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Derniers jours sur l’île du Sud

// 8 mai 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Nos billets sont achetés pour le ferry qui relie Picton à Wellington. La traversée est prévue pour le 3 Avril. Nous quitterons à regret l’île du Sud, des souvenirs plein la tête (Nous aurons l’occasion d’en reparler).

La vallée verte, Banks Peninsula

Akaroa

Pour l’instant nous sommes ravis de retrouver les collines vertes de la Banks Peninsula où la mer vient se nicher. Nous décidons de profiter de l’atmosphère apaisante qui règne dans ce petit coin de paradis pour travailler sur notre blog et sur la suite du voyage.

Petits pèlerinages d’adieux

Après quelques jours, nous disons Bye-bye à la French-city néo-zélandaise. Nous passons ensuite dire au revoir à « la fleur » des places de wwoofing de l’île du Sud : The Food farm. Mais le temps n’est pas avec nous : nous voulions aider au jardin, la pluie nous impose un atelier cuisine. Ce sera pâtisseries en tous genres et bœuf bourguignon pour le soir. Nous sommes également ravis de tester les premières figues de notre ferme préférée, mmhhh avec du roquefort de chez Whitestone Cheese … un délice ! Décidement, « The Food farm » sait recevoir les Frenchies.

Nous passons une très agréable soirée à discuter de choses et d’autres ainsi que de la suite de nos projets respectifs. Nous nous encourageons mutuellement. Les Wakatripeurs croient en l’avenir de la Food farm et la Food farm, persuadée de la réussite future du photographe fait promettre à Ludo de poursuivre ses projets lors de notre retour en France.

Notre deuxième pèlerinage nous porte vers Kaikoura, mais si ce site est toujours aussi majestueux, le vent glacial et le manque de temps nous impose un pique-nique rapide, les yeux dans les flots qui nous évoquent tant de souvenirs…


C’est ainsi qu’après avoir dit au revoir à des personnes et des lieux qui ont beaucoup compté pour nous, nous prenons la route de Picton où nous attend le ferry qui nous conduira vers l’île du Nord.


Par un commentaire, VOTEZ pour votre coup de coeur du jour.

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© WakaTrip.com le blog photo qui vous fait voyager autour du monde

Come back à la Food Farm

// 18 février 2009 // 12 Commentaires » // Nouvelle-Zélande, Wwoofing

Nous arrivons le Vendredi 5 décembre à la Food Farm. Tout a terriblement poussé, les légumes, les mauvaises herbes, les oisons maintenant énormes, et même les enfants. Nous assistons à la fête de l’école des filles et le soir, nous préparons les décorations pour l’anniversaire de Ruby qui aura 5 ans le lendemain.


Dans les fraises :

Le thème de la fête d’anniversaire de Ruby est les fraises.

Il s’agit pour les petits invités de cueillir et manger les fraises du potager, de chercher des muffins aux fraises (cachés dans le jardin), et de finir par un gros gâteau au chocolat en forme de fraise, avec un glaçage représentant la dite fraise, tout ceci fait avec passion par le papa.

Une petite semaine de wwoofing :

Les jours suivants, nous reprenons avec plaisir le travail à la ferme. Le soleil nous accompagne et nous retrouvons nos petites habitudes et les bons repas de nos hôtes.


Gardiens de la Food Farm :

La famille s’envole ensuite pour l’Australie afin de fêter Noël avec la famille de Nick. Nous sommes chargés de garder la maison pendant 2 semaines et surtout de prendre soin des animaux. Nous devons aussi assurer l’arrosage du jardin. Nos hôtes laissent gracieusement à notre disposition leur connexion internet ce qui nous permet de faire un bon pas en avant sur WakaTrip. C’est l’occasion pour nous de relâcher un peu les prises de notes dans notre journal de bord, et de laisser l’appareil photo se reposer un peu (contrairement aux ordis)

Les faits marquants :

Notre plus grande difficulté sera de tenir les oies hors du potager. Mais ce fut peine perdue, dès que nous avions le dos tourné, elles s’en donnaient à cœur joie.

La naissance de canetons : nous attendions avec impatience l’éclosion. Un matin, nous voyons un petit bec sortir d’une coquille. Les naissances des quatre premiers  s’enchaînent ensuite dans la matinée. Mais en début d’après-midi, le temps très chaud et sec ralentit la suite de l’éclosion, et les suivants ont du mal à casser leur coquille trop dure. Marie joue les secouristes et aide avec précaution les deux derniers.

Le retour de nos hôtes :

Lorsque nos hôtes reviennent, nous sommes honteux de l’état du jardin. Entre les dégâts des oies, et les alternances pluie/soleil qui ont fait pousser les mauvaises herbes comme des champignons, ils doivent trouver du changement. Mais ils paraissent heureux de l’arrosage, et de la façon dont on a pris soin des animaux. Nous prolongeons ensuite d’une semaine notre présence ici, et reprenons le wwoofing pour remettre le jardin en état.


Mini tornade :

Le 3 janvier, nos hôtes sont partis en ville ; il fait chaud et lourd lorsqu’un orage éclate, accompagné d’une bonne tempête et de grêlons de taille impressionnante.

Nous nous éloignons des vitres, inquiets non seulement pour le jardin, mais surtout pour les animaux à l’extérieur. Au final, pas de bobos, mais en revanche des trous énormes sur les feuilles du potager : rhubarbe, citrouille, … Nous voyons ensuite aux infos, que c’est une mini-tornade qui s’est abattue sur le Canterbury, couvrant de boulets blancs cette région.

Repas Néo-Zélandais :

Le lendemain, Nick et Angela ont décidé de nous offrir un repas spécial néo-zélandais avant notre départ. Ils se donnent un mal fou pour cuisiner malgré leur petit Flynn malade, qu’ils ont bien du mal à apaiser.

Entrée : Civelle en beignets, et ses toasts beurrés

Marie ne regarde pas ce qu’elle mange, ce qui lui permet d’apprécier le plat à sa juste valeur. En effet, les petits poissons sont cuits entiers, alignés et frits dans le beignet. La vision de tous ces petits yeux lui aurait fait un drôle d’effet. Mais en tout objectivité : c’est très, très bon !

Plat : Brochette de «  Red cod » (morue rouge), son risotto et ses haricots croquants. Délicieux et joliment présenté par Nick. «  à la française » dit-il pour nous flatter…

Dessert : Tarte au citron meringuée présentée avec de l’eau de vie de citron (Limon cello), faite par Nick  et quelques feuilles de l’arbuste aromatique le plus précieux aux yeux d’Angela : le « lemon verbana » qui nous servira également d’infusion.

Miam (ou Yummy) !!!

On se croirait à la table d’un restaurant renommé, avec l’ambiance chaleureuse en plus. Ils font tout pour que l’on passe un très bon moment. La convivialité est de mise. Nous parlons du wwoofing, de leur conception de la ferme biologique, et leur avouons qu’ils ont réactivé et amplifié notre désir de nous mettre au vert lors de notre retour en France. Nous les remercions chaleureusement de nous avoir donné une vision neuve de l’agriculture biologique.


Une surprise Made in France :

Le lendemain matin, jour de notre départ, une très bonne surprise nous attend. Un colis en provenance de la Somme arrive « pile poil » à temps. Nous partageons le foie gras pour le repas du midi…nos hôtes s’amusent de manger ce mets pour le « lunch » Ils n’en avaient jamais mangé. Les filles sont ravies de leurs paquets de chocolats, et nous laissons quelques Léonidas dans le frigo pour les plus grands.


Nous prenons ensuite la direction de Christchurch avec la ferme intention de rattraper définitivement notre retard sur Wakatrip. En ville, nous augmentons nos chances d’avoir une bonne connexion internet, ce qui nous facilitera considérablement la tâche. Le reste du mois de janvier s’écoulera au rythme du travail sur le blog et de quelques visites pour décompresser. Nous allons ainsi de camping en camping tout en descendant vers le sud de l’île du Sud…


Wwoofing, 48h chrono

// 13 février 2009 // 13 Commentaires » // Nouvelle-Zélande, Wwoofing

Non loin du Parc national Abel Tasman, à proximité de Motueka, nous attend une nouvelle expérience de wwoofing, et quelle expérience !!! Préparez vous à un roman dont malheureusement rien n’est romancé…

Avertissement :

Nous avons longuement hésité avant de vous faire part de cette expérience, mais nous trouvions dommage d’occulter  un aspect négatif de notre périple. De plus, nous espérons ainsi avertir quelques wwoofers au sujet du lieu où nous avons passé ces deux jours… un peu particuliers. Nous allons donc vous relater les faits qui se sont succédés pendant notre court séjour chez Susie et Kevin, en toute subjectivité… parce qu’on doit bien le dire, on  a eu  du mal à les suivre.

Premier contact

Par mail, cette nouvelle expérience de wwoofing s’annonce plutôt intéressante et riche d’apprentissages au sujet de l’autosuffisance, des variétés natives de Nouvelle-Zélande, et des techniques biologiques employées. Le travail qui nous attend semble enthousiasmant et Marie est très attirée par les chèvres et impatiente d’apprendre à faire du fromage.

En pratique, ça se complique…

Lorsque nous arrivons chez nos nouveaux « hôtes », trop occupé pour nous souhaiter la bienvenue dit-il, Kevin nous envoie dans le potager afin de rencontrer Susie. Dans le potager, l’accueil n’est pas beaucoup plus chaleureux, la maîtresse de maison, nous salue vaguement et nous redescendons boire un thé, en compagnie de deux wwoofers canadiens, Sally et Adam, ici depuis quelques jours.

Retour dans la maison donc, où nos futures serviettes de toilette sèchent au milieu d’une bonne odeur de lait de chèvre caillé… hum ! On réalise très vite que l’hygiène n’est pas vraiment au rendez-vous ici. Tout est partagé avec les animaux, leur alimentation traîne dans l’entrée, et le ménage ne doit pas être fait souvent. Nous prenons sur nous… surtout Marie, en se disant que ce que nous allons faire et apprendre ici en vaut sûrement la chandelle…

Nous assistons à la traite des chèvres avec Monsieur. Marie demande s’ils ont un bouc et s’entend répondre positivement, et qu‘il lui sera présenté, qu’il devrait beaucoup lui plaire… Ok, nous ne savons pas trop ce que l’on doit y comprendre.

Nous faisons également la connaissance d’une petite chèvre toute mignonne que nous nourrissons au biberon. Elle fait des cabrioles sur la terrasse en bois et nous sort 5 min de cette ambiance assez étouffante.

Nous sommes très vite testés et « attaqués » au sujet de notre nationalité, nos capacités ou notre jeunesse. Nous pouvons comprendre que Susie veuille nous mettre à l’épreuve ou qu’elle ait une manière particulière de faire connaissance, et sommes assez tolérants et ouverts pour le prendre au second degré. Nous pensions dans un  premier temps que c’était un jeu et une sorte d’intimidation mais ce qui va suivre prend un tournant qui nous amuse un peu moins.

Ambiance pesante :

Le soir à table, nous n’arrivons pas à savoir combien d’heures nous devons travailler par jour et sentons que c’est un sujet tabou. Nous montons ensuite rapidement nous coucher pour échapper à la chape de plomb qui règne dans la maison. Nous dormons sur un matelas, on ne peut plus poussiéreux, à même le sol. Malgré les deux draps dont nous l’avons enveloppé, ça gratte !

Là encore, si nos hôtes nous avaient fait bonne impression, on l’aurait beaucoup mieux vécu, mais vu la situation, nous avons bien du mal à trouver le sommeil.

Le lendemain matin, le temps est loin d’être au beau fixe, il pleut des cordes et la chambre est très humide. Ludo se lève avec des plaques sur tout le visage. Avec cette allergie en plus, la journée commence sous les meilleurs auspices….

Nous ne savons que faire et nous ne nous disons rien. Susie finit par nous inviter à discuter avec nos collègues anglophones devant une tasse de thé, puis part en T-shirt sous les trombes d’eau. Après avoir échangé nos bons plans wwoofing, sans oser orienter la conversation sur le lieu où nous sommes, nous partons chacun dans nos chambres, et n’y redescendons que pour quelques actes de présence, attendant que la matinée passe… lentement, et que, peut-être, la pluie cesse.

Dans la matinée, nous voyons Susie revenir trempée et plutôt paniquée. Nous entendons parler de « crise cardiaque » et « en bas de la colline » mais sans bien comprendre de quoi il s’agit. Nous en concluons que le voisin a un grave problème de santé, et restons sur cette version des faits, n’osant pas demander de précision de peur d’être indélicats.

L’après-midi, il pleut toujours, et nous nous proposons à faire une tarte. Susie insiste pour que l’on utilise sa recette, nous ne comprenons pas bien sa façon de voir les choses, jusqu’alors, lorsque nous cuisinions pour nos hôtes, c’était une démarche de partage, et de découverte de nos habitudes culinaires respectives. Bref, une tarte aux pommes, des chaussons aux pommes et quelques réflexions plus tard, Marie laisse comme elle l’a proposé, de la pâte brisée à Susie pour la quiche qu’elle veut faire. « J’en ferai d’assez » s’entend-elle répondre … ok

Retranchement dans nos chambres à nouveau. On commence à cogiter, on reste, on part ??? Comment vont-ils le prendre ?!

Mesquineries :

Dans l’après-midi, notre hôte fait entrer la jeune chèvre pour mettre de l’ambiance. La petite, après quelques cabrioles sur les canapés, s’empresse d’y faire un joli pipi, qu’elle finira sous le linge en train de sécher. C’est la première fois que nous voyons rire Susie, autre qu’ironiquement…

Le mot de trop (Marie) :

« Susie engage ensuite la conversation sur les massages. En effet, Sally, la wwoofer canadienne est kinésithérapeute et j’avais vaguement essayé d’expliquer mon travail la veille, après quoi Susie en a visiblement retenu les massages…Bref, elle s’adresse à moi en me demandant ce que je pense de faire ou recevoir,( je n’ai pas compris), des massages.  Ne comprenant pas quel serait mon rôle dans cette affaire, je détourne la conversation en tentant de plaisanter. En effet, je m’adresse à Sally en lui demandant quel est son prix… OUCH!!!

Susie, avec un sourire crispé et mauvais, me répond « Mon prix, c’est la bonne nourriture que vous avez ici, les beaux paysages, la belle chambre… » très agacée qu’elle ose prétendre nous offrir la lune et tout court qu’elle réagisse ainsi, je ne peux m’empêcher d’ajouter sur le même ton qu’elle «  oui, tout comme le magnifique soleil… »

Bref, très embêtée par la tournure des événements, je m’éclipse et remonte raconter ma mésaventure à Ludo. Je culpabilise un peu de cette plaisanterie qui a mal tourné et redescend proposer de l’aide pour la préparation du dîner. Susie m’envoie « bouler » avec une telle violence que je reste figée devant elle, ne sachant que répondre. Elle finit par jeter son couteau et monte dans sa chambre en pleurant. Je ne pensais pas faire un tel effet sur les gens… « 


N’y comprenant plus grand-chose, nous laissons tomber jusqu’au soir où le dîner est tendu. Une discussion, en anglais bien sûr, s’engage sur le pétrole, et l’état du Monde, entre les Canadiens et nos hôtes. Le ton monte très vite, mais nous avons bien du mal à comprendre ce qui se dit. C’est la première fois que nous voyons Kevin s’exprimer et s’énerver. Il est sûr que le monde va imploser et persuadés que plus ils vivront retranchés et auto-suffisants, et plus ils seront en sécurité.  Nous commençons à comprendre les motivations de nos hôtes pour ce choix de vie…

L’atmosphère est d’une lourdeur poussée à son paroxysme. Que ce soit l’humidité ambiante, le temps orageux, la pluie qui n’en finit pas de tomber, la discussion qui tourne au vinaigre, l’odeur de fermentation des fromages de différents âges trônant partout au rez-de-chaussée, ou encore la sidération qui nous gagne face à ce bombardement d’événements fâcheux et incompréhensibles, tout est fait pour brouiller nos esprits. Nous sommes incapables de réagir ou de trouver des issues à cette situation, apparemment banale pour nos hôtes. Sans mot dire, Marie dépose les chaussons aux pommes sur la table et nous attendons tranquillement que l’orage passe pour manger le dessert. A la première bouchée, Sally a le malheur de dire que c’est délicieux. Susie, hors d’elle, « aboie » « Donc ce que j’ai fait MOI, n’était pas bon… » La Canadienne exaspérée quitte la table et se réfugie dans sa chambre, suivie de près par son ami.

Des larmes de crocodile :

Nous avons ensuite le droit à des excuses confondues de Susie qui explique qu’elle a eu une dure journée et qu’elle est désolée de n’avoir pas réussi à maintenir une bonne ambiance aujourd’hui, que tout le monde devient fou ici lorsqu’il pleut comme ça. Elle est encore une fois au bord des larmes mais nous sentons bien que la pluie n’est pas une raison suffisante pour être à ce point méprisante, et ne cherchons pas vraiment à la plaindre…

Pas plus de 5 min plus tard, elle se montre de nouveau agressive au sujet de la durée de nos douches, pourtant très rapides car nous sommes pressés de nous retrancher dans notre chambre pour discuter de la marche à suivre le lendemain.

Nous décidons de partir, après avoir fait quelques heures de travail si le temps le permet, pour «  payer » notre gîte et notre couvert. Nous ne sommes pas wwoofers pour nous faire malmener, et avons envie de prendre contact avec d’autres personnes, qui pourront, nous en sommes sûrs, nous apprendre beaucoup et nous permettre de travailler agréablement.

Le lendemain matin, le temps est plus clément. Mais Marie est sur les nerfs d’emblée face à une Susie qui a décidé d’en faire son esclave de bon matin. Elle dicte en français «  le beurre s’il vous plaît » sur un ton sec et cassant. Puis c’est son pain  qu’elle lui demande de mettre à griller et ensuite d’aller le rechercher. Marie, très remontée, demande à Ludo de répondre à quelques-uns des ordres à sa place ; sous peine d’exploser.

Ames sensibles, s’abstenir :

Avant de s’échapper de cette demeure, nous nous attelons au travail. On se retrouve en bas de la colline à déplacer du bois trempé, sans bien comprendre dans quel but, tout en essayant d’éviter Kévin, qui prend son quad pour une voiture de course, sans seulement sembler nous remarquer. Nous posons quelques questions aux Canadiens, dont c’est la première expérience de wwoofing… :

- Combien d’heures avez-vous travaillé avant qu’on arrive ?

- Journée complète ! A attendre les ordres au fil de la journée, à leur disposition…

- Et qu’est ce qu’on fait avec ce bois humide ? Un bûcher ??? Pour ??? le bouc !!!! « Oh my Godness! »

Aaahh c’était donc lui le mort d’une crise cardiaque. Dommage, Marie n’avait pas imaginé la rencontre promise par Kevin avec la bestiole de cette façon… Heureuse de le rencontrer…? pas vraiment…

Trêve de plaisanterie, après avoir empilé tout ce bois mouillé en se demandant comment cela va bien pouvoir prendre feu, il nous faut attacher la pauvre bête morte, par les pattes arrière. Kevin le soulève avec l’avant de son mini-tracteur, sans considération aucune pour la tête « ballotant » lamentablement. Les premières fumées s’échappent du bûcher et enveloppent peu à peu la bête après la rencontre de l’allumette avec la tonne d’alcool déversée par Kévin. La tête vide d’expression au milieu du nuage de fumée… le tableau est assez pathétique. C’est le seul lieu de la propriété bien à la vue des voisins, un hasard ?

Nous rentrons faire nos sacs en douce, les Canadiens qui sont bloqués ici sans véhicule ont décidé de se joindre à nous, mais nous n’arrivons pas à nous retrouver pour partir. Nos hôtes nous donnent des tâches séparées depuis le bûcher…

Visiblement Susie a envie de nous en faire baver. Nous devons nettoyer l’enclos et la cabane de la bête morte… Imaginez, il est resté 24h dans l’humidité et dans un espace clos, sans parler de toute sa vie passée sans être nettoyé (vu l’épaisseur d’excrément qui orne l’enclos comme la cabane). L’odeur du bouc c’est une chose, mais cette odeur de méthane… pouah !

Ludo le courageux affronte l’intérieur de la cabane. C’est très, très limite niveau santé.

Puis, nos amis d’infortune reviennent et nous attendons jusqu’à 13h30. Nos hôtes sont introuvables et nous ne voulons pas partir en traîtres. Personne ne vient pour le repas que nous finissons par préparer.  Toujours personne. On mange sans eux et ils finissent par réapparaître à la fin du repas.  Nous annonçons notre départ. Kévin silencieux, Susie hors d’elle, déjà en colère car nous n’avions visiblement pas le droit d’utiliser les légumes de son jardin pour le repas du midi, va jeter, de rage, le contenu de son assiette. Elle explose ensuite en ordres et en reproches. Morceau choisi : « Vous avez sali ma cuisine »,  « prenez tous vos déchets avec vous et n’oubliez rien ! »

Plusieurs fois, elle s’approche de Marie pour lui lancer des remarques à la figure, et cette dernière sent que la gifle n’est pas loin. Nous avons très peur qu’elle ne crève les pneus de notre van ou ne casse du matériel photo. Nous nous excusons auprès de Kévin qui nous dit comprendre, que l’on a une vie, et qu’on a besoin d’y retourner. Il paraît désolé.

L’évasion :

Nous cachons sous une couverture les Canadiens puisque notre van ne contient que deux places assises et partons.
Madame, dans un moment de grâce suprême, nous double en trombe dans un virage à la sortie de leur hameau, en nous adressant un dernier signe d’adieu des plus distingués : un bon doigt d’honneur bien appuyé.

Nous ne sommes pas très rassurés et avons peur qu’elle ne prévienne la police au sujet de nos deux clandestins planqués à l’arrière.

Une fois à Motueka, nous prenons un camping tous les quatre et sommes heureux de retrouver la civilisation, la liberté de vivre et de penser. Nous passons la soirée à décompresser, telle une cellule de crise. Nous avons l’impression d’être des échappés d’une secte, alors que nous ne sommes restés que 48h.

Pendant quelques temps, nous verrons des Susie partout et accuserons le coup : fatiguée, Marie tombe malade (il faut savoir qu’on a bu de l’eau non-potable et ne l’avons appris qu’avant de partir).

Le lendemain, dans la continuité, en visitant Motueka, son petit port et son centre ville, vous pourrez admirer dans la galerie photo d’aujourd’hui, le joli spectacle qui s’offre à nous sur le parking d’un fast-food.

Conclusion :

Face à cette situation, nous aurions dû réagir plus vite et quitter les lieux. Nous avons fait l’erreur de rester par culpabilité, ne voulant pas renvoyer nos impressions très négatives à nos hôtes. Nous sommes volontaires et nous aurions dû fuir d’emblée face à cette situation pesante. Avec le recul, nous réalisons que ces gens se saisissent du concept d’autosuffisance en réponse à leur incapacité à avoir des relations sociales saines. Ils font preuve d’un pessimisme hors du commun face au Monde, et même si nous pouvons leur accorder que notre planète a déjà été en meilleure forme, nous ne pouvons concevoir leur vision des choses, ici, en Nouvelle-Zélande. En effet, dans ce pays plutôt préservé, nous avons du mal à voir la fin du monde proche, vision qu’ils cherchaient à nous imposer avec force !

Susie ne supporte pas ses pairs et ne fait confiance à personne. Les seuls liens avec le monde extérieur sont leurs plus proches voisins et les wwoofers qu’ils accueillent. Le paradoxe est d’ailleurs assez troublant. En effet, pourquoi vouloir recevoir des wwoofers s’ils ne sont pas capables d’entretenir des relations saines avec eux ? Notre subjectivité suite à ces deux jours chez eux nous ferait répondre que cela permet à Susie d’exercer sa méchanceté, et à Kevin de ne pas être le seul bouc émissaire (sans mauvais jeu de mots). Mais nous pensons que la maîtresse de maison, espère sincèrement transmettre sa vision du monde et son mode de vie…

Le plus embêtant, c’est que rien dans le texte de présentation de ces hôtes sur le guide de wwoofing, ne laissait présager de cette situation. Aucun recours n’est possible pour prévenir l’ensemble des wwoofers, sinon de demander à ce que ce couple soit radié par le guide lui-même. Heureusement, même si nous sommes tombés très bas en nous rendant chez eux, ce genre de situation est très rare. Il faut juste tenter de se tenir informé.

Bref, en quittant Motueka, nous prenons un nouveau départ. Nous avançons notre come back à la Food farm, ayant ainsi l’assurance d’avoir à nouveau une expérience de wwoofing agréable, après quoi nous garderons la ferme pendant que la famille s’envolera pour l’Australie. Nous avons hâte de les revoir ; travailler avec des gens sains nous fera le plus grand bien.

Mais d’ici là nous avons encore quelques jours pour visiter les environs.



La région de Marlborough

// 10 février 2009 // 13 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Sur notre trajet entre Kaikoura et la Waihopai valley où nous sommes attendus, le paysage change et nous pénétrons dans l’intérieur des terres, puis dans les montagnes. Les nuages et cette lumière si particulière qui les transperce parfois rendent la fin de journée d’une beauté…

Nous passons à proximité de la ville de Blenheim puis nous nous dirigeons vers le Landfall Estate.


Présentation de la région de Marlborough :

La région de Marlborough se situe au Nord-est de l’île du Sud. Les habitants de cette région bénéficient d’un climat chaud, propice à la culture fruitière et à la viticulture. Elle présente des intérêts variés : vignobles, fjords, élevages.

Blenheim est la capitale de cette région. Nous arrivons quant à nous dans la vallée viticole la plus réputée de Nouvelle-Zélande, en particulier, pour ses sauvignons blancs. Les deux rivières (Wairau et Awatere) qui arrosent cette vallée de Waihopai atténuent la sécheresse qui sévit presque chaque été.

Notre nouvel environnement :

Nous sommes actuellement au Landfall Estate, proche de Renwick, chez Rose-Marie et Jeremy, sans oublier Archie (Archibal alias Archieface), et Jessie (Jessica the gorgeous) , les deux chiens du couple, qui prennent une grande place dans la famille. Jeremy nous paraît très vite un peu gentiment « barré ».

Leur maison est construite de telle sorte que le rez-de-chaussée est consacré aux travaux agricoles et ménagers. Les pièces à vivre sont à l’étage. Cuisine, salle à manger, salon, sont pourvus de grandes baies vitrées qui offrent des vues magnifiques sur les champs de Péonies en pleine floraison et sur les montagnes environnantes. Ils sont propriétaires d’un très joli domaine, un potager, un petit étang avec sa grenouille très bruyante, et une piscine chauffée par des panneaux solaires.

Nos hôtes avaient, à la base, une exploitation d’oliviers (huile d’olive) mais ne trouvant pas cela assez rentable, ils ont dû se résigner à les raser et les remplacer par un vignoble. En parallèle, ils cultivent des Péonies, fleurs assez massives ayant un large succès. Elles se récoltent au printemps, ce qui échelonne le travail. Ces fleurs sont, pour la plupart, vouées à l’exportation, notamment aux Etats-Unis.

Les Péonies (Pivoines) :

Ces fleurs sont plutôt résistantes au gel. Contrairement aux oliviers ou à la vigne, elles produisent même si des températures très basses interviennent tard en saison. C’est donc pour nos hôtes une garantie de rentrée d’argent non négligeable.

Pour la vente, elles doivent être cueillies en boutons et selon un standard de longueur de tige. Elles sont ensuite placées en chambre froide jusqu’à l’empaquetage en attendant  l’expédition.

Notre rôle :

L’ambiance est très saine lorsque nous travaillons avec Rose-Marie au milieu des Pivoines. Nous n’avons pas la sensation de hiérarchie. Tous (notre hôte, les employées et nous- mêmes) sommes sur un pied d’égalité. Tout le monde s’organise pour être efficaces et dans la bonne humeur.

Au début, nous sommes chargés de couper toutes les têtes « en fleurs ». On a beaucoup de mal à faire cela sans regret… que de belles fleurs gâchées qui finissent sur le compost..!

Nous aidons aussi à la coupe des Pivoines vouées à l’expédition et sommes chargés de les effeuiller jusqu’à une hauteur précise.

En fin de semaine ,nous retrouvons (avec joie…) le désherbage en compagnie, toujours, de Rose-Marie.

Nous avons vraiment apprécié de travailler au milieu de ces fleurs, et cette région connue pour son climat agréable n’a pas fait défaut. Nous avons eu un magnifique soleil toute la semaine et avons pris beaucoup de couleurs.


Grove Mill, un vignoble :

Après notre départ du Landfall, nous visitons une vigne à proximité «  Grove Mill », qui propose des dégustations gratuites de leurs différents vins. Ils ont également des vignes témoins, exposant les différentes variétés.

A la bonne saison, les visiteurs peuvent en goûter les grappes. Nous en repartons avec une bouteille de Sauvigon blanc. La dame nous explique que les Français ne sont pas intéressés par l’importation de vin néo-zélandais. Les Anglais mais surtout les Allemands (qui font pourtant du très bon vin), achètent chez eux, mais les Français….. « You know what i mean … »

Pourtant le vin néo-zélandais est très bon, et une étude montre que leur exportation viticole est sur le point d’atteindre un million de dollars NZ en 2010 et tendrait vers le double en 2015 !!!


Blenheim et ses alentours :

Après cette dégustation, nous prenons la direction de la côte à proximité de Blenheim dans l’idée de dormir près d’une réserve d’oiseaux. Nous passons devant une pancarte « œufs d’autruche à vendre » et effectivement, lorsque nous nous engageons dans la propriété, plein d’espoir, l’eau à la bouche à l’idée de se faire un œuf à la coque géant, nous sommes accompagnés d’une belle autruche, de l’autre côté de la clôture. Malheureusement, plus de stock ce jour…

Après quelques kilomètres de lacets, nous trouvons l’endroit idéal pour notre QG de la nuit. Nous sommes quasiment sûrs de ne pas être dérangés, sauf par les moustiques et le vent.

Au réveil, le vent qui rugit de bon matin ne nous donne pas envie de nous lever. Nous finissons par prendre le chemin au bout de la falaise indiquée à quelques mètres, et découvrons que nous pouvons ainsi accéder à la plage en contrebas. Le vent est très froid et fait voler beaucoup de poussière, ce qui écourte notre expédition. Après une douche à la piscine municipale de Blenheim, nous prenons la direction de Picton.



L’ A&P show d’Amberley

// 30 janvier 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

Qu’est ce que l’A&P show ?

L’ A&P show est un regroupement agricole annuel tel notre salon de l’agriculture parisien. A quelque différence près tout de même : les expositions, démonstrations et concours se passent en extérieur, le plus souvent dans un grand parc, un champ ou un stade. Chaque canton a son A&P Show et regroupe un nombre impressionnant de participants et de visiteurs. L’ambiance y est très détendue et conviviale.

Les producteurs locaux à l’A&P show :

Ce qui nous y amène à l’A&P, c’est le farmers Market dans lequel sont impliqués Nick et Angela de la Food farm. Vin, pain, graines, bière, produits à base de lavande, truffes,… les gourmandises abondent.

Nous assistons aussi à une démonstration de cuisine. La cuisinière gère 4 casseroles et autres poêles. Elle nous explique en même temps ce qu’elle fait à l’aide d’un micro accroché autour du cou. En moins de 10 min, nous avons devant les yeux un pancake à la sauce crémeuse aux noisettes grillées caramélisées et concassées, orné d’une arche au caramel croquante. Epoustouflant !

De voir ces gens s’impliquer autant et avec le sourire dans ce marché local nous donne envie d’acheter ces bons produits sans passer par la case supermarché. Même si nous n’avions pas besoin de grand chose, on s’est fait plaisir avec un bon pain au romarin et avons eu le droit à quelques échantillons gratuits d’une bonne huile d’olive. On a également goûté à tous les stands… faut bien se cultiver !

Ludo fait le tour du marché pour prendre quelques photos sur demande d’Angela. Tous sont ravis de poser et ont un mot à dire sur la France. Beaucoup parlent en connaissance de cause : nous sommes étonnés du nombre de gens que nous rencontrons ayant déjà visité notre pays. Très souvent ce sont les régions viticoles et la gastronomie qu’ils connaissent le mieux. Il faut bien le dire, les Néo-Zélandais sont passionnés par la cuisine et les vins. Ils en font d’ailleurs de très bons. Nous achetons également un billet de tombola créé à la Food farm la semaine précédente.

Les moutons de l’A&P show :

Nous faisons ensuite le tour du reste du show. Ludo est ravi de voir autant de moutons de races différentes. Nous reviendrons sur cette passion des ovidés chez notre photographe à l’occasion d’une galerie photo bien fournie. Nous avons cru reconnaître Shrek, le mouton le plus laineux du monde, dont on a lu l’histoire avec les enfants de la Food farm. Cliquez ici pour lire son histoire. Elle est adaptée en un album pour enfants en Nouvelle-Zélande, mais nous n’avons pas trouvé de traduction en Français.

On découvre aussi avec amusement la présence d’une catégorie « pet lamb » (moutons de compagnie) qui doivent se distinguer en dressage avec leur maître. Nous ferons même la connaissance d’un agneau Père Noël… si, si c’est vrai, mais devant l’émotion, Ludo en a oublié l’existence de son appareil photo ! Il ne vous reste donc plus qu’à imaginer…

Le clou du spectacle :

Avec différentes épreuves, à la hache, à la scie, avec une buche verticale ou horizontale, le concours de bûcherons est très complet. Nous nous amusons beaucoup à observer leur cérémonial avant le top départ. Tout ceci est pris très au sérieux, autant par les spectateurs que par les acteurs. Tout y est : l’échauffement, les encouragements des proches, les dernières consignes, la concentration, le traçage des marques sur la bûche,…

Nous pouvons observer plusieurs catégories de participants : les « bourrins » plutôt bien en chair, les techniciens en pleine concentration, et les sportifs tout en souplesse. Ludo tremble un peu : certains paraissent au bord de la crise cardiaque, mais ouf, ils nous offrent juste un beau spectacle.

Permaculture et manger local : les nouveaux modes de vies éco-citoyens.

// 22 janvier 2009 // 6 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

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Nick et Angela ont construit leur jardin en s’inspirant du principe de la Permaculture que nous allons tenter de vous présenter. Angela est également très impliquée dans le « Farmers Market » de sa ville où elle tente de promouvoir les producteurs locaux. Nous allons donc essayer de vous expliquer ce que « manger local » implique et quels en sont les objectifs et bénéfices.


Qu’est ce que la Permaculture ?


Naissance du concept de Permaculture :

Le terme permaculture fut inventé en 1978 par deux australiens Bill Mollison et David Holmgren dans leur livre « Permaculture One : Une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles ». Permaculture vient de la contraction de Permanent Agriculture.

Leur définition est la suivante : « La permaculture  est l’agencement et la maintenance de manière consciente d’écosystèmes productifs d’un point de vue agricole, et ayant l’endurance, la diversité et la stabilité des écosystèmes naturels. » Dans ce livre, ils tentent de proposer un ensemble de démarches favorisant la survie de l’ensemble de la planète et de ses habitants.

Cependant, s’ils ont inventé le terme de permaculture, de tous temps, nombre de civilisations l’ont utilisé ou s’en sont approché. C’est le cas au Sri Lanka, où des jardins ont été créés sur le modèle de la végétation forestière naturelle, ou encore au Japon, où un certain Fukuoka pratiqua dès 1940 ce qu’il appelait alors, l’agriculture naturelle.

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Objectifs de la Permaculture :

La permaculture vise à créer un écosystème productif en ressources (nourriture, énergie,…) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Cet écosystème devant être le plus économe possible en énergie et produisant le moins de déchets possible. Le but est d’établir l’harmonie entre le paysage, l’homme, son abri, ses productions,… en laissant à la « nature sauvage » le plus de place possible. L’utilisation de ressources naturellement présentes sur la propriété, de variétés natives ou dont les conditions de vie correspondent au milieu, s’avère souvent les premières solutions à envisager.

La Permaculture se base sur trois principes éthiques :

-          Prendre soin de la terre

-          Prendre soin des humains

-          Limiter la consommation et redistribuer les surplus

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Mise en oeuvre :

Les associations de permaculture ont pour vocation de fournir aux gens qui le souhaitent les informations et les compétences dont ils ont besoin pour agencer leurs terres, maison, et système social. Le but étant de les aider à trouver la manière la plus écologique d’utiliser les ressources naturelles existantes, sans produire de déchets. Le but est de les aider à travailler avec la nature,  en tenant compte de ses spécificités mises en relief grâce à l’observation et l’analyse.

Aujourd’hui, le terme permaculture désigne un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole durable et respectueusement de la nature. En voici quelques exemples :

- L’utilisation de coupe vent ou de retenue d’eau permettent, outre leur fonction première, de créer des zones, où chaque culture pourra y trouver sa place en fonction de ses besoins.

- La permaculture propose un découpage en zones dont la maison serait la zone 1, habitée par l’humain, et définit d’autres zones de plus en plus éloignées de l’habitation. Ainsi, devront être distribuées les cultures en fonction du degré d’attention qu’elles requièrent à l’agriculteur.  Par exemple : les jeunes plants nécessitant une attention quotidienne en zone 2, la mare nécessitant une attention mensuelle en zone 4. Il est également judicieux de créer des liens étroits entre les différentes zones qui communiquent entre elles. Par exemple, placer les blés à proximité du poulailler, les robinets contrôlant le système d’irrigation sur un lieu de passage quotidien,… Ceci économise de l’énergie polluante, mais aussi celle du fermier.

- L’utilisation de couches est également un élément important de la permaculture. De la cime jusqu’aux racines, chaque couche peut produire en alimentation et entretient également des liens avec les autres couches. Cette polyculture offrirait alors au fil des saisons, une meilleure résistance contre les maladies, et une productivité nettement supérieure à la monoculture. Ceci nécessite de connaître les groupes de plants qui s’entraident. D’une manière générale : les fleurs attirent les insectes pollinisateurs, les racines vont chercher les nutriments en profondeur et aident ainsi les rampants, tandis que les arbres apportent ombre et humidité.

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Pour en savoir plus sur la Permaculture :

En français :

sur internet : http://www.permaculturefrance.com/

sur papier :

La révolution dun seul brin de paille : Une introduction à l'agriculture sauvage

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sur papier :

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Quelques références sur la Permaculture issus de la bibliothèque de la Food farm  :

.. :The permaculture home garden

.Un roman : From here, you cant see Paris

.La bible d’Angela : Animal,Vegetable,Miracle: A Year of Food Life

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Manger local, ça vous dit ?


Angela est une fervente défenseuse de « manger local », c’est pourquoi elle tente de promouvoir les producteurs locaux au « farmers market » dans sa ville. Pour inviter les consommateurs à manger local, elle a notamment mis en place une tombola, dont le lot principal sera un panier garni exclusivement de produits locaux. Ludo est heureux d’avoir mis ses talents de graphic designer à contribution du marché en créant son affiche et les billets de loterie.


Manger local, c’est quoi ?

Manger local, c’est manger autant que possible des produits frais de saison, produits à moins de 160 kms de votre lieu d’habitation. Autant que possible en effet, car, comme le souligne Angela, le café et le chocolat, sont deux exemples d’aliments dont elle ne pourrait se passer(et nous non plus…). Et pourtant, cela pousse rarement près de chez vous.

Manger local, c’est d’abord s’intéresser à la provenance des aliments que vous achetez. Il s’agit tout autant de changer ses habitudes alimentaires que de faire ses courses autrement. En effet, si vous voulez manger des tomates ou des fraises en hiver, il y a peu de chance que vous tombiez sur des productions locales. Si vous voulez manger local, il vous faudra (ré)apprendre à vivre avec les saisons, et ce n’est pas forcément une perte en diversités.

Recette de saison : Jamie Oliver le chef cuisinier préféré d’Angela, traduit en Français s’il vous plaît!

100 recettes de saison de mon jardin

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Un autre moyen consiste à préserver les aliments que vous avez cultivés ou achetés en gros à la bonne saison. Vous pouvez par exemple stériliser les citrons, les haricots verts, les poires, les mirabelles, faire sécher les herbes et certains fruits, et bien sûr congeler…

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Avantages concrets du « manger local » :

-          En diminuant les distances d’importation, vous diminuez en principe la quantité de conservateur, la durée du séjour en chambre froide, et ainsi majorez les saveurs et la teneur en vitamines.

-          Les études montrent qu’un repas à base de produits locaux représente jusqu’à 4 fois moins d’énergie et d’émission de gaz à effet de serre qu’un repas à base d’aliments importés.

-          Manger local permet le maintient des petites entreprises agricoles et encourage les fermiers locaux à proposer des prix compétitifs. Au niveau social, vous participez à la sauvegarde d’emplois non-délocalisables.

-          Cela favorise aussi la réduction des risques liés à l’alimentation. En effet, lorsque les produits alimentaires voyagent sur de longues distances et dans de nombreux pays, le risque de transmission de maladies infectieuses et d’épidémies est majoré. Ce fut le cas avec la dernière épidémie de fièvre aphteuse, qui s’est diffusée plus rapidement et plus loin que toutes les précédentes en raison de l’augmentation des distances d’importation.

-          Les pays ayant des normes différentes au sujet de l’utilisation de pesticides, vous ne savez jamais ce que vous avez réellement dans votre assiette.

-          L’exportation massive dont fait l’objet les productions maraîchères de certains pays en voie de développement, contribue à épuiser leurs ressources en eau.

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Pour en savoir plus sur le « manger local » :

Site internet : Comment manger local cette année

Comment tansformer les produits locaux en de bon petits plats ?


.Que ce soit pour la permaculture ou le « manger local », nos hôtes ne sont pas totalitaires. Ce sont  davantage des pistes de travail et un idéal de vie qu’ils ont partagés avec nous, que des contraintes liées au respect de toutes les règles qui régissent ces concepts. Nous ne sommes pas morts de faim, bien au contraire, et avons découvert de nouvelles saveurs à partager. Nous avons aussi eu le droit à du bon café, et beaucoup de chocolat… comme en témoignent certaines photos de l’article précédent…

Il est très agréable de voir ces gens heureux et mobilisés pour de justes causes. Nous sommes ravis qu’ils nous aient offert l’opportunité de prendre pleinement conscience des problèmes liés à la société de consommation. Ce message n’a pas été transmis par la menace ou la peur des effets néfastes. Juste en partageant leur mode de vie, ils nous ont fait réaliser qu’il était possible de vivre autrement, et que c’est ainsi que nous faisions il n’y a pas encore si longtemps.

Certes il ne faut pas se leurrer, ils sont eux aussi confrontés à de nombreuses difficultés pour réaliser leur projet de vie, mais nous admirons leur prise de conscience et les moyens qu’ils mettent en œuvre pour poursuivre leurs rêves.


ANZAC biscuits à la Food Farm (recette)

// 20 janvier 2009 // 7 Commentaires » // Nouvelle-Zélande

La cuisine de la Food farm regorge de recettes, d’essais culinaires, de partages entre les différentes cultures qui se succèdent sous son toit grâce au wwoofing. Nick et Angela ont pour habitude de proposer à chaque wwoofer qui passe de cuisiner un repas typique de leur pays ou région, et d’en écrire la recette dans un cahier prévu à cet effet. Nous espérons qu’ils en feront un jour un recueil de recettes du monde entier.    

Découvertes et partage :

Lorsque nous devons décider du menu que nous allons leur proposer, nos fiertés picardes et vendéennes se réveillent et nous proposons un repas chacun… Mais Ludo fait de la résistance, il essaie de persuader nos hôtes qu’on ne peut pas remplacer les bons produits de sa région : les mogettes, le jambon, … Quand il pense enfin avoir trouvé une recette réalisable de son point de vue : on apprend que les seiches ne se trouvent pas dans les eaux néo-zélandaises et le repas vendéen tombe à l’eau. Les grands comme les petits apprécient les crêpes, dont quelques-unes nous servirons à faire le repas picard. Ce sera donc Ficelle Picarde, Charlotte au chocolat et crème anglaise, avec en prime un gâteau au chocolat pour les enfants.    

A la Food Farm, nous découvrons avec bonheur plusieurs plats à base de citrouille et de patate douce. Nous adorons lorsque les œufs pochés sont au menu du petit déjeuner et gagnons des « extra points » lorsque nous utilisons des œufs dans nos recettes. Ce concept plaît beaucoup à Ludo. Nous proposons ainsi un soufflé au fromage, ce qui estomac nos hôtes. Ils nous expliquent que les anglo-saxons sont souvent effrayés à l’idée de réaliser ce plat, qu’ils considèrent impossible à réussir.    

Nous sommes tout autant bluffés chaque soir, lorsqu’ils font un nouveau plat qui nous épate et nous régale. Les frittata de Nick sont justes merveilleuses, tout comme son carry de bœuf. Les soupes d’Angela sont délicieuses tout autant que ses falafels. Chaque soir, nous apprenons une nouvelle recette, ou découvrons une nouvelle saveur. Nous apprenons également à faire des pâtes fraîches maison.    

Pour les pauses thé du matin, nous découvrons également de délicieux biscuits : « Anzac’s biscuits » dont nous allons vous conter l’histoire.    

L’histoire des Biscuits Anzac :

ANZAC est l’abréviation de « Australian and New Zealand Army Corp » qui signifie Corps d’Armée d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Il s’agit de troupes qui combattirent en Turquie lors de la Première guerre mondiale. Par extension, le terme désignera ensuite tous les soldats Australiens et Néo-Zélandais en tant de guerre. Ces biscuits se consomment plus particulièrement autour du 25 Avril afin de commémorer « the Anzac’s day ». En effet, même si les Néo-zélandais ne sont pas touchés directement sur leur sol par les guerres mondiales, beaucoup combattent au nom de l’empire Anglais et périssent en France et en Turquie.    

Anzac’s Day marque l’anniversaire du débarquement des ANZACS sur la Péninsule de Gallipoli le 25 Avril 1915. Le but étant de récupérer les Dardanelles, le passage vers le Bosphore et la mer noire. A la fin de la campagne, Gallipoli resta aux mains des défenseurs turques.    

Les épouses et les mères faisaient parvenir ces Anzacs, biscuits de longue conservation, à leurs hommes partis en guerre. Elles tentaient ainsi de les soutenir et de leur envoyer un peu de leur pays natal dans ces douceurs.    

La recette :

   

125 g de farine 

150 g de sucre 

1 cup (285 mL) de flocons d’avoine, muesli, ou autres graines, raisins secs, … 

1,5cup de noix de coco râpée 

100 g de beurre 

1 cuil à table (15 ml) de Golden sirup (sirop de sucre roux)on peut le remplacer par du sirop de sucre de canne ou du sirop d’érable 

1/2 cuil à thé (2,35 mL) de bicarbonate de sodium 

2 cuil à table (30mL) d’eau bouillante. 

Mélanger ensemble tous les ingrédients et cuire en petits tas pendant 15 à 20 min dans un four préchauffé à 180°C
Bon appétit !!   

   

Complément, les correspondances :
1 c à thé : 4,7 mL
1 c à table : 15 mL
1 cup : 285 mL    

Lorsqu’ils quittent la maison parentale, les jeunes Néo-Zélandais ont pour habitude de recevoir ce livre de cuisine, dont la recette des Biscuits Anzac est tirée : Edmonds Junior Cookbook
    

     

The Food Farm, 2ème expérience de wwoofing.

// 19 janvier 2009 // 12 Commentaires » // Nouvelle-Zélande, Wwoofing

Octobre 2008

La food farm est tenue par un couple de jeunes trentenaires, Angela et Nick, par ailleurs parents de trois jeunes pousses : Ruby, Mathilda et Flynn.

Présentation des hôtes :

Nick est originaire de la Barossa valley au nord d’Adelaïde (Australie). Angela y a fait ses études d’agriculture et c’est ainsi qu’ils se sont connus. Après avoir passé quelques années ensemble en Australie, ils décident de venir s’installer en Nouvelle-Zélande, pays d’origine d’Angela.

Nick et Angela travaillent maintenant pour un vignoble de la Vallée de Waipara, à proximité de la ferme : Greystone. Nick y manage 45 hectares de vignoble et Angela s’occupe de la distribution et du marketing. Ensemble, ils élèvent leurs trois jeunes enfants, gèrent la Food farm, cuisinent avec brio et sont très impliqués dans le mouvement biologique.

La vallée de Waipara est connu pour ses vins et ses bons produits, mais aussi pour ses paysages agricoles, de vignobles et d’oliveraies.

La Food Farm :

La Food farm est certifiée Bio-gro (association qui garantit la production bio en Nouvelle-Zélande). Aucun produit chimique, aucun plant et aucune graine ne sont non-biologiques. Nick et Angela y élèvent des canards, des poules, des oies, des moutons. Ils possèdent aussi un grand potager et un verger de figuiers mais aussi quelques arbres fruitiers, des groseilliers, des cassis, des framboisiers et des fraisiers. Yadi, la chienne golden retriever accompagne Nick au travail et se complait dans le rôle de grosse peluche pour les enfants.

La ferme est construite sur le principe de la permaculture que nous développerons plus tard. Leur but est de se nourrir un maximum de leurs récoltes, (autosuffisance) et de commercialiser les figues et figuiers. Ils veulent inculquer à leurs enfants le goût des choses saines et de la cuisine. Nous passons de longs moments à partager avec eux le goût de la bonne chair, et apprenons beaucoup sur les vins autant français que néo-zélandais. Il nous aura fallu faire tout ce chemin pour commencer à nous y intéresser !

Notre travail :

Chaque matin, nous devons arroser les jeunes plantes , les arbustes et nourrir les animaux. Les deux préoccupations principales dans la ferme sont de stopper les mauvaises herbes et d’irriguer correctement.

Pour maîtriser les mauvaises herbes, nous sommes amenés, bien sûr, à faire du désherbage. Mais nous apprenons aussi à couvrir de paille ou de foin, certaines parties du jardin lorsque les mauvaises herbes sont encore rases ce qui stoppe leur progression et permet de garder l’humidité plus longtemps au sol.

Ce qui nous a le plus marqué :

La peur du gel : les cultivateurs sont très préoccupés dès que la température descend. Le climat est très changeant en Nouvelle-Zélande et peut enregistrer des écarts de températures très forts. La météo joue un grand rôle pour eux, jusque tard en saison. Les dommages liés au gel pouvant entraîner l’absence de fruits ou la mort des jeunes arbres, nous avons dû, un après-midi, couvrir l’ensemble du verger de figuiers pour parer au gel annoncé. Mais, en fin d’après-midi, la température est remontée et la nuit fut calme. Il arrive parfois que les vignerons soient obligés d’allumer de grands feux dans des tonneaux entre les rangs de vignes, pour faire monter la température extérieure, et veillent ainsi toute la nuit. Nous comprenons la difficulté qu’ont les agriculteurs à dormir lorsqu’il fait froid. Malheureusement, cette année, ce fut plus tard en saison que le gel fit de nombreux dommages.

L’importance de l’eau : Le soleil étant très fort et le vent très sec, le sol est très vite aride. Il est donc indispensable pour la Food farm d’avoir un système d’irrigation performant. Il consiste en l’utilisation de tuyaux d’irrigation au sol, de sprinklers, et d’arrosage manuel chaque matin, voire deux fois par jour pendant la saison sèche. Le tout est alimenté par un tank qui stock l’eau puisée dans le sol à l’aide d’une pompe munie d’un moulin à vent.

Ce qui fait que chaque jour fut un jour différent :

Angela aime beaucoup nous lancer des défis : attraper une poule, séparer des moutons, confectionner de la pâte à modeler rose fluo pour les filles. Cela rythme nos heures de travail et les font passer plus vite.

Le repas du soir et toujours l’occasion d’une nouvelle découverte : faire des pâtes fraîches soi-même, manger le fromage fait maison quelques jours auparavant, s’affronter lors d’un concours de « qui a fait la meilleur pizza », suivi d’un concours de « qui mange le plus de chili »…

Le coucher de soleil est toujours un moment féerique dans cette vallée tout comme les nuits étoilées dont on ne peut compter les milliers d’astres lumineux… Magique !

Vécu et impressions :

Nous travaillons effectivement plus ici que chez nos premiers hôtes. Nous faisons 5h par jour et des semaines continues. La seule journée  libre, nous l’obtiendrons suite à une discussion un peu tendue sur le temps de travail. Elle nous est autorisée parce que Ludo offre ses services de photographe gracieusement pour promouvoir la Food farm. Tout le jour durant nous culpabilisons de les laisser travailler seuls, alors que nous sommes derrière nos ordinateurs.

Le lendemain, nous apprécions la faculté avec laquelle nos hôtes sont passés à autre chose et reprenons le boulot sans lésiner. Marie fait plus que ses heures pour rattraper un peu la mutinerie de la veille. Le reste de notre séjour, nous essayons d’être efficaces. Nous pensons que nos hôtes apprécient le fait que nous ne comptions pas nos heures au quart d’heure près. Contre toute attente, la confiance s’installe.

Comme nous l’avait dit Rients, ici on travaille ! Même si au début, en bons Français on a un peu de mal à concevoir de faire tant d’heures sans être payés, nous réalisons très vite que c’est plus que le gîte et le couvert qu’ils nous offrent. La nourriture est fantastique. Qu’ils soient fatigués ou non, ils font toujours l’effort de faire des repas de rêve le soir : délicieux et conviviaux.

Il faut bien le dire, il y a toujours beaucoup à faire dans une ferme et on se sent mal de rester inactifs. L’après-midi, après nos heures de travail, Ludo doit parfois séquestrer Marie pour qu’elle ne retourne pas bosser, jusqu’à ce qu’elle se mette à ronfler lourdement…

Mais quel bonheur de travailler la terre, de sentir ces bonnes odeurs, de manger le fruit de nos efforts ! Nous sommes ravis de toucher au plus prêt la vie à la ferme avec des techniques naturelles. Nick et Angela nous ouvrent en toute confiance la porte de leur maison et de leur vie de famille et nous offrent l’opportunité de (re)découvrir un autre mode de vie. C’est un moyen agréable pour nous de nous sentir proches de nos grands-parents cultivateurs, qui ont vécu de la terre durant toutes ces années.

Nos hôtes nous proposent de garder la Food farm pendant leurs vacances de Noël, et c’est avec plaisir que nous y reviendrons !

The New Complete Book of Self-Sufficiency La Bible de l’autosuffisance pour ceux qui auraient des envies de jardinage ou d’élevage.
Revivre à la campagne
Pour les allergiques à l’anglas: sur le même thème et du même auteur.

Notre première expérience de wwoofing

// 13 janvier 2009 // 6 Commentaires » // Wwoofing

Rangiora, du 5 au 13 octobre 08

Le lundi 5 Octobre 2008, nous récupérons le van et partons à la rencontre de nos premiers hôtes de wwoofing. Après de nombreuses réponses positives, suite à la bonne vingtaine de mails envoyés de peur de ne rien avoir, nous avons choisi cette première adresse parce qu’elle est la plus proche de Christchurch. En effet, n’étant pas sûrs d’avoir un van, nous devons rester à proximité de la ville. De plus, nos hôtes montrent un intérêt particulier pour nos professions respectives.

Présentation des hôtes :

Karin et Rients, originaires de Hollande, sont arrivés en Nouvelle-Zélande il y a 25ans : décision prise pour s’offrir une vie moins polluée et plus proche de la nature ainsi qu’à leurs enfants. Ils se lancent alors dans la production de fromages de leur pays d’origine, notamment le gouda. Ils créent ainsi une niche, dans la région. Très vite, la réputation de leur « cheesefactory » devient nationale et leur entreprise prend de l’ampleur. Vingt ans plus tard, ils prennent leur retraite et s’installent à Rangiora. Karin veut y créer une retreat, et Rients prend plaisir à entretenir la propriété et le potager. Les objectifs de Karin pour sa retreat sont d’offrir un environnement apaisant et une nourriture saine à toute personne ayant besoin de « soins » de bien-être, d’écoute, d’attention… Elle propose une gamme de prestations allant du massage, spa, sauna, jusqu’à la thérapie (paroles, drawing thérapie), mais aussi des séjours de repos en pension complète avec repas bio,… Il est difficile pour Marie de comprendre quels sont réellement les tenants et aboutissants de son travail. Lors de la prise de contact avec Karin par mail, elle montre un réel intérêt à la profession de Marie, mais lorsque celle-ci aborde le sujet avec elle, Karin fuit quelque peu la conversation. Le barrage de la langue en rajoutant, nous n’avons pas réellement échangé sur ce terrain. Ce que nous avons pu en comprendre, c’est que c’est davantage une approche spirituelle et de bien-être qu’elle propose.

Notre rôle :

A raison de quatre heures quotidiennes cinq jours par semaine, nous sommes invités à aider Rients à entretenir la propriété. Karin propose également à Ludo de faire quelques photos pour communiquer et promouvoir sa « retreat ».Nous sommes logés dans une chambre indépendante de leur maison dont la baie vitrée donne sur le potager. Il est très agréable de se réveiller avec le chant des oiseaux le matin. Nous partageons les repas, excellents d’ailleurs. Nous débutons nos travaux d’extérieur par du ramassage de crottin de cheval pour en faire du compost,  mais aussi à rentrer du bois pour les trois prochains hivers (ça en fait du bois !). N’oublions pas ce qui sera notre premier mot de vocabulaire agricole en anglais : le weeding (désherbage).  Dans le cas présent, on peut plutôt parler de défrichage. Difficile de distinguer les plantes à laisser de ce fouillis de mauvaises herbes à enlever. Le résultat est à en faire pâlir le jardinier sans reproches qu’est le père de Marie. En effet, est-ce normal que le résultat soit pire que le jardin paternel avant désherbage ? Cela satisfait en tout cas nos hôtes, tout comme la vitesse à laquelle nous avons rentré le bois.

En fin de semaine, nous avons droit à un petit resto indien pour fêter leur anniversaire de mariage, et à une virée au Sud de Christchurch, à Akaroa. Nous sommes très contents de notre semaine au grand air. Rients s’amuse à l’idée que nous allions ensuite à « The food farm » pour notre deuxième expérience de wwoofing. Il se trouve qu’ils connaissent les propriétaires de cette ferme, et nous sous-entendent qu’on va travailler bien plus…Nous finissons notre expérience ici, par deux jours de prise de vue pour la promotion de la « retreat ». Ludo apprécie de se retrouver dans son élément, mais a cependant du mal à se remettre dans l’esprit après une semaine de jardinage « terre à terre ». Depuis le début du voyage, le photographe était concentré dans ses prises de vues. Le fait de travailler quelques jours au jardin et d’être confronté à des préoccupations loin des sphères de l’imaginaire lui a fait beaucoup de bien. Mais lorsqu’il revient à la photographie, la transition est quelque peu perturbante pour lui. Il lui faut réactiver les neurones créatifs. Il ne pensait pas être aussi haut dans les nuages en temps normal mais Marie, elle, en était déjà persuadée…

Coup de coeur :

Nous avons énormément apprécié de nous retrouver au milieu de la nature et d’y travailler sous un soleil agréable. Ludo a beaucoup apprécié l’esprit bien-être et détente ainsi que la nourriture très équilibrée et saine, sans oublier le Pastis proposé par le maître de maison… Nous sommes unanimes devant la magnifique compote de rhubarbe de Karin et le délicieux yaourt maison de Rients. Nous pouvons souligner la générosité de nos hôtes qui nous ont offert de « vieilles » affaires de camping pour aménager notre van et qui ont eu la gentillesse de nous inviter à les accompagner à Akaroa.

Coup de gueule :

On adhère un peu moins sur le manque de clarté dans les motivations de nos hôtes à accueillir des wwoofers. En effet, le but du wwoofing est de soutenir les initiatives dans le domaine du biologique et d’enseigner cet art aux volontaires. Hors, l’aide volontaire dans le domaine du bien-être rentre-t-elle dans le cadre du wwoofing ? Même si nous avons fait des travaux en extérieur avec quelques techniques naturelles (compost et désherbage), nous avons plus l’impression de jouer les jardiniers privés que de soutenir une quelconque initiative biologique.  Si nous nous attendions à cette situation, nous espérons, dans l’avenir, approcher de plus près ce qu’est l’agriculture bio et la vie à la ferme.


Le WWOOFING

// 10 janvier 2009 // 16 Commentaires » // Wwoofing

Qu’est ce que le wwoofing ?

Faire du wwoofing, c’est travailler dans des fermes d’agriculture biologique faisant partie d’un regroupement international : le WWOOF. Ce sigle signifie « World Wide Orientation on Organic Farms » ou encore : « Willing Worker on Organic Farms » soit en français : travailleur bénévole dans des fermes biologiques. Le wwoof est un réseau international de fermes biologiques qui accueillent chez eux des bénévoles, ayant envie d’apprendre ou de vivre une expérience en agriculture bio. Les hôtes demandent quelques heures de travail par jour en échange du gîte et du couvert. Mais c’est souvent bien plus qu’un toit et un repas qui sont offerts. Ouverture vers un nouveau mode de vie, repas succulents avec de bons produits frais, intégration dans la vie de la ferme et le plus souvent de la famille, sans parler du travail en plein air et du cadre souvent grandiose.

wwoofing

L'ami du potager, wwoofing

Que fait-on lorsque l’on fait du wwoofing ?

En faisant du wwoofing, vous pouvez être amenés à vous occuper d’animaux, du potager, de l’entretien de la propriété. Il ne faut pas vous cacher que le désherbage manu militari est souvent au rendez-vous, mais on s’y fait très vite. D’une manière générale, vous participez à la vie de la ferme, et le plus souvent, les hôtes s’arrangent pour varier vos activités durant le temps de travail. Puisque vous êtes invités à partager les repas avec eux, ils apprécient une petite aide pour préparer le repas, et portent souvent beaucoup d’intérêt à votre culture culinaire. Ne reste plus qu’à les épater aux fourneaux !

Il n’est jamais simple de vivre en communauté, de surcroît lorsqu’on ne connaît pas nos hôtes, leur culture, habitudes, mais aussi leur langue. Le mieux est de rester discret, tout en n’hésitant pas à mettre la main à la pâte. Si vous ne vous sentez pas très à l’aise, questionnez vos hôtes sur leurs habitudes de vie, vous trouverez souvent la bonne formule pour que tout le monde se sente bien. Et vous verrez, vous y serez rapidement inclus et épanouis. (sorties, projets, visites, activités…)

wwoof

Organique, wwoofing

Les conditions requises pour faire du wwoofing :

Pour être « wwoofer » en toute légalité, il faut devenir membre du réseau du pays concerné. Il faut pour cela payer entre 20 et 40 euros l’adhésion pour l’année. Vous recevez alors un fascicule rassemblant toutes les coordonnées des hôtes. Celles-ci sont accompagnées d’une petite description du lieu et du travail qui vous attend.

photo-wwoofing

Brin de vie, wwofing

Ce qu’il faut savoir avant de faire du wwoofing :

- Pour faire du wwoofing, il faut avoir au minimum 18 ans (parfois 16 suffisent)

- Il faut payer une adhésion (20 à 40 euros) à l’organisation responsable du pays concerné, après quoi un numéro de membre vous est remis. Vous devrez parfois le présenter aux hôtes qui vous accueillent.

- Il existe aussi des adhésions pour les couples.

Le Wwoofing permet de découvrir de nouveaux modes de vie, de (ré)apprendre à vivre proche et avec la nature, les saisons, la météo, les techniques de base d’agriculture Bio.  Seul, en couple ou en famille, c’est une jolie opportunité, et un bon moyen de découvrir un pays, au travers des conseils et des récits de leur habitants. Au final, c’est un bon plan pour voyager pas cher et riche d’apprentissage.

wwoofer, coq

L'emblème français, le regard vif,...joue-t-il à défier les All Blacks?

On vous conseil de lire ce livre. Il raconte 3 ans de wwoofing avec des témoignages croustillants :

The Wild Green Yonder: Ten Seasons Volunteering on New Zealand’s Organic Farms (Broché)

Les liens utiles :Le site officiel du WWOOFING en Nouvelle-Zélande

Le site officiel du WWOOFING international

© WakaTrip.com le blog qui adore wwoofer