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Votre sélection du mois de Mars

// 6 avril 2009 // 6 Commentaires » // Selection du mois

Voici le résultat de vos votes !

Nous nous excusons pour le retard avec lequel nous publions les résultats des votes du mois de Mars. Nous rencontrons quelques difficultés en ce moment pour avoir internet régulièrement. Nous espérons trouver une solution assez rapidement. Voici donc aujourd’hui votre Sélection du mois de Mars. Nous vous attendons toujours plus nombreux sur WakaTrip.

En Avril l’aventure continue sur WakaTrip ! A très vite pour commencer ensemble la sélection de ce nouveau mois.


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De Haast à Te Anau

// 15 mars 2009 // 13 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

 

Le Vendredi 27 Février, nous nous réveillons à Haast sous un sympathique lever de soleil. Nous empruntons ensuite un petit chemin pour tenter de rejoindre la mer mais, en vain : une lagune nous en empêche. En contrepartie, nous aurons, pour le petit-déjeuner, une belle vue sur un mur de paniers à crabes et un élevage de cerfs. Nous reprenons ensuite la route. Notre objectif est d’atteindre Te Anau, et la région du Fiordland, mais compte tenu du nombre de kilomètres, le trajet se fera en deux jours.


 

Nuage rôde , Haast, West Coast


Entre Haast et Wanaka

 

Le trajet que nous empruntons s’éloigne momentanément de la côte ouest. En effet, depuis Haast, il faut faire un grand détour pour rejoindre Te Anau et la région des fjords. La route qui mène à Wanaka suit deux vallées glacières dont nous apprécions les paysages. Cours d’eau, cascades, gorges, nuages qui s’étendent nonchalants le long des monts,…nous invitent à faire des pauses.

Le temps est de nouveau au beau fixe mais les températures ont du mal à grimper.

 

Le lac de Wanaka

Nous atteignons les rives du lac Wanaka pour le repas du midi. Malheureusement, il se pourrait bien que cela soit aussi l’heure du déjeuner pour les sandfly… Ces sales petites bêtes qui s’attaquent au moindre bout de peau découvert nous forcent au retranchement dans le camping-car, malgré un soleil radieux et une eau turquoise qui appelle à la baignade.

Long de 35 kms, et profond de 311 m, la constitution du lac Wanaka ne laisse aucun doute sur ses origines glacières. Le site doit son nom à Oanaka, chef Maori, qui vient souvent pêcher au bord du lac. Ses rives sont aussi très convoitées des touristes néo-zélandais qui se plaisent à y passer leurs vacances d’été, sous le signe de la détente, des activités nautiques, de la pêche et … des barbecues bien sûr !


La ville de Wanaka

 

Cette petite ville ancrée sur la rive sud du lac du même nom (exempte de sandfly à cet endroit) se situe également aux portes du Mount Aspiring National Park et de quelques stations de ski. Cela en fait une destination touristique très développée.

Nous n’avions pas pu apprécier cet endroit à sa juste valeur la semaine dernière. La pluie, le froid et le vent y sévissaient alors. Mais sous le soleil, cette ville ne dégage plus du tout la même atmosphère. Nous flânons un petit moment au bord du lac, observant les courageux baigneurs s’élancer du ponton dans une eau restant fraîche malgré le grand soleil. Nous devons ensuite reprendre la route, pour les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent de Queenstown où nous dormirons cette nuit.

 

 

 

Soirée à Queenstown

Une fois installés au camping, un « affrontement » vendéen-picard se déclare autour de la préparation des crêpes. Les provocations vont bon train en cuisine tandis que deux individus tirent leur épingle du jeu, appréciant le plat quelle que soit son origine ! Après quoi,  une bonne nuit s’impose avant d’attaquer la dernière portion de route qui nous sépare des Fiords.

 

Flâneries matinales à Queenstown

Le lendemain matin, une belle brume blanche s’étend sur le lac Wakatipu. Nous sentons que le soleil veut percer ce manteau immaculé résistant et l’atmosphère est agréable. Nous flânons dans les rues commerçantes de Queenstown, passons chez le vendeur photo qui annonce à Ludo que le 5D Mark II qu’il a commandé n’est pas arrivé… Déception !

Puis un concours de ricochets s’organise sur le rivage, interrompu de temps à autre par l’observation de la faune volatile qui peuple le lac, par un œil de chasseur attentif…

Nous voulons ensuite faire découvrir à nos touristes les meilleurs hamburgers du pays, que nous avions déjà testés pour eux…mais le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances… Cela ne sera manifestement pas le meilleur souvenir culinaire de leur épopée en Nouvelle-Zélande.


Nous attaquons ensuite la dernière partie du trajet nous menant à Te Anau. L’arrivée au village marque un tournant dans notre voyage à quatre voix. Découvertes collégiales de paysages à couper le souffle et rencontres nombreuses avec la faune si riche de Nouvelle-Zélande vont s’enchaîner. Manchots, dauphins, baleines, albatros… On peut dire que la chance nous a rejoints sur la route de Te Anau. Nos deux compagnons de bord vont avoir la chance de côtoyer un nombre impressionnant d’animaux en très peu de temps, et nous sommes ravis de participer à ces rencontres !!!

A très vite pour vivre ensemble la suite de ces quelques jours fantastiques.


Par un commentaire, VOTEZ pour votre coup de coeur du jour.

Vous participez ainsi à la sélection du mois de Mars.

 


Franz Josef Glacier

// 13 mars 2009 // 10 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

A Franz Josef, nous sommes à nouveau congelés et le ciel est menaçant. Pas étonnant lorsqu’on sait que le village de Franz Josef connaît une pluviométrie de 5000 millimètres par an, étalée sur 178 jours… Par comparaison, cela correspond à plus de 8 fois la pluviométrie de Paris. Quant à celle des Alpes françaises, elle se situe entre 800 et 1800mm par an. Qu’à cela ne tienne, polaires sur le dos et k-ways dans le sac, nous partons pour le glacier Franz Josef.


Sub-zéro, Glacier Franz Josef

Présentation des glaciers Franz Josef et Fox

La chaîne montagneuse sur laquelle se sont formés Fox Glacier et Franz Josef Glacier est haute de plus de 3000m. Elle arrête ainsi les nuages chargés d’eau arrivant de la mer Tasman. Les fortes précipitations qui en résultent (environ 30 m de neige par an) alimentent en continu les neiges au sommet des glaciers descendant de 1 à 5 mètres par jour, entraînés par leur propre poids. C’est ainsi un équilibre fragile qui s’opère entre précipitations et fonte des glaces. C’est pourquoi l’on observe des périodes de recul et d’avancée du glacier.

Après une longue période de recul, Franz Josef avance de nouveau depuis 1983. Long de 13 kms, il est tout à fait remarquable puisqu’il prend naissance dans une zone de neige éternelle pour terminer sa course dans une zone tempérée en bord de mer, habitée par une forêt pluviale.

A part en Argentine, Franz Josef Glacier et Fox Glacier sont les seuls glaciers au monde à descendre si bas, à 250 m d’altitude.


Petite balade à la rencontre de Franz Josef Glacier

Depuis le parking de Franz Josef, une courte marche boisée nous amène à un point de vue sur l’ensemble de la vallée glacière. Le site s’offre à nos yeux comme un immense cours d’eau figée, laissant s’échapper un fin torrent s’écoulant vers la vallée.

Nous approchons du lit de ce cours d’eau. Pour cela, nous marchons au milieu des pierres qui s’amoncellent dans une grande cuvette, encadrée de hautes murailles rocheuses, d’où jaillissent des cascades. Un chemin de pierres permet de franchir le torrent sans se mouiller les pieds et d’atteindre ainsi un point de vue plus proche du glacier. Le ballet des hélicoptères touristiques est incessant au-dessus de celui-ci. Nous y apercevons aussi des cordées.

La grandeur du glacier et sa couleur bleutée le rendent majestueux. Les pierres qui en terrassent le front valent aussi le détour. Striées, modelées, colorées, de l’avis de Ludo, chacune d’elles semblent avoir sa petite histoire.

Au-delà du point de vue où nous nous trouvons, un panneau nous informe que franchir cette barrière pour continuer plus en avant est à nos risques et périls, en raison de chutes de pierres et des brusques changements pouvant intervenir dans le trajet du cours d’eau. Mais la fièvre photographique s’empare de l’équipée. Nous continuons notre périple jusqu’à ce que la rivière glacière rejoigne une haute paroi rocheuse, stoppant là notre avancée. S’ensuit une longue séance photos… Nos touristes comprennent enfin ce que veut dire « visiter » avec un appareil photo sur pattes ! Nous espérons juste très fort qu’un morceau du glacier ne va pas décider de se décrocher dans la demi-heure, créant une vague qui pourrait bien nous frigorifier encore plus !

Nous retournons ensuite en zone « sécurisée » et regagnons le camping-car pour le repas du midi… qui s’éternise ! Personne n’émet réellement l’envie de bouger rapidement et affronter de nouveau le froid et la pluie qui commence à tomber…

Pluie, pluie, pluie à Franz Josef et Fox

Nous nous déplaçons malgré tout vers le deuxième glacier : Fox Glacier, plein d’espoir ou presque… La pluie s’intensifie. Nous nous résignons à continuer vers le Sud, sous une pluie battante.

Nous tenterons une  fois encore de mettre le nez dehors en début de soirée. Nous arpentons une plage déserte à la recherche de faune pour montrer à nos touristes que la Nouvelle-Zélande ne se limite pas à la pluie…. Nada ! Pas âme qui vive. Nous finirons notre course sur le parking de l’office de tourisme d’Haast, devant un panneau « no camping ». Nous dirons que c’est à cause de nos 2 Frenchies à bord qui ne comprennent pas bien l’anglais.