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Dunedin

// 20 février 2009 // 9 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

La région de l’Otago

Dans un premier temps, les Maoris s’installèrent dans cette région et y exploitèrent les richesses naturelles : mer, forêt, jade avec laquelle ils faisaient du commerce avec d’autres tribus.

Le nom du village qu’ils établirent ici, OTAKOU, est à l’origine du nom de la région d’Otago. Les colonisateurs l’appelèrent ainsi, en rapport avec les sonorités du nom maori.

Au XIX siècle, les baleiniers, les chasseurs d’otaries provoquent sans le vouloir un carnage sur les populations maories, qui furent décimées par des maladies européennes importées comme la grippe et la rougeole.

En 1861, de l’or est découvert à une centaine de kilomètres de Dunedin. Cette ville étant le port le plus proche, elle devient vite la plus importante du pays.


Dunedin, ville universitaire et centre culturel

Dunedin est aujourd’hui la capitale de l’Otago et la seconde ville de l’île du Sud. Elle porte fièrement ses origines écossaises tant dans son nom et celui de quelques-unes de ses rues, dans l’accent marqué de ses habitants, que dans ses traditions toujours vivaces. En effet, il n’est pas rare d’y croiser kilts et cornemuses. Dunedin devait originairement s’appeler New Edinburgh, mais ce fut finalement la version gaélique (Dun Edin) qui fut retenue.

La plupart des édifices de la ville datent de la grande époque qui a suivi la ruée vers l’or. Dunedin était alors le pôle économique de la Nouvelle-Zélande.

Cité estudiantine par excellence, elle n’accueille pas moins de 18000 jeunes chaque année, dans son université fondée en 1871. Cela représente 16% de la population, ce qui a une répercussion positive sur le dynamisme de la ville.

Petite anecdote : Dunedin détient le record du monde de la rue la plus pentue du globe, elle se nomme Baldwin street. Nous l’avons empruntée en montée avec la wakamobile…impressionnant, nous avions peur de reculer !

Nous avons passé un très bon moment au musée de l’Otago, c’est une vraie mine d’informations, notamment sur la faune et la flore néo-zélandaise. Mais il nous aurait fallu deux jours de plus pour parcourir l’ensemble des expositions.

La mode à Dunedin

En se promenant dans les rues de la ville, surtout en soirée, on se rend vite compte que les habitants portent un intérêt certain pour la mode.  Beaucoup ont des tenues extravagantes, parfois kitchs et aux couleurs vibrantes. Ils osent le style non conventionnel.

La municipalité soutient d’ailleurs les initiatives dans ce domaine en mettant à la disposition des jeunes créateurs, plusieurs studios de création où ils peuvent réaliser et vendre leurs vêtements. Cela s’appelle le DFI : Dunedin Fashion Incubateur.



Moeraki Boulders

// 19 février 2009 // 12 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Moeraki boulders :

Lors d’une tempête, la pirogue « Arai Te Uru », l’une des grandes embarcations qui amenèrent les ancêtres polynésiens des Maoris depuis « Hawaiki », fit naufrage. Sa coque s’est alors transformée en un récif, et les vanneries de nourriture ainsi que les calebasses échouées sur la plage, se sont figées en rochers. C’est la version des légendes maories.

Les boulders les plus larges peuvent atteindre 2, 2 m de diamètre ce qui leur a pris 4 millions d’années. Ils contiennent du carbonate de calcium, de la silice, de l’aluminium et du peroxyde de fer.

Ces sphères sont des concrétions  qui se sont formées il y a environ 60 millions d’années par accumulation de calcaire autour d’un noyau, lorsque cette partie de la NZ se trouvait sous les eaux. Des débris de coquillages et de végétaux se sont alors déposés au fond de l’océan, intégrant petit à petit la couche sédimentaire. Ainsi, pendant des centaines de milliers d’années, un minéral, le calcite, s’est accumulé autour des débris, formant des noyaux de plus en plus gros. Après le retrait des eaux, l’érosion a révélé cet étrange phénomène naturel enfoui,  dont la forme n’est en rien causée par l’action des vagues. D’autres boulders apparaissent encore maintenant dans la falaise.

Les énormes boulets de cette plage de Moeraki sont l’exemple le plus parfait de ce type de formation que l’on peut trouver partout dans le monde. Au milieu des années 80, deux concrétions du même type ont été découvertes au Sud de la plage de Moeraki. Elles contenaient pour l’une, un squelette de mosasaure, et pour l’autre, un squelette de plésiosaure, deux reptiles marins préhistoriques de plus de 7 mètres de long.

Cette surprise de la nature n’est pas grandiose dans le sens où ce n’est pas un site immense, mais elle vaut le détour pour la curiosité géologique qu’elle représente.

Au début, nous redoutons le temps menaçant. Nous avons peur que cela ne mette pas en valeur le site sur les photos. Mais finalement, le ciel noir donne à cette plage singulière des allures d’apocalypse qui rendent les boulders encore plus extraordinaires.

Nous échappons de peu à l’averse et à l’orage de grêles qui s’ensuit… enfin presque ! Sous le déluge, Ludo aide un père de famille en panne de batterie. On utilise pour la première fois les cosses de dépannage. Nous prenons ensuite la direction de Dunedin.


Timaru et Oamaru, cap vers le Sud

// 19 février 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Nos premiers jours de Janvier sur Christchurch sont rythmés par le travail sur le WakaTrip et les balades dans la ville. Nous avions d’ailleurs publié quelques photos de cette période dans le galerie de Christchurch (cliquez ici pour les voir).

Au bout de quelques jours, nous voulons changer d’air et décidons de descendre progressivement vers le Sud en longeant la côte Est. Même si nous visitons au passage les lieux que nous traversons, nous continuons à œuvrer sur le blog tous les soirs. Pour ce faire, nous étrennons tous les campings afin de travailler dans de bonnes conditions. Peut-être pourrons-nous bientôt publier un guide des campings de l’île du Sud…

 

Timaru :

Le mardi 13 Janvier, nous passons par Timaru, la capitale du South Canterbury. Son nom puise ses origines chez les Maoris, qui ont nommé cette ville « Te Maru » qui signifie : lieu de refuge. Cette dénomination lui fut attribuée en raison du mouillage abrité qu’offre sa baie.

Cet arrêt fut pour nous l’occasion de rencontrer une famille française bien sympathique. Patrick, Flo et leurs deux enfants sont en Nouvelle-Zélande pour deux mois de Roadtrip en camping-car. Leur blog est à ne manquer sous aucun prétexte (cliquez ici pour y accéder). Nous aurons l’occasion de les recroiser à Oamaru, après quoi ils prennent la poudre d’escampette loin devant nous. Ils sont maintenant dans l’île du Nord.

Nous passons aussi un agréable moment à l’Aigantighe Art Gallery. Son nom gaélique est à prononcer « egg and tie » et signifie : « à la maison ». C’est la troisième plus grande galerie de l’île du sud. Elle abrite des peintures anglaises et néo-zélandaises, ainsi que quelques européennes. Son jardin est également truffé d’œuvres d’art : des statues de « pierres originaires » du Zimbabwe et du Japon.

Nous admirons l’adresse avec laquelle cette galerie permet aux enfants d’accéder à l’Art. Déguisements, questionnaires, … Un jeu de piste est rythmé par des commentaires adaptés qui sont inscrits dans des bulles. Ils font parler différentes peluches accrochées au-dessus des œuvres d’art. Contrairement aux galeries françaises très souvent réservées à la « crème » des artistes, cela nous paraît ici très ouvert. Tous les « enfants du pays » paraissent avoir la possibilité d’exposer. Bien que très disparate, cela donne un résultat plutôt agréable.

 

 

Oamaru :

Hugh Robinson, en 1853, achète un terrain où il fait paître moutons et bovins. Il ne reste que 3 ans à Oamaru, mais lance son développement. En effet, sa ferme est rachetée, et les nouveaux propriétaires font construire les premiers bâtiments de la ville : un logement pour les gens de passage, un magasin et un ponton de débarquement. Mais la côte est meurtrière et pour mettre un terme aux naufrages, un brise-lames est construit. Un port y prend naissance.

En 1858, John Turnbull Thompson étudie la ville et baptise les rues. La Poste, premier bâtiment public, est construite en 1864, avec la fameuse pierre d’Oamaru. Elle est composée d’un calcaire de couleur crème, facile à tailler et à sculpter. La ville prend alors un essor inattendu et de nombreux édifices publiques sont construits aux alentours de 1880. Ils sont maintenant considérés comme les bâtiments anciens les mieux conservés du pays et font la richesse de l’héritage historique d’Oamaru.

On a vraiment l’impression d’être dans un autre temps lorsque l’on se promène dans le quartier historique de la ville.  Nous apprécions de retrouver de « vieilles pierres qui parlent » dans ce pays à l’histoire si récente.


La faune :

 

Les côtes proches de la ville abritent des manchots.

Même si la traduction en anglais est « penguins », il ne faut pas confondre ces deux espèces d’oiseaux que sont le pingouin et le manchot. En effet, par abus de langage, et aussi parce que l’espèce disparue qu’était le grand pingouin ressemblait aux manchots et ne volait d’ailleurs pas plus qu’eux, les deux sont souvent confondus.

Le seul représentant encore vivant de l’espèce des pingouins, est le petit Pingouin, qui vit dans l’hémisphère nord (du pôle nord à la Bretagne). Cet oiseau a la capacité de voler, son poids ne dépasse pas un kilo, et sa taille 40cms. (Pour en savoir plus cliquez ici)

Nous allons quant à nous à la rencontre des manchots antipodes et des manchots pygmées.

Les manchots antipodes :

En anglais : « yellow-eyed penguins » qui signifie : manchots à œil jaune

En maori : « Hoiho »  qui veut dire bruyant

Les manchots antipodes pèsent entre 5 et 8 kgs pour une taille de 63 à 69 cms et ont une envergure qui peut atteindre 72 cms. Ils peuvent vivre de 18 à 20ans.

Les adultes ont un plumage blanc sur le ventre, bleu salé sur le dos et autour de l’arrière de la tête.  Ils présentent une bande jaune vif qui passe sous la ligne des yeux.

Les petits perdent leur duvet à 3 mois, puis ils prennent le plumage de l’adulte, exception faite de la bande jaune qui n’apparaît qu’à l’âge d’un an.

Le manchot antipode est un des plus rares au monde. Il vit et se reproduit uniquement sur les côtes sud de la Nouvelle-Zélande. A l’heure actuelle, il est classé comme espèce menacée en raison notamment de la disparition de son lieu de nidification traditionnelle : les forêts de bord de mer. En attendant les résultats des efforts entrepris par le DOC (le département de conservation), ils sont confinés sur une végétation limitée.

Les manchots antipodes reviennent de leur pêche quotidienne environ 2h avant la nuit, et c’est à l’occasion de leur retour sur la terre ferme, qu’il nous est possible de les observer. Un abri est construit pour rester discret afin de les laisser remonter vers leur nid sans se sentir en danger.

En pratique, la masse touristique n’est pas si respectueuse de la nature, et nous avons surtout vu beaucoup de monde agglutiné aux barrières de sécurité qui balisent le site.

Mais le spectacle des quelques petits pêcheurs sortant des flots, et faisant leurs premiers pas maladroits sur le sable, nous fait bien vite oublier  la foule humaine.

Les manchots pygmées :

En néo-zélandais « little blue penguins » : petits manchots bleu. Ce surnom leur est aussi donné en français en raison de leur plumage.

En effet, celui-ci comporte du bleu indigo-argenté au niveau de la tête, du dos de la queue et des ailes. Son ventre est blanc et ses yeux gris foncé ou légèrement bleuté.

C’est le plus petit manchot du monde avec seulement 25 à 30 cms de haut et 1kg. Il vit essentiellement en Nouvelle-Zélande, dans les îles Chatham et en Australie.

Les manchots pygmées peuvent nager jusqu’à 75 kms par jour pour s’alimenter en petits poissons, calamars et krills. Chaque soir, ils se regroupent pour sortir de l’eau, puis se dispersent à nouveau pour rejoindre leur nid. Ils quittent de nouveau la terre ferme avant le lever du soleil.

La ville d’Oamaru propose de visiter l’habitat terrestre de ces manchots antipodes. Pour cela, il faut payer une entrée à l’observatoire construit en bord de mer, qui cherche à faire de la prévention en informant les visiteurs. Les brochures justifient le prix d’entrée par l’utilisation des bénéfices pour la préservation de l’espèce… Ayant déjà eu l’impression d’avoir fait les « moutons touristiques » aux abords de la colonie de manchots antipodes, nous décidons de ne pas aller à cet observatoire, et attendons à proximité, espérant apercevoir quelques manchots pygmées remontant vers la colline.

Ludo est triste de ne pouvoir les prendre en photo pour vous faire partager cette rencontre. Mais ils ne viennent dans les hauteurs que la nuit car ils craignent la lumière. Donc, hors de question de mettre le flash.

L’alerte est donnée :

Nous commençons par voir des gens courir sur le parking, puis, 1, 2, 5, … manchots pygmées tentent comme ils peuvent de se frayer un passage pour retrouver leur nid. Le flot de touristes, à peine sorti de l’observatoire payant censé faire de la prévention, sur lequel figure une grosse pancarte «  animaux nocturnes, pas de flash »,  vient s’agglutiner autour des petites bestioles qui traversent la route. Les flashes pleuvent, et les pauvres manchots, courbés, foulant le bitume, font peine à voir…

Le lendemain, nous disons au revoir à Oamaru, mais avant de la quitter, nous allons nous promener sur la jetée de bois, à la rencontre des vagues.

Nous faisons également un saut à la « Cheese Factory » de la ville. Elle fait la promotion de fromages biologiques. Les troupeaux, dont est issu le lait, sont élevés dans de larges pâturages fertilisés à l’aide de techniques naturelles. Les animaux bénéficient d’une alimentation non chimique dans un environnement sans stress, ce qui favorise la production de lait de qualité et donc de fromages goûteux. Nous avons pu observer quelques processus de fabrication, mais n’avons pas pu déguster…

Pour en savoir plus cliquez ici : Whitestonecheese

 


Moeraki :

 

En ce vendredi 16 janvier, nous voulons gagner la plage où se situent les Moeraki boulders, au coucher du soleil. En attendant, nous nous arrêtons en bord de mer, à proximité de Moeraki, pour travailler.

 


Le temps est très chaud, toutes fenêtres ouvertes, nous œuvrons devant un panorama plutôt sympathique. L’océan, face à nous, paraît se déchainer de  plus en plus au fur et à mesure que monte la marée. Puis le vent se lève brusquement et une demi-heure plus tard, nous sommes gelés et calfeutrés toutes portes fermées. Quand on vous dit que le temps change vite en Nouvelle-Zélande….

Puis, nous réalisons en feuilletant un guide, que pour admirer les boulders, il est préférable que la marée soit basse. Nous renonçons donc à la séance photos qui nous attendait le soir et nous installons au camping de Moeraki.

Le lendemain matin, nous flânons sur la jetée du village, en attendant la marée basse. S’y trouve un restaurant original et sans prétention, établi dans un ancien hangar à poissons. On y sert des spécialités de la mer fraîchement pêchées par « La fleur ».

Les propriétaires du « Fleur’s place » ont écrit un livre de recettes qu’ils vendent à l’entrée de l’établissement.
On peut y prendre un verre ou déguster les spécialités maison, dans tous les recoins de la propriété. L’intérieur offre un décor convivial et chaleureux. L’extérieur laisse le choix entre différentes tables en bois parsemées dans le jardin, permettant de suivre les allées et venues des cormorans.

Nous pouvons voir le poisson pêché par « La fleur » séché dans une sorte de garde-manger muni d’une moustiquaire et d’un ventilateur. Tout cela nous met l’eau à la bouche…Mais il est l’heure de prendre la direction des Moeraki boulders.

 

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