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Come back à la Food Farm

// 18 février 2009 // 12 Commentaires » // Nouvelle-Zélande, Wwoofing

Nous arrivons le Vendredi 5 décembre à la Food Farm. Tout a terriblement poussé, les légumes, les mauvaises herbes, les oisons maintenant énormes, et même les enfants. Nous assistons à la fête de l’école des filles et le soir, nous préparons les décorations pour l’anniversaire de Ruby qui aura 5 ans le lendemain.


Dans les fraises :

Le thème de la fête d’anniversaire de Ruby est les fraises.

Il s’agit pour les petits invités de cueillir et manger les fraises du potager, de chercher des muffins aux fraises (cachés dans le jardin), et de finir par un gros gâteau au chocolat en forme de fraise, avec un glaçage représentant la dite fraise, tout ceci fait avec passion par le papa.

Une petite semaine de wwoofing :

Les jours suivants, nous reprenons avec plaisir le travail à la ferme. Le soleil nous accompagne et nous retrouvons nos petites habitudes et les bons repas de nos hôtes.


Gardiens de la Food Farm :

La famille s’envole ensuite pour l’Australie afin de fêter Noël avec la famille de Nick. Nous sommes chargés de garder la maison pendant 2 semaines et surtout de prendre soin des animaux. Nous devons aussi assurer l’arrosage du jardin. Nos hôtes laissent gracieusement à notre disposition leur connexion internet ce qui nous permet de faire un bon pas en avant sur WakaTrip. C’est l’occasion pour nous de relâcher un peu les prises de notes dans notre journal de bord, et de laisser l’appareil photo se reposer un peu (contrairement aux ordis)

Les faits marquants :

Notre plus grande difficulté sera de tenir les oies hors du potager. Mais ce fut peine perdue, dès que nous avions le dos tourné, elles s’en donnaient à cœur joie.

La naissance de canetons : nous attendions avec impatience l’éclosion. Un matin, nous voyons un petit bec sortir d’une coquille. Les naissances des quatre premiers  s’enchaînent ensuite dans la matinée. Mais en début d’après-midi, le temps très chaud et sec ralentit la suite de l’éclosion, et les suivants ont du mal à casser leur coquille trop dure. Marie joue les secouristes et aide avec précaution les deux derniers.

Le retour de nos hôtes :

Lorsque nos hôtes reviennent, nous sommes honteux de l’état du jardin. Entre les dégâts des oies, et les alternances pluie/soleil qui ont fait pousser les mauvaises herbes comme des champignons, ils doivent trouver du changement. Mais ils paraissent heureux de l’arrosage, et de la façon dont on a pris soin des animaux. Nous prolongeons ensuite d’une semaine notre présence ici, et reprenons le wwoofing pour remettre le jardin en état.


Mini tornade :

Le 3 janvier, nos hôtes sont partis en ville ; il fait chaud et lourd lorsqu’un orage éclate, accompagné d’une bonne tempête et de grêlons de taille impressionnante.

Nous nous éloignons des vitres, inquiets non seulement pour le jardin, mais surtout pour les animaux à l’extérieur. Au final, pas de bobos, mais en revanche des trous énormes sur les feuilles du potager : rhubarbe, citrouille, … Nous voyons ensuite aux infos, que c’est une mini-tornade qui s’est abattue sur le Canterbury, couvrant de boulets blancs cette région.

Repas Néo-Zélandais :

Le lendemain, Nick et Angela ont décidé de nous offrir un repas spécial néo-zélandais avant notre départ. Ils se donnent un mal fou pour cuisiner malgré leur petit Flynn malade, qu’ils ont bien du mal à apaiser.

Entrée : Civelle en beignets, et ses toasts beurrés

Marie ne regarde pas ce qu’elle mange, ce qui lui permet d’apprécier le plat à sa juste valeur. En effet, les petits poissons sont cuits entiers, alignés et frits dans le beignet. La vision de tous ces petits yeux lui aurait fait un drôle d’effet. Mais en tout objectivité : c’est très, très bon !

Plat : Brochette de «  Red cod » (morue rouge), son risotto et ses haricots croquants. Délicieux et joliment présenté par Nick. «  à la française » dit-il pour nous flatter…

Dessert : Tarte au citron meringuée présentée avec de l’eau de vie de citron (Limon cello), faite par Nick  et quelques feuilles de l’arbuste aromatique le plus précieux aux yeux d’Angela : le « lemon verbana » qui nous servira également d’infusion.

Miam (ou Yummy) !!!

On se croirait à la table d’un restaurant renommé, avec l’ambiance chaleureuse en plus. Ils font tout pour que l’on passe un très bon moment. La convivialité est de mise. Nous parlons du wwoofing, de leur conception de la ferme biologique, et leur avouons qu’ils ont réactivé et amplifié notre désir de nous mettre au vert lors de notre retour en France. Nous les remercions chaleureusement de nous avoir donné une vision neuve de l’agriculture biologique.


Une surprise Made in France :

Le lendemain matin, jour de notre départ, une très bonne surprise nous attend. Un colis en provenance de la Somme arrive « pile poil » à temps. Nous partageons le foie gras pour le repas du midi…nos hôtes s’amusent de manger ce mets pour le « lunch » Ils n’en avaient jamais mangé. Les filles sont ravies de leurs paquets de chocolats, et nous laissons quelques Léonidas dans le frigo pour les plus grands.


Nous prenons ensuite la direction de Christchurch avec la ferme intention de rattraper définitivement notre retard sur Wakatrip. En ville, nous augmentons nos chances d’avoir une bonne connexion internet, ce qui nous facilitera considérablement la tâche. Le reste du mois de janvier s’écoulera au rythme du travail sur le blog et de quelques visites pour décompresser. Nous allons ainsi de camping en camping tout en descendant vers le sud de l’île du Sud…


La Photo du jour : Le saut de la victoire

// 2 février 2009 // 0 Commentaire » // La Photo du jour

Equitation, A&P Show, Amberley

Le saut de la victoire, A&P show, Amberley

( Cliquez sur la photographie pour l’agrandir )

Le concours de sauts d’obstacles

// 1 février 2009 // 8 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Nous n’avons pas pu résister à consacrer une galerie photo spéciale pour ce concours.

Nous sommes impressionnés par l’ampleur et le niveau du concours. Nous avons vraiment le sentiment que c’est une activité très répandue en Nouvelle-Zélande. L’équitation est peut-être plus accessible ici grâce aux grands espaces qui offrent la possibilité d’avoir un cheval chez soi. Nous en voyons beaucoup dans les prés qui bordent les routes. Ils sont bichonnés, ont des manteaux jusqu’à la fin du printemps et sont en général grands et majestueux.

L’ A&P show d’Amberley

// 30 janvier 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Qu’est ce que l’A&P show ?

L’ A&P show est un regroupement agricole annuel tel notre salon de l’agriculture parisien. A quelque différence près tout de même : les expositions, démonstrations et concours se passent en extérieur, le plus souvent dans un grand parc, un champ ou un stade. Chaque canton a son A&P Show et regroupe un nombre impressionnant de participants et de visiteurs. L’ambiance y est très détendue et conviviale.

Les producteurs locaux à l’A&P show :

Ce qui nous y amène à l’A&P, c’est le farmers Market dans lequel sont impliqués Nick et Angela de la Food farm. Vin, pain, graines, bière, produits à base de lavande, truffes,… les gourmandises abondent.

Nous assistons aussi à une démonstration de cuisine. La cuisinière gère 4 casseroles et autres poêles. Elle nous explique en même temps ce qu’elle fait à l’aide d’un micro accroché autour du cou. En moins de 10 min, nous avons devant les yeux un pancake à la sauce crémeuse aux noisettes grillées caramélisées et concassées, orné d’une arche au caramel croquante. Epoustouflant !

De voir ces gens s’impliquer autant et avec le sourire dans ce marché local nous donne envie d’acheter ces bons produits sans passer par la case supermarché. Même si nous n’avions pas besoin de grand chose, on s’est fait plaisir avec un bon pain au romarin et avons eu le droit à quelques échantillons gratuits d’une bonne huile d’olive. On a également goûté à tous les stands… faut bien se cultiver !

Ludo fait le tour du marché pour prendre quelques photos sur demande d’Angela. Tous sont ravis de poser et ont un mot à dire sur la France. Beaucoup parlent en connaissance de cause : nous sommes étonnés du nombre de gens que nous rencontrons ayant déjà visité notre pays. Très souvent ce sont les régions viticoles et la gastronomie qu’ils connaissent le mieux. Il faut bien le dire, les Néo-Zélandais sont passionnés par la cuisine et les vins. Ils en font d’ailleurs de très bons. Nous achetons également un billet de tombola créé à la Food farm la semaine précédente.

Les moutons de l’A&P show :

Nous faisons ensuite le tour du reste du show. Ludo est ravi de voir autant de moutons de races différentes. Nous reviendrons sur cette passion des ovidés chez notre photographe à l’occasion d’une galerie photo bien fournie. Nous avons cru reconnaître Shrek, le mouton le plus laineux du monde, dont on a lu l’histoire avec les enfants de la Food farm. Cliquez ici pour lire son histoire. Elle est adaptée en un album pour enfants en Nouvelle-Zélande, mais nous n’avons pas trouvé de traduction en Français.

On découvre aussi avec amusement la présence d’une catégorie « pet lamb » (moutons de compagnie) qui doivent se distinguer en dressage avec leur maître. Nous ferons même la connaissance d’un agneau Père Noël… si, si c’est vrai, mais devant l’émotion, Ludo en a oublié l’existence de son appareil photo ! Il ne vous reste donc plus qu’à imaginer…

Le clou du spectacle :

Avec différentes épreuves, à la hache, à la scie, avec une buche verticale ou horizontale, le concours de bûcherons est très complet. Nous nous amusons beaucoup à observer leur cérémonial avant le top départ. Tout ceci est pris très au sérieux, autant par les spectateurs que par les acteurs. Tout y est : l’échauffement, les encouragements des proches, les dernières consignes, la concentration, le traçage des marques sur la bûche,…

Nous pouvons observer plusieurs catégories de participants : les « bourrins » plutôt bien en chair, les techniciens en pleine concentration, et les sportifs tout en souplesse. Ludo tremble un peu : certains paraissent au bord de la crise cardiaque, mais ouf, ils nous offrent juste un beau spectacle.

Waikuku Beach

// 29 janvier 2009 // 5 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Waikuku beach, Waipara Valley, 28 oct 08

Nous découvrons cette plage à l’occasion de notre passage éclair à Amberley pour quelques jours de wwoofing dans un nouveau lieu. Il n’y a aucun intérêt à y consacrer un article à part entière. En effet, ces quelques jours n’ont pas été très constructifs et nous n’avons pas cherché à persévérer en raison d’incompatibilités de caractères manifestes. De plus, peut-être idéalisons-nous un peu trop le wwoofing depuis notre passage à la Food farm, mais nous sommes très déçus du rôle qu’on nous donne ici. Nous avons eu l’impression d’entretenir leur propriété qui est aussi peut écologique que leur alimentation n’est biologique… voire mangeable sans risque d’intoxication !  Nous n’y avons rien appris et la communication s’est le plus souvent limité à la transmission d’ordres concernant les travaux à effectuer. Bref, nous ne sommes restés que quelques jours avant de retourner vers la Banks Peninsula.

Parlons plutôt de la plage de Waikuku beach : La plage est bordée de pins et de dunes, presque comme en Vendée ;) Mais le sable y est plus fin et les coquillages plus gros, on peut même dire énormes !  La plage se situe à l’embouchure d’un fleuve. Le vent et les remous ont un effet envoûtant. Ludo y a passé un très bon moment photographique et Marie n’a pu s’empêcher de collecter quelques coquillages… histoire de rajouter quelques petites choses à ranger dans notre IMMENSE van….

Ce petit come back à Amberley fut également pour nous l’occasion d’assister à l’A&P show d’Amberley.

Permaculture et manger local : les nouveaux modes de vies éco-citoyens.

// 22 janvier 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

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Nick et Angela ont construit leur jardin en s’inspirant du principe de la Permaculture que nous allons tenter de vous présenter. Angela est également très impliquée dans le « Farmers Market » de sa ville où elle tente de promouvoir les producteurs locaux. Nous allons donc essayer de vous expliquer ce que « manger local » implique et quels en sont les objectifs et bénéfices.


Qu’est ce que la Permaculture ?


Naissance du concept de Permaculture :

Le terme permaculture fut inventé en 1978 par deux australiens Bill Mollison et David Holmgren dans leur livre « Permaculture One : Une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles ». Permaculture vient de la contraction de Permanent Agriculture.

Leur définition est la suivante : « La permaculture  est l’agencement et la maintenance de manière consciente d’écosystèmes productifs d’un point de vue agricole, et ayant l’endurance, la diversité et la stabilité des écosystèmes naturels. » Dans ce livre, ils tentent de proposer un ensemble de démarches favorisant la survie de l’ensemble de la planète et de ses habitants.

Cependant, s’ils ont inventé le terme de permaculture, de tous temps, nombre de civilisations l’ont utilisé ou s’en sont approché. C’est le cas au Sri Lanka, où des jardins ont été créés sur le modèle de la végétation forestière naturelle, ou encore au Japon, où un certain Fukuoka pratiqua dès 1940 ce qu’il appelait alors, l’agriculture naturelle.

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Objectifs de la Permaculture :

La permaculture vise à créer un écosystème productif en ressources (nourriture, énergie,…) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Cet écosystème devant être le plus économe possible en énergie et produisant le moins de déchets possible. Le but est d’établir l’harmonie entre le paysage, l’homme, son abri, ses productions,… en laissant à la « nature sauvage » le plus de place possible. L’utilisation de ressources naturellement présentes sur la propriété, de variétés natives ou dont les conditions de vie correspondent au milieu, s’avère souvent les premières solutions à envisager.

La Permaculture se base sur trois principes éthiques :

-          Prendre soin de la terre

-          Prendre soin des humains

-          Limiter la consommation et redistribuer les surplus

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Mise en oeuvre :

Les associations de permaculture ont pour vocation de fournir aux gens qui le souhaitent les informations et les compétences dont ils ont besoin pour agencer leurs terres, maison, et système social. Le but étant de les aider à trouver la manière la plus écologique d’utiliser les ressources naturelles existantes, sans produire de déchets. Le but est de les aider à travailler avec la nature,  en tenant compte de ses spécificités mises en relief grâce à l’observation et l’analyse.

Aujourd’hui, le terme permaculture désigne un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole durable et respectueusement de la nature. En voici quelques exemples :

- L’utilisation de coupe vent ou de retenue d’eau permettent, outre leur fonction première, de créer des zones, où chaque culture pourra y trouver sa place en fonction de ses besoins.

- La permaculture propose un découpage en zones dont la maison serait la zone 1, habitée par l’humain, et définit d’autres zones de plus en plus éloignées de l’habitation. Ainsi, devront être distribuées les cultures en fonction du degré d’attention qu’elles requièrent à l’agriculteur.  Par exemple : les jeunes plants nécessitant une attention quotidienne en zone 2, la mare nécessitant une attention mensuelle en zone 4. Il est également judicieux de créer des liens étroits entre les différentes zones qui communiquent entre elles. Par exemple, placer les blés à proximité du poulailler, les robinets contrôlant le système d’irrigation sur un lieu de passage quotidien,… Ceci économise de l’énergie polluante, mais aussi celle du fermier.

- L’utilisation de couches est également un élément important de la permaculture. De la cime jusqu’aux racines, chaque couche peut produire en alimentation et entretient également des liens avec les autres couches. Cette polyculture offrirait alors au fil des saisons, une meilleure résistance contre les maladies, et une productivité nettement supérieure à la monoculture. Ceci nécessite de connaître les groupes de plants qui s’entraident. D’une manière générale : les fleurs attirent les insectes pollinisateurs, les racines vont chercher les nutriments en profondeur et aident ainsi les rampants, tandis que les arbres apportent ombre et humidité.

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Pour en savoir plus sur la Permaculture :

En français :

sur internet : http://www.permaculturefrance.com/

sur papier :

La révolution dun seul brin de paille : Une introduction à l'agriculture sauvage

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sur papier :

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Quelques références sur la Permaculture issus de la bibliothèque de la Food farm  :

.. :The permaculture home garden

.Un roman : From here, you cant see Paris

.La bible d’Angela : Animal,Vegetable,Miracle: A Year of Food Life

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Manger local, ça vous dit ?


Angela est une fervente défenseuse de « manger local », c’est pourquoi elle tente de promouvoir les producteurs locaux au « farmers market » dans sa ville. Pour inviter les consommateurs à manger local, elle a notamment mis en place une tombola, dont le lot principal sera un panier garni exclusivement de produits locaux. Ludo est heureux d’avoir mis ses talents de graphic designer à contribution du marché en créant son affiche et les billets de loterie.


Manger local, c’est quoi ?

Manger local, c’est manger autant que possible des produits frais de saison, produits à moins de 160 kms de votre lieu d’habitation. Autant que possible en effet, car, comme le souligne Angela, le café et le chocolat, sont deux exemples d’aliments dont elle ne pourrait se passer(et nous non plus…). Et pourtant, cela pousse rarement près de chez vous.

Manger local, c’est d’abord s’intéresser à la provenance des aliments que vous achetez. Il s’agit tout autant de changer ses habitudes alimentaires que de faire ses courses autrement. En effet, si vous voulez manger des tomates ou des fraises en hiver, il y a peu de chance que vous tombiez sur des productions locales. Si vous voulez manger local, il vous faudra (ré)apprendre à vivre avec les saisons, et ce n’est pas forcément une perte en diversités.

Recette de saison : Jamie Oliver le chef cuisinier préféré d’Angela, traduit en Français s’il vous plaît!

100 recettes de saison de mon jardin

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Un autre moyen consiste à préserver les aliments que vous avez cultivés ou achetés en gros à la bonne saison. Vous pouvez par exemple stériliser les citrons, les haricots verts, les poires, les mirabelles, faire sécher les herbes et certains fruits, et bien sûr congeler…

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Avantages concrets du « manger local » :

-          En diminuant les distances d’importation, vous diminuez en principe la quantité de conservateur, la durée du séjour en chambre froide, et ainsi majorez les saveurs et la teneur en vitamines.

-          Les études montrent qu’un repas à base de produits locaux représente jusqu’à 4 fois moins d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre qu’un repas à base d’aliments importés.

-          Manger local permet le maintient des petites entreprises agricoles et encourage les fermiers locaux à proposer des prix compétitifs. Au niveau social, vous participez à la sauvegarde d’emplois non-délocalisables.

-          Cela favorise aussi la réduction des risques liés à l’alimentation. En effet, lorsque les produits alimentaires voyagent sur de longues distances et dans de nombreux pays, le risque de transmission de maladies infectieuses et d’épidémies est majoré. Ce fut le cas avec la dernière épidémie de fièvre aphteuse, qui s’est diffusée plus rapidement et plus loin que toutes les précédentes en raison de l’augmentation des distances d’importation.

-          Les pays ayant des normes différentes au sujet de l’utilisation de pesticides, vous ne savez jamais ce que vous avez réellement dans votre assiette.

-          L’exportation massive dont fait l’objet les productions maraîchères de certains pays en voie de développement, contribue à épuiser leurs ressources en eau.

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Pour en savoir plus sur le « manger local » :

Site internet : Comment manger local cette année

Comment tansformer les produits locaux en de bon petits plats ?


.Que ce soit pour la permaculture ou le « manger local », nos hôtes ne sont pas totalitaires. Ce sont  davantage des pistes de travail et un idéal de vie qu’ils ont partagés avec nous, que des contraintes liées au respect de toutes les règles qui régissent ces concepts. Nous ne sommes pas morts de faim, bien au contraire, et avons découvert de nouvelles saveurs à partager. Nous avons aussi eu le droit à du bon café, et beaucoup de chocolat… comme en témoignent certaines photos de l’article précédent…

Il est très agréable de voir ces gens heureux et mobilisés pour de justes causes. Nous sommes ravis qu’ils nous aient offert l’opportunité de prendre pleinement conscience des problèmes liés à la société de consommation. Ce message n’a pas été transmis par la menace ou la peur des effets néfastes. Juste en partageant leur mode de vie, ils nous ont fait réaliser qu’il était possible de vivre autrement, et que c’est ainsi que nous faisions il n’y a pas encore si longtemps.

Certes il ne faut pas se leurrer, ils sont eux aussi confrontés à de nombreuses difficultés pour réaliser leur projet de vie, mais nous admirons leur prise de conscience et les moyens qu’ils mettent en œuvre pour poursuivre leurs rêves.


The Food Farm, 2ème expérience de wwoofing.

// 19 janvier 2009 // 12 Commentaires » // Nouvelle-Zélande, Wwoofing

Octobre 2008

La food farm est tenue par un couple de jeunes trentenaires, Angela et Nick, par ailleurs parents de trois jeunes pousses : Ruby, Mathilda et Flynn.

Présentation des hôtes :

Nick est originaire de la Barossa valley au nord d’Adelaïde (Australie). Angela y a fait ses études d’agriculture et c’est ainsi qu’ils se sont connus. Après avoir passé quelques années ensemble en Australie, ils décident de venir s’installer en Nouvelle-Zélande, pays d’origine d’Angela.

Nick et Angela travaillent maintenant pour un vignoble de la Vallée de Waipara, à proximité de la ferme : Greystone. Nick y manage 45 hectares de vignoble et Angela s’occupe de la distribution et du marketing. Ensemble, ils élèvent leurs trois jeunes enfants, gèrent la Food farm, cuisinent avec brio et sont très impliqués dans le mouvement biologique.

La vallée de Waipara est connu pour ses vins et ses bons produits, mais aussi pour ses paysages agricoles, de vignobles et d’oliveraies.

La Food Farm :

La Food farm est certifiée Bio-gro (association qui garantit la production bio en Nouvelle-Zélande). Aucun produit chimique, aucun plant et aucune graine ne sont non-biologiques. Nick et Angela y élèvent des canards, des poules, des oies, des moutons. Ils possèdent aussi un grand potager et un verger de figuiers mais aussi quelques arbres fruitiers, des groseilliers, des cassis, des framboisiers et des fraisiers. Yadi, la chienne golden retriever accompagne Nick au travail et se complait dans le rôle de grosse peluche pour les enfants.

La ferme est construite sur le principe de la permaculture que nous développerons plus tard. Leur but est de se nourrir un maximum de leurs récoltes, (autosuffisance) et de commercialiser les figues et figuiers. Ils veulent inculquer à leurs enfants le goût des choses saines et de la cuisine. Nous passons de longs moments à partager avec eux le goût de la bonne chair, et apprenons beaucoup sur les vins autant français que néo-zélandais. Il nous aura fallu faire tout ce chemin pour commencer à nous y intéresser !

Notre travail :

Chaque matin, nous devons arroser les jeunes plantes , les arbustes et nourrir les animaux. Les deux préoccupations principales dans la ferme sont de stopper les mauvaises herbes et d’irriguer correctement.

Pour maîtriser les mauvaises herbes, nous sommes amenés, bien sûr, à faire du désherbage. Mais nous apprenons aussi à couvrir de paille ou de foin, certaines parties du jardin lorsque les mauvaises herbes sont encore rases ce qui stoppe leur progression et permet de garder l’humidité plus longtemps au sol.

Ce qui nous a le plus marqué :

La peur du gel : les cultivateurs sont très préoccupés dès que la température descend. Le climat est très changeant en Nouvelle-Zélande et peut enregistrer des écarts de températures très forts. La météo joue un grand rôle pour eux, jusque tard en saison. Les dommages liés au gel pouvant entraîner l’absence de fruits ou la mort des jeunes arbres, nous avons dû, un après-midi, couvrir l’ensemble du verger de figuiers pour parer au gel annoncé. Mais, en fin d’après-midi, la température est remontée et la nuit fut calme. Il arrive parfois que les vignerons soient obligés d’allumer de grands feux dans des tonneaux entre les rangs de vignes, pour faire monter la température extérieure, et veillent ainsi toute la nuit. Nous comprenons la difficulté qu’ont les agriculteurs à dormir lorsqu’il fait froid. Malheureusement, cette année, ce fut plus tard en saison que le gel fit de nombreux dommages.

L’importance de l’eau : Le soleil étant très fort et le vent très sec, le sol est très vite aride. Il est donc indispensable pour la Food farm d’avoir un système d’irrigation performant. Il consiste en l’utilisation de tuyaux d’irrigation au sol, de sprinklers, et d’arrosage manuel chaque matin, voire deux fois par jour pendant la saison sèche. Le tout est alimenté par un tank qui stock l’eau puisée dans le sol à l’aide d’une pompe munie d’un moulin à vent.

Ce qui fait que chaque jour fut un jour différent :

Angela aime beaucoup nous lancer des défis : attraper une poule, séparer des moutons, confectionner de la pâte à modeler rose fluo pour les filles. Cela rythme nos heures de travail et les font passer plus vite.

Le repas du soir et toujours l’occasion d’une nouvelle découverte : faire des pâtes fraîches soi-même, manger le fromage fait maison quelques jours auparavant, s’affronter lors d’un concours de « qui a fait la meilleur pizza », suivi d’un concours de « qui mange le plus de chili »…

Le coucher de soleil est toujours un moment féerique dans cette vallée tout comme les nuits étoilées dont on ne peut compter les milliers d’astres lumineux… Magique !

Vécu et impressions :

Nous travaillons effectivement plus ici que chez nos premiers hôtes. Nous faisons 5h par jour et des semaines continues. La seule journée  libre, nous l’obtiendrons suite à une discussion un peu tendue sur le temps de travail. Elle nous est autorisée parce que Ludo offre ses services de photographe gracieusement pour promouvoir la Food farm. Tout le jour durant nous culpabilisons de les laisser travailler seuls, alors que nous sommes derrière nos ordinateurs.

Le lendemain, nous apprécions la faculté avec laquelle nos hôtes sont passés à autre chose et reprenons le boulot sans lésiner. Marie fait plus que ses heures pour rattraper un peu la mutinerie de la veille. Le reste de notre séjour, nous essayons d’être efficaces. Nous pensons que nos hôtes apprécient le fait que nous ne comptions pas nos heures au quart d’heure près. Contre toute attente, la confiance s’installe.

Comme nous l’avait dit Rients, ici on travaille ! Même si au début, en bons Français on a un peu de mal à concevoir de faire tant d’heures sans être payés, nous réalisons très vite que c’est plus que le gîte et le couvert qu’ils nous offrent. La nourriture est fantastique. Qu’ils soient fatigués ou non, ils font toujours l’effort de faire des repas de rêve le soir : délicieux et conviviaux.

Il faut bien le dire, il y a toujours beaucoup à faire dans une ferme et on se sent mal de rester inactifs. L’après-midi, après nos heures de travail, Ludo doit parfois séquestrer Marie pour qu’elle ne retourne pas bosser, jusqu’à ce qu’elle se mette à ronfler lourdement…

Mais quel bonheur de travailler la terre, de sentir ces bonnes odeurs, de manger le fruit de nos efforts ! Nous sommes ravis de toucher au plus prêt la vie à la ferme avec des techniques naturelles. Nick et Angela nous ouvrent en toute confiance la porte de leur maison et de leur vie de famille et nous offrent l’opportunité de (re)découvrir un autre mode de vie. C’est un moyen agréable pour nous de nous sentir proches de nos grands-parents cultivateurs, qui ont vécu de la terre durant toutes ces années.

Nos hôtes nous proposent de garder la Food farm pendant leurs vacances de Noël, et c’est avec plaisir que nous y reviendrons !

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