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Porpoise bay et Curio bay

// 22 février 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le soleil brille et nous sautons sur l’occasion pour mettre le Cap vers l’Est. Porpoise bay, nous voilà !

Porpoise bay et ses habitants

A peine un œil sur les premières vagues qui déferlent sur la plage, les céphalorhynques à front blanc ou « Hector’s dolphins » sont là, accompagnant baigneurs et plongeurs. Chaque année, une vingtaine de ces dauphins, les plus petits au monde, élèvent leurs jeunes dans cette baie. Ils s’approchent parfois jusqu’à une dizaine de mètres du rivage.

Le site est très beau et la météo clémente. Nous pourrions rester des heures ainsi, les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des ces petits dauphins noirs et blancs. Magique !

En fin d’après-midi, nous quittons le promontoire d’où nous avions une vue imprenable sur Porpoise bay et ses petits habitants, pour nous rendre quelques centaines de mètres plus loin. Nous voudrions voir ce que peut bien être cette forêt fossilisée, indiquée sur Curio bay. Seul un petit cap (où nous nous trouvions il y a quelques minutes) sépare ces deux baies.

Curio bay

Ce sont en fait des vestiges fossilisés d’une forêt datant du milieu du Jurassique (160 millions d’années) qui apparaissent ici à marée basse. La forêt se composait de kauris et de conifères avant d’être recouverte de lave et de cendres. Après quoi cette région s’est retrouvée sous les eaux, pour ensuite ré-émerger, révélant ce site exceptionnel.

La plage est constituée d’une plateforme rocheuse. A marée basse, les vagues heurtent avec violence ses parois qui descendent à pic. Ludo pourrait rester des heures ainsi à observer, comme dans un rêve, au loin, les vagues, qui rencontrent la façade des falaises. Le blanc de l’écume contraste avec la roche en contre-jour. Cela procure à notre photographe le sentiment de se trouver sur une terre perdue au milieu de l’océan.

Une faille sur la droite, voit les vagues s’y engouffrer, mettant alors en mouvement d’énormes algues accrochées de part et d’autre du sillon.

Dans cet univers fabuleux, évoluent les manchots antipodes, revenant de la pêche, et donnant la becquée à leurs petits. C’est là encore un grand moment.

Cycle de vie des manchots antipodes

La maturité sexuelle des mâles est atteinte entre l’âge de 3 et 5 ans. Les femelles peuvent, quant à elles, se reproduire à partir de 2 à 3 ans. Les couples construisent leur nid dans un territoire déterminé, qu’ils gardent d’année en année. La sélection du nid, très importante pour le lien du couple, a lieu en Juillet/Aout, période pendant laquelle ils sont très sensibles au dérangement.

La plupart des nids sont situés à quelques centaines de mètres de la mer. Souvent en hauteur et isolés, ils sont constitués d’herbes, de brindilles, de feuilles,…

Deux œufs sont pondus, dans un intervalle de 3 à 5 jours, durant la première moitié du mois de septembre. Si les œufs sont perdus, les manchots antipodes n’ont pas la possibilité de pondre à nouveau dans l’année.

Les deux adultes se relaient sur des périodes de 1 à 7 jours, pour couver les œufs. L’éclosion intervient 39 à 51 jours après la ponte et environ 80% des œufs s’ouvrent sur un petit manchot. Dans un premier temps, un des deux parents reste toujours avec les bébés. L’adulte parti en pêche nourrit les petits à son retour par régurgitation.

Puis, au bout de six semaines, la croissance rapide des petits qui demandent de plus en plus de nourriture, force les parents à partir tous les deux en mer. En fin d’après-midi, ils reviennent nourrir leurs jeunes et s’en occupent toute la nuit.

Les manchots adolescents commencent leur mue en février, tout comme les jeunes adultes non reproducteurs, et les reproducteurs ayant perdu leurs œufs.

Puis, fin Février, début Mars, les adolescents quittent le nid et deviennent indépendants. Mais leur mortalité en mer est très élevée : de l’ordre de 75 à 80% avant leur maturité sexuelle.

Les parents, qui ont nourri leurs jeunes jusque là, muent trois semaines après le départ de ceux-ci du nid. Ces trois semaines leur sont nécessaires pour recouvrer leur masse graisseuse en pêchant activement.

La mue dure généralement 3 à 4 semaines, pendant lesquelles les manchots antipodes ne peuvent pas aller en mer pour se nourrir.

Les manchots sont des mangeurs opportunistes, leurs préférences varient en fonction de ce qu’ils trouvent et la taille de leur proie (jusqu’à 10 cm). Ils peuvent plonger jusqu’à une profondeur de 100 mètres pour trouver leur alimentation, et s’éloigner jusqu’à 50 kms des côtes.

Tout comme ils aiment retourner sur leur lieu de naissance pour se reproduire, ils sont très attachés à leur lieu de pêche.

Ce qui met en danger l’équilibre fragile de cette espèce menacée :

Les prédateurs du manchot antipode sont nombreux. Sur terre, les hermines, furets et chats sauvages sont les principaux ennemis des jeunes. Le chien reste le plus grand danger des adultes.

Dans l’eau, ce sont les lions de mer, les phoques léopards, les requins mais aussi les filets de pêche qui augmentent considérablement la mortalité de l’espèce. Les changements climatiques et la faible reproduction des poissons (pouvant entraîner la famine) sont aussi des facteurs aggravants.

Pour bien terminer la journée

Après deux bonnes heures passées à se promener sur cette plage de Curio bay, nous retournons sur notre promontoire de l’après-midi, et assistons alors à un superbe coucher de soleil sur les hauteurs environnantes. Incorrigibles, nous allumons l’ordinateur pour visionner les photos de la journée, avant de pouvoir trouver le sommeil.

Réveil tout aussi charmant

Le lendemain matin, pour le petit déjeuner, nous avons le droit à un spectacle aquatique. Nous nous gavons de ce paysage et des scènes marines que les flots laissent apparaître le temps d’un instant, parfois ponctuées d’un saut aérien. Il est malheureusement difficile de saisir ces instants magiques en photo…Ne vous reste plus qu’à faire le voyage pour en profiter vous aussi…

Sur le chemin du retour vers Invercargill, nous ressassons ces moments intenses. De voir ces petits dauphins si rares, s’approcher autant des hommes et de la plage nous a paru tellement incroyable !

Tout comme les manchots antipodes, en voie de disparition, que nous nous défendions d’approcher de peur de perturber leur retour vers le nid après la pêche, et qui, contre toute attente, viennent à la rencontre de l’objectif de Ludo.

Là, nous avons vraiment le sentiment d’être face à une nature entièrement préservée, et espérons vivement qu’elle le reste encore longtemps… malgré tous les terrains en construction que nous avons pu apercevoir le long de la baie…

Timaru et Oamaru, cap vers le Sud

// 19 février 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Nos premiers jours de Janvier sur Christchurch sont rythmés par le travail sur le WakaTrip et les balades dans la ville. Nous avions d’ailleurs publié quelques photos de cette période dans le galerie de Christchurch (cliquez ici pour les voir).

Au bout de quelques jours, nous voulons changer d’air et décidons de descendre progressivement vers le Sud en longeant la côte Est. Même si nous visitons au passage les lieux que nous traversons, nous continuons à œuvrer sur le blog tous les soirs. Pour ce faire, nous étrennons tous les campings afin de travailler dans de bonnes conditions. Peut-être pourrons-nous bientôt publier un guide des campings de l’île du Sud…

 

Timaru :

Le mardi 13 Janvier, nous passons par Timaru, la capitale du South Canterbury. Son nom puise ses origines chez les Maoris, qui ont nommé cette ville « Te Maru » qui signifie : lieu de refuge. Cette dénomination lui fut attribuée en raison du mouillage abrité qu’offre sa baie.

Cet arrêt fut pour nous l’occasion de rencontrer une famille française bien sympathique. Patrick, Flo et leurs deux enfants sont en Nouvelle-Zélande pour deux mois de Roadtrip en camping-car. Leur blog est à ne manquer sous aucun prétexte (cliquez ici pour y accéder). Nous aurons l’occasion de les recroiser à Oamaru, après quoi ils prennent la poudre d’escampette loin devant nous. Ils sont maintenant dans l’île du Nord.

Nous passons aussi un agréable moment à l’Aigantighe Art Gallery. Son nom gaélique est à prononcer « egg and tie » et signifie : « à la maison ». C’est la troisième plus grande galerie de l’île du sud. Elle abrite des peintures anglaises et néo-zélandaises, ainsi que quelques européennes. Son jardin est également truffé d’œuvres d’art : des statues de « pierres originaires » du Zimbabwe et du Japon.

Nous admirons l’adresse avec laquelle cette galerie permet aux enfants d’accéder à l’Art. Déguisements, questionnaires, … Un jeu de piste est rythmé par des commentaires adaptés qui sont inscrits dans des bulles. Ils font parler différentes peluches accrochées au-dessus des œuvres d’art. Contrairement aux galeries françaises très souvent réservées à la « crème » des artistes, cela nous paraît ici très ouvert. Tous les « enfants du pays » paraissent avoir la possibilité d’exposer. Bien que très disparate, cela donne un résultat plutôt agréable.

 

 

Oamaru :

Hugh Robinson, en 1853, achète un terrain où il fait paître moutons et bovins. Il ne reste que 3 ans à Oamaru, mais lance son développement. En effet, sa ferme est rachetée, et les nouveaux propriétaires font construire les premiers bâtiments de la ville : un logement pour les gens de passage, un magasin et un ponton de débarquement. Mais la côte est meurtrière et pour mettre un terme aux naufrages, un brise-lames est construit. Un port y prend naissance.

En 1858, John Turnbull Thompson étudie la ville et baptise les rues. La Poste, premier bâtiment public, est construite en 1864, avec la fameuse pierre d’Oamaru. Elle est composée d’un calcaire de couleur crème, facile à tailler et à sculpter. La ville prend alors un essor inattendu et de nombreux édifices publiques sont construits aux alentours de 1880. Ils sont maintenant considérés comme les bâtiments anciens les mieux conservés du pays et font la richesse de l’héritage historique d’Oamaru.

On a vraiment l’impression d’être dans un autre temps lorsque l’on se promène dans le quartier historique de la ville.  Nous apprécions de retrouver de « vieilles pierres qui parlent » dans ce pays à l’histoire si récente.


La faune :

 

Les côtes proches de la ville abritent des manchots.

Même si la traduction en anglais est « penguins », il ne faut pas confondre ces deux espèces d’oiseaux que sont le pingouin et le manchot. En effet, par abus de langage, et aussi parce que l’espèce disparue qu’était le grand pingouin ressemblait aux manchots et ne volait d’ailleurs pas plus qu’eux, les deux sont souvent confondus.

Le seul représentant encore vivant de l’espèce des pingouins, est le petit Pingouin, qui vit dans l’hémisphère nord (du pôle nord à la Bretagne). Cet oiseau a la capacité de voler, son poids ne dépasse pas un kilo, et sa taille 40cms. (Pour en savoir plus cliquez ici)

Nous allons quant à nous à la rencontre des manchots antipodes et des manchots pygmées.

Les manchots antipodes :

En anglais : « yellow-eyed penguins » qui signifie : manchots à œil jaune

En maori : « Hoiho »  qui veut dire bruyant

Les manchots antipodes pèsent entre 5 et 8 kgs pour une taille de 63 à 69 cms et ont une envergure qui peut atteindre 72 cms. Ils peuvent vivre de 18 à 20ans.

Les adultes ont un plumage blanc sur le ventre, bleu salé sur le dos et autour de l’arrière de la tête.  Ils présentent une bande jaune vif qui passe sous la ligne des yeux.

Les petits perdent leur duvet à 3 mois, puis ils prennent le plumage de l’adulte, exception faite de la bande jaune qui n’apparaît qu’à l’âge d’un an.

Le manchot antipode est un des plus rares au monde. Il vit et se reproduit uniquement sur les côtes sud de la Nouvelle-Zélande. A l’heure actuelle, il est classé comme espèce menacée en raison notamment de la disparition de son lieu de nidification traditionnelle : les forêts de bord de mer. En attendant les résultats des efforts entrepris par le DOC (le département de conservation), ils sont confinés sur une végétation limitée.

Les manchots antipodes reviennent de leur pêche quotidienne environ 2h avant la nuit, et c’est à l’occasion de leur retour sur la terre ferme, qu’il nous est possible de les observer. Un abri est construit pour rester discret afin de les laisser remonter vers leur nid sans se sentir en danger.

En pratique, la masse touristique n’est pas si respectueuse de la nature, et nous avons surtout vu beaucoup de monde agglutiné aux barrières de sécurité qui balisent le site.

Mais le spectacle des quelques petits pêcheurs sortant des flots, et faisant leurs premiers pas maladroits sur le sable, nous fait bien vite oublier  la foule humaine.

Les manchots pygmées :

En néo-zélandais « little blue penguins » : petits manchots bleu. Ce surnom leur est aussi donné en français en raison de leur plumage.

En effet, celui-ci comporte du bleu indigo-argenté au niveau de la tête, du dos de la queue et des ailes. Son ventre est blanc et ses yeux gris foncé ou légèrement bleuté.

C’est le plus petit manchot du monde avec seulement 25 à 30 cms de haut et 1kg. Il vit essentiellement en Nouvelle-Zélande, dans les îles Chatham et en Australie.

Les manchots pygmées peuvent nager jusqu’à 75 kms par jour pour s’alimenter en petits poissons, calamars et krills. Chaque soir, ils se regroupent pour sortir de l’eau, puis se dispersent à nouveau pour rejoindre leur nid. Ils quittent de nouveau la terre ferme avant le lever du soleil.

La ville d’Oamaru propose de visiter l’habitat terrestre de ces manchots antipodes. Pour cela, il faut payer une entrée à l’observatoire construit en bord de mer, qui cherche à faire de la prévention en informant les visiteurs. Les brochures justifient le prix d’entrée par l’utilisation des bénéfices pour la préservation de l’espèce… Ayant déjà eu l’impression d’avoir fait les « moutons touristiques » aux abords de la colonie de manchots antipodes, nous décidons de ne pas aller à cet observatoire, et attendons à proximité, espérant apercevoir quelques manchots pygmées remontant vers la colline.

Ludo est triste de ne pouvoir les prendre en photo pour vous faire partager cette rencontre. Mais ils ne viennent dans les hauteurs que la nuit car ils craignent la lumière. Donc, hors de question de mettre le flash.

L’alerte est donnée :

Nous commençons par voir des gens courir sur le parking, puis, 1, 2, 5, … manchots pygmées tentent comme ils peuvent de se frayer un passage pour retrouver leur nid. Le flot de touristes, à peine sorti de l’observatoire payant censé faire de la prévention, sur lequel figure une grosse pancarte «  animaux nocturnes, pas de flash »,  vient s’agglutiner autour des petites bestioles qui traversent la route. Les flashes pleuvent, et les pauvres manchots, courbés, foulant le bitume, font peine à voir…

Le lendemain, nous disons au revoir à Oamaru, mais avant de la quitter, nous allons nous promener sur la jetée de bois, à la rencontre des vagues.

Nous faisons également un saut à la « Cheese Factory » de la ville. Elle fait la promotion de fromages biologiques. Les troupeaux, dont est issu le lait, sont élevés dans de larges pâturages fertilisés à l’aide de techniques naturelles. Les animaux bénéficient d’une alimentation non chimique dans un environnement sans stress, ce qui favorise la production de lait de qualité et donc de fromages goûteux. Nous avons pu observer quelques processus de fabrication, mais n’avons pas pu déguster…

Pour en savoir plus cliquez ici : Whitestonecheese

 


Moeraki :

 

En ce vendredi 16 janvier, nous voulons gagner la plage où se situent les Moeraki boulders, au coucher du soleil. En attendant, nous nous arrêtons en bord de mer, à proximité de Moeraki, pour travailler.

 


Le temps est très chaud, toutes fenêtres ouvertes, nous œuvrons devant un panorama plutôt sympathique. L’océan, face à nous, paraît se déchainer de  plus en plus au fur et à mesure que monte la marée. Puis le vent se lève brusquement et une demi-heure plus tard, nous sommes gelés et calfeutrés toutes portes fermées. Quand on vous dit que le temps change vite en Nouvelle-Zélande….

Puis, nous réalisons en feuilletant un guide, que pour admirer les boulders, il est préférable que la marée soit basse. Nous renonçons donc à la séance photos qui nous attendait le soir et nous installons au camping de Moeraki.

Le lendemain matin, nous flânons sur la jetée du village, en attendant la marée basse. S’y trouve un restaurant original et sans prétention, établi dans un ancien hangar à poissons. On y sert des spécialités de la mer fraîchement pêchées par « La fleur ».

Les propriétaires du « Fleur’s place » ont écrit un livre de recettes qu’ils vendent à l’entrée de l’établissement.
On peut y prendre un verre ou déguster les spécialités maison, dans tous les recoins de la propriété. L’intérieur offre un décor convivial et chaleureux. L’extérieur laisse le choix entre différentes tables en bois parsemées dans le jardin, permettant de suivre les allées et venues des cormorans.

Nous pouvons voir le poisson pêché par « La fleur » séché dans une sorte de garde-manger muni d’une moustiquaire et d’un ventilateur. Tout cela nous met l’eau à la bouche…Mais il est l’heure de prendre la direction des Moeraki boulders.

 

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Kangaroo Island : Apothéose [3/3]

// 13 septembre 2008 // 1 Commentaire » // Australie

Nous prenons la route du retour vers Penneshaw en début d’après-midi et faisons une halte au centre de l’île pour y visiter le Parndana wildlife park. Nous sommes assez déçus : il y a une grande diversité d’espèces mais les animaux ne semblent pas heureux…Il est proposé aux visiteurs de nourrir les kangourous à la main. Ceux-ci sont parfois blessés, ou ont toutes sortes d’anomalies (albinos, aveugles,…) Nous avons aussi la possibilité de caresser des koalas un peu, beaucoup prostrés au fond de leur enclos…nous n’avons pas insisté, les pauvres ! Nous nous demandons si la vocation du parc est d’être un refuge ou un zoo et en sortons avec des impressions très mitigées…
Nous nous accordons ensuite une petite pause photo/vidéo sur le port de Kingscote en compagnie d’une bonne dizaine de pélicans. Mais le temps presse, nous devons rendre la voiture avant la tombée de la nuit. Nous effectuons un dernier arrêt à Prospect Hill, pour honorer la promesse que nous nous avions faite la veille. Honorer est un bien grand mot pour Marie qui pique un roupillon pendant que Ludo se fait une grimpette jusqu’au point de vue en solitaire. Pour sa défense, les 400 kms de ces deux jours dans les routes de campagne de Kangaroo Island l’ont un peu épuisée. Pour Ludo, le point de vue vaut l’ascension un peu sportive. Un joli panorama l’attend en haut, même s’il avoue avoir eu très envie de tronçonner quelques arbustes pour dégager la vue.
Le retour sur Penneshaw est entrecoupé d’arrêts sauvages et arbitraires pour photographier les trouées sur la mer dessinées par le soleil couchant. Comme tous les soirs depuis notre arrivée en Australie, ce moment est magique.