Articles taggués ‘Southland’

Votre sélection du mois de Mars

// 6 avril 2009 // 6 Commentaires » // Selection du mois

Voici le résultat de vos votes !

Nous nous excusons pour le retard avec lequel nous publions les résultats des votes du mois de Mars. Nous rencontrons quelques difficultés en ce moment pour avoir internet régulièrement. Nous espérons trouver une solution assez rapidement. Voici donc aujourd’hui votre Sélection du mois de Mars. Nous vous attendons toujours plus nombreux sur WakaTrip.

En Avril l’aventure continue sur WakaTrip ! A très vite pour commencer ensemble la sélection de ce nouveau mois.


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La Photo du jour : La tendresse animale

// 29 mars 2009 // 6 Commentaires » // La Photo du jour

 

La tendresse animale, Curio Bay, Nouvelle-Zélande

La tendresse animale, Curio Bay, Nouvelle-Zélande

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Découvrez aujourd’hui la Photo du jour : la tendresse animale. Jolie scène de vie surprise au lever du soleil sur Curio Bay. Ces deux manchots antipodes (Yellow Eyed Penguins) se préparent à affronter l’océan pour aller pêcher.

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Au pays des manchots et des dauphins : Curio bay

// 28 mars 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Quelques centaines de kilomètres, une quinzaine de lièvres et d’opossums plus loin, nous arrivons de nuit sur le parking de Curio bay. Pour un bon emplacement de camping sauvage, toujours se garer à proximité d’un panneau «  no overnight camping » c’est un gage de qualité… Nous nous endormons avec, déjà, en tête, ce que nous espérons voir le lendemain : manchots, dauphins,…


Départ de pêche aux aurores, Curio bay

 

 

Wake-up

Quelques heures plus tard, le réveil sonne. Nos deux compagnons de route sont sur le pied de guerre en moins de temps qu’il nous en faut pour ouvrir un œil. Sous les premières lueurs du matin, nous les rejoignons très vite, réalisant soudain que nous ne leur avons pas précisé qu’ils pourraient rencontrer des lions de mer sur le chemin obscur de Curio bay.

 


Un spectacle grandiose

 

La quiétude et l’air frais du petit matin, le rougeoiement des premiers rayons sur les rochers et les vagues qui s’y écrasent font de cette sortie aux aurores, un moment de grâce à l’état pur. Lorsque l’on ajoute au décor les petits manchots antipodes qui descendent tranquillement pour se mettre à l’eau, leurs chants, leurs déplacements : tout est réuni pour un réveil exceptionnel où la fatigue est très vite oubliée. Le simple fait d’évoquer ce mardi matin unique nous replonge dans une ambiance feutrée et paradisiaque.

Une fois le dernier manchot disparu dans les flots, nous regagnons le camping-car pour rejoindre Porpoise bay de l’autre coté de la falaise.

 

Deuxième instant « magique » pour Ludo

Un second plaisir photographique est offert à Ludo grâce à quelques moutons se baladant librement sur la falaise sous les rayons matinaux. Nous avons, quant à nous, bien peur qu’il ne les effraie et en fasse sauter un de la falaise (et par conséquence, tous les autres derrière lui). Mais notre photographe a un contact fusionnel avec ces bestioles… Nous aurons l’occasion de reparler de cette passion des ovins chez lui dans un article spécial !

 

Peu farouche

Une autre surprise nous attend sur le parking face à Porpoise bay où nous avons élu domicile pour le petit-déjeuner. Les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des dauphins d’Hector, nous n’avons pas vu s’approcher un lion de mer très sociable… La bête est tranquillement installée sur le gazon, juste à côté du camping-car, pour une petite bronzette sous le soleil de ce milieu de matinée.

Quelques minutes plus tard, notre photographe pique doucement du nez… Les deux Dubois, fous de l’eau de mer, ne pensent, quant à eux, qu’à une chose : « On plonge ou on ne plonge pas ? Elle est froide, tu crois ? »


Nager avec les dauphins

 

Une promenade sur la plage (attirail de plongée en main.. juste au cas où…) achèvera de nous décider. En effet, dès nos premiers pas sur le sable, un petit groupe de dauphins s’approchent de la rive. C’est le moment ou jamais ! Oubliées la fatigue et la fraîcheur du matin : perception de la combinaison et nous nous jetons à l’eau !

Mais là, l’histoire se complique un peu. Pourtant habitués aux lacs d’altitude avec un simple maillot de bain, il faut bien avouer que l’eau, ici, est juste glaciale. Nous nous rappelons soudain que nous sommes proches du point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande et que seules quelques petites îles nous séparent des courants froids qui viennent de l’Antarctique.

Nous avançons comme nous pouvons, entre les rochers, dans l’eau froide. Les dauphins approchent toujours plus.  Nous luttons mais sommes incapables de mettre la tête sous l’eau pour les observer. En revanche, ils viennent nous saluer et s’aventurent même jusqu’à passer entre nous.

Nous sommes très impressionnés de voir leurs évents s’ouvrir juste à coté de nous dans un petit bruit sec lorsqu’ils prennent leur respiration et surtout d’entendre résonner sous l’eau les sons qu’ils émettent. Sans être fascinés initialement par ces bestioles, il faut bien dire que leur présence toute proche est assez impressionnante. Ils dégagent quelque chose d’unique et d’attirant, comme s’ils modifiaient, par leur présence, toute l’atmosphère nous entourant.

C’est aussi très étonnant de voir qu’ils s’approchent aussi près des côtes, là même où nous n’avions de l’eau que jusqu’à mi-buste.

Le temps que l’on réussisse à mettre la tête sous l’eau sans hurler… , ils se sont déjà malheureusement éloignés. Nous essayons de jouer de la palme vers une autre zone espérant qu’ils reviennent, mais sans succès. Cette expérience fascinante nous laisse un petit goût de pas assez, et nous espérons bien avoir l’opportunité de la retenter…

En revanche, deux lions de mer ont bien failli nous rejoindre. Se chamaillant à coup de dents au bord de l’eau, ils se rapprochaient de plus en plus des premières vagues. L’occasion pour papa Dubois de se moquer de sa fille, pas très rassurée à l’idée de se retrouver dans la mêlée. Nos pieds congelés sont ensuite ravis de fouler le sable tiède.

 

Voilà pourquoi vous n’aurez aucune photo de notre rencontre avec les dauphins

Lorsque Marie rejoint le camping-car afin de se changer, elle réveille à la force des couleurs fluo de sa combinaison, un Ludo perturbé :

« Ah, ça y’est ? vous allez plonger ?!

Tu sais quoi, j’ai rêvé d’un Yéti… un vrai ! Il n’avait qu’un seul œil, énorme, au milieu de la tête. J’étais si proche de lui que je me voyais dans son œil ! Je sais enfin à quoi ressemble le vrai Yéti !!! …..Mais t’es trempée …???»

……..

« Quoi ? Vous avez vu des dauphins sans moi ?!, pourquoi tu ne m’as pas appelé !!!! » …Tout ça avant de retourner à son Yéti… Serait-ce l’animal qui manque à sa collection photographique ?

Nous laissons les psys interpréter l’univers perturbé de l’artiste…   (lol)

Quelques photos de cette aventure marine avec les dauphins ont quand même été prises à la volée avec un appareil jetable étanche. Peut-être pourrons-nous les partager avec vous si elles sont réussies, tout comme les films qu’il nous tarde de mettre en ligne. Nous vous communiquerons les liens en temps. (à savoir, lorsque nous aurons une connexion internet digne de son nom…ou une connexion tout court d’ailleurs)*

 

 

Pour contiuer ces rencontres animales en série, nous prenons la direction de Kaikoura. Une longue route nous attend. Après une petite pause aux Moeraki boulders, nous profitons de passer à proximité d’Oamaru à la tombée de la nuit pour présenter à nos touristes à bord les manchots pygmées. Puis, nous continuons notre remontée vers Kaikoura, que nous atteignons le lendemain matin après une courte nuit à Waikuku beach. Une rencontre avec les baleines est prévue pour l’après-midi…

 



* Pour la petite histoire, notre clé internet 3G a disparu de la circulation, ce qui risque de perturber les publications de ces prochaines semaines sur WakaTrip. Nous nous en excusons par avance, et faisons au mieux pour garder le rythme. Pour être informés des prochaines parutions : inscrivez-vous à la Newsletter.

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Un phénomène géologique : la création des fjords du Southland

// 25 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande


En jetant un oeil sur la carte de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, vous serez sans aucun doute comme nous l’avons été, intrigués par une grande étendue de vert entrecoupée de bleu. Le relief découpé du Fiordland National Park  est plutôt hors du commun. Il est, avec 1,2 millions d’hectares le plus vaste parc national de Nouvelle-Zélande. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, cette région  est notamment connue pour ses fjords et renommée pour ses nombreuses randonnées. Milford track, Kepler track, Dusky track et tant d’autres ; c’est au total 500 kms de sentiers tracés à travers la réserve naturelle et 60 refuges qui font de ce parc national une destination rêvée pour les randonneurs.


Au pied des fjords, Fiordland

Des paysages hors du commun

Une épaisse forêt pluviale tempérée couvre les pentes abruptes dominant les 14 fjords et 5 grands lacs d’origine glaciaire du Fiordland. Côtes déchiquetées, falaises, cascades, fjords, lacs : ces paysages escarpés ont été modelés par les glaciations successives. Ces lieux reculés et protégés sont habités d’une faune et d’une flore exceptionnelles.

Les animaux marins prospèrent sur ces côtes où l’on peut notamment rencontrer le grand dauphin et le très rare manchot du Fiordland (ou Gorfou huppé)

La forêt pluviale recouvre les deux tiers de la région. C’est une forêt vierge tropicale (rain forest) tempérée et fraîche, dense comme une jungle. L’espèce végétale qui prédomine est le hêtre argenté de Nouvelle-Zélande, mais elle est aussi habitée de vignes vierges, de lianes, de plantes grimpantes et de fougères qui s’enchevêtrent. Cette végétation dense, offre un abri sûr au très rare Takahe, une espèce menacée que l’on croyait disparue, avant que ne soit découvert leurs derniers représentants dans cette région (aujourd’hui une  centaine d’individus).


Climat

L’eau est l’un des principaux éléments responsables de la beauté de la région. Les fjords offrent le meilleur d’eux-même juste après une bonne pluie, lorsque la « rain forest » a bien été arrosée.

S’il est plutôt décevant d’arriver dans cette région sous la pluie, on lui doit néanmoins la beauté de ces paysages. Sans elle, pas de forêt pluviale.

Le Fiordland passe sans transition de la mer aux hauts pics montagneux, prenant au piège tous les nuages qui les survolent. C’est pourquoi il peut pleuvoir uniquement dans cette région alors que le soleil brille partout ailleurs en Nouvelle-Zélande.  N’ayons pas peur de dire que le Fiordland est l’un des endroits les plus pluvieux du monde. A titre d’exemple, Milford Sound, où nous nous sommes rendus, reçoit environ  6 mètres de pluie par an.

Lors de notre passage dans le Fiordland, nous pouvons nous estimer chanceux car nous n’avons pas essuyé une seule goutte de pluie pendant les visites. Le crachin était de mise en tout début et fin de journée, mais le soleil nous a fait l’agréable surprise de nous accompagner sur le chemin de Milford Sound.


La formation des fjords

La région du Fiordland, unique en son genre, est le résultat de l’énorme pouvoir naturel de l’eau. En des temps anciens, les glaciers sculptèrent ces reliefs particuliers : les fjords. Ils creusèrent la face de cette région, puis suite à un réchauffement climatique inondèrent les vallées, formant ainsi les lacs qu’on lui connait aujourd’hui. Les sommets des monts escarpés peuvent atteindre 2750m et certaines falaises s’élèvent à 1200 m.


Chronologie

Il y a plus de 10 millions d’années, le soulèvement de la région provoque des plissements formant alors des reliefs séparés par des vallées en V.

Il y a 2 millions d’années, une nouvelle ère glaciaire commence. La neige s’amoncelle alors autour de la région du Fiordland et se transforme en glace. C’est ainsi qu’apparaissent des glaciers qui se frayent un passage vers la mer. Ils connaissent de nombreuses avancées et reculs au rythme des caprices climatiques. A chaque avancée, il sculpte un peu plus profondément les vallées, taillant les sommets et les crêtes en pointes et les vallées en U.


Il y a entre 20 000 et 12 000 ans un réchauffement climatique opère, provoquant une reculée flagrante des glaciers, laissant alors apparaitre des vallées d’altitude.


Il y a environ 6 000 ans, à la fin de la dernière ère glacière, le niveau de la mer atteint son niveau actuel. L’eau salée envahie alors les vallées, créant des voies d’eau entre les reliefs : les fjords, appelés ici par erreur : « sounds ».

Des « sounds » qui n’en sont pas…

Le terme sound désigne un bras de mer formé par submersion d’une vallée fluviale. Mais pour contredire cette définition, les sounds du Fiordland (dont fait parti Milford Sound) sont en fait des fjords formés par plissement de l’écorce terrestre, ensuite approfondis et élargis par les glaciers et enfin envahis par la mer.

L’explication de cette contradiction remonte au XVIIIeme siècle lorsque les explorateurs débarquèrent dans la région. Ils pensent alors découvrir d’anciennes vallées fluviales submergées par l’océan, formant ainsi des bras de mer impressionnants, s’insinuant dans les terres. Ce phénomène a un nom en anglais : « Sound ».

Ils baptisent ainsi Milford Sound et les autres fjords sur cette certitude.

Plus tard, est constaté qu’il s’agit en fait de fjords. C’est pourquoi la région est rebaptisée Fiordland, afin de rétablir, en quelques sortes, la vérité géologique.

Curieux de voir ça de nos propres yeux, le prochain article traitera de Milford Sound.


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Porpoise bay et Curio bay

// 22 février 2009 // 11 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le soleil brille et nous sautons sur l’occasion pour mettre le Cap vers l’Est. Porpoise bay, nous voilà !

Porpoise bay et ses habitants

A peine un œil sur les premières vagues qui déferlent sur la plage, les céphalorhynques à front blanc ou « Hector’s dolphins » sont là, accompagnant baigneurs et plongeurs. Chaque année, une vingtaine de ces dauphins, les plus petits au monde, élèvent leurs jeunes dans cette baie. Ils s’approchent parfois jusqu’à une dizaine de mètres du rivage.

Le site est très beau et la météo clémente. Nous pourrions rester des heures ainsi, les yeux dans les vagues, à guetter la moindre apparition des ces petits dauphins noirs et blancs. Magique !

En fin d’après-midi, nous quittons le promontoire d’où nous avions une vue imprenable sur Porpoise bay et ses petits habitants, pour nous rendre quelques centaines de mètres plus loin. Nous voudrions voir ce que peut bien être cette forêt fossilisée, indiquée sur Curio bay. Seul un petit cap (où nous nous trouvions il y a quelques minutes) sépare ces deux baies.

Curio bay

Ce sont en fait des vestiges fossilisés d’une forêt datant du milieu du Jurassique (160 millions d’années) qui apparaissent ici à marée basse. La forêt se composait de kauris et de conifères avant d’être recouverte de lave et de cendres. Après quoi cette région s’est retrouvée sous les eaux, pour ensuite ré-émerger, révélant ce site exceptionnel.

La plage est constituée d’une plateforme rocheuse. A marée basse, les vagues heurtent avec violence ses parois qui descendent à pic. Ludo pourrait rester des heures ainsi à observer, comme dans un rêve, au loin, les vagues, qui rencontrent la façade des falaises. Le blanc de l’écume contraste avec la roche en contre-jour. Cela procure à notre photographe le sentiment de se trouver sur une terre perdue au milieu de l’océan.

Une faille sur la droite, voit les vagues s’y engouffrer, mettant alors en mouvement d’énormes algues accrochées de part et d’autre du sillon.

Dans cet univers fabuleux, évoluent les manchots antipodes, revenant de la pêche, et donnant la becquée à leurs petits. C’est là encore un grand moment.

Cycle de vie des manchots antipodes

La maturité sexuelle des mâles est atteinte entre l’âge de 3 et 5 ans. Les femelles peuvent, quant à elles, se reproduire à partir de 2 à 3 ans. Les couples construisent leur nid dans un territoire déterminé, qu’ils gardent d’année en année. La sélection du nid, très importante pour le lien du couple, a lieu en Juillet/Aout, période pendant laquelle ils sont très sensibles au dérangement.

La plupart des nids sont situés à quelques centaines de mètres de la mer. Souvent en hauteur et isolés, ils sont constitués d’herbes, de brindilles, de feuilles,…

Deux œufs sont pondus, dans un intervalle de 3 à 5 jours, durant la première moitié du mois de septembre. Si les œufs sont perdus, les manchots antipodes n’ont pas la possibilité de pondre à nouveau dans l’année.

Les deux adultes se relaient sur des périodes de 1 à 7 jours, pour couver les œufs. L’éclosion intervient 39 à 51 jours après la ponte et environ 80% des œufs s’ouvrent sur un petit manchot. Dans un premier temps, un des deux parents reste toujours avec les bébés. L’adulte parti en pêche nourrit les petits à son retour par régurgitation.

Puis, au bout de six semaines, la croissance rapide des petits qui demandent de plus en plus de nourriture, force les parents à partir tous les deux en mer. En fin d’après-midi, ils reviennent nourrir leurs jeunes et s’en occupent toute la nuit.

Les manchots adolescents commencent leur mue en février, tout comme les jeunes adultes non reproducteurs, et les reproducteurs ayant perdu leurs œufs.

Puis, fin Février, début Mars, les adolescents quittent le nid et deviennent indépendants. Mais leur mortalité en mer est très élevée : de l’ordre de 75 à 80% avant leur maturité sexuelle.

Les parents, qui ont nourri leurs jeunes jusque là, muent trois semaines après le départ de ceux-ci du nid. Ces trois semaines leur sont nécessaires pour recouvrer leur masse graisseuse en pêchant activement.

La mue dure généralement 3 à 4 semaines, pendant lesquelles les manchots antipodes ne peuvent pas aller en mer pour se nourrir.

Les manchots sont des mangeurs opportunistes, leurs préférences varient en fonction de ce qu’ils trouvent et la taille de leur proie (jusqu’à 10 cm). Ils peuvent plonger jusqu’à une profondeur de 100 mètres pour trouver leur alimentation, et s’éloigner jusqu’à 50 kms des côtes.

Tout comme ils aiment retourner sur leur lieu de naissance pour se reproduire, ils sont très attachés à leur lieu de pêche.

Ce qui met en danger l’équilibre fragile de cette espèce menacée :

Les prédateurs du manchot antipode sont nombreux. Sur terre, les hermines, furets et chats sauvages sont les principaux ennemis des jeunes. Le chien reste le plus grand danger des adultes.

Dans l’eau, ce sont les lions de mer, les phoques léopards, les requins mais aussi les filets de pêche qui augmentent considérablement la mortalité de l’espèce. Les changements climatiques et la faible reproduction des poissons (pouvant entraîner la famine) sont aussi des facteurs aggravants.

Pour bien terminer la journée

Après deux bonnes heures passées à se promener sur cette plage de Curio bay, nous retournons sur notre promontoire de l’après-midi, et assistons alors à un superbe coucher de soleil sur les hauteurs environnantes. Incorrigibles, nous allumons l’ordinateur pour visionner les photos de la journée, avant de pouvoir trouver le sommeil.

Réveil tout aussi charmant

Le lendemain matin, pour le petit déjeuner, nous avons le droit à un spectacle aquatique. Nous nous gavons de ce paysage et des scènes marines que les flots laissent apparaître le temps d’un instant, parfois ponctuées d’un saut aérien. Il est malheureusement difficile de saisir ces instants magiques en photo…Ne vous reste plus qu’à faire le voyage pour en profiter vous aussi…

Sur le chemin du retour vers Invercargill, nous ressassons ces moments intenses. De voir ces petits dauphins si rares, s’approcher autant des hommes et de la plage nous a paru tellement incroyable !

Tout comme les manchots antipodes, en voie de disparition, que nous nous défendions d’approcher de peur de perturber leur retour vers le nid après la pêche, et qui, contre toute attente, viennent à la rencontre de l’objectif de Ludo.

Là, nous avons vraiment le sentiment d’être face à une nature entièrement préservée, et espérons vivement qu’elle le reste encore longtemps… malgré tous les terrains en construction que nous avons pu apercevoir le long de la baie…

Invercargill

// 22 février 2009 // 8 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Le vendredi 30 Janvier en fin d’après-midi, nous arrivons à Invercargill. Ce pôle économique du Southland est aussi la ville la plus méridionale de la Nouvelle-Zélande.

A peine avons-nous trouvé notre camping pour le soir que nous décidons, sur un coup de tête, de partir à la recherche d’une plage pour assister au coucher du soleil.

Oreti beach

Même si ne nous sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, nous ne sommes pas déçus de notre décision. En effet, un alignement de voitures, pare-brise vers les flots, nous accueille à l’entrée de la plage. On pourrait se croire dans un ciné de plein air à l’Américaine. Mais grâce à notre super Wakamobile tout terrain, qui passe fièrement devant la foule, nous allons nous installer un peu plus loin sur la plage de sable, pour admirer le spectacle de l’Astre.

Boulot Bluff Boulot

Jusqu’au 12 Février, nous nous lançons un défi : DEFINITIVEMENT rattraper le retard sur le blog ! Nous y travaillons d’arrache-pied !

On ne peut pas dire que nous ayons choisi la région à la météo la plus clémente pour notre QG, mais c’est peut-être préférable pour œuvrer.

Lors d’une apparition timide du soleil, nous prenons une pause et partons visiter Bluff.

Bluff, située à une vingtaine de kilomètres au sud d’Invercargill, est le point de départ des ferries pour Stewart Island. Cette île est restée très sauvage : 400 habitants et deux fois plus de Kiwis. Passage obligatoire, nous nous rendons à Stirling Point et ses panneaux indicateurs mondialement connus. Après quoi, nous retournons nous mettre au travail au camping.

Au bout de quelques jours, nous sommes contents de l’avancée du « chantier Wakatrip ». Nous estimons alors mériter une deuxième pause, plus longue, et partons les 5 et 6 Février, à la rencontre des dauphins d’Hector. Cet événement fera l’objet du prochain article. Après quoi, nous reprenons une fois encore le travail sur le blog, de nouveau à Invercargill et ce jusqu’au 12 Février.

Pour dire au revoir à la ville, nous allons visiter son musée. Nous nous laissons glisser dans l’univers enfantin de la première pièce, consacrée aux illustrations de la littérature infantile néo-zélandaise, très riche.

Le musée est également une mine d’informations sur la culture maorie, ainsi que sur la faune et la flore du pays et des îles voisines situées plus au sud.

Les Catlins

// 21 février 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Mercredi 28 janvier, fin d’après-midi : après quelques jours de travail sur Wakatrip, nous voilà de nouveau sur la route en direction des Catlins. Cette région doit son nom à Edward Cattlins.



Les Catlins

En 1840, Edward Cattlins, capitaine de la marine marchande, achète une grande partie de cette côte aux Maoris. Cependant, en 1873, 17 ans après sa mort, les autorités ne valident pas entièrement cet achat. Seule une partie de côte sauvage porte désormais son nom, écorché par un « t » oublié.

Au sud du pays, préservé du tourisme de masse, cette région est riche de forêts luxuriantes, de côtes escarpées et de grandes plages fréquentées par une faune rare et diversifiée.


Dodo à Kaka point

Nous nous y installons pour dormir, à proximité de l’océan. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas fait de camping sauvage, et nous apprécions d’autant plus le roulis des vagues et les bruits d’oiseaux qui nous bercent toute la nuit.

Jeudi matin, au réveil, nous remarquons au loin, une « grosse pierre noire » qui ressemblerait bien à un énorme lion de mer. Sur le chemin que nous empruntons pour aller voir de plus près ce qu’est « cette grosse roche qui bouge », nous lisons dans un guide qu’il est possible d’apercevoir sur cette partie de la côte, le plus grand pinnipède du monde : l’éléphant de mer, dont le poids peut atteindre 3,5 tonnes. Nous sommes alors persuadés que cela en est un, vu la taille du phénomène…

Nous allons lui rendre une petite visite sur la plage, à distance raisonnable. Puis nous rebroussons chemin, et lorsque nous démarrons la voiture, un deuxième énergumène sort de l’eau, juste devant nos yeux. Il remonte péniblement sur le sable, en faisant plusieurs pauses, et finit par se camoufler dans la végétation qui borde la plage. Nous prenons ensuite la direction de Nugget Point.

Nugget Point

Perché sur un promontoire, un phare construit en 1869, monte la garde sur une vue à couper le souffle. Pour y accéder, nous empruntons un sentier dont les 10 petites minutes de marche sont récompensées par un panorama extraordinaire. Une série de rochers en enfilade, battus par le vent et la houle, se dévoilent à nos yeux dans le prolongement de ce bout de terre que nous foulons. Après s’être enivrés de ce paysage, nous nous résignons à regagner un camping à proximité.

Sur le chemin, nous faisons deux haltes. La première à Cannibal Bay qui porte ce nom en raison d’ossements humains découverts par le géologue James Hector. Il en conclut à l’époque à la pratique cannibale chez les Indigènes. Mais d’autres données scientifiques, laissent aujourd’hui penser qu’il s’agirait d’ossements provenant d’un cimetière maori. La deuxième halte à Surat Bay nous encourage surtout à prendre le chemin du camping rapidement, face au froid et à la pluie qui s’installe.

Vendredi 30 Janvier, la journée des cascades !


Purakaunui Falls

L’eau dévale sur 20 mètres de hauteur le long d’une série de pierres en terrasses qui façonnent joliment cette cascade tout en largeur. Accessible au prix de 10 petites minutes de marche en forêt, c’est la cascade la plus visitée des Catlins.

Un Japonais montre le mauvais exemple à Ludo, qui, à son tour, se dirige vers le pied de la cascade, de l’autre côté de la balustrade. « J’ai bien failli glisser dans l’eau fraîche mais le point de vue était plus authentique et surtout plus …en immersion ! Une pause longue au trépied, m’a permis d’immortaliser le flux de la cascade »
Que les lecteurs se rassurent, l’immersion dont parle Ludo est juste photographique !

A Papatowai, nous découvrons ensuite un univers particulier et insolite : « The lost Gipsy Gallery ». Un bus vert chauffé à l’énergie solaire et éolienne, abrite les inventions farfelues d’un artiste-bricolo, qu’il créé à partir de matériaux de récupération. Marie a trouvé quoi faire des coquillages qu’elle récolte sur les plages, et Ludo est très fier d’avoir fait le figurant pour la NZ tv, en reportage dans le bus.

En continuant sur la Southern Scenic Route, nous arrivons sur un petit parking surplombant la baie de Tautuku, et sa grande plage battue par les vents. Nous profitons du panorama pendant la pause déjeuner, puis prenons la direction des Mac Lean Falls.

Les Mac Leans Falls

D’une hauteur de 22 mètres, et d’un débit plus impressionnant, ces cascades sont plus spectaculaires que les précédentes. Nous y accédons après 20 minutes de marche et, mauvaise habitude prise le matin, nous nous installons à nouveau sur une grosse roche, au pied de la première moitié de la chute. Nous profitons ainsi pleinement du spectacle de cette eau vive, et des sons qui s’en échappent.

Notre photographe a aussi pu tenir « dans ses mains » pour la première fois de sa vie, un 5D Mark II. Cela ne vous parle peut-être pas, mais moi, j’entends parler tous les jours de cet appareil photo tant désiré…

Ludo : « Au bord du ravin surplombant la cascade, nous avons rencontré un Australien, qui pour mieux me montrer son 5D Mark II tout neuf, me demande quel appareil j’utilise. De quoi attiser ma jalousie… Il me le prête gentiment afin que je le teste, pas très rassuré quand même, face à mes yeux remplis de convoitise. Je dois bien avouer que mon esprit, faible, a imaginé, l’espace d’un instant, l’appareil dans mes mains et l’Australien au fond du ravin… Mais ma conscience m’en a empêché. :) »

Puis, nous prenons la direction d’Invercargill, et pendant tout le trajet, de quoi entend parler Marie…? Je vous laisse deviner !