dubois, fous de l’eau de mer, ne pensent, quant à eux, qu’à une chose : « On plonge ou on ne plonge pas ? Elle est froide, tu crois ? »


Nager avec les dauphins

 

Une promenade sur la plage (attirail de plongée en main.. juste au cas où…) achèvera de nous décider. En effet, dès nos premiers pas sur le sable, un petit groupe de dauphins s’approchent de la rive. C’est le moment ou jamais ! Oubliées la fatigue et la fraîcheur du matin : perception de la combinaison et nous nous jetons à l’eau !

Mais là, l’histoire se complique un peu. Pourtant habitués aux lacs d’altitude avec un simple maillot de bain, il faut bien avouer que l’eau, ici, est juste glaciale. Nous nous rappelons soudain que nous sommes proches du point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande et que seules quelques petites îles nous séparent des courants froids qui viennent de l’Antarctique.

Nous avançons comme nous pouvons, entre les rochers, dans l’eau froide. Les dauphins approchent toujours plus.  Nous luttons mais sommes incapables de mettre la tête sous l’eau pour les observer. En revanche, ils viennent nous saluer et s’aventurent même jusqu’à passer entre nous.

Nous sommes très impressionnés de voir leurs évents s’ouvrir juste à coté de nous dans un petit bruit sec lorsqu’ils prennent leur respiration et surtout d’entendre résonner sous l’eau les sons qu’ils émettent. Sans être fascinés initialement par ces bestioles, il faut bien dire que leur présence toute proche est assez impressionnante. Ils dégagent quelque chose d’unique et d’attirant, comme s’ils modifiaient, par leur présence, toute l’atmosphère nous entourant.

C’est aussi très étonnant de voir qu’ils s’approchent aussi près des côtes, là même où nous n’avions de l’eau que jusqu’à mi-buste.

Le temps que l’on réussisse à mettre la tête sous l’eau sans hurler… , ils se sont déjà malheureusement éloignés. Nous essayons de jouer de la palme vers une autre zone espérant qu’ils reviennent, mais sans succès. Cette expérience fascinante nous laisse un petit goût de pas assez, et nous espérons bien avoir l’opportunité de la retenter…

En revanche, deux lions de mer ont bien failli nous rejoindre. Se chamaillant à coup de dents au bord de l’eau, ils se rapprochaient de plus en plus des premières vagues. L’occasion pour papa Dubois de se moquer de sa fille, pas très rassurée à l’idée de se retrouver dans la mêlée. Nos pieds congelés sont ensuite ravis de fouler le sable tiède.

 

Voilà pourquoi vous n’aurez aucune photo de notre rencontre avec les dauphins

Lorsque Marie rejoint le camping-car afin de se changer, elle réveille à la force des couleurs fluo de sa combinaison, un Ludo perturbé :

« Ah, ça y’est ? vous allez plonger ?!

Tu sais quoi, j’ai rêvé d’un Yéti… un vrai ! Il n’avait qu’un seul œil, énorme, au milieu de la tête. J’étais si proche de lui que je me voyais dans son œil ! Je sais enfin à quoi ressemble le vrai Yéti !!! …..Mais t’es trempée …???»

……..

« Quoi ? Vous avez vu des dauphins sans moi ?!, pourquoi tu ne m’as pas appelé !!!! » …Tout ça avant de retourner à son Yéti… Serait-ce l’animal qui manque à sa collection photographique ?

Nous laissons les psys interpréter l’univers perturbé de l’artiste…   (lol)

Quelques photos de cette aventure marine avec les dauphins ont quand même été prises à la volée avec un appareil jetable étanche. Peut-être pourrons-nous les partager avec vous si elles sont réussies, tout comme les films qu’il nous tarde de mettre en ligne. Nous vous communiquerons les liens en temps. (à savoir, lorsque nous aurons une connexion internet digne de son nom…ou une connexion tout court d’ailleurs)*

 

 

Pour contiuer ces rencontres animales en série, nous prenons la direction de Kaikoura. Une longue route nous attend. Après une petite pause aux Moeraki boulders, nous profitons de passer à proximité d’Oamaru à la tombée de la nuit pour présenter à nos touristes à bord les manchots pygmées. Puis, nous continuons notre remontée vers Kaikoura, que nous atteignons le lendemain matin après une courte nuit à Waikuku beach. Une rencontre avec les baleines est prévue pour l’après-midi…

 



* Pour la petite histoire, notre clé internet 3G a disparu de la circulation, ce qui risque de perturber les publications de ces prochaines semaines sur WakaTrip. Nous nous en excusons par avance, et faisons au mieux pour garder le rythme. Pour être informés des prochaines parutions : inscrivez-vous à la Newsletter.

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Le Weka, oiseau endémique de Nouvelle-Zélande

// 10 mars 2009 // 5 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le Weka est un gros râle endémique de Nouvelle-Zélande. Son plumage est brun, plus ou moins clair selon les sous-espèces, avec des marques plus foncées sur le dos et les ailes. On le trouve dans des milieux très variés : forêts, plages, marécages et parfois même dans les zones périurbaines.


Le Weka, Nelson's Region

Présentation du Weka

Comme de nombreuses espèces d’oiseaux en Nouvelle-Zélande, le Weka présente la particularité d’être incapable de voler. Ses ailes lui servent uniquement à se propulser lorsqu’il saute, grimpe sur des branches basses ou se bat avec ses semblables, créant un nuage de poussières afin d’aveugler l’adversaire.

En revanche, il marche rapidement. C’est également un excellent nageur, pouvant se déplacer ainsi sur de longues distances en zones humides, parfois même en mer.

Alimentation du Weka

Le Weka est un omnivore opportuniste et recherche activement sa nourriture. Il s’aide de son bec pour retourner galets, algues, amas de feuilles, sous lesquels il cherche de petits invertébrés. S’il en a la possibilité, il peut ramasser de la nourriture oubliée par les touristes.

Le Weka a également tendance à manger les œufs d’autres espèces, ce qui pose problème lorsqu’il s’agit d’oiseaux menacés. Le Weka, lui aussi en déclin, ne peut être donc être introduit dans les îles où vivent d’autres espèces en danger…Un vrai casse-tête pour assurer leur sauvegarde.

Comportement du Weka

Le râle wéka est à la fois discret et curieux. Il ne fait preuve d’aucune méfiance envers les Hommes.  Quand il se sent menacé, il secoue la queue par saccades. Les luttes pour la défense du territoire entre Wekas peuvent être très violentes et certains individus sont parfois tués. La taille de leur territoire varie de 3 à 15 ha, qu’ils défendent en émettant des sons caverneux.

Le Weka est extrêmement territorial, ce qui rend difficile les opérations de délocalisation dans le but de sa sauvegarde. On connait des exemples de Wekas ayant parcouru plusieurs kilomètres en haute mer et jusqu’à 150 kilomètres sur la terre ferme, pour rejoindre le territoire dont ils avaient été déplacé.

Curieux et vif à l’apprentissage, le Weka peut s’avérer destructeur pour le matériel agricole et les maisons. Toujours à la recherche de nouveaux territoires, il lui arrive d’entrer dans les habitations et d’y retourner l’intérieur.

Lorsqu’un individu jette son dévolu sur une maison comme nouveau territoire, les occupants n’ont alors que deux possibilités : la destruction ou la délocalisation de l’animal.

Le Weka, compagnon des Maoris

Le Weka est un animal très curieux qui s’approche spontanément des Hommes. Si cela a pu faire de lui un gibier facile pour les Maoris, il fut aussi leur compagnon de marche, lorsqu’ils traversaient le bush.

Lorsque les Européens arrivent en Nouvelle-Zélande, ils sont intrigués par le lien étroit qu’entretient l’animal avec les Maoris, et le surnomment très vite « la poule maorie ».

Un représentant des valeurs du pays

En raison de son extrême territorialité, de sa combativité et de son dévouement envers ses petits, les locaux considèrent que cet oiseau représente bien les valeurs néo-zélandaises.

Au XIXe siècle, lorsqu’il fallut se prononcer sur qui, du Weka ou du Kiwi, serait l’emblème de la Nouvelle-Zélande, le choix fut ardu. Le Kiwi, seul représentant de son genre, fut finalement choisi en raison de son caractère unique dans le règne animal.


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Le Kéa : un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande

// 8 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le Kéa aussi appelé Nestors kéa ou Nestor notabilis est un perroquet au plumage vert olive dont le dessous des ailes et la partie inférieure de la queue sont rougeâtres. C’est une espèce d’oiseau endémique à la Nouvelle-Zélande, mais aussi le seul perroquet des montagnes au monde.


Le kéa, Arthur's Pass

Présentation

Son nom commun, Kéa, lui vient de son cri puissant : « keeeeaaaa ».

Il mesure environ 50 centimètres et pèse 900 grammes. Ce perroquet si particulier habite les Alpes du Sud néo-zélandaises dont il fréquente les prairies et les forêts d’altitude.

Il se nourrit de graines, de pousses d’arbres, d’insectes. En hiver, il ne crache pas sur les charognes, notamment celles des moutons mérinos, présents en nombre dans le sud. C’est le seul perroquet carnivore connu.


Cycle de vie

Entre Juillet et Janvier, les couples adultes établissent leur nid dans les rochers et y pondent 2 à 4 œufs. Pendant les quatre semaines durant lesquelles la femelle couve, le mâle l’alimente.

Les poussins resteront au nid jusqu’à leur maturité sexuelle, qui intervient au bout d’environ 14 semaines. Ils peuvent atteindre leur taille et leur poids d’adulte au bout de quatre mois.

Curieux et intelligent

Le Kéa est réputé pour être très joueur et très intelligent. De ce fait, il est souvent surnommé « le clown des montagnes ». Avec son bec crochu, il explore son environnement… parfois avec force. Nous avons pu constater qu’il aime particulièrement les joints des vitres de voitures mais aussi les pneus.

D’après une récente étude, il est considéré comme l’un des animaux les plus intelligents !


Réputation mitigée

S’il est très apprécié des touristes pour son côté joueur, sa réputation de curieux légèrement destructeur et de carnivore n’a pas joué en sa faveur durant le siècle dernier. Aujourd’hui l’espèce est protégée. Les fermiers habitants les zones fréquentées par le Kéa perçoivent des compensations financières qui les motivent à stopper leur extermination.

Ses cousins de Nouvelle-Zélande

Le Kaka ou nestor meridionalis

Il peuple principalement la côte ouest et Stewart Island. Son plumage est de couleur brun rouge.


Le Kakapo ou Strigops habroptilus

Il est lui aussi endémique à la Nouvelle-Zélande. C’est un perroquet vraiment hors du commun, puisqu’il est nocturne, silencieux et qu’il ne vole pas. Il peut peser jusqu’à 3,4 kilos.


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