Articles taggués ‘Otago’

Retour sur l’asphalte : de Queenstown au Mont Cook

// 15 avril 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le trajet nous menant au Mont Cook est l’occasion de nous arrêter à Cromwell : région très réputée pour ses vergers et ses vignes comme en témoignent les photos proposées dans la galerie.

Simple et apaisant, Benmore Lake, Otago

Nous passons également un agréable moment sur les berges du Dunstan Lake qui offrent une quiétude difficilement égalable. Nous entendons au loin le chant des canards qui s’ébattent dans les marécages tenant compagnie à quelques barques de pêcheurs.

Le ciel bleu se reflète sur l’étendue d’eau paisible et miroitante.

Nous traversons également la région d’Omarama, plutôt déserte et loin des rassemblements touristiques. Nous y passons là encore quelques moments paisibles au bord d’un autre lac : Benmore Lake

Mais le clou du spectacle restera néanmoins les cimes environnantes rougeoyant avec le déclin du soleil.

Notre périple vers le Mont Cook sera également l’occasion de nous arrêter afin de visiter un des barrages hydrauliques, nombreux dans la région. Ses eaux à l’aspect bleuté laiteux regorgent de saumons. Cet aspect presque chimique de l’eau donne néanmoins un très beau rendu au cliché du petit canard noir de Nouvelle-Zélande : Le New-Zealand Scaup.

Nous nous engageons ensuite dans la région du Mont Cook et rien que d’y penser, nous avons des étoiles plein les yeux… Le temps est beau et chaud, le ciel plutôt dégagé. Ce sont les conditions idéales pour aller à la rencontre de ce mont mythique, que beaucoup de visiteurs ont  la déception de ne l’apercevoir qu’au milieu d’une épaisse purée de pois.

Les quelques dizaines de kilomètres que nous devons parcourir entre Twizel et Mont Cook village ne dévoilent qu’une partie infime de la beauté de cette star au sommet enneigé : Le mont Cook.


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La Photo du jour : J’étais sur la route

// 14 avril 2009 // 2 Commentaires » // La Photo du jour

J'étais sur la route, Otago, Nouvelle-Zélande

J’étais sur la route, Otago, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir)

J’étais sur la route toute la sainte de journée, voici une des dernières, si ce n’est la dernière photographie prise avec mon ancien boitier Canon. En espérant que cette route pleine de mystères nous emmènera vers un lendemain prometteur.

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Votre sélection du mois de Mars

// 6 avril 2009 // 6 Commentaires » // Selection du mois

Voici le résultat de vos votes !

Nous nous excusons pour le retard avec lequel nous publions les résultats des votes du mois de Mars. Nous rencontrons quelques difficultés en ce moment pour avoir internet régulièrement. Nous espérons trouver une solution assez rapidement. Voici donc aujourd’hui votre Sélection du mois de Mars. Nous vous attendons toujours plus nombreux sur WakaTrip.

En Avril l’aventure continue sur WakaTrip ! A très vite pour commencer ensemble la sélection de ce nouveau mois.


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La Photo du jour : L’oiseau à crête

// 18 mars 2009 // 5 Commentaires » // La Photo du jour

L'oiseau à crête des eaux de WakaTipu, Australasian crested grebe

L’oiseau à crête des eaux de Wakatipu, Grèbe huppé.

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Le Grèbe huppé vit dans les lacs de montagnes. Nous l’avons ici photographié à Queenstown, sur le Lac Wakatipu.

Ces oiseaux ont besoin d’un environnement riche en plantes afin de construire leurs nids et aussi de se protéger des intempéries. Leurs pattes sont très en arrière ce qui en fait de très bons nageurs et plongeurs. En revanche, leurs déplacements au sol sont beaucoup moins aisés, c’est pour cette raison qu’on les aperçoit rarement sur la terre ferme.

Le Grèbe huppé se nourrit essentiellement de petits poissons, d’insectes et de plantes aquatiques.

Les couples construisent leur nid en flottaison, à l’écart de la terre et des prédateurs. Ils ancrent le nid sous l’eau grâce aux plantes aquatiques.

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De Haast à Te Anau

// 15 mars 2009 // 13 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Le Vendredi 27 Février, nous nous réveillons à Haast sous un sympathique lever de soleil. Nous empruntons ensuite un petit chemin pour tenter de rejoindre la mer mais, en vain : une lagune nous en empêche. En contrepartie, nous aurons, pour le petit-déjeuner, une belle vue sur un mur de paniers à crabes et un élevage de cerfs. Nous reprenons ensuite la route. Notre objectif est d’atteindre Te Anau, et la région du Fiordland, mais compte tenu du nombre de kilomètres, le trajet se fera en deux jours.


 

Nuage rôde , Haast, West Coast


Entre Haast et Wanaka

 

Le trajet que nous empruntons s’éloigne momentanément de la côte ouest. En effet, depuis Haast, il faut faire un grand détour pour rejoindre Te Anau et la région des fjords. La route qui mène à Wanaka suit deux vallées glacières dont nous apprécions les paysages. Cours d’eau, cascades, gorges, nuages qui s’étendent nonchalants le long des monts,…nous invitent à faire des pauses.

Le temps est de nouveau au beau fixe mais les températures ont du mal à grimper.

 

Le lac de Wanaka

Nous atteignons les rives du lac Wanaka pour le repas du midi. Malheureusement, il se pourrait bien que cela soit aussi l’heure du déjeuner pour les sandfly… Ces sales petites bêtes qui s’attaquent au moindre bout de peau découvert nous forcent au retranchement dans le camping-car, malgré un soleil radieux et une eau turquoise qui appelle à la baignade.

Long de 35 kms, et profond de 311 m, la constitution du lac Wanaka ne laisse aucun doute sur ses origines glacières. Le site doit son nom à Oanaka, chef Maori, qui vient souvent pêcher au bord du lac. Ses rives sont aussi très convoitées des touristes néo-zélandais qui se plaisent à y passer leurs vacances d’été, sous le signe de la détente, des activités nautiques, de la pêche et … des barbecues bien sûr !


La ville de Wanaka

 

Cette petite ville ancrée sur la rive sud du lac du même nom (exempte de sandfly à cet endroit) se situe également aux portes du Mount Aspiring National Park et de quelques stations de ski. Cela en fait une destination touristique très développée.

Nous n’avions pas pu apprécier cet endroit à sa juste valeur la semaine dernière. La pluie, le froid et le vent y sévissaient alors. Mais sous le soleil, cette ville ne dégage plus du tout la même atmosphère. Nous flânons un petit moment au bord du lac, observant les courageux baigneurs s’élancer du ponton dans une eau restant fraîche malgré le grand soleil. Nous devons ensuite reprendre la route, pour les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent de Queenstown où nous dormirons cette nuit.

 

 

 

Soirée à Queenstown

Une fois installés au camping, un « affrontement » vendéen-picard se déclare autour de la préparation des crêpes. Les provocations vont bon train en cuisine tandis que deux individus tirent leur épingle du jeu, appréciant le plat quelle que soit son origine ! Après quoi,  une bonne nuit s’impose avant d’attaquer la dernière portion de route qui nous sépare des Fiords.

 

Flâneries matinales à Queenstown

Le lendemain matin, une belle brume blanche s’étend sur le lac Wakatipu. Nous sentons que le soleil veut percer ce manteau immaculé résistant et l’atmosphère est agréable. Nous flânons dans les rues commerçantes de Queenstown, passons chez le vendeur photo qui annonce à Ludo que le 5D Mark II qu’il a commandé n’est pas arrivé… Déception !

Puis un concours de ricochets s’organise sur le rivage, interrompu de temps à autre par l’observation de la faune volatile qui peuple le lac, par un œil de chasseur attentif…

Nous voulons ensuite faire découvrir à nos touristes les meilleurs hamburgers du pays, que nous avions déjà testés pour eux…mais le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances… Cela ne sera manifestement pas le meilleur souvenir culinaire de leur épopée en Nouvelle-Zélande.


Nous attaquons ensuite la dernière partie du trajet nous menant à Te Anau. L’arrivée au village marque un tournant dans notre voyage à quatre voix. Découvertes collégiales de paysages à couper le souffle et rencontres nombreuses avec la faune si riche de Nouvelle-Zélande vont s’enchaîner. Manchots, dauphins, baleines, albatros… On peut dire que la chance nous a rejoints sur la route de Te Anau. Nos deux compagnons de bord vont avoir la chance de côtoyer un nombre impressionnant d’animaux en très peu de temps, et nous sommes ravis de participer à ces rencontres !!!

A très vite pour vivre ensemble la suite de ces quelques jours fantastiques.


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La Photo du jour : Le lac Wakatipu

// 27 février 2009 // 3 Commentaires » // La Photo du jour

Le lac Wakatipu, Central Otago

Le lac Wakatipu, Central Otago

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

La princesse Manata est enlevée par Matau, le géant Maléfique. Son fiancé, le guerrier Matakauri, réussit à la délivrer, mais fou de rage, il met le feu à toute la vallée pour se venger. Le géant Matau, endormi dans un bosquet, n’a pas le temps de réagir, qu’il agonise déjà. Tordu de douleur, les pieds à Kingston, les genoux à Queenstown et la tête à Glenorchy, le sol prend la forme de son corps sous l’effet de la chaleur. L’incendie ayant provoqué la fonte des neiges, l’eau envahit progressivement l’empreinte laissée par le géant maléfique formant ainsi le Whakatipua (l’espace du démon), aujourd’hui appelé : lac Wakatipu.

Les Maoris expliquent les variations du niveau de ce lac,  long de 82 kms, par la présence, encore à l’heure actuelle, du cœur de Matau le géant, au fond de Wakatipu. En effet, le niveau de l’eau monte et descend de 7 à 12 cms, toutes les cinq minutes.

Pour ceux qui douteraient de l’intervention véritable des battements de cœur du maléfique dans cette affaire, sachez qu’aucune explication scientifique n’a pu démentir la légende maorie.

Les Catlins

// 21 février 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Mercredi 28 janvier, fin d’après-midi : après quelques jours de travail sur Wakatrip, nous voilà de nouveau sur la route en direction des Catlins. Cette région doit son nom à Edward Cattlins.



Les Catlins

En 1840, Edward Cattlins, capitaine de la marine marchande, achète une grande partie de cette côte aux Maoris. Cependant, en 1873, 17 ans après sa mort, les autorités ne valident pas entièrement cet achat. Seule une partie de côte sauvage porte désormais son nom, écorché par un « t » oublié.

Au sud du pays, préservé du tourisme de masse, cette région est riche de forêts luxuriantes, de côtes escarpées et de grandes plages fréquentées par une faune rare et diversifiée.


Dodo à Kaka point

Nous nous y installons pour dormir, à proximité de l’océan. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas fait de camping sauvage, et nous apprécions d’autant plus le roulis des vagues et les bruits d’oiseaux qui nous bercent toute la nuit.

Jeudi matin, au réveil, nous remarquons au loin, une « grosse pierre noire » qui ressemblerait bien à un énorme lion de mer. Sur le chemin que nous empruntons pour aller voir de plus près ce qu’est « cette grosse roche qui bouge », nous lisons dans un guide qu’il est possible d’apercevoir sur cette partie de la côte, le plus grand pinnipède du monde : l’éléphant de mer, dont le poids peut atteindre 3,5 tonnes. Nous sommes alors persuadés que cela en est un, vu la taille du phénomène…

Nous allons lui rendre une petite visite sur la plage, à distance raisonnable. Puis nous rebroussons chemin, et lorsque nous démarrons la voiture, un deuxième énergumène sort de l’eau, juste devant nos yeux. Il remonte péniblement sur le sable, en faisant plusieurs pauses, et finit par se camoufler dans la végétation qui borde la plage. Nous prenons ensuite la direction de Nugget Point.

Nugget Point

Perché sur un promontoire, un phare construit en 1869, monte la garde sur une vue à couper le souffle. Pour y accéder, nous empruntons un sentier dont les 10 petites minutes de marche sont récompensées par un panorama extraordinaire. Une série de rochers en enfilade, battus par le vent et la houle, se dévoilent à nos yeux dans le prolongement de ce bout de terre que nous foulons. Après s’être enivrés de ce paysage, nous nous résignons à regagner un camping à proximité.

Sur le chemin, nous faisons deux haltes. La première à Cannibal Bay qui porte ce nom en raison d’ossements humains découverts par le géologue James Hector. Il en conclut à l’époque à la pratique cannibale chez les Indigènes. Mais d’autres données scientifiques, laissent aujourd’hui penser qu’il s’agirait d’ossements provenant d’un cimetière maori. La deuxième halte à Surat Bay nous encourage surtout à prendre le chemin du camping rapidement, face au froid et à la pluie qui s’installe.

Vendredi 30 Janvier, la journée des cascades !


Purakaunui Falls

L’eau dévale sur 20 mètres de hauteur le long d’une série de pierres en terrasses qui façonnent joliment cette cascade tout en largeur. Accessible au prix de 10 petites minutes de marche en forêt, c’est la cascade la plus visitée des Catlins.

Un Japonais montre le mauvais exemple à Ludo, qui, à son tour, se dirige vers le pied de la cascade, de l’autre côté de la balustrade. « J’ai bien failli glisser dans l’eau fraîche mais le point de vue était plus authentique et surtout plus …en immersion ! Une pause longue au trépied, m’a permis d’immortaliser le flux de la cascade »
Que les lecteurs se rassurent, l’immersion dont parle Ludo est juste photographique !

A Papatowai, nous découvrons ensuite un univers particulier et insolite : « The lost Gipsy Gallery ». Un bus vert chauffé à l’énergie solaire et éolienne, abrite les inventions farfelues d’un artiste-bricolo, qu’il créé à partir de matériaux de récupération. Marie a trouvé quoi faire des coquillages qu’elle récolte sur les plages, et Ludo est très fier d’avoir fait le figurant pour la NZ tv, en reportage dans le bus.

En continuant sur la Southern Scenic Route, nous arrivons sur un petit parking surplombant la baie de Tautuku, et sa grande plage battue par les vents. Nous profitons du panorama pendant la pause déjeuner, puis prenons la direction des Mac Lean Falls.

Les Mac Leans Falls

D’une hauteur de 22 mètres, et d’un débit plus impressionnant, ces cascades sont plus spectaculaires que les précédentes. Nous y accédons après 20 minutes de marche et, mauvaise habitude prise le matin, nous nous installons à nouveau sur une grosse roche, au pied de la première moitié de la chute. Nous profitons ainsi pleinement du spectacle de cette eau vive, et des sons qui s’en échappent.

Notre photographe a aussi pu tenir « dans ses mains » pour la première fois de sa vie, un 5D Mark II. Cela ne vous parle peut-être pas, mais moi, j’entends parler tous les jours de cet appareil photo tant désiré…

Ludo : « Au bord du ravin surplombant la cascade, nous avons rencontré un Australien, qui pour mieux me montrer son 5D Mark II tout neuf, me demande quel appareil j’utilise. De quoi attiser ma jalousie… Il me le prête gentiment afin que je le teste, pas très rassuré quand même, face à mes yeux remplis de convoitise. Je dois bien avouer que mon esprit, faible, a imaginé, l’espace d’un instant, l’appareil dans mes mains et l’Australien au fond du ravin… Mais ma conscience m’en a empêché. :) »

Puis, nous prenons la direction d’Invercargill, et pendant tout le trajet, de quoi entend parler Marie…? Je vous laisse deviner !

La péninsule de l’Otago

// 20 février 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Mercredi 21 et Jeudi 22 Janvier


La péninsule de l’Otago, longue de 24 kilomètres, recèle des trésors de faune et de flore. Les paysages, composés de collines verdoyantes, de falaises déchiquetées et de baies ensablées, ont fait notre bonheur tout au long des deux jours que nous leur avons consacrés.

Formation de la péninsule

Les collines de cette péninsule, qui protègent le port de Dunedin de l’océan, sont d’origine volcanique. Les dernières éruptions remontent à 10 millions d’années, et la baie de Dunedin (Otago Harbour) est, en fait, le vestige d’un immense cratère.

Les stars de la péninsule

Le cap, répondant au nom de Taiaroa Head, abrite la seule colonie continentale d’Albatros royaux. C’est le seul lieu de résidence, à proximité de l’Homme, de ces oiseaux majestueux. Un observatoire y a été construit. Il permet pour la coquette somme de 40 dollars NZ, d’en apprendre davantage sur ces étonnants voyageurs et d’observer les quelques futurs parents ici à résidence, en train de couver leur unique œuf. En effet, les albatros n’ont qu’un jeune tous les deux ans.

Nous avons cependant renoncé à payer ce droit d’entrée à l’observatoire devant la mine déconfite des touristes qui en sortaient. En effet, les albatros sont surtout visibles dans les cieux par grand vent. Et aujourd’hui, pas une miette… Nous sommes beaucoup moins motivés à l’idée de ne voir qu’un ou deux albatros couver, et de surcroît au travers d’une vitre ! Nous espérons que l’occasion de voir planer gracieusement ces mastodontes des mers, pouvant atteindre 3,2 mètres d’envergure, se présentera ailleurs : c’est plus excitant !

En revanche, nous rencontrons pour la deuxième fois le « little blue penguin », manchot pygmée, au pied de la falaise de l’observatoire. Cette fois, Ludo est ravi de vous présenter ce petit phénomène dans la galerie photos d’aujourd’hui. Nous saluant depuis l’entrée de son terrier, il a été possible de le photographier sans le flasher.


Sandfly bay

Le lendemain, nous décidons de sortir des sentiers battus et prenons au hasard une petite route sur la péninsule. Nous nous retrouvons à proximité de Sanfly bay. Nous espérons très fort que ce n’est pas le repaire des sales petites bêtes qui piquent dont on vous a déjà parlé, mais plutôt que ce nom fut donné à cette grande plage de sable, en raison de la quantité de sable soulevé lorsqu’il y a du vent.

Nous descendons une petite piste, puis finissons notre course dans les dunes en pente raide. Nous pensons déjà au retour, qui se fera sans nul doute, davantage dans la douleur que l’aller.

Parvenus à destination : pas de sandfly, pas un poil de vent, mais une très longue plage de sable blond, truffée ça et là de quelques lions de mer. Il faut d’ailleurs se méfier de ne pas trop s’en approcher car camouflés dans le sable, on aurait vite fait de mettre le pied dessus.

Nous passons beaucoup de temps à les observer. Un perturbateur sort de l’eau et cherche à s’installer à proximité d’un couple. Cela donne lieu à de la bagarre. Les énergumènes se dirigent parfois vers nous, nous forçant à reculer. Méfiance, ils sont en période de rut, ce qui accroît leur agressivité.

Le temps, d’abord couvert, s’éclaire soudainement, et le soleil se met à taper très fort. Marie, qui a perdu ses lunettes de soleil…, doit se résoudre à se mettre à l’ombre des dunes (après avoir soigneusement vérifié qu’elle n’avait pas de voisins). C’est très amusant d’observer les techniques d’approches de Ludo et d’un autre photographe, face au lion de mer perturbateur qui tente sa chance auprès de chacun de ses semblables sur la plage.

Ludo rejoint l’ombre à son tour et nous assistons à une attaque plus marquée de l’agitateur. L’autre photographe, sa femme sur les talons, tente d’approcher de plus en plus la bestiole. Nous avons presque l’impression qu’il cherche l’affrontement avec la bête. C’est ce qu’il obtiendra en tout cas, mais voulant fuir devant la charge, il fait tomber Madame… ah, ces hommes !… enfin, pas de bobos. Nous avions même l’impression que c’était un peu prémédité. Pas pour se débarrasser de sa femme ça non, mais pour avoir un beau cliché. Marie espère très fort de ne pas servir ainsi d’appâts lorsque nous irons à la rencontre des cachalots…

Mais revenons à notre gros lion de mer, qui n’a toujours pas trouvé la compagne idéale à côté de qui s’installer. Après avoir fait une petite frayeur au Monsieur un peu pot de colle, il dévie sa trajectoire. Il préfère finalement aller s’ensabler dans les douves d’un château de sable que deux enfants achevaient de construire. Nous ne saurons jamais s’ils ont réussi à récupérer leurs petites voitures, garés sur l’édifice.

Nous jetons un dernier coup d’œil sur les quelques fous qui se baignent dans l’eau glacée, avant d’amorcer la remontée dans les dunes. Nous réalisons alors que nous n’avons pas que des yeux pour faire la mise au point dans l’objectif et des doigts pour taper les articles, mais aussi des jambes…oh ! Et des poumons… ah ?

Un dernier regard sur la plage depuis les hauteurs (pour reprendre notre souffle aussi), et nous regagnons la Wakamobile. A la rédaction de cet article, nous trouvons sur internet la réponse concernant l’origine du nom de « Sandfly bay ». Beaucoup de locaux pensent que cette plage est assaillie par les sandfly, à tort, puisque c’est en raison de sa côte, très souvent battue par les vents qui soulèvent le sable des dunes, que ce nom lui a été attribué.


Nous sommes ravis d’avoir passé l’après-midi ici plutôt que d’être allés à l’observatoire des albatros.  Nous avons vraiment vécu un très bon moment sur cette plage. Et puisque nous avons des jambes et des poumons, nous décidons de faire un peu de sport les jours suivants dans les parcs de Dunedin. Nous nous défoulons également sur la table de ping-pong du camping, entre la rédaction de deux articles, bien sûr ! Nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous communiquer les résultats…puisque nous avons une version un peu différente des faits…